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Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Articles avec #strandgut

cela avance dans la nature....

26 Avril 2014, 10:45am

Publié par Iris Rutz-Rudel

cela avance dans la nature....

la vigne pousse - et l'herbe aussi - et comme chaque année - l'arrivé du faucheur, pour mettre un peu d'ordre dans tout cela est attendu avec impatience!

L'ébourgeonnage aurait du être commencé depuis un moment, mais la vigneronne traine les pieds, après avoir trainé après la finition de la taille (comme chaque année ;-) encore dans le Nord, pour aller voire sa maman,

s’aplatir les pieds en travaillant au grand salon de Prowein et se changer les idées en faisant un marathon d'art dans les musées de sa ville natale...



un cocktail de photos de tout cela, pour preuve était prévu - et aussi, pour empêcher Over-Blog, de garnir les pages de ce blog au bout de 45 jours sans publication de photos publicitaires, qui n'ont rien à voire avec son contenu habituel et l’esprit de la vigneronne-blogueuse.... mais la technique "bugue" encore une fois...

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26 Février 2001 - 12 ans - in memoriam

26 Février 2013, 09:29am

Publié par Iris Rutz-Rudel

CLAUDE JOSEPH PAUL RUDEL

 

né à Saint Etienne de Gourgas, au contreforts du Larzac le 22. janvier 1949, dans les pierres calcaires, à quelques mètres des restes du château du village, dont il devait restaurer la tour en partie trente ans plus tard.

 Joseph, comme tous les fils aînés des fils aînés de la famille Rudel. Du nom de son grand père paternel, et Paul comme celui du côté de sa mère. Et Claude, Claudius, comme l’empereur, allaient dire ses amis, Claude, comme claudicant, celui qui est boiteux, allait dire Claude lui même. Il allait refuser toute sa vie catégoriquement toute revendication de fausse noblesse et fausse autorité.

 Il était l’aîné de 5 enfants, l’enfant du mariage et de l’amour de Paule Martin, fille de la ferme de Lascot et de Roger Rudel, cultivateur de vignes et d’arbres et bâtisseur de murets. Il a grandit à Saint Etienne avec ses frères cadets, Bernard et Rolland, plus tard venaient au monde Michel et la « petite » sœur Anne-Marie.

Il se rappelait encore le gèle de 1956, qui avait détruit les oliviers et endommagé la vigne, quand la fontaine en haut du village avait transformé toute la rue en patinoire, et qu’il devenait difficile de nourrir une famille avec 1 hectare de vigne et des arbres à reprendre. Mais son père Roger les a repris, comme son fils devait reprendre après chaque passage des fléaux naturels plus tard. Les bras de Roger, son amour et l’amour et les repas soigneusement préparé de Paule ont fait, que ce ne sont pas de souvenirs de misère, que gardait Claude de son enfance.

 Il y avait aussi déjà tôt les participations au travail après l’école et pendant les vacances. L’herbe pour les lapins, les petits travaux dans les vignes, où chacun apportait ses forces, le jardin. Il y avait les jeux avec les frères et les copains, Pierre-Alain, les premiers pipes de tabac volé dans la cachette d’un vieux voisin, les premiers cabanes construites avec du genet.

 Il y avait l’histoire que racontait le grand-oncle Arthur, qui était monté à Paris dans sa jeunesse, y avait travaillé comme maçon, et avait comme plus beau souvenir le jour, où il y avait pu entendre La Callas en concert !

 Il y avait l’école du village, et plus tard le petit séminaire Saint Roche à Montpellier. Avec si peu de terre à partager, l’aîné aurait pu faire curé – mais il se révoltait bien vite de la contradiction entre les paroles de l’évangile et une église, qui accepte, que ses prêtres bénissent des canons, il perdait sa foi. En quittant cette école, il devait lui rester les souvenirs des chants liturgiques avec Monsignore Rouqueirole, et des cérémonies, comme celle de pâques  avec toutes ces bougies, qui seront allumées à mesure.

 Il rentrait à l’école libre à Bédarieux, ´faisait souvent du stop pour le trajet à Lodève, pour économiser l’argent pour s’acheter des livres à la place – il garde un bon souvenir de Paul Rodier, le jeun pion de l'époque, qu’il allait retrouver autour de la musique plus tard. Il allait se faire virer comme meneur de l’insurrection de sa classe avant le BEPC, qu’il passait comme externe – encore une révolte contre l’injustice. Il allait garder le souvenir et le goût de la poésie.

Suivaient des années de recherche et d’apprentissage de la vie :

-  le travail dans une carrière du côté du Salagou à 17 ans, qui était dur et se montrait incompatible avec l’envie d’apprendre le violon. Les travaux de maçonnerie pour des patrons, qu’il ne supportait pas facilement,

 - après avec son frère Bernard, les premières constructions en pierre,

 - les voyages, toujours financés par des travaux en route : la Belgique, l’Hollande, le Nord de l’Allemagne, et même la Norvège, pour revoir l’ami de l’enfance, là il vendait des bijoux fabrication maison dans les rues d’Oslo.

- L’année comme portier d’hôtel dans une station de ski dans le haut Valais en Suisse, qui lui montrait le mépris dans le traitement des travailleurs étrangers.

 

- Une année à Paris, dans une agence d’assurance, qu’il quittait en 68, en plein grève générale, pour rentrer dans l’Hérault en stop, sous un bras une guitare, sous l’autre le tableau, qu’il avait pu choisir chez l’ami peintre, voisin de chambre de l’hôtel Place Blanche.

 - Les mois au Maroc, seul pays, où il n’osait pas demander du travail, vu la pauvreté des autres, qui y vivaient. Il en gardait des souvenirs inoubliables de paysages et cultures, de la musique arabe classique, d’Oum Calsum dans chaque radio transistor, et de l’oppression d’un peuple sous une dictature et un système de bacschich et d’abus de pouvoir par ses fonctionnaires, qui le révoltait.

 Le retour dans le pays devait être un retour à la terre.

  Claude et Bernard achetaient ensemble une maison et des terres à Mezeilles, en 1972. Un peu de vigne, quelques chèvres, le jardin et des années de travail dur de chantier pour payer le prix de la propriété. 

Un mariage, avec Cathérine Ormond, la femme pasteur Suisse, qui était venue marier Bernard et Thérèse.

L’achat de Lisson, pour pouvoir être sur ses terres à lui et y rénover sa maison.

Les années comme mari du pasteur à Mazamet, passage, dont il gardait des contacts chaleureux avec « ses » paroissiens – certains encore aujourd’hui nos amis. Le festival Bach, Cathérine, qui étudiait le piano, encore du travail dur pour rembourser le crédit privé pour l’achat de la maison. La séparation du couple – douloureuse pour Claude, mais en gardant des rapports, qui permettent encore de se revoir amicalement aujourd’hui.

 Notre rencontre en 1980 – encore en musique et sous un ciel étoilé en écoutant les Vêpres de la vierge de Monteverdi –

 et un nouveau départ, installé dans la petite pièce de l’ancienne écurie du mulet de Lisson, il y a 20 ans.

 Il y a tellement à faire – le chemin, la réserve d’eau, défricher les quelques près, reconstruire des murs, et mille choses encore...

Mais petit à petit l’infrastructure avance, et le grand projet de la replantation des vignes de Lisson prend forme. Je suis les cours à l’école de viticulture de Béziers, je les rend le soir à Claude, en digest, et lui potasse les livres, qui rentrent dans notre bibliothèque.

 Il faut défricher la colline – un an avec débroussailleuse et tronçonneuse, derrière le bulldozer, à tirer des cailloux, des racines – finalement la plantation. Les copains donnent un coup de mains, l’album photo en témoigne.

 Mais c’est Claude, qui porte tout, c’est son rêve, de faire un grand vin ici et de pouvoir un jour vivre ainsi des fruits de sa terre, pour ne plus construire que chez les autres, redevenir paysan et devenir vigneron.

 Les chantiers, qu’il a faits, pour financer cette « danseuse », comme nous appelons notre colline, ont laissé des traces dans le pays :

  Il y a les amis, qu’il a formé au travail de la pierre, et qui continuent aujourd’hui seul dans son esprit, comme Kakik et Pomme. Il y a les clients, pour qui il a travaillé, et qui sont presque tous devenu des amis – il n’aurait pas pu travailler longtemps pour ou avec quelqu’un qui ne partageait pas son sens du travail bien fait, de la honnêteté et du sens de responsabilité jusqu’au bout pour son œuvre.

 Il y a les traces de ces constructions – on reconnaît sa « griffe » dans chaque mur. Cela va rester.

 Il y a l’amitié avec Geneviève et Bernard Fruchier, qui nous accompagneront si fidèlement pendant ces dernières années, et qui m’accompagnent tout le longue ces derniers jours.

 Il y a l’aventure avec notre amie Lavinia Snelling, musicienne amoureuse du Prieuré, trop top décédée, qui nous a entraînés avec elle dans la création de l’A.M.V.J.O. et l’organisation des concerts au Prieuré. Nous partagions l’amour de ce lieu magique, de la musique et du bon vin.

Il y a tous les merveilleux moments en musique et les plaisirs des rencontres avec les musiciens et avec d’autres mélomanes, que cela nous a procuré.

 Il y avait notre mariage, déjà en 1989 – la grande fête à Lisson – qui réunissait les amis venue des horizons différents : les anciens de la Chorale d’Olargues avec ses chefs Jean Coustou et le commandant Dupont, les artisans, les amis vignerons, les amis, comme nous, parfois traités de « hippies », les amis anciens clients, un mélange assez international, et bien sûr la famille – Rudel, plus nombreux, et Rutz, père et mère. Ils s’en souviennent tous.

 Les années passent vite maintenant. La vigne pousse, sa culture s’avère aussi difficile qu’attendue. Il faut se battre avec la sécheresse, les mauvaises herbes, la pente, les pluies torrentielles,  la bêtise humaine des jaloux,

finalement, quand il y a les premiers raisins, les sangliers et encore en 2000 le reste de la sauvagine. C’est longue, c’est usant, il y a un poument, qui claque, le dos, qui prend ses coups, mais il y a aussi l’immense joie, de réaliser son rêve, à petit pas, mais continuellement.

Les vignes poussent, les journées de Béziers Oenopole nous permettent, de rencontrer les vignerons, qui sont déjà avancés sur le chemin de la qualité, c’est encourageant. Il y a d’autres, qui croient comme nous, que dans le vin, c’est n’est pas que la culture de la terre, qu’on doit respecter, mais aussi une culture de l’esprit, l’expression des hommes libres aux service de la terre et à la quête de quelque chose de sublime, qu’on peut et doit partager.

Faire le vin, que nous aimerions boire et le partager avec nos amis – c’est le but, et les amis que nous avions déjà et ceux que nous avons rencontrés sur ce chemin en témoignent, que nous étions en bonne voie vers ce but.

 Les vins de Claude sont comme lui, droits, riches, chaleureux, au début parfois un peu austères, mais tellement généreux une fois ouverts, pourvu qu’on leurs laisse le temps de respirer, et plein de promesses pour leur avenir.

 Il ne les verrait plus vieillir, nous ne le verrons plus vieillir.

 Je pense, que chacun de nous garde de lui le souvenir d’une de ses multiples facettes, de ces multiples bouts de rêve, de son sourire derrière ses lunettes et sous sa barbe, qu’il fallait aussi découvrir, mais qui était là si souvent.

 Nous avons toujours dit, que l’important ce n’est pas, d’arriver, mais c’est d’être sur le bon chemin, de se réjouir de chaque jour sur cette terre, qu’on passe ensemble avec les êtres qu’on aime et de faire ce qu’on a choisi de faire librement.

 Claude était trop insoumis, trop anarchiste, pour faire parti d’un groupe, sa droiture dans la poursuite de ces principes ne pouvait pas plaire à tout le monde et froissait plus qu’un.

Mais il a vécu comme homme libre et il est mort dans une situation dont il connaissait les risques, en rendant service à une amie et en partageant jusqu’au dernier moment la richesse de son savoir faire avec d’autres. Il y allait avec joie.

Cette fin est cruelle, bête, comme tous les accidents, elle nous fait tous souffrir – mais nous croyons, que lui n’a pas eu le temps de souffrir.

 Les parents et amis, qui l’ont vu une dernière fois mort sur son lit, ont tous vu et senti encore sa présence, sa force, sa sérénité, sa générosité,

tout ce qui faisait sa beauté se voyait encore sur son visage et sur ses belles mains, qu’il n’a jamais menagé et qui savaient bâtir tant de belles choses, tenir si délicatement un beau verre, souligner ses gestes et caresser.

 Merci à vous tous d’être venue, pour passer ce dernier moment ensemble dans ce lieu, qu’il a beaucoup aimé  et d’écouter les offrandes musicales des amis musiciens, qu’il aimait écouter et avec qui il a pu chanter.

 Ainsi dans nos cœurs il sera avec nous

 Lisson / Prieuré de Saint Julien d’Olargues, fin Février 2001

 

Claude Rudel pendant son séjour à Paris en 1968

Claude Rudel pendant son séjour à Paris en 1968

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Alexandre Grothendieck et Lisson - quel lien?

21 Mars 2012, 13:24pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

 

Un hommage à Alexander Grothendieck, mathématicien célèbre, qui va  fêter (ou pas fêter du tout...?) ce-mois-ci son 84ème anniversaire quelque part vers les Pyrénées dans le Sud de la France..
 
Pour ses 80 ans, en 2008, c'est l'auteur Winfried Scharlau,  son biographe, qui lui avait consacré un bel article dans l'hebdomadaire "Die Zeit"  ici.

 

 
  photo: © Erika Ifang dans Die Zeit
 
Dans cet article, Winfried Scharlau, professeur émérite de mathématiques Allemand et auteur d'une biographie sur Grothendieck lui consacre un très bel article sous le titre "dans des dimensions plus hauts", qui retrace   la vitae de cet homme, apatride, né en 1928 à Berlin, et qui compte encore aujourd'hui comme un des mathématiciens les plus importants du 20tième siècle. Il la retrace jusqu'en 1991, date à laquelle Grothendieck se retire complètement de la société et du monde.

C'est là aussi, que s'arrêtent les informations, qu'on trouve en Français sur le Web, comme cet article sur Wikipédia, qui lui est consacré. Et quand on  trouve un article en Français, retraçant les stations de sa vie comme   ici., ils ne contiennent point d'informations plus récentes...


Pendant les année avant sa retraite totale, surtout après 1968, Grothendieck était membre du du groupe "Vivre et Survivre", qui réunissait beaucoup des fondateurs du mouvement écologique, solidaire, pacifiste   et anti-nucléaire en  France, qui était encore à ses débuts à cette époque. On trouve encore des éditions de leur revue Survivre  - et plus tard Survivre et Vivre  sur le Web

Il vivait pendant cette période dans l'arrière pays de Montpellier, au bord du Larzac, à Vilecun , menait une maison ouverte, et s'engageait entre autre pour des moines bouddhistes, vivants en illégales en France, où on ne les souhaitait pas accueillir. Sa personnalité charismatique attirait des jeunes autour de lui et pendant un temps, Claude Rudel en faisait partie. Et si Lisson existe aujourd'hui comme domaine viticole, s'est indirectement aussi un peu "l'oeuvre" de Grothendieck dans le temps...

Un "prêt perdu" de  10.000 FF - grâce à lui -  une somme énorme à l'époque, si on ne comptait pas parmi les gens avec un profil classique de bonnité auprès des banques, aidait les frères Rudel, fils de viticulteur d'un petit village près de Lodève, de s'acheter ensemble leur premier  bout le terre au voisinage de Saint Chinian. .
 
 
  3 des frères Rudel fin des années 60 - Claude tout à droite, à côté de son père
 

La lecture de ce que Winfried Scharlau a réuni en 2006 au delà de son article dans "Die Zeit" sur sa page Web, me rend ses débuts (que je ne connaissait que de oui-dire)  plus présents.  La liste des   Mutants, des personnages, qui dans la méditation au même titre présagent une nouvelle ère , de Hahnemann en passant par  Darwin, Râmakrishna, Kropotkine, Steiner, Ghandi, Alexander Neill, Tailhard de Chardin, Krishnamurti, me sonnent très familier - toute une génération de "hippies", comme on les appelait dans le temps par ici, ont été influencés par ces écrits ou ce qu'on leur en racontait. Il s'y ajoutaient d'autres, encore présents dans ma bibliothèque, mais l'important était surtout, de trouver son propre chemin.

Lisson était ensuite la propriété, que Claude Rudel se trouvait pour lui en 1976 du côté d'Olargues - toujours dans le but, de remettre en culture un bout de terre abandonné, pour pouvoir créer dans le respect de l'environnement un lieu, qui permettra de vivre et travailler en harmonie au même endroit - et c'est là, que j'entendais au début des années 80 pour la première fois le nom de Grothendieck, sans pourtant jamais rencontrer le personnage. 
 
 
Lisson 1975 - 15 ans avant la création de la vigne derrière la maison

Je souhaite donc à  Alexander Grothendieck, qu'il aura aussi trouvé un tel endroit et j'apprécie, que Wilfried Scharlau et d'autres l'ont pas oublié et lui rendent encore hommage.

Et même si pour moi, le monde de la mathématique
, pour lequel il était si important, semble très loin et que j'aurais du mal, à lui suivre dans ésotérisme  de dernières années, je partage le respect profond de la nature et de l'environnement, la conscience, qu'il faut essayer de vivre autrement, pour ne pas tuer la terre et l'humanité Un respect, qui fait partie de notre vie quotidien et de notre travail -  travail concret, avec nos mains, confronté à une nature, qui peut nous permettre, de transformer les fruits, que nous cultivons, en vin, qui fasse voyager un peu de l'esprit du lieu chez d'autres....comme elle peut anéantir tant de travail en peu de temps, sans que nous puissions nous y opposer ... nous apprenant ainsi l'humilité et l'importance de la persévérance... 
 
 
 

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une rentrée joueuse autour du vin

3 Septembre 2011, 09:04am

Publié par Iris Rutz-Rudel

C'est la pétillante Eva du blog Oenos, qui veux nous mettre sur le rails après le ralentissement bien visible de la blogosphère vinique (même pas de Vendredis du Vin en Août, pour respecter le repos des guerriers en vacances...).

 

Et comme elle est joueuse, elle nous entraine tous dans une chaine de tagues autour de notre sujet commun (si pas préféré pour beaucoup): le vin.

 

Pas trop joueuse d'habitude, je m'étais déjà laissée entrainer il y a quelques années par Régis Chaigne dans une telle aventure...qui s'appelait: sept voiles levées...et toujours pas nue...;-)....donc une deuxième fois ne serait pas coutume, étant tagué moi même par Guillaume duMorgondanslesveines, je m'execute...en faisant appell à d'autres activistes du vin, de me suivre: Je "tague" donc de mon côté: Obiwine, qui m'a fait le plaisir d'un bon reportage sur Laurent Vaillé l'autre jour, ma copine Véronique Attard, mieux connue sur Facebook comme toute jeune vigneronne du petit domaine Mas Coris,une blogueuse de l'autre côté de l'Atlantic, la Quebecoise Dominique Brault , qui aime le vin presque autant que les chiens et les jeux, mon confrère Lilian Bauchet, blogueur prolixe du Beaujolais, qui s'est grillé comme moi dans les vignes cet été, mais peut-être cela va l'inspirer 5 minutes...et Francis Boulard, mon vigneron Champagnois préféré, s'il y le temps entre deux presses....avec Régis Bourgine, caviste et vigneron à ses heures, en remplacant...

 

Bon, le plus dure est fait...maintenant, il suffit de copier les questions et d'y répondre

 

606px-Jérôme Bosch-Les 7 Péchés CapitauxLes septs péchés capitaux: Jérôme Bosch (source: wikipédia)

 

L’avarice : Quelle bouteille avez-vous trouvé outrageusement bonne malgré un prix honteusement bas?

C'est simple et j'en ai déjà parlé: les vins de mon ami vigneron (à la retraite maintenant), Serge Boissezon de Boissezon, un hameau dans la vallée de l'Orb. Déjà en bio il y a 30 ans, discrèt, timide, mais intransigeant sur la qualité de ses raisins, qui nous vendait le même vin en vrac pour nos repas quotidiens que celui, que les touristes lui arrachaient en bouteille (autour de 12 FF) et qui était un régal, égalant et surpassant à l'époque souvent des bouteilles "préstigieuses", que les mêmes touristes/amateurs de vin commandaient en primeur chez des vignerons médiatisés du Languedoc...

 

 

La paresse : Quel vin n’avez-vous jamais goûté par flemme de vadrouiller dans X cavistes pour le trouver?

Je n'en peux pas trouver d'example... même si je n'ai guere le temps d'aller vadrouiller chez beaucoup de cavistes, je saurais toujours trouver un vin, qui m'interesse vraiment, la possibilité d'en commander une bouteille en direct chez le producteur existe, normalement, les frais de m'en faire envoyer une par Colissimo (comme le font mes clients), sera bien moins cher, qu'un déplacement chez le caviste le plus proche (j'habite la campagne, donc ce n'est pas un billet de métro, comme dans la capitale, qu'il me faudra...)

 

La luxure : Dans quel vin aimeriez-vous prendre un bain et faire des bisous (oui, il y a des enfants dans l’assemblée, on fait soft) avec votre moitié?

Ah, là, rien ne vaut le souvenir de nos premiers pigeages des cuves (des demi-muids en bois, 600l et mis débout, pour pouvoir y accéder par le dessus)... qu'elle plaisir, de rentrer dans le mout, pour enfoncer le chapeau de marc à la manière ancienne..tout tiède, tout doux, entourée des odeurs énivrantes de nos premiers vins naissants....un plaisir, que j'ai partagée avec Claude Rudel...donc cela remonte loin...mais la mémoire reste vive....

 

Entre temps, n'ayez pas peure, cela ne se fait plus comme cela à Lisson...cuves Inox, pigées à la quiche tous les jours, en restant bien à l'extérieur...c'est plus hygiénique, certes, mais tellement moins sensuel....

 

L’envie : Quel vin dégusté sans vous par l’un de vos amis ou connaissances vous a fait le plus envie (et enragé)?

La rage, je me la reserve pour des occasions plus importants (la pollution du planète par l'envie du gain, pour n'en nommer qu'une)

 

Et mon envie de déguster le vin de la DRC était satisfait par un client ami il y a des années déjà...donc pour moi, pas une envie, seulement parfois un petit regret, de ne pas avoir le temps (et les moyens), de tout gouter dans une vie...mais c'est valable pour tant de belles choses, qu'il vaut mieux pas "pécher" par ce sentiment.

La gourmandise : Quelle bouteille pourriez-vous siffler tout seul d’une seule traite ou presque?

Je ne bois rarement toute seule - je préfère partager leplaisir de la découverte...mais si je pense à un vin, qui m'a fait cet effet, c'était bien l’Essence (Le sens) du Chenin de Patrick Baudouin...

 

La colère : Quel vin vous a tellement déçu que vous l’avez jeté de colère après l’avoir dégusté?

Chez moi, j'en ai pas de souvenir, j'essaye de bien choisir les vins, que je met sur ma table...peut-être une déception, si j'ai la malchance, de tomber sur une bouteille défectueuse, mais cela ne déclenche pas de colère...ailleurs: cela m'arrive plus souvent, avec des vins quelconques, que servent la pluparts des hôtes et des restaurants, mais là,  je m'y suis habituée et je noye volontier ma colère dans un bon verre d'eau,  en me disant, que je serais encore une fois une conductrice sobre sans mal à la tête le lendemain...

 

L’orgueil : Quelle bouteille pensez-vous être le seul à pouvoir apprécier à sa juste valeur?

Là,  je réjoigne mon amie Isabelle Perraud: certains de mes vins, parce que je suis la seule, à connaître leurs histoire,  de la plantation à la récolte, de la vigne au verre, de leurs premiers aromes en cuve, des passages floraux en barriques, de leur ar1omes àla mise en bouteille et souvent aussi ce ce qu'ils donneront, si j'ai la patiance, de les attendre quelques années de plus...

 

Et voilà, vous savez tout sur mes péchés...les clients de la matinée vont arriver à la poste d'Olargues...je vous laisse suivre les liens vers les autres.. et bientôt des nouvelles des vendanges 2011, qui sont quand même notre jeu pricipale du moment:-).

 

 

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Récyclage des barriques - jusqu'aux bouts

25 Juillet 2011, 12:45pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Il n'y a pas que dans les entreprises de design, comme ici si virtouosement mis en scène par Nina Izzo du blog LostinWine sur sa vidéo, qu'on se soucie de ne pas laisser se perdre le précieux bois de chêne Français des barriques usagées, mes nombreux articles sur une possible réutilisations vous l'auraient déjà montré au fil des années et des archives de ce blog.

 

Que cela soit pour les niches de chien, du temps qu'on avait encore à Lisson...

 

Bruno-Barrique.jpg

 

 

ou les petites tables, qui nous rendent si bien service devant la porte ou à la cave, pour recevoir nos visiteurs, que Klaus a fabriqué il y a quelques temps déjà:

 

http://img.over-blog.com/354x283/0/13/35/04/collagen/collage-fass-aufmachen.jpg

 

Comme pour ce bricolage, il ne nous fallait que les têtes des barriques, restait à utiliser les douelles,beaucoup plus nombreuses, ce qui était fait ce printemps, réparer les chaises, également indispensable, pour le repos des oenotouristes après une fatigante balade dans la vigne.

 

http://img.over-blog.com/300x212/0/13/35/04/NomJuillet-2011-du-dossier/chaises-le-resultat.jpg

 

Mais il nous fallait encore trouver une utilisation pour les bouts des douelles - trop dommage, de les mettre au feu l'hiver - et je me suis donc amusée, à en faire une petite guirlande style "jardin d'enfant", qui cadre bien avec les nez (dévoilés dans un prochain article, promis, juré;-)!)

 

Resteverwertung 2

 

Ce qui prouve finalement, que comme dans le cochon, dans la barrique, tout est bon:-)!

 

....même le vin, mais c'est à vous, de vous en convaincre lors d'une visite à Lisson....

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bientôt 5 ans de balades dans la vigne et autres choses....

7 Septembre 2010, 09:54am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Ciel gris, nuages basses, météo encore en alerte orange, pas de balade dans la vigne aujourd'hui, mais le temps, de regarder, qui vient en visite sur ce blog, et ce que vous lisez...

 

Et ce regard dans les statistiques m'apprends, que vous étiez nombreux ces derniers jours - classement wikio et le remuage suivant dans le landernau des blogueurs vin oblige;-)?

 

Mais cela m'a aussi mis en mémoire, que ce petit blog, mon journal d'une vigneronne Allemande dans le Midi de la France, va bientôt avoir 5 ans. J'ai commencé en Septembre 2005 - le 19, pour être précise, avec justement  une "balade dans la vigne", où il est question de beauté, de maturité de raisin, de patiance et du risque, d'attendre...

 

308 articles ont suivis depuis, dans lesquels vous m'avez suivi

 

vue-surmaison.jpg

 

à Lisson (39)

 

 

 

pointe-Cabernet-Franc-juin-09.jpg

dans la vigne (42),

 

 

c'est grave docteur

à la cave (18),

 

vous avez

 

des-bulles.jpg

 

bu et mangé (21)

 

 

copie-1-guide-de-l-amateur-des-vins-naturels.jpg

 

lu, regardé ou écouté (41)

 

 

fleurs-seches.jpg

 

visité (12)


vous m'avez accompagné

 

Medienhafen p

 

en voyage (24)

 

et partagé les

 

vdv-logo 


Vendredis du Vin (34)

 

avec moi...

 

... et toutes les autres trouvailles, coups de gueule, pense bêtes et idées, qui me sont passé par la tête, et qui se sont retrouvés comme le bois flotté à la plage dans la rubrique

 

noeuds.jpg

 

Strandgut (87)

 

merci pour cette fidélité - et peut-être, si vous avez le temps, la patience et la curiosité, envie de "classement"  vous pourriez me faire part de votre "article préféré" - la liste complète se trouve aussi dans la colonne à droite - il suffit, de copier le lien ou la date de la parution dans un commentaire.

 

Je serais curieuse, de connaître vos préférés:-)!

 

 

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été: chaleur, sécheresse et vent - un mélange dangereux

17 Août 2010, 17:14pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Ce matin monté dans l'arène du Clos des Cédres, pour contrôller les clôtures éléctriques et la véraison du raisin. Peut de vent, grand soleil, donc un travail vite épuisant,quand il s'agit de remonter le longue de la clôture en glissant sur le schiste, qui se chauffe comme dans un four solaire dans cette parcelle abrité du Nord par sa frange de bois...

 

Cette après-midi repos mérité, pour se réfroidir dans l'ombre agráble de notre pièce à vivre - chacun s'occupe de son passe temps tranquille - un nouveau bricolage éléctronique et sophistiqué pour Klaus - classement de mes photos de ces derniers jours, intercoupé par la lecture des gentils éloges, qu'on fait de 3 de mes vins sur facebook, c'est tranquille et cela fait du bien.

 

 

Mais depuis trois heures, ce calme est perturbé par des bruits d'hélicopter et d'avions, qui passent sur nos têtes - et des nuages de fumé passent dansla vallée, avec les bouffés de vent de nord-ouest, qui s'est de nouveau levé.

 

La première vu devant la porte me montrait cela:

 

fumée

 

 

difficile à localiser, donc toujours inquiétant, vu qu'on vie au fond d'une vallée au milieu des bois et au bout d'une piste en cul de sac...

 

localisation

 

Une course rapide plus haut  derrière la maison m'aide déjà à mieux localiser l'endroit de l'incendie - pour nous une chance, c'est de l'autre côté de la rivière, sur le flanc d'une colline boisé de raisineux et chêne, qui abrite quelques villas isolées - j'ai peur pour eux, comme chaque fois, quand je vois un feu l'été, mais l'hélicoptère, qui toirne sur le lieu à grand bruit me rassure - il y aura des secours!

 

gros nuage

 

et pendant que le vent atise les flammes et fais monter des grands nuages de fumé,  ils arrivent, les tracker qui sont souvent avec les canadaires les seul, à arriver au bout des incendies, qui se propagent vite dans nos terrains accidentés et difficile d'accès-

 

secour


Ils volent chaque fois des grands cèrcles au dessus de notre petite vallée - impressionnat, de les voire passer sur nos têtes et virer tout juste avant de s'accrocher en haut de la colline

 

avion 2

 

Entre temps, cela fait bien 3 heures, qu'il font leur va et vient du Lac du Salagou, où il remplissent leurs réservoires, pour revenir les 40 km à Olargues pour larguer leur charge. Les canadairs jaunes ont réjoints les trackers, sans compter les pompier locaux, qui vont être à pied sur place, pour protéger les maisons et éviter, que le feu saute la colline à l'assault de la femme couchée...

 

Cela rappelle chaque fois des mauvais souvenir d'autres incendies, comme celui-ci, dont j'avais parlé il y a quelques années, parce que nous avions peur pour nos amis, les Schwan de Dausse...

 

 

Il n'y a pas de pluie à espérer, si au moins le vent pourrait se calmer, pour leur aider....

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Lisson: pense-bête du mois de Mai

31 Mai 2010, 18:25pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Toujours beaucoup (trop) de travail dans la vigne  et en parallel la préparation pour la nouvelle brochure, qui va annoncer la vente en primeur, donc la réservation du millésime 2008 - c'est pour bientôt.

 

et donc que des activités au ralentie au blog - mais pour tout ceux, qui aiment suivre notre quotidienm quelques photos actuelles et quelques notes et pensés sur notre 

 

pense-bête de Lisson

 

pense bête Mai 2010

 

 

scrapbook for Lisson Blogs

 

qui me permet, de collectionner au fil des jours quelques photos , des liens, des idées, qui me passent par la tête en travaillant... une collection de materiaux, qui ne trouvent pas toujours ou pas encore le chemin sur mon blog, mais qui me servent comme "pense-bête".

 

Il suffit de cliquer sur "archives" à droite, pour voire le mois de Mai défiler...

 



 


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