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Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Vendredis du Vin #44: sur ma colline avec un vin de Loire

31 Mars 2012, 11:14am

Publié par Iris Rutz-Rudel

C'est Anne Graindorge, présidente musico-poético-vino-pétillante de ces Vendredis du Vin #44: rigolades et régalades en Loire du  mois de Mars, qui nous avait convié avec beaucoup d'entrain à un pique-nique virtuel au bord de l'eau pour le dernier Vendredis de ce mois printanier.

 

comme consigne, nous avions:

 

"Chacun apporte sa bouteille ligérienne et une spécialité culinaire de sa propre région (pratique à transporter et facile à grignoter pour un bon buffet) pour un pique-nique en bord de Loire, les pieds dans le sable et les verres posés au milieu des bois flottés."

 

loire-festif-rivernet.org.psd.jpg

 

 

Des vins de Loire, j'en avais dans ma cave, dans le temps, c'étaient des vins de Charles Jouguet, de Didier Daguenau, de Francis Poirel ou de Patrick Baudoin...ramenés d'un voyage d'études dans cette belle région au début des années 1990 ou échangés plus tard lors de rencontres inspirées par le Web - feux iacchos - mêmes parfois commandés par un caviste différentiel et itinérant et livrant à domicile:-).

Mais tout cela est bu avec régal et en bonne compagnie depuis quelques années, des traces des dernières bouteilles se trouvent encore dans les archives de ce blog...souvent d'ailleurs dans mes contributions aux Vendredis du Vin...

 

Et les souvenirs de trempage de pieds dans l'eau de la Loire remontent encore plus loin...presque une quarantaine d'années, au temps, où je parcourrais encore la France pendant l'été en touriste - toujours un guide vert de la belle série des guides Michelin en poche - comme co-équipier du conducteur de la DS Pallas 21, ce canapé ambulant sur les routes, bordées d'un trait vert sur les cartes jaunes - jamais plus que 300 km par jour - de l'Est en Ouest et du Sud au Nord - à vitesse pépère avec des haltes là, où le guide annonçait un beau site insolite...

Pas moyen malheureusement, de retrouver le nom de l'endroit exact au bord du fleuve, où nous avait amené un de ces périples un soir dorée du soleil couchant, après avoir visité un château...découvert une source "pétrifiante"  à l'écart de la route et traversé des interminables bois...avant d'arriver dans ce Logis de France isolé sur les berges - souvenir de colonnes grecs, blanches, de chambre spacieux et de baignoire encadrée de marbre et avec des armatures digne d'un filme hollywoodien...pas de restaurant dans les parages, donc vraiment un pique-nique tiré du panier sur le sable et les galets au bord de l'eau aux dernier rayons du soleil, épiés que par quelques oiseaux dans les roseaux...

Le lendemain, c'était le château de Saumure, qui nous voyait dans ses remparts et salles impressionnantes - encore sans son et lumière et multimédia...mais je dois admettre, que je ne m'intéressais pas encore au vin à cette époque...donc pas d'anecdote vinique à rajouter...et des images, qui n'existent que dans ma tête...

 

Mais revenons en 2012 et aux Vendredis :-) ... et là,  pas une période dans l'année de la vigneronne, où elle rigole beaucoup entre copains - la taille de la vigne, qui tire (heureusement) sur sa fin, vue que les larmes de la vigne coulent et les bourgeons commencent à gonfler - est plutôt un travail solitaire - même si je m'en régale, si j'arrive à avancer en montant toujours plus haut... donc on n'entende pas des rires fuser - juste les chants des oiseaux et le vent dans les bois des cimes autour, qui apporte un peu de fraîcheur bienvenue sous ce soleil, qui chauffe déjà bien sur les coteaux caillouteux - surtout au dos, qui est en plus déjà réchauffée par le pack de batteries du sécateur électrique..

Donc, comment arriver avec une contribution pour satisfaire la chère présidente, ligérienne de surcroit?

Une visite de ma cave m'a révélé, qu'il y a quand même quelques quilles de cette région, qui s sont accumulées sur les étagères entre temps - grâce aux cadeaux apportés par mes amicaux clients, qui aiment bien me faire faire des découvertes en partageant les leurs...

vins de Loire

Je me décide donc, de lier l'utile à l'agréable et de me faire mon pique-nique improvisé toute seule en haut dans ma vigne ce vendredis 30 Mars! Reste encore à choisir, lequel des vins doit m'accompagner dans le sac...

Appel lancé sur la page du groupe des Vendredistes - une réponse unanime (vue que je ne reçois qu'une seule;-): DocAdn alias Aurélien Litron (pardon pour le "Torchon" de hier ...je viens tout juste de découvrir l'erreur, j'en pouffe de rire:-))):

Résevoir Grolle 2010 de Cyril LeMoing et Nam-Jo Son, vignerons en Anjou.


Chose dite, chose faite - avant de partir dans la vigne, je prépare donc le liquide:

Reservoir Grolle 2010 p


Je me bats un peu avec la cire du bouchon (surtout pour l'empêcher à tomber dans le goulot), mais finalement, j'ai le jus sombre et limpide dans mon verre - à pied... je hume, je lui laisse le temps de respirer, j'en prend une gorgée...

ce n'est pas un costaud, ce Grolleau - mais peut être que c'est le propre du cépage, que je ne connais pas encore...ou le petit degré (11,5°),  dans ma région cela sera plutôt un vin désalcoolisé (ou à grand rendement ramassé en sous-maturité) ... donc un peu fluet pour mon palais de Sudista:-). Mais c'est correct: il y a un jolie fruit net de bonbons à la framboise de mon enfance, une acidité, qui tire sur une note métallique, qui contrebalance - et cette impression  de  sucrosité sur es bord de la langue à l'arrière de la bouche, que je retrouve normalement dans les vins dites naturels - mais oui, c'est écrit sur l'étiquette: ce vin n'a subit aucune adjonction de sulfites... il me donne soif ...chez les inconditionnels du vins naturel, cela appelle le deuxième verre - chez moi aussi: je prends un verre d'eau, pour m'en débarrasser...Mais il a de la persistance,ce bougre: encore 5 minutes après, ses arômes discrets de fruit sont présents dans la rétro-olfaction - qui est intense, parce que je viens d'entamer mon ascension dans la vigne - et comme cela monte tout le temps derrière la maison à Lisson, je souffle...

Dans mon sac en bandoulière, j'emporte un peu du vin - transféré pour faire moins lourd dans un petit flacon, un verre plus solide et de quoi l'accompagner en "casse croûte" plus tard...

4 heures plus tard, c'est le moment, de le ressortir de l'ombre...J'ai taillée quelques belles rangées de Pinot dans le bas du Clos du Curé - au soleil, encore haut dans le ciel, cela doit être 5 heures, j'entends le coup du clocher au village et mon dos me dit aussi, qu'il est temps, de m'arrêter et de passer à la partie "régalades":-).

 

Pique Nique dans la vigne VdV #44 p

 

Je remplace le bois flotté du bord de rivière par un vieux tuteur en châtaignier, un de ceux, que les tempêtes de cette hiver ont encore cassé - sors mon bout de baguette (le chèvre prévu comme accompagnement - produit local - avait trop évolué,  pour lui imposer  la balade...), mon duralex reçoit une belle rasade du vin, qui pétille un peu, mais cela doit être du au transport - cela estompe un peu le fruit primaire en lui donnant un peu plus d'angles, qui accrochent, moins de douceur, qui empâte - une note plus rustique, qui s'adapte bien au lieu - oui, c'est un bon petit vin franc et sans fioriture, comme les litrons, qu'on trouvait dans le pays il y a trente ans - un "vin aliment", pour nourrir l'ouvrier et lui redonner des forces - et quoi de mieux et de plus naturel, que le traiter de la même manière, comme je l'ai appris en arrivant dans ce pays dans les maisons paysannes: je le rallonge avec une bonne rasade de mon eau de source - admire sa belle couleur framboise dans le verre contre le ciel, ma montagne de la femme couchée à l'horizon - et là, je vide mon verre d'un seul trait - et il me désaltère - comme le deuxième verre d'eau, ce coup-ci baptisé du vin, comme on le faisait si souvent l'été en défrichant cette colline.. et il me désaltère encore - et je me régale:-)!

Pour en savoir plus sur les vignerons et leurs vins, faites comme moi ce matin, allez sur le blog de Philippe Rapiteau, La Pipette - il y a des très beaux articles sur Cyril LeMoing, qui me semble un vigneron sincère et engagé!

ici - ici et encore
 

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Alexandre Grothendieck et Lisson - quel lien?

21 Mars 2012, 13:24pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

 

Un hommage à Alexander Grothendieck, mathématicien célèbre, qui va  fêter (ou pas fêter du tout...?) ce-mois-ci son 84ème anniversaire quelque part vers les Pyrénées dans le Sud de la France..
 
Pour ses 80 ans, en 2008, c'est l'auteur Winfried Scharlau,  son biographe, qui lui avait consacré un bel article dans l'hebdomadaire "Die Zeit"  ici.

 

 
  photo: © Erika Ifang dans Die Zeit
 
Dans cet article, Winfried Scharlau, professeur émérite de mathématiques Allemand et auteur d'une biographie sur Grothendieck lui consacre un très bel article sous le titre "dans des dimensions plus hauts", qui retrace   la vitae de cet homme, apatride, né en 1928 à Berlin, et qui compte encore aujourd'hui comme un des mathématiciens les plus importants du 20tième siècle. Il la retrace jusqu'en 1991, date à laquelle Grothendieck se retire complètement de la société et du monde.

C'est là aussi, que s'arrêtent les informations, qu'on trouve en Français sur le Web, comme cet article sur Wikipédia, qui lui est consacré. Et quand on  trouve un article en Français, retraçant les stations de sa vie comme   ici., ils ne contiennent point d'informations plus récentes...


Pendant les année avant sa retraite totale, surtout après 1968, Grothendieck était membre du du groupe "Vivre et Survivre", qui réunissait beaucoup des fondateurs du mouvement écologique, solidaire, pacifiste   et anti-nucléaire en  France, qui était encore à ses débuts à cette époque. On trouve encore des éditions de leur revue Survivre  - et plus tard Survivre et Vivre  sur le Web

Il vivait pendant cette période dans l'arrière pays de Montpellier, au bord du Larzac, à Vilecun , menait une maison ouverte, et s'engageait entre autre pour des moines bouddhistes, vivants en illégales en France, où on ne les souhaitait pas accueillir. Sa personnalité charismatique attirait des jeunes autour de lui et pendant un temps, Claude Rudel en faisait partie. Et si Lisson existe aujourd'hui comme domaine viticole, s'est indirectement aussi un peu "l'oeuvre" de Grothendieck dans le temps...

Un "prêt perdu" de  10.000 FF - grâce à lui -  une somme énorme à l'époque, si on ne comptait pas parmi les gens avec un profil classique de bonnité auprès des banques, aidait les frères Rudel, fils de viticulteur d'un petit village près de Lodève, de s'acheter ensemble leur premier  bout le terre au voisinage de Saint Chinian. .
 
 
  3 des frères Rudel fin des années 60 - Claude tout à droite, à côté de son père
 

La lecture de ce que Winfried Scharlau a réuni en 2006 au delà de son article dans "Die Zeit" sur sa page Web, me rend ses débuts (que je ne connaissait que de oui-dire)  plus présents.  La liste des   Mutants, des personnages, qui dans la méditation au même titre présagent une nouvelle ère , de Hahnemann en passant par  Darwin, Râmakrishna, Kropotkine, Steiner, Ghandi, Alexander Neill, Tailhard de Chardin, Krishnamurti, me sonnent très familier - toute une génération de "hippies", comme on les appelait dans le temps par ici, ont été influencés par ces écrits ou ce qu'on leur en racontait. Il s'y ajoutaient d'autres, encore présents dans ma bibliothèque, mais l'important était surtout, de trouver son propre chemin.

Lisson était ensuite la propriété, que Claude Rudel se trouvait pour lui en 1976 du côté d'Olargues - toujours dans le but, de remettre en culture un bout de terre abandonné, pour pouvoir créer dans le respect de l'environnement un lieu, qui permettra de vivre et travailler en harmonie au même endroit - et c'est là, que j'entendais au début des années 80 pour la première fois le nom de Grothendieck, sans pourtant jamais rencontrer le personnage. 
 
 
Lisson 1975 - 15 ans avant la création de la vigne derrière la maison

Je souhaite donc à  Alexander Grothendieck, qu'il aura aussi trouvé un tel endroit et j'apprécie, que Wilfried Scharlau et d'autres l'ont pas oublié et lui rendent encore hommage.

Et même si pour moi, le monde de la mathématique
, pour lequel il était si important, semble très loin et que j'aurais du mal, à lui suivre dans ésotérisme  de dernières années, je partage le respect profond de la nature et de l'environnement, la conscience, qu'il faut essayer de vivre autrement, pour ne pas tuer la terre et l'humanité Un respect, qui fait partie de notre vie quotidien et de notre travail -  travail concret, avec nos mains, confronté à une nature, qui peut nous permettre, de transformer les fruits, que nous cultivons, en vin, qui fasse voyager un peu de l'esprit du lieu chez d'autres....comme elle peut anéantir tant de travail en peu de temps, sans que nous puissions nous y opposer ... nous apprenant ainsi l'humilité et l'importance de la persévérance... 
 
 
 

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souvenirs, souvenirs en travaillant dans le Clos des Cèdres...

3 Mars 2012, 11:34am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Une des rares photos de la naissance de notre vigne...ici le plantier du Clos des Cèdres en 1991 - on voit bien les petits plants fraichement mis en terre (ou plutôt entre les cailloux..) à la barre-à-mine, arrosés un à un à l'arrosoir.

 

 

Clos des Cèdres 1991 2

 

 

On voit aussi encore une partie des grands blocs de schiste, qui sont montés en surface au défrichage, et que nous avons enlevés pendant les premières années.

Hier j'ai découvert un vestige  de l'outil, qui nous servait à cela au bord de  la vigne:



vestige

 

Deux barres en bois avec un plateau au milieu, un brancard, comme on peut le voire dans des illustrations anciennes,qui était chargé des morceaux de roche, et que deux personnes pouvaient ainsi transporter au bord  haut de la vigne, où ils servaient à faire des murets grossiers en pierre sèches...ajoutant ainsi à l'aspect "clos" de cette majestueuse arène naturelle au milieu des bois.

 

schische murs Cèdres

 

J'ai beaucoup aimé retrouver cet outil hier...particulièrement les détails des manettes,bien lissées...on dirait des petites sculptures, si on regarde de près:



DSCF4545

 

Et  j'admets, que même plus jeune de 20 ans, je n'étais pas assez forte, pour aider à porter cet outil chargé. Jusqu'à une certaine taille, je pouvais contribuer à prendre des blocs un par un dans les bras et les amener au bord, mais devant ce champ de pierres, cela ne représentait qu'une goutte d'eau dans la mer...

Les derniers, qui auront trop gené au passage du soc de la charrue à treuille, étaient brisés sur place à grand coup de masse - c'est peut-être aussi un peu de là, que venait notre réputation de ces débuts: travailler dans les vignes de Lisson, c'est comme à ..... Cayenne:-).

Aujourd'hui, 21 ans plus tard, ce n'est toujours pas de tout repos, d'y monter et travailler, mais on est loin des grands efforts du début:



Merlot and Mourvedre clos des Cèdres

 

 

Il ne restent que des petits cailloux de schiste et de quartz en surface, qui protègent la terre dessous et restituent la chaleur des jours pendant les nuits plus fraîches ici à 300 m au plantes....

....et l'été, c'est beau à voire et réconcilie de tous ces efforts.

 

 

Merlot et Mourvédre Clos des Cèdres sommer

 

et après une après-midi de taille dans cet endroit si calme, hors monde, où on entend que les bruissement du vent dans les cimes des arbres autour, les oiseaux et déjà quelques bourdonnement d'insectes, qui accompagnent le cliquetis du sécateur, où le corps prends son rythme et l'âme se met à rêver, la descente à travers les bois vers la maison, qui reçoit les derniers rayon de soleil sur la fumé, qui s'échappe de la cheminé...symbole de repos et chaleur,  est comme rentrer d'un voyage.



retour sur la maison

 

des temps anciens -  je me souviens de ce que m'avait dit le vieux, que je rencontrait à l'occasion de mes premières balades autour du Lau, petit village perdu, où j'habitais il y a 30 ans: faut jamais rentrer les mains vide d'une promenade !

 

jamais les mains vide...

 

et je charge encore vite deux grands tuteurs mis au bord de la vigne sur l'épaule, pour lui tirer ma révérence à l'ancien...

 

 

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et la taille de la vigne continue....

2 Mars 2012, 09:44am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Le sport du vigneron,  pendant la saison d'hiver, c'est la taille - j'en parle chaque année, surtout de la difficulté,de se prendre en photo pendant l'exercice....

C'est devenu une danse plus experte au fils des 25 saisons, que je la pratique - oui, oui, au moins 25 ans, parce que j'ai fait mon apprentissage bien avant d'avoir planté ma propre vigne sur la colline de Lisson, quand nous faisions nos premières expériences en vigne et vinification avec un petit hectare de vieille vigne en fermage, complantée depuis 60 ans avec plein de cépages différents, des blancs  des rouges, des teinturiers (les seuls, qui ont le jus rouge:-), comme l'Alicante Bouchet, des Carignans et Grenaches des 3 couleurs, surtout des Oeillades et même quelques souches de raisins de table, comme la Clairette et le Muscat d'Hambourg, plantés là par les anciens, pour pouvoir se rafraichir pendant les vendanges...

et je me souviens encore bien des vieux du villages, qui venaient me "surveiller" du bord du chemin,pendant que j'y était, pour voire, si  et comment je m'en sortais, l'estrangère... Parfois ils rentraient aussi dans la vigne, pour déterrer quelques poireaux de vigne, qui poussaient là en abondance - on me confirmant, qu'ils le faisaient, parce que c'était une des rares (si pas la seule...) vignes, qui n'était pas désherbée, vue qu'on préférait "cultiver les ronces et autres mauvais herbes";-)...

 

Bon, c'est de la vieille histoire, cela date des années 80 - et la vigne était arrachée contre prime par le propriétaire depuis longtemps...

Donc aujourd'hui, ce n'est plus que sur nos propres vignes (à ne pas toujours à confondre avec des vignes "propres"), que je m'exerce - moins élégant qu'avec le sécateur à deux bras, que j'aimais tant - sans bruit et avec vraiment l'impression de danser...mais plus efficace avec le sécateur électrique, moins éprouvant pour les bras et les tendons, mais plus bruyant aussi - et parfois un peu vite,quand le doigt à la gâchette devance l'oeil de quelques millisecondes et coupe un sarment, que j'aurais finalement aimé garder quand même...

 

taille-hiver-kl.jpg

 

Le beau temps des dernières jours, après le redoux, m'a fait bien avancer ...c'était une vraie joie, de sentir enfin  la chaleur dans le dos:-)!

 

vigne-fevrier.jpg

 

et cela m'a même inspirer à un nouveau sport, pour détendre les reins, qui en morflent autant de cette position penchée:

 

piquet-volant.jpg

 

Le lancer du piquet de vigne, de ces tuteurs en bois de châtaignier, plantés par milliers dans la jeune vigne, pour guider les jeunes souches du plantier il y a 20 ans - pas traités - comme il se doit, quand on ne veut pas empoisonner son sol,  juste passés au feu avec la pointe, un par un, avant leur plantation à la masse.

 

Pour le Mourvèdre, qui est, comme vous le savez, si vous avez suivi attentivement les plus que 300 articles de ce blog, un cépage à port érigé, donc avec des sarments, qui ne nécessitent pas d'être rattachés, parce qu'ils se tiennent verticalement debout tout seuls, surtout taillés courts et en gobelets, (ah, comme je les aime pour cela:-)!), ces piquets ne sont plus nécessaire, une fois que le tronc des souches est assez épais, pour ne plus se courber sous le poids de la végétation. Et comme ils ont petit à petit tous "vécu", se sont ramollis dans la terre au bout de tant d'années, je les enlève à mesure, qu'ils me semblent branlants...et ils finissent leur vie utilement dans notre poêle, pour alimenter le feu, qui nous réchauffe encore pendant les nuits fraiches.

 

Et pour ceux, qui voudront s'exercer dans leur bureau devant l'ordinateur au jeu de taille, il y a un petit lien ici en fin de texte.

jeu de taille

 

 

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