Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Vendredi du Vin #18: quand cela pinote dans le verre

26 Septembre 2008, 19:57pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Le temps vient encore de passer trop vite - pas étonnant, avec les vendanges en cours... Même si le beau temps ces dernières deux semaines a ramené beaucoup plus de sérénité, qu'il y avait dans l'air encore fin août. Et c'est donc de nouveau le dernier vendredi du mois et le temps de se pencher sur le devoir mensuel, ce-coup-ci de nouveau posé par Rémy du blog à chacun sa bouteille: "À vous de nous dire ce qui constitue pour vous du “vrai” pinot noir." Rien que cela!

Le vrai
- est-ce que cela existe? Pour avoir un consensus général, il serait facile de ressortir  mes notes de dégustation d'il y a trois ans, quand j'avais la chance et le grand plaisir de déguster cela:



Mais là-dessus, tout était déjà dit et raconté dans les débuts de ce blog.

Pour la treizième édition des Vendredis, je vous avais présenté un Pinot Italien, le Rosso N° 13, dans une gamme tout à fait différente - mais à mon goût pas moins vrai... à la couleur bien différente:


Les Pinots alsaciens, comme ceux de Bruno Schueller et Pierre Frick, que j'ai encore en cave et qui vont si bien avec nos repas japonisants, auront aussi pu être à l'honneur ici - mais en ce moment, la cuisine des vendanges est plutôt rapide et n'invite pas à la dégustation:-)

Soyez donc indulgents, chers lecteurs, si je ne vous présente qu'un Pinot, qui dois encore nous prouver, s'il sera un "vrai" - un vin en herbe - que je goûte chaque jours à la sortie de sa petite cuve. Cueilli avec soin un beau jour début Septembre dans la parcelle du Clos du Curé, il fermente - après une phase fougueuse  plein de mousse - tranquillement en haut de la maison, en train de "manger" les derniers grammes de sucre (il en avait pour presque 14° potentiel):



D'un rouge profond et soutenu, onctueux dans le verre, un peu opaque, parce que pas encore débarrassé des levures, qui ont encore un bout de travail à accomplir, légèrement gazeux sur la langue - mais déjà un "vin" au nez, en bouche plein de fruits, rouges et noires, une belle trame tannique, presque chocolatée, une acidité discrète, mais présente, qui perce sous le goût sucrée, qu'il laisse encore en fond de gorge - oui, il a tout pour devenir un vrai - pas bourguignon, mais bien de Lisson, où il est né sur les terres calcaires en haut de la colline, cette année, qui a débutée avec une bonne réserve d'eau dans les terres - balayé ensuite par des vents plutôt frais du printemps et d'une bonne partie de l'été,  qui l'ont sauvé du Mildiou menaçant et mûri au soleil de la fin d'été... (et décimé avec gourmandise - non, pas par les sangliers, exclus par la clôture - ... par des blaireaux , Meles meles - mais c'est encore une autre histoire...).



Il est encore loin, le chemin jusqu'à la bouteille. Dans quelques jours, il va descendre par gravité dans le berceau d'une barrique à la cave, où il va passer son premier hiver, qui va le clarifier sous la fraicheur de la voute - au printemps, il va être soutiré de son lit de levures, pour passer l'été à l'ombre, en s'harmonisant, changer encore, évoluer en mûrissant un deuxième hiver, avant d'être mis à l'épreuve d'une dernière dégustation, qui décidera, s'il mérite l'étiquette du Clos du Curé, comme Vin de très bonne Table - bon chemin, mon petit, je promets de  t'accompagner avec soin et amour...


La synthèse de ce 18ième VdV se trouve ici chez Rémy.





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Journée Médiévale à Olargues

19 Septembre 2008, 14:28pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Je vous avais déjà parlé des différentes fêtes, qui ponctuent l'année à Olargues, comme de la fête du jardinier et de la brouette au printemps ou la fête du marron en octobre. 

Fin Septembre, dans le cadre des journées européennes du patrimoine, c'est la fête médiévale, qui est au programme annuel.



Les préparations battent leur plein, cliquez sur l'image ci-dessus, pour en voire plus!



Des nombreux bénévoles s'affairent depuis quelques jours, à décorer leur village, pour donner un cadre moyenâgeux au déroulement du programme, qui va mettre de l'animation dans les ruelles pittoresques d'un des "plus beaux villages de France" :

campement
d'une compagnie médiévale, démonstration de vieux métiers, aubade de la troupe Fial de Lana, défilé costumé, théâtre de rue et à midi, un banquet médiéval pour gentes dames et gentilshommes, avec "un breuvage offert, si costumé".



Le tout accompagné toute la journée d'un Étal d'Antiquaille (vide grenier) et du Foirail Médiéval dans les ruelles.

Météo France annonce un grand soleil sur l'arrière pays
, vous pouvez donc prévoir une belle journée d'automne en vous baladant entre les stands dans les rues ou en visitant - je ne me fatigue pas, de lui faire la pub, tellement j'aime bien les petits cadeaux, que j'achète chez elle, quand je parts en Allemagne - la caverne d'Ali Baba "Un Air de Campagne" de
Monique Ferrand, l'atelier d'Els Knockaert et pourquoi pas, les boutiques de nos boulangers...


pour tout renseignement vous pouvez aussi appeler l'
Office de Tourisme d'Olargues au: 04 67 97 71 26

trois grâces

  pour plus de photos de cette belle journée réussie, vous pouvez aller voire
 ici.



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S'il y avait un ciel pour les vignerons...

18 Septembre 2008, 11:58am

Publié par Iris Rutz-Rudel

... je suis sûre, qu'ils s'y rencontreront...

D'autres lui ont déjà rendu des vibrants hommages - je ne connais que ses vins, que Claude Rudel avait ramené d'une visite  chez Didier Dagueneau en1991. Tous ceux qui ont connu les deux, comprendront, à quel point cette nouvelle me touche.

Mes plus sincères pensées vont à sa famille et ses amis.

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Automne - temps des récoltes

12 Septembre 2008, 11:51am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Pendant que le Pinot fermente déjà à grand blub et avec une mousse, digne d'un effervescent dans la petite cuve en haut de la maison, nous attendons la maturité idéale des autres cépages.



Assez de temps, pour peaufiner la protection de la maison contre les pluies, qui vont revenir. Klaus change quelques gouttières de l'atelier contre des plus grandes. Mais aussi pour me consacrer à la récolte et cueilette de la pallette de fruits, que chaque automne nous apporte autour de la maison.

Mûres à profusion - là, ils ont pleinement profité des réserves plus importants en eau de cette année - prunes, que je transforme en gâteau presque quotidien depuis deux semaines, les pommes d'été à manger tout crues ou en compote,  figues, savourées fraîchement cueillies sur l'arbre, pêches de vigne aux couleurs chatoyantes, que quelques noisettes, parce que là, les écureuils vont plus vite, et last, but not least, les savoureuses tomates, que me livre depuis quelques semaines mon petit jardin.

Un régal tout les jours, ces salades de
tomates anciennes, avec quelques feuilles de basilic, un petit chèvre frais et un filet d'huile d'olives... J'en mange plus en dehors de cette période - tellement c'est supérieur à tout ce qu'on peut acheter dans le commerce - cela vaut le coup d'être patiente et de s'abstenir le reste de l'année, pour connaître le vrai plaisir d'autant plus intensément  - comme pour beaucoup de choses.




et il reste encore à attendre les noix, qui commencent tout juste à tomber, les marrons et plus tard les olives...


 

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Le cauchemar du vigneron...

6 Septembre 2008, 10:52am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Les vendanges à Lisson ont commencés - comme chaque année, elles débutent avec le Pinot Noir, les cinq terrasses du Clos du Curé en haut de la colline, qui arrivent en surmaturité fin Août - début Septembre.



Le soleil était au rendez-vous fin août et a accelleré la maturation du raisin, que je croyais longtemps en retard sur les autres année. Nous avons donc débuté la petite récolte mercredi, avec la terrasse sous le petit bois.

Un copieux mais court orage le soir nous a fait décider de nous arrêter un jour le lendemain, jeudi, pour terminer le reste tranquillement à deux le vendredi.

Jeudi soir, drôle de couleur au ciel sur la vallée:



Pas d'alèrte météo dans notre région, juste un risque d'orage - mais la vue de ce ciel couleur soufre est inquiétant et quelques minutes après,  des fortes raffales de vent nous ammènent une grosse pluie et l'orage éclate. À la nuit tombée, nous respirons de nouveau plus calmement: la cellule orgeuse s'est déplacée vers le Sud-Est, la pluie se calme, seulement une très forte activité éléctrique est visible au delà de la colline:



Nous pensons à nos collègues à Roquebrun et Faugères, qui ont déjà perdus leurs récoltes à plusieurs réprises dans des orages de grêle juste avant la récolte ses dernières années et croisons les doigts - maintenant pour les autres.

Malheureusement, ce gèste symbolique n'as pas eu l'éffet souhaité - les nouvelles nous apprennent, que ce que nous avions vue que de loin à l'horizont était une vraie tempête accompagnée localement par des grêlons gros comme des prunes et que cela a de nouveau frappée autour de Faugères et surtout sur la commune de Néffiès, au Nord de Pézénas.


les dégâts sur vigne dans la deuxième partie du petit filme vidéo ici:



Dans une région déjà en crise, il ne manquait plus que cela, comme l'indiquent aussi les journaux au lendemain de la catastrophe.

Nos pensées sont avec les collègues - ici dans l'Hérault et partout, où cette année capricieuse a déjà fait éclater des récoltes et avec cela le travail d'une année et de tant de soins!

Les vendanges ont tout juste commencées - nous ne sommes pas au boût de nos angoisses....




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