Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Articles avec #strandgut

le prix des Internautes du Wine blog trophy est lancé !

19 Décembre 2007, 13:16pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

wine-blog.jpgLa nouvelle édition  du concours pour le wine blog trophy  2008 est lancée. Vous pouvez aller vous informer et voter ici.

En 2007, deux des mes favorites avaient remporté le trophée, Olivier Grosjean, Olif pour la blogosphère, et Alder Yarrow de vinography dans la catégorie des blogs internationales. Le blog d'Annie Sauvat du Domaine Sauvat était consacré meilleurs blog vigneron de Val de Loire. (J'aime bien son blog mis à jour régulièrement et la félicite ici pour sa nouvelle salle de dégustation très branché!)

On ne présente plus Olif aux blogueurs vinophiles et je peux vous dire depuis cet été que le personnage en "nature" ne déçoit pas.

Même si vous n'êtes pas champion dans la langue de Shakespeare, allez voir le blog d'Alder Yarrow, qui met depuis quelques temps sa carte d'arômes du vin dans une version carrée  à la disposition de ces lecteurs. Elle existe entre-temps déjà en 6 langues (Portugais, Espagnol, Italien, Anglais, Français  et Allemand) et contrairement aux "rondes", elle se plie aisément à la taille d'une carte de chèque pour rentrer dans un portefeuille.


gagnant-2007-190pix.jpg

Et comme nous sont déjà dans les trophées et prix: un petit cocorico (ou, comme dans ma langue maternelle: Kikeriki!) pour vous annoncer avec un peu de retard, que le blog de Lisson a remporté un des prix des blogs d'expression locales à Alençon le 8 décembre. Ce n'était pas tellement le choix des internautes - autres concurrents avaient plus de claqueurs - mais une décision unanime du Jury, donc merci à eux! Ils m'ont aussi fait découvrir le blog d'un Fontainois à Pékin d'
Olivier le Clouërec,  jeun homme exilé en Chine, pour y apprendre le Mandarin, qui raconte depuis 2 ans ses expériences et la culture chinoise -  une aventure à suivre
.

mob386-1193748884.jpg Et comme je suis dans la catégorie prix: un prix plutôt symbolique, qui m'était décerné, m'avait fait particulièrement plaisir. C'est Ségolène Lefebvre de Boire et Manger, mon blog culino-historico-humanito-culturel préféré depuis longtemps, qui m'avait fait rougir en me nommant parmi les blogs, qui la font penser. Ce coup-ci, pas de concours, mais plutôt un tour de sa blog-list par coup de cœur - merci, Ségolène.

fdv-noir-1-trait-grand.jpg

Je n'avais, de mon côté, pas donné suite au jeu de chaine de cet "award" - je ne m'y prête que très rarement (voir ici). Et comme il ne fallait pas doubler les nominations, il ne me restait pas vraiment des blogs, auxquels j’accorderais l'étiquette, qu'ils me font penser - beaucoup me distraient plutôt. Mais je garde cet angle de vu en tête et l'annonce d'un nouveau blog collectif, qui pour l'instant n'est qu'à son N° 0 va peut-être me donner de quoi refléchir: Fureur des Vivres, dernier né de Patrick Chazalet et Co:

"
un mensuel en ligne qui abordera l'alimentation, les produits, la cuisine, la gastronomie, la restauration, le vin, les femmes et les hommes liés à ces sujets et les questions sociétales que posent ces thèmes."

"d'un ras le bol de l'approximation ambiante, des à-peu-près continuels, et du consensus mou qu'on trouve partout, notamment sur la toile. Les auteurs de Fureur des Vivres n'ont qu'une consigne : donner des informations véridiques et vérifiables. A l'inverse, aucune censure ne leur sera opposée, et le ton tout autant que la forme est soumis à la plus totale liberté."

Initiative à suivre!



 

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Barriques récyclées - bis

14 Décembre 2007, 15:53pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Mes lecteurs fidèles  ont peut-être encore en mémoire l'article sur l'exposition de la collection de barriques du Château Puech Haut, que j'avais fait au retour de ma visite à Vinisud (Montpellier) l'année dernière.  J'avais beaucoup aimé cette transformation de barriques en œuvres d'art par différents artistes.

Entre temps, vous pouvez admirer une autre initiative  "l'art à l'affut" dans le même genre, qui est patronné par la tonnellerie Boutes - que vous savez aussi chère à mon cœur:-). Allez voir ici, vous pouvez même télécharger un document flash de cette collection, qui est très agréable à regarder et de meilleures qualités que mes photos prises avec mon petit appareil numérique.

Le recyclage des vieilles barriques  peut se faire de manière très "classique", cela donne souvent des bacs à fleurs ou tables de bar peu design et d'un air rustical, qui n'est pas forcement à mon gout.

Les meubles les plus beaux que j'ai vu une année à Provin (Düsseldorf), venait d'un petit artisan en Allemagne. Allez voir ces étagères à vin et autres tables.


Divers peintres se servent  des plateaux ou douelles  comme support pour leurs créations, en France ou en Allemagne, on trouve des exemples.


Une réutilisation de cette précieuse matière première  dans l'univers du son  a donné naissance à des haut-parleurs  bien onéreux - ici avec les vieux bois de barriques à whiskey, mais  je ne pense pas, que le contenu fait une grande différence.


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En attendant d'avoir une autre idée créative pour nos barriques réformées, nous avons déjà sacrifié un exemplaire comme nouvelle niche pour Bruno, qui se sent depuis comme Diogène!



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Images du Languedoc

6 Décembre 2007, 15:20pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Entre deux oliviers, que je trais, chassée par une averse  qu'amène la tramontane,  je me réchauffe dans la pièce. Je profite pour  chercher  quelques  informations  sur la géologie sur le Web.  Comme j'avais fait un article sur un vin  d'un terroir volcanique  pour la Winerallye allemande, l'équivalent des Vendredis du Vin  en France, je note un lien sur le Lac du Salagou et découvre des photos magnifiques.  Regardez vous même  ici, les photos sont extraites d'un livre réédité  chez Cardabelle.



cardabelle.jpg

Le site de Georges Souche et Sylvie Berger, deux photographes du Languedoc,  vaut le détour.  Allez fouiller dans ces magnifiques images de nos paysages de vignobles, beaucoup faites dans l'arrière pays  autour de Berlou et Roquebrun - avec vue sur le Caroux  -  et régalez vous comme moi!

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Un verre de vin authentique

23 Novembre 2007, 16:34pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


Quel plaisir de tomber sur les écrits d’une "âme frère",  comme l’autre jour dans le courrier, qu’envoie le domaine Pierre Frick à ses clients (dont je fais partie depuis une visite au domaine en 2000).

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Chaque année, Jean-Paul et Chantal Frick n‘envoient pas seulement la liste et le tarif actuel de leurs vins d’Alsace, mais aussi une longue „lettre aux amateurs du vin“, qui parle de leurs réflexions et convictions.

La lettre d’octobre parle du vin et du temps, du temps qu’il fait, du temps, qu’il faut, pour bien faire les choses et du temps de vivre, qu’il faut prendre.

Comme cette lettre n’est pas encore on ligne sur leur beau site instructif, ils m’ont donné l’autorisation, de le publier sur mon blog – et comme l’hasard fait bien les choses, vous pouvez aussi trouver les impressions de Jean-Pierre sur le millésime 2007 sur le blog Œnophile d’aujourd’hui.

                                                                                                                                                                                                                        
Chers amis des Vins Authentiques,      
    header.jpg 
             
Les vendanges nous ont « happés » très tôt cette année. Fin août, les mises  en bouteilles à peine achevées, nous devions déjà préparer  la cueillette, commencée le 3 septembre et achevée le 5 octobre.

L’étonnante chaleur du mois d’Avril dernier fit pousser les vignes très rapidement. Elles fleurirent déjà fin Mai ! Les plus anciens vignerons de notre région n’ont jamais  vu une telle précocité. D’ailleurs la mousson de septembre 2006 ou la canicule de l’été 2003 leur étaient également inconnues. Les chroniques des siècles passés relatent des situations extrêmes, très espacées dans le temps. Or nous avons vécu un condensat  d’extrêmes en 5 années seulement (2003 à 2007). Le dérèglement climatique, auquel notre soif de vitesse et d’énergie fossile contribuent significativement, n’est pas un vague concept : nous le vivons dans notre travail.

Notre civilisation technicienne pose constamment la question : comment faire plus vite et plus efficace ? Elle se demande plus rarement : pourquoi et dans l’intérêt de qui cette course ?

Le dogme de la productivité  s’est infiltré partout. C’est en son nom que s’épandent les pesticides, qui dégradent le sol, l’eau et les aliments. Dans les vignobles « modernes », les herbicides économisent des heures de travaux. Les poisons phytosanitaires systémiques circulent dans la sève des vignes. La mécanisation extrême de toutes les tâches  permet d’augmenter les surfaces « exploitées » sans apport de bras supplémentaires. Pour couronner le tout, la machine à vendanger gaule violemment les pieds  pour en faire tomber les grains en bouillie. Ainsi les grappes ne sont plus touchées par une main d’Homme. Surtout ne pas perdre de temps à la vigne !
 
L’état d’esprit productiviste règne aussi dans les caves aux vinifications « modernes ». Les additifs œnologiques permettent de traiter plus de volume en moins de temps, de corriger les conséquences des erreurs à la vigne et des soupes obtenues par récolte mécanique. Les levures sélectionnées, proposées par dizaines aux viticulteurs en fonction des caractéristiques aromatiques qu’elles vont communiquer aux vins, sont réputées plus efficaces pour mener à bout les fermentations. L’œnologie propose les additifs (35 autorisés en vinification « moderne ») , les collages, les stabilisants, les assouplissants et la filtration stérile pour que les cuvées soient « apprêtées » rapidement. Surtout ne pas perdre de temps en cave !
 
Mais cette économie de Temps, d’Hommes et d’Humanité génère des problèmes  sociaux, culturels, sanitaires et environnementaux sans fin.
                                                                                                                                      
 
Notre démarche de vignerons et d’éleveurs de vins authentiques fait résistance face au rouleau compresseur du dogme de la productivité. Pour récolter des raisins sains et vinifier des vins naturels, en préservant la qualité du sol, de l’eau, de l’air, et dans le respect des humains, de la faune et de la flore, nous choisissons une autre  voie : plus de Temps et plus d’Hommes.  

Sur une période de cinq semaines, nous avons récolté manuellement chaque parcelle. La cueillette crée des liens sociaux et permet d’élargir le cercle des gens, qui ont encore la chance d’un contact avec un travail agricole.  Une heure de machine à vendanger « gaule » la même surface que la récolte manuelle de 20 personnes en une journée ! Depuis la fin de la cueillette, nous prenons le temps de butter chaque rang de vigne, pour entretenir la vie du sol et maîtriser la pousse des herbes au printemps. Nous avons épandu une préparation biodynamique, qui aide à la décomposition des matières organiques dans le sol. A partir de décembre, chaque pied recevra l’attention d’une personne, qui le taille manuellement. Toutes ces tâches  créent un lien entre les vignes et les Humains. Pendant ce temps à la cave, nous accompagnons patiemment les jeunes vins. Chacun  a son  chemin, lié à sa parcelle d’origine, au climat du millésime et aux conditions de récolte (jour, température, tri...). Les levures indigènes donnent les rythmes de fermentation. Les cuvées qui travaillent plus lentement, auront le temps de poursuivre au printemps ou en été 2008. Le besoin d’aération, la précocité du soutirage ou l’ajout de soufre varient d’un vin à l’autre. L’élevage en foudre ancien de chêne est long (au moins 7 mois) et la période de maturation en bouteilles est respectée pour atteindre l’expression idéale de chaque cuvée. Pas de recette toute faite et pas de précipitation.

Pour ceux d’entre vous qui ont la possibilité de nous rendre visite au caveau, nous consacrons du temps pour la dégustation et la comparaison de nos cuvées et pour faire vivre la culture du vin, dont vous êtes les porte-parole. Vous aussi participez au lent processus de maturation, commencé à la vigne. Lorsque vous accordez au vin le temps de respirer dans votre verre ou même dans une carafe, et que vous ajustez sa température, vous êtes maîtres de l’ultime et non moins importante étape. Préparé ainsi, un vin sait offrir au dégustateur sa complexité et ses vibrations.

Nous vous souhaitons d’avoir la possibilité et  quelques fois la détermination de prendre le temps de vivre. Et parfois avec un verre de vin authentique !

Jean-Pierre et Chantal Frick
18/10/07


Et si vous ne connaissez pas encore les Rieslings et Pinots de domaine Frick,  qui, comme les vins de Bruno Schueller font partie de mes préférés d’Alsace, regardez chez Olif,  ou ici et , pour vous donner encore plus envie de prendre le temps de les découvrir.
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Entente cordiale pour le 11 Novembre

11 Novembre 2007, 12:05pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Si vous  suivez  les liens dans la nouvelle rubrique à gauche (là, ou le cœur bat), vous trouvez  la tout nouvelle  liaison des Knödels -  club informel de bloggueuses Franco-allemandes vivant des deux côtés du Rhin, qui se sont réunies  sous le symbole du Knödel - une espèce de quenelle, dont on va encore vous parler.

l-anim-knoedel.gif

En guise de manifeste, allez lire le mot de Katia, Allemande vivant à Paris, de Bollis Kitchen - et vous allez tout comprendre.

Le vin pour accompagner les Knödel - pour ce mariage mets-vin si symbolique -  va suivre, c'est promis!

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Bal(l)ade dans la vigne

30 Octobre 2007, 14:01pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


Grace au commentaire de Monique sur un de mes articles, je sais maintenant, qu’en bon Français la ballade, que je fais dans ma vigne, n‘en est pas une. Cette promenade n’est qu’une balade, une pérégrination à travers la nature sur des chemins qui arpentent ma colline. J’ai donc éliminé le „l“ en trop du titre de ce blog et envoie mes excuses les plus humbles aux lecteurs Français, dont j’ai écorché le sens d’orthographe depuis la création de ce blog.

Mais comme souvent, quand j’apprends des choses pour moi nouvelles, j’ai essayé d’en apprendre un peu plus en profondeur. La grande source d‘information rapide, qu’est wikipédia, m’a appris dans sa version allemande, que „ballade“ comme forme lyrique vient du moyen âge. „De l‘occitan balar („danser, danser la ronde“,  du latin ballare „danser“, grec. ballein „jeter, bouger, se bouger“) est né balada (depuis env. 1200) comme mot pour „dance“ et terme pour une chanson de danse“.

Wiki France m‘apprend que  „Avec l'influence anglo-saxonne, le sens du mot s'élargit à un récit ou une chanson racontant la vie d'une personne ou des faits précis. Le récit est toujours épique (proche de la geste), souvent dramatique (dans ce sens, synonyme de complainte), parfois comique.“

Et là, je me dis, que mon blog mériterait peut être bien quand même  son deuxième „l“, parce que qu’est-ce que vous y trouvez d’autre depuis plus de deux ans que le récit, parfois épique, parfois dramatique peut-être même du temps en temps comique (encore que j’admets, je manque un peu d’humour, malgré mes origines rhénanes) de ma vie de vigneronne et des faits précis de mon travail?

Et souvent mes balades me donnent l’impression d’une danse aux sons de la nature, qui m’entoure. À la taille je me joins à la dance des ceps, mes cheveux dansent dans le vent, qui balaye les chênes et oliviers les jours de tramontane, abeilles et bourdons dansent autour de moi les jours ensoleillés de printemps – et la nuit en été, j’imagine, que blaireaux et sangliers dansent la ronde de plaisir, quand ils prélèvent leur part de la récolte...

Cela manque peut être de déca- ou  octosyllabes, il y a pas de rimes genre ABABBCCDCD – mais mon année de vigneronne finit souvent sur le même refrain, même si chaque millésime chante sa propre chanson et crée son propre poème....

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Blog Action Day - Environnement

15 Octobre 2007, 17:14pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

vendredis-du-vin.jpg
J'ai participé à la journée d'action des blogs pour l'environnement. Pour les pas germanophobes: vous pouvez voire mon article dans la version allemande de ce blog.

J'y parle de nos tentatives à Lisson à protéger dans notre quotidien notre environnement et avec cela notre qualité de vie. Vous trouvez aussi plusieurs liens vers les articles d'autres blogs de vinophiles allemand, qui ont aujourd'hui participé nombreux à l'action.



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Petrichor - l'odeur de la terre qui boit la première pluie

14 Octobre 2007, 16:42pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


L’odeur qu’exhale la terre quand la première pluie arrive après une longue sécheresse – un arôme familier, qui enchante nos narines après une longue attente estivale, salvatrice dans des contrées encore plus arides, attendue par hommes et bêtes, symbole d’un renouveau.

Ils doivent exister, les poèmes sur ce sujet, même si je n’en ai pas encore trouvé.  Mais j’ai trouvé le mot „petrichor“, du grecque petros „pierre“ et de "ichor", le fluide, qui j’adis coulait dans les veines des dieux.

Il m’a intrigué dans la version anglaise des petites cartes d’arômes pour amateurs de vin, que Alder Yarrow de vinography met à la disposition des lecteurs de son blog – déjà en cinq langues (anglais, français, italien, espagnol et portugais – et bientôt aussi en allemand, traduite parmes soins:-)!

 

http://www.vinography.com/archives/images/aroma_card.thumb.gif


Petrichor est un mot courant depuis 1964 dans le monde anglais,  grâce à deux chercheurs Australiens, Bear and Thomas, qui à l’époque publiaient un article dans nature avec ce terme. Ils désignaient avec ce mot l’odeur, qui se crée, quand  une huile,  produite par certains plantes pendant la sécheresse et absorbée par les argiles du sol et des rochers,  est libérée par l’eau de la pluie. Cela donne, ensemble avec la géosmine,  cette arôme si particulier de terre humide, sur certains vins aussi décrié comme défaut d'arôme terreux-moisi.

 

schiste.jpg

sol schistes du Clos des Cèdres


Les traducteurs français de la carte des arômes n’ont pas trouvé d’équivalent dans leur langue – dommage, qu’ils n’ont pas choisi d’intégrer ce beau mot, le sang divin des roches,  dans la liste. Je suis sûre, il serait vite devenue la coqueluche des terroiristes et minéralistes  parmi les amateurs de vin avides d’en  orner leurs comptes rendus de dégustation!

 


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Changement de décor: l’automne est arrivé

22 Septembre 2007, 13:37pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

 

La récolte terminée, nous reposons nos muscles du dernier effort. Encore un peu d’exercice pour les biceps de Klaus, qui manie la quiche pour les pigeages de nos cuves, qui fermentent tranquillement, sans surchauffe, vu que les nuits sont fraîches - et dans quelque temps le travail du décuvage et de la presse...

Les dernières fleurs tachent le bord du chemin de leurs couleurs – bleu, jaune, mauve et le pink de la bruyère d’automne, qui se détache des multiples teintes marron du schiste.

Blumen.jpg

Celles, qui ont terminé leur cycle sont moins voyants, mais vu de près elles dévoilent une autre beauté dans la variété de la forme de leurs grains, qui vont assurer leur pérennité et les couleurs de leurs fleurs au printemps. Carottes sauvages, cystes de Montpellier, genêts, petites fleurs mauves, dont j’ignore le nom ...

grains.jpg

La prochain récolte, celle des châtaignes et marrons, s’annonce bien. J’ai suivi leurs évolution dès leurs premières fleurs discrètes, à l’odeur si envoutant au début de l’été jusqu’au développement des bogues, hérissées de piquants, qui commencent à s’ouvrir doucement, pour laisser tomber bientôt leurs fruits.





Figue, fraîche ou déjà confite sur l’arbre, les dernières mûres, bien sûr le raisin, sorbes, plus rares cette année, olives, déjà bon pour la confiserie, que nous attendons pour les récolter mûres en décembre pour l’huile, piments, qui sèchent en chapelet et grenades, qui s’ouvrent pour le délice des oiseaux – la nature est généreuse à cette saison.

fruits-d-automne.jpg

fruits-d-automne-2.jpg

Manquent que les champignons dans ces tableaux – pour les voire sortir de terre, il faudra une bonne pluie – mais l’automne a juste commencé….


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