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Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Salon international Prowein 2006

25 Mars 2006, 08:15am

Publié par Iris Rutz-Rudel



Départ avant hier aux aurores pour Düsseldorf - ma ville natale en Allemagne, où se dérouleras à partir de demain le grand salon international  PROWEIN avec  2.900 exposants de  46 pays, 28.000 visiteurs professionnels. Avec  37.000 m2 de surface net ce salon est le plus grand depuis ses débuts en 1994.

On va y trouver à coté de 738 exposants allemands  614 Italien, 419 stands Français, 325 Espagnols, et 237 Autrichiens Mais en dehors de ces nations classiques de vigne et vin, il y aura aussi de nombreux pays de l’est, des stands importants d’Afrique du Sud et d’Australie, des « nouveaux » comme le Brésil et la Chine.



Je passerai les trois jours d’ouverture au public (dimanche 26 au mardi 28.mars) sur le stand de la Sopexa au pavillon français. C’est toujours fascinant d’assister à la métamorphose du chaos des journées de construction en terrain « net » le matin d’ouverture.



Je suis curieuse de voire la nouvelle présentation commune des vins du Languedoc Roussillon sous leur bannière « South of France » subventionnée à grand renfort. En avant première quelques photos d’ »avant ». La suite au fil des prochains jours.




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Confusion linguistique

19 Mars 2006, 15:32pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


Ulysse,  lecteur de mon blog, qui laisse parfois des commentaires gentils, m’a fait réaliser une faute « linguistique » que je traine depuis des années.

Il s’étonne de "la sauvagine" dans mes vignes – et moi, qui croyait toujours dure comme fer, que ce mot désigne les bêtes sauvages en général contrairement aux animaux domestiques, j’ai du me rendre compte, que c’est une grossière erreur de ma part.

C’est bien un mot qui désigne deux choses, après mon Larousse : « - Nom collectif du gibier d’eau qui a le goût du sauvagin. - Nom donné  aux peaux de certains bêtes vivant en France à l’état sauvage (renards, fouines, blaireaux), servant à faire des fourrures communes. »

Donc : Sauvagine est le terme générique utilisé pour désigner les membres de la famille des Anatidés, dans laquelle on retrouve les CANARDS, les OIES et les CYGNES, pauvres bêtes tant décriée comme vecteur de la grippe aviaire ce temps-ci.

Je m’excuse donc auprès de tous les connaisseurs de la langue française (et/ou de classement de gibier et de peaux) de mauvais emploie du terme – et je vais essayer de « désapprendre » d’utiliser ce mot pour désigner toutes ces bêtes sauvages, qui sont friands de mes raisins à l’état mur.

Pendant mes recherches sur le Net, j’ai quand même trouvé – comme souvent – des informations intéressantes, comme cet article sur les « risques pour la santé reliés à la consommation de la sauvagine du Saint-Laurent en mercure, de sélénium, de plomb et de BPC relativement élevées ». Le site sur les dégâts grand gibier et les cochongliers « stop ravage »  montre aussi, que je ne suis ni seule ni la première à avoir des problèmes avec ces bêtes.

L’hasard a voulu, que Annette Hoff, vinificatrice et auteur du blog de Cima Collina, parle aussi des cochons et donne un lien, qui m’a appris une nouvelle variante dans la « lutte » : les lions de montagne (cougars) et des coyotes comme prédateurs. 

Mais quand je me rappel le pauvre sort de l’ours des Pyrénées, je me dis, qu’il ne vaut mieux pas rêver.




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lutte pas toujours raisonnée

12 Mars 2006, 19:15pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Les giboulées de mars accompagnés de rafales de vent jusqu’à 1oo km/h et du temps en temps même de neigerons n’ont pas seulement un effet néfaste sur la performance de notre ligne téléphonique, mais ne donnent pas trop de courage pour terminer la taille de la vigne et entreprendre les autres travaux sur la colline, qui sont de saison.

Bruler les bois de taille des arbres et de la vigne, couper du bois là, où les arbres font trop d’ombres portées sur la vigne et remettre les grands tuteurs des pinots, que les intempéries de l’hiver et les attaques des sangliers ont fait tomber – cela n’est qu’une petite partie des occupations, qui réchauffent bien l’hiver, mais qui deviennent franchement désagréables ou mêmes dangereuses sous une tempête.

La tronçonneuse va aussi être nécessaire, pour débarrasser les arbres et branches cassés sur le chemin d’accès du haut des vignes et tout le longue de la clôture électrique, qui fait le tour de la colline, pour nous protéger des sangliers et d’autres bêtes sauvages et friands de nos raisin. Protection d’ailleurs pas efficace et concluant – si quelqu’un connaît une solution à ce problème, qu’il nous fasse signe – j’aimerais bien un jour pouvoir parler d’un rendement de nos parcelles de Lisson sans être obligée de faire la différence entre rendement « avant » et « après » sanglier.

dégats de sauvagine sur souche

Je signale par contre, que dans les trucs et astuces, qu’on nous a conseillé contre la sauvagine ces dernières années, il y a déjà pas mal de choses, la plupart du temps des matières à épandre autour (sur 1,5 km, 14 terrasses, à travers bois et rochers avec 100 m de dénivelé…).

On nous a conseillé des cheveux humains, de l’urine d’homme, des cadavres de sangliers à laisser pourrir sur place, des cries de tigres ou de léopards à diffuser par haut parleur, de la graisse d’hyènes (vous voyez, qu’on n’a pas que des visiteurs européens) et j’en passe. Mais je n’ai jamais rencontré quelqu’un, qui l’aurait vraiment essayé – et avec succès – ou à la limite tout juste sur 200 mètres carrés de jardin potager derrière la maison….




Et pour certaines recettes particulièrement puantes, je ne veux pas imaginer le « goût du terroir » que cela pourrait communiquer au produit de la terre.

Dommage, qu’à l’époque je n’avais pas pris des photos des épouvantails dans le cirque du Clos des Cèdres, qui devraient protéger contre des attaques accrues des merles une année, en montant à travers le bois et avant de déboucher sur l’arène, c’est moi qui s’effrayais de ces visiteurs au milieu du terrain.

Une autre année, c’était la radio effaroucheur, achetée à un éminent spécialiste es matière dissuasive et pièges au prix fort.  Le tout tenu en vert camouflage, c’était tout bêtement un poste radio sur piles couplé à un petit haut parleur genre porte-voix, qui était programmé pour s’allumer à intervalle irrégulier, pour « surprendre »  sans accoutumance. Là pareille, comme on l’avait mis sur Radio Monte Carlo, poste  effarouchant par excellence à notre avis, c’est nous principalement, qui sursautaient, quand ce se mettait en route.

Et l’amélioration « maison » du système, que nous apportait plus tard la connaissance nouvelle pour Lisson qu’apportait Klaus avec ses expériences en électronique sous forme de la « Brullbox » (« boite hurlante » en Français), qui reprenait le principe de la radio, mais avec un lecteur CD, qui diffusait un programme de cries, hurlements, sifflements de train, grincement de freins sur métal,  meutes de chiens et coups de fusil dans une alternance aléatoire. Cela rendait les nuits autour de Lisson très animées et je n’aurais pas été surprise, que les voisins les plus proches ou des promeneurs nocturnes nous envoient les gendarmes sur la « scène du crime ».

Mais tout cela ne s’est pas avéré d’une grande efficacité – à se demander, si les sangliers ne se passaient pas le mot, que le programme de divertissement à Lisson était enfin à la hauteur de la qualité de la nourriture – son et lumière pour blaireaux et compagnie.

L’été dernier, nous avons passé quelques nuits agréables à camper en haut de la colline : la vue sur la vallée sous la lune avec les quelques villages accrochés aux flancs de la montagne, qu’on reconnait à leur éclairage publique, égrainé comme des petites perles la nuit – c’est bien romantique – avec le fusil sous l’oreiller en cas d’alerte, pour pimenter un peu. Mais cela s’est surtout soldé par un manque de sommeil au bout de quelques jours et des cartouches envoyées en l’air.

Pour cette année, il va falloir reprendre les projets « sérieux » : la clôture successive des parcelles avec du vrai grillage – plus haut que prévu, par ce qu’entre temps,  il y a les mouflons, qui descendent du Caroux d’en face et les premières biches, que les chasseurs ont vu cet hiver – donc maintenant il ne faut pas seulement prévoir un ancrage bas et enterré contre ceux qui creusent, mais aussi un obstacle contre ceux qui sautent haut.



Le plus intéressant dans des histoires comme cela, c’est que les mesures de clôturage et protection seront largement subventionnées, si nous étions des éleveurs de sangliers, qu’il fallait garder au ferme, pour protéger des cultures avoisinantes, mais que dans notre cas, où nous aimerions être protégés contres la pression de bêtes, qui surpeuplent la région entre autre à cause d’un déséquilibre, qui est en bonne partie de la responsabilité des humaines – il n’y a pas d’aide préventive possible. Mais bon, c’est un autre sujet pour un autre jour.


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un peu de lecture

7 Mars 2006, 19:12pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Je n'ai pas le courage, de mettre en ligne un nouvel article avec la connection modem, qui me reste comme seul lien avec le web - France télecom et L'ADSL sont repartis dans l'enniemème épisode du feuilleton de la ligne de Lisson. Mais avant de tomber en rade, j'ai eu le temps de lire deux articles sur des blogs, que j'aimerais vous conseiller pour votre lecture.

L'un est un blog assez recent, qui s'appelle le pif dans le paf et est tenu par un Monsieur, qui s'appelle Jean-Yves Perrin et qui a la chance, de visiter pas mal de vigneoble d'Amérique du Sud - photos à l'appui.

L'autre est déjà une "valeur sûre", je parle de socrate-dionysos, qui ne publie pas tous les jours, mais quand il met un article en ligne, c'est souvent un "vrai", bien documenté et argumenté. J'aime son poste (agréablement longue!), qui s'appelle Chaballier, Kopp et co., mais qui a le mérit, de nous citer aussi Platon et Aristote en parlant de la culture de l'ivresse et de la modération. à lire!


et encore un souvenir de Vinisud - il faut s'imaginer cela aussi haut qu'un hall d'exposition avec des traductions en six langues à droite et à gauche....




rêve ou cauchemar....


À vous de deviner, qui se faisait la pub comme cela.

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Clos des Cèdres

3 Mars 2006, 19:48pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


 

Hier wollte ich eigentlich – oh, pardon, vous voyez que je dois être un peu fatiguée, si je m’adresse à vous en Allemand.  J’ai passée l’après-midi à la taille dans le Clos des Cèdres, l’arène schisteuse en haut à droite, accompagnée par Lola, notre petite chienne de deux mois et demi, et guettée par un rouge gorge, qui m’a surveillé du haut d’un piquet de vigne – peut- être étonnée comme moi, du temps doux, qui a fait sortir les premiers papillons et les premières coccinelles.

 


 

J’aime monter ici, par le chemin à travers le bois, qui sépare les parcelles, au bord du ravin, qui arrive derrière la maison. On s’essouffle sur les premiers 100 mètres jusqu’au mur sous les oliviers – et encore une fois dans la monté à droite, qui rejoigne le petit sentier sous le couvert des chênes verts – mais la sortie de l’ombre avec vue sur l’arène par le bas est toujours aussi surprenante.

 

Le chemin est bordé par ce rocher de schiste flychoide, tout en plaquettes, qu’on retrouve dans la vigne, broyé par le bulldozer ou cassées à la masse.

 

Claude Bourguignon, qui nous avait fait les analyses des sols avant plantation, avait été ravi des couleurs de ce schiste – tout comme de la « vivacité » de nos sols et sous-sols. Je vous mets encore un lien, qui vous permet de lire quelques unes de ses idées sur le sol et le terroir.

 

Schiste broyé dans la vigne

 

Mais revenons au début : ici, je voulais en principe vous parler des vins d’Emmanuelle et Laurent Dupéré-Barrera  dégustés à Vinisud la semaine dernière. Mais j’ai vu ce matin, qu’Olif a dégusté les mêmes vins et est venu aux mêmes conclusions que moi : que du plaisir et de la sincérité sur la langue. Je vous envoie donc lire chez lui, avec en plus des belles photos de bouteilles – et j’ajoute juste ma photo souvenir du salon.


 

 


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barriques à recycler

1 Mars 2006, 19:51pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

 
J’ai retrouvé ma caméra et avec elle mes quelques photos souvenirs de Vinusud – déjà de nouveau si loin au bout d’une semaine…

Le grand vent des derniers jours dans la vigne m’a tellement bien aéré la tête, que le nom du domaine, qui a eu l’idée de confier ces vieilles barriques à des artistes, pour en faire des « œuvres d’art », s’est envolé. -  Mais peut-être l’un ou l’autres des mes lecteurs peut m’aider, à le retrouver.

Marc de Wolf m'a aidé: c'était le Château du Puech Haut.

J’admets, que je me suis tellement régalée à visiter cet espace d’exposition au fond d’un des halls et de prendre les photos des pièces, qui m’ont plu le plus, que je n’ai pas trop fait attention …

























De toute façon une bonne idée de recyclage pour les barriques, maintenant, où les journaux spécialisés parlent plus de copeaux, planchettes et poudres de chêne que d’autre chose.



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