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Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Surprise! Surprise?

25 Mai 2006, 10:27am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Un petit déjeuner prolongé pour commencer cette journée fériée, qui va continuer comme toutes les autres cette semaine dans la vigne, où certains parcelles demandent même un deuxième passage pour l’ébourgeonnage. Donc deuxième café devant l’ordinateur – ce qui est bien bête, vu le grand soleil et ciel bleu dehors.

Mais c’est l’article de hier d’Alder sur Vinography « The rejudgement of Paris results », qui retient mon attention et m’envoie sur la voie des liens « around the Web », pour mieux comprendre l’ampleur ce cette nouvelle.

Pas un, comme en 1976, mais 3 vins Californiens sortent en tête de dégustation après 30 ans devant des grands Bordeaux.

Je vous laisse déguster cela par vous-même – je ne me souviens pas de l’événement d’origine : je ne buvais que de l’eau à l’époque et vivant encore en Allemagne, m’intéressais peu au vin. Mais j’ai trouvé aussi un compte rendu en français ici.

Pas seulement ils découvrent le terroir, ces Californiens, mais en plus ils tiennent la route – mais où va-t-on !



petit ps: je viens de découvrir ce blog avec le joli nom: méchant raisin, qui en parle aussi en francais et donne plein de liens intéressants, surtout sur plein d'autres dégustations comparées depuis 30 ans.





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Régal n°11 2006: Vins au feminin

23 Mai 2006, 15:38pm

Publié par Iris Rutz-Rudel



Dans son numéro de juin – juillet, qui vient de sortir, le magazine Régal – tous les plaisirs de la table- publie dans la rubrique à boire un petit dossier sur les sempiternels « Vins de Femmes ».

Sont présentées 5 vigneronnes pas encore trop médiatisées (Anne-Laurence Chauvel – Bordeaux, Marjorie Gallet – Roussillon, Christine Vernay – Vallée du Rhône, France Carreau-Gaschereau – Provence et Sylvie Spielmann – Alsace), qui  ont droit à leur photo et une petite interview transcrit par Régis Cailleau et Dominique Hutin. 18 autres sont présentés dans la partie dégustation.

Les dix bouteilles préférées de la rédaction ont droit à leur photo, dont aussi

« Les Echelles de Lisson 2002 », assemblage de Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Cot, Merlot et petit Verdot, qui est présenté comme :


«  Un costaud raffiné, peu avare d’arômes et de sensations. Un vrai bonheur. »

Le reste du texte est vite lu :

Languedoc
Iris Rutz-Rudel
Lisson
Un recoin isolé du Languedoc, une Allemande défricheuse de coteaux, de l’électricité produite sur place : voilà pour le décor, féerique. Des rouges structurés, fins et complexes. Voilà pour cette petite production, appliquée et enthousiasmante.

Peu habituée au louanges médiatiques, je ne peux pas m’empêcher, de vous faire participer à ce petit passage – d’autant plus que moi, je n’aurais pas acheté ce numéro au kiosk : la photo de couverture montre un mille-feuille de ricotta et de betterave, qui pour moi a l’air aussi estouffo mundo qu’un big-mac de chez qui vous savez et « ma recette pour être belle en maillot » ne fait pas partie des titres, qui m’attirent d’habitude.

Le dossier sur le miel m’intéresse déjà plus et les jus naturels de l’annexe mieux consommer « Remède à la déconfiture » me semblent une bonne idée de marketing.









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6e Fête des Jardiniers et de la Brouette - Dimanche, 14 Mai 2006 à Olargues

6 Mai 2006, 20:50pm

Publié par Iris Rutz-Rudel



renseignements: Office de Tourisme: 04 67 97 71 26

Comme le titre l’indique déjà : c’est la sixième édition de cette fête dans notre village – donc une « tradition » assez récente, vous allez dire. Mais pour moi, elle a une longue tradition et signifie depuis mon arrivé dans le pays le début du jardinage d’été. Parce que bien avant que elle prenne son nom de « fête des jardiniers et de la brouette », cette journée du début du mois de mai  était la date d’un des derniers grands marchés d’Olargues : celui des plantes et des fleurs. Il y a toujours les jardiniers ambitieux, qui commencent très tôt leurs plantations au jardin, pour avoir des légumes précoces – mais le bon sens de la date du marché des plantes m’a toujours rassuré : Olargues n’est pas Roquebrun, plus précoce de bien 2 semaines et nous ne sommes pas sur la côte. Jusqu’en mai, les nuits peuvent encore être fraiches, des gelés tardives ne sont jamais à exclure et les légumes et fleurs plantés après les saints de glaces rattrapent normalement rapidement les autres, mis en terre plus tôt.

J'admets, que je tiens ce discours d’autant plus facilement, que les préparations du jardin prennent du retard, depuis que je mon grand « jardin plein de souches » derrière la maison.

Et jusqu’au moment, où les travaux dans la vignes sont assez avancés, pour se sentir à jour, le jardin reste un beau rêve – une sorte de consolation au bout de notre peine : nettoyer 300 ou 400 m2 de bonne terre meuble sans cailloux et bien à plat directement à côté de la maison avant de planter semble tellement reposant comparé avec la tâche d’arriver au bout des 20 000 m2 de toutes ces terrasses et talus plus ou moins inclinées (plutôt plus…), plein de ronces et de cailloux, qui rendent l’utilisation d’une tendeuse avec ou sans tracteur impossible, qu’il faut travailler à pied, en montant, avec des outils à dos ou à la main. Un peu de jardinage après cela : un régal, des vacances – et le signe, qu’on à maitrisé avant le « vrai » travail.

C’est donc le 14 mai, que nous allons remplir nos paniers sous les platanes le long de l’avenue de la gare et sur la place de la mairie à Olargues : d’abord des plants de tomates, aubergines, piments, poivrons et courgettes, comme chaque année – des bottes d’oignions et de poireaux, des quelques aromates, qui nous manquent encore – cette année, il va même falloir acheter des plants de salades, parce que j’ai pas eu le temps de faire des semis.

Il y a dix, quinze ans passés, je faisais encore venir mes grains des producteurs bio, souvent de loin, pour avoir des vieilles variétés de toutes sortes. Entre-temps, il y a des jardiniers biologiques dans la vallée, qui se sont spécialisés dans les légumes oubliés, donc je peux acheter mes plants tout prêts, sans me priver d’avoir des belles tomates noires, vertes, jaunes, oranges, de Crimée,  des Andes, des cœur de bœuf ou des géantes, des tomates cerises de toutes formes et toutes couleurs, et j’en oublie encore. Tour cela me fait déjà saliver d’avance : je les vois dans le creux d’un plat, arrosées d’un filet d’huile d’olive, accompagné de quelques tranches de chèvre frais et saupoudrées de basilic cueilli tout frais…

Mais je ne voulais pas me perdre dans ma liste d’achat pour le marché, mais vous parler de l’évolution, qu’à pris ce marché, pour se transformer petit à petit en « Fête ».

Aujourd’hui, il y a bien sur, les premiers touristes de proximité, qui viennent le week-end se balader dans notre bel arrière-pays : les gens de Toulouse ou de Montpelliers, les Biterrois des alentours de Béziers aiment bien remonter la vallée de l’Orb jusqu’ à celle du Jaur. Pour eux, cela fait un joli tour à la campagne, avec Olargues, un des plus beaux villages de France, comme but et la fête comme cerise sur le gâteau, qui garantie en plus, que les bistros et restaurants seront tous ouverts ce jours-là.  Même s’ils ne vont pas s’encombrer de plants de tomates, ils trouveront peut-être un pot avec une plante aromatique ou une jolie fleur à ramener. Le vide grenier va les attirer, et les stands d’artisanat et de produits de terroir comptent sur eux.



Mais c’est vraiment la « fête » pour les gens du village et des autres hameaux dans la vallée : il descendent avec leurs cageots pour les plantes le matin, quitte à revenir plus tard pour faire un tour chez les stands des vins, fromages, miels et confitures, acheter un bibelot, regarder l’exposition sur la flore et les insectes, s’amuser pendant la course des brouettes, admirer les « engins roulants fleuris non identifiés (ERFNIS) » fabriqués par les enfants, manger à la bonne franquette sur la place Alexandre Laissac à des grandes tables pour le repas des jardiniers ou plus sophistiqué dans un des restaurants d’Olargues et de ses environs, découvrir l’atelier d’art de Patricia Nénaire, artiste fleurographe, dont je vais encore vous parler ou les trésors de Monique Ferrand à la boutique « Un Air de Campagne », que je vous présente plus loin.

Mais le plus important, c’est de pouvoir flâner, monter et descendre la rue entre les stands à pas lent, s’arrêter, pour tchatcher avec les voisins d’autres villages de la vallée, qu’on ne croise plus si souvent  de nos jours, échanger les dernières nouvelles, les trucs et astuces pour le jardin, les potins. Du temps en temps il faut faire la place pour les échassiers musiciens de la compagnie « Les Zazimuts tous azimuts », qui déambuleront au milieu de la foire, applaudir les gagnants du concours des engins fleuris, se reposer les pieds au Centre Cebenna le temps d’une conférence savante sur l’eau et le développement durable par Alain Gioda. Et avec un peu de chance, on aura gagné quelque chose à la tombola avec tirage en fin de journée.

Et si vous ne pourriez pas venir à Olargues le 14 Mai (ce qui sera bien dommage !) – venez un autre jour ou mettez Olargues au programme pour vos vacances d’été.



 Les artisans d’arts sont là toute l’année et Monique Ferrand à « Un Air de Campagne »  vous ouvre tout l’été sa boutique, qui n’est pas seulement consacrée aux objets de brocante et de collection, quelle vend, mais où elle expose aussi les jolie cadres qu’elle fabrique elle-même autour de vieilles gravures, cartes postales et objets insolite d’un autre temps – vous allez tomber amoureux de ses marque pages et sachets de lavande, idéal comme petits cadeaux ou repartir avec un des coussins, qu’elle crée avec beaucoup de goût à partir de vieux tissus et vieilles broderies et dentelles.





Et la partie « Produits du terroir » de sa boutique, fournie par le regroupement des producteurs du Haut-Languedoc réunis dans l’association « Terre d’Arômes » vous console, d’avoir loupé la foire des produits.



Vous trouvez vins du pays, huile d’olives, tapenades artisanales, produits de marrons, de noix, confitures, herbes médicinales, tisanes, farine biologique et j’en oublie encore pleins d'autres – à l’unité ou réunis dans des jolies paniers garnis – il y a l’embarras du choix, mais Monique se ferra un plaisir, de vous renseigner et conseiller.

"Un Air de Campagne" - Olargues - Avenue de la Gare - Téléphone: 04 67 23 02 21.

Chaque producteur vaut un article à part – si j’ai un peu de temps au fil de l’année, je vais essayer de vous présenter toutes ces richesse de notre pays et les gens, qui s’appliquent à nous les servir.



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Travaux du printemps

1 Mai 2006, 16:37pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Premier Mai - Fête du Travail - Tag der Arbeit - comme on dit en Allemagne.  Je n'ai pas trop le souvenir d'avoir chômé à Lisson ces jours là dans le passé, sauf peut-être les jours de pluie.

Pour les vignerons, le début du printemps veut dire : redémarrer avec la nature dans les vignes,  nettoyer les sols, qu'ils soient labourés ou enherbés, ébourgeonner et épamprer les pieds de vignes, pour laisser que le nombre de pousses voulu sur les souches. Guetter les jours propices aux premiers traitements contre l'oïdium - de préférence une matinée très calme, sans vent, pour pouvoir bien rependre la fleur de soufre en poudre sans que le vent l'emporte - un jour, où la température va dépasser 23°C, pour que le soufre fasse effet.  Donc des conditions pas encore souvent toutes réunies cette année. Soit, il fait trop de vent depuis tôt le matin (la tramontane souffle copieusement ces derniers jours sur le Midi) - soit la température n'est pas assez élevée dans la journée.

Si cela perdure, je vais essayer pour la première fois les traitements au lait dilué, que préconise Peter Crisp en Australie contre l'oïdium : cela va coller même avec du vent, et si j'en prends plein « la gueule », ce n'est au moins pas nocif. Pars que même si c'est encore un des traitements les moins empoisonnants pour la nature, il faut admettre, que nous avons tous les deux développé une allergie au soufre à la maison, et cela pas seulement au sens figuratif.  Il nous donne des boutons, surtout quand il « chauffe » bien au soleil.


Mais bon, aujourd'hui, ce n'est pas à cela, que nous nous sommes appliqués. L'hiver copieusement arrosé dans l'arrière pays de l'Hérault - contrairement à d'autres régions et d'autres années, nous ne craignons pas de sécheresse - nous a laissé une bonne réserve d'eau dans les sols, et aussitôt les premières températures printanières arrivées (début avril, avec bien trois, voire quatre semaines de retard), l'herbe s'est remis à pousser au plus beau et comme les arbres et la vigne, fait tout, pour rattraper le retard.

enherbement naturel en début de printemps

La multitude des blogs de vignerons, qui existe entre temps, permet de voire, comment les confrères un peu partout - de la Champagne en passant par l'Auvergne, la Loire, la Provence, le Roussillon et le Bordelais attaquent les
travaux de cette période à leur manière. On sort les tracteurs, les enjambeurs, les socs de toute sorte, même la tendeuse, si le gel menace, il y a aussi encore ceux, qui sortent le désherbant (mais de cela, on voit moins d'exemples sur le Net qu'on ne voit on se baladant dans les vignes).

Nous, cela nous laisse rêveurs, si nous lisons, qu'on peut labourer 6 ha en 2 jours et demi.  À l'époque, quand nous labourions encore les plantiers sur les coteaux de Lisson à la charrue à treuil, il fallait 2 mois à deux pour faire une seule façon : déplacer le treuil  et bien l'arrimer avec des barres-à-mines en haut de chaque rang, pour passer 3 fois en montant entre deux rangs de souches. Là, où c'était possible, refaire la même chose en diagonal, pour casser les lignes verticales de labour, qui se prêtent trop au ravinement au cas de pluie torrentielle, comme elle nous arrive parfois dans le Midi.

Un travail longue et laborieux ce labour - un temps pas si lointain, dont nous avons gardé la réputation que cela ressemble un peu à Cayenne à Lisson - c'est au moins ce que les gens, que nous embouchions à l'époque, pour aider avec le treuil racontent encore aux veillés.


Depuis que les souches sont assez costauds pour ne plus trop souffrir de la concurrence de l'herbe dans la vigne, nous laissons le sol naturellement enherbé et fauchons cette couverture à partir du printemps à la débroussailleuse (à dos, comme presque tout chez nous).

Le débroussailleur bien protégé contre les éclats de pierre

L'avantage est une bonne protection des sols en pente (et tous nos sols sont en pente, plus au moins abrupte) contre l'érosion - une bonne diversité de la flore et avec cela automatiquement une bonne diversité de faune, qui s'y régale. (Et cette fois, je parle de la faune auxiliaire, donc pour la plupart des petites bêtes gentilles, pas des grosses bêtes noires qui nous mangent le raisin).  Poireaux de vignes en hiver, aspèrges sauvages et toutes sortes de salades sauvages au printemps, plantes aromatiques dans les talus et passages en été, champignons dans le sous-bois entre les parcelles - chaque ballade prend un peu un caractère de cueillette.

 

débroussaillage  dans la parcelle de Mourvèdre derrière la maison.


Ce matin, j'ai vite cueilli ce petit bouquet de fleurs avant que Klaus ne coupe tout.
Je vous l'offre à la place du sempiternel muguet et je vous souhaite un mois de Mai plein de beau temps et sans mauvaises surprises par les Saints de Glace.


Les fleurs "sauvages" de Lisson au premier Mai 2006

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