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Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

bientôt le printemps !?

31 Janvier 2008, 19:37pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


Meme si le vent souffle encore bien fort et  froid  du Nord,  le soleil a déjà réussi  à  nous ammener  les premières fleurs du printemps  dans la vallée.  Roquebrun se  prépare à sa  fête du mimosa le 10 février prochain. 

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Les couleurs revienent en force dans la nature.


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après le devant maintenant le derrière de la scène

29 Janvier 2008, 16:48pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Je vous avais déjà parlé du nouveau blog communautaire Fureur des Vivres, qui réunit une bonne dizaine de blogueurs culinaires sous la houlette de Patrick Chazalet. Certains amateurs de grands vins anciens se sont déjà moqués sur un forum de leur penchant pour les vieilles racines... Mais il ne faut pas se laisser tromper par l'image


fureur des vivres

Ces vieilles raves, crosnes et autres topinambours  sont bien ancrés dans l'humus de la tradition culinaire française et  leurs  défendeurs  sont tous biens capables de regarder au delà du bord de leurs assiettes!

Deux articles  ont retenu mon attention aujourd'hui. Tiucha, de saveur passion,  livre  un texte  bien étoffé sur la mémoire du goût. Un sujet  bien important dans les discussions entre vinophiles, d'autant plus que la recherche nous donne de plus en plus d'éléments, qui montrent, que nos appréciations, que nous aimons transformer en notes pseudo objectives, sont souvent plus dépendantes des conditions de nos dégustations. On nous fait facilement prendre un blanc pour un rouge, si on nous couvre les yeux, pour n'en citer qu'un exemple. Plus récemment, des chercheurs ont prouvé que même  l'information sur le prix d'une bouteille, qu'on nous annonce avant - ou de sa prestigieuse étiquette -influence notre jugement, que nous pensions uniquement résultat de notre goût.  Nous sommes donc plus souvent victimes de notre propre conditionnement social que nous ne voulons croire. 

 

De cette étiquette, ou plus précisément de son antipode, la contre-étiquette, nous parle Dominique Hutin dans un billet d'humeur  appelé le pinard déchaîné. Ses photos sont dignes de la rubrique des  apparentements terribles, chers au volatil enchaîné bien connu. Après nos étiquettes donc là maintenant les contre-étiquettes, dont il nous montre quelques belles trouvailles prises au hasard sur un rayon de supermarché, qui peuvent laisser l'amateur (et encore plus le professionnel) songeur... Lisez vous même, ce méritait encore un autre concours des VdV - et je pense, nous en avons pas encore vu, lu, entendu le fin mot.

Allez voire sur fureur des vivresblog à lire sans modération !





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Vedredis du Vin # 10: compte rendu de vos plus belles étiquettes

27 Janvier 2008, 16:39pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Bon, tout le monde a rendu sa copie, mêmes les retardataires (et même votre  prétentieuse "reine" d'une session).  Les arrivages succescives m'ont tenus en haleine, mais chaque billet était une découverte, que j'ai fais avec beaucoup de plaisir.

Vendredis du Vin # 10: place aux buveurs d'étiquettes
le théme était posé ici.

D'abord, on bon comptable, le bilan en chiffres: Ont participé, si je n'ai oublié personne, 18 participants, dont 17 bloguers. Ils nous parlent de 26 vins et nous montrent pas moins que 31 étiquettes. Les participants viennent de France, de  la Suisse, de  Grande Bretagne et du Canada - les vins de France, de Corse, des USA, d'Italie, du Canada, de l'Australie et de l'Afrique du Sud, donc pour les deux, un beau choix international...

Maintenant, dans l'ordre de leur arrivé dans mes tablettes, les contributions - mettez vos chaussons confortables, installez votre fauteuil devant l'écran, arrêtez votre portable, versez vous un bon verre de vin (sans regarder l'étiquette ce coup-ci), au choix: allumez un bon cigar,  et reservez vous une bonne heure pour tout lire et savourez les étiquettes et leurs vins, en cliquant sur les vignettes, pour suivre les liens:

undefinedNous commencons avec Daniel S. de passionné de la rive droite, qui resume, que "derière  l'étiquette se cache un choix culturel et personnel, qui engage vraiment son géniteur", avant d'avouer sa préférence pour des étiquettes plutôt sobres et dépouillées et de nous présenter le Côtes de Castillon, Domaine de l'A - 2004.

 undefined Loick des Vins du Languedoc aussi préfère les étiquettes épurées. Il nous présente Le Clos du  Rouge Gorge blanc 2004, Vin de Pays des Côtes Catalans et donne au passage un petit coup de nez à un producteur illustre, dont il adore les vins, mais dont les étiquettes son le nom ne lui donneront jamais le reflexe, d'acheter une bouteille...

undefinedGeneviève Samson, de gare aux goûts à Londres, préfère ses étiquettes "artistiques, surprénantes et originales" et nous raconte sa rencontre avec les vins et étiquettes de Randall Graham, propriétaire de Bonny Doon. Il y a des images pour nos yeux et en dégustation le Big Red House 2004, Ca'del Solo, Californie de Bonny Doon - et au passage nous aprenons aussi des choses sur les vins Californiens.

undefinedTop Slurp avec Estèbe de la Suisse nous amène un ovni baptisé The Picrate - Vin de Table Francais, Cuvée les Chiens 1996, un Chenin blanc d'Anjou "un vin, qui n'existe plus, d'un vigneron, qui n'existe plus ... mais qu'on trouve encore, comme nous aprennent les commentaires, chez Lavinia et les ZinZins du Vin.

undefined Arrivent les petits nains d'Olif, qu'on ne présente plus, qui, après nous avoir doctement expliqué que "le design, s'il ne doit pas fausser l'appréciation du vin, doit savoir se hisser à la hauteur de ce qu'on boit" retrouve son esprit espiègle ensuite et nous raconte l'histoire des 3 petits cochons à sa manière, avant de nous parler de La Mère Grand 2000 du Domaine  Le Loup Blanc.

undefinedChez Francois du MeliMelo gastronomique nous trouvons une étiquette et sa contre étiquette d'une cuvée, chère à son coeur, qui aurait pu être son vin sentimental pour les VdV 9. La cuvée Le Sang du Calvaire 1997, Château de Cazeneuve en Pic Saint Loup, un pur Mourvèdre!

undefinedPremière victime de l'action est Eric de à boire et à manger, qui me traite de perverse :-)), de l'avoir amené à se comporter en buveur d'étiquette. Son Un Scoubidou, 2004, Domaine des Gardelles, Minervois lui n'a pas donné satisfaction à la dégustation et il n'est pas si tôt prêt à refaire l'experience...

undefinedLa joyeuse équipe de Maigremont s'est aussi "fait violence", mais à leur facon. Ils ont bravé la nuit et le froid hivernal, Gildas, David et Gil, pour déguster le Vin de Pétanque 2005 du Mas de Libian, VdP des Coteaux de l'Ardèche dans l'ambiance juste.

undefined   Emmanuel Delmas, notre sommelier Parisien, nous a pas fait le coup, de ressortir sa collection d'étiquettes prestigieuses, mais est aussi resté dans le sentimenttal avec Tutuka 2002, de Laurence Buthelezi. Un vin d'Afrique du Sud à l'étiquette ornée d'un guerrier Zulu.

Stéphane Villette
du forum si bien nommé pour l'occasion buveurs d'étiquettes s'est joint à nousundefined avec un vin rouge Reserva 2001 Adega Coop. Borba, aus Alentejo, Portugal, qui ne l'a pas décu.

undefined Julie Coutton
de find a wine nous a trouvé un rosé entre far-west et moyen-âge à moins de 3€. L'Estabel de la cave coop. de Cabrière en Coteaux du Languedoc, quelle n'a pas trouvé déagréable et le Jaja de Jau, signé Ben, VdP d'Oc des vignobles Dauré - l'étiquette est en plein dans notre sujet, mais le vin l'a décu dans le verre "l'habit ne fait pas le moine...".

undefinedLisa du Vinorati Blog se dévoile buveuse d'étiquettes à l'occasion et nous a ramené un très bel exemple du LCBO d'Ontario, Canada,  avec le Megalomaniac Contrarian Sauvignon 2006 de John Howard Cellers de la Presquîle de Niagara, haut en couleurs.

undefinedVincent, de sommelier virtuel, amateur très éclairé en matière de vin de Montréal au Quebec, fait aussi ses débuts aux VdV avec une bouteille d'Australie: Cabernet Sauvignon Barossa 2004, Maison Peter Lehmann, qui "sait conserver une certaine étiquette" même dans le verre.

undefined  Laurent Baraou, caviste voyageur de parlons bien-parlons vins, est le seule à nous sortir une  étiquette du style "buveurs" avec son Chasse Spleen 1996, Moulis Médoc:-)) et un Chat-Pitre un peu flou sur son Moblog.

undefined Arrive enfin Philippe Rapiteau du blog de la Pipette, qui reste dans le classique point de vu étiquettes avec Perdaudin 2005, Roero Arneis, Piemont, Italie. Vin Jaune d'Arbois 1999 de Michel  Gahier et un Clos Dady 2002, Sauternes, mais qui nous fait saliver avec un succulent "petit dîner entre amis"...

undefined Dernière arrivée tout à l'heure est Les Piccoleuses, qui nous présnt le Norma Jean young Merlot 2000, dont nous a déjà parlé Geneviève de gâre aux goûts - Marilyn Monroe sur une bouteille de vin, très amerloc.

Une contribution d'Antoon, sans blog, par émail  laisse de la place à notre imagination, parce qu'elle n'était pas accompagnée d'une photo. Il nous amène en Corse et écrit:

hola,
je suis toujours impressionné plus par le prix que par les vins eux mêmes que peuvent atteindre des DRC, Pétrus, Margaux ...
L'etiquette du moment est celle de : Mélusine (2006) de Florence Giudicelli , Domaine Aghje Vecchie, AOC Vin de Corse. Une bouteille ogive, avec un autocollant transparent marqué en doré sérigraphié mélusine et un soleil-étoile de mer. Sur le col est apposé par une cordelette un feuillé explicatif avec les mentions légales. Est-ce bien légal ?
Bref, le vin est somptueux, robe : d'un or au reflet emeraude ; le nez : mélange d'épices (cannelle,
safran), agrumes, pêche blanche, un tantiné fleur d'acacia. La bouche est équilibré entre terre (opulence,
et volume) et mer (mineralité et longueur). Bravo !
Antoon

Et finalement, facile à trouver sur ce blog, ma propre contribution avec 7 étiquettes de ma cave et des vins, chers à mon coeur.


 

 

 

 



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Vendredis du Vin # 10: mes plus chères étiquettes

26 Janvier 2008, 19:34pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


Avant de vous mettre le compte rendu  de ces VdV #  10  sur les plus belles étiquettes choisies par  les blogueurs, qui ont  répondus présents  à mon appel  en ligne  - je vous dois ma propre contribution.

Je dois avouer, que, comme beaucoup des participants, je me laisse rarement aller à l'esthétique comme seul critère de choix. La plupart du temps, c'est soit parce que je connais le vigneron, soit, parce qu'on ma rendu curieuse on me parlant d'un vin, qu'une bouteille trouve le chemin dans ma cave et sur ma table.

Mais au fond de moi, je dois avouer, que je serais bien capable, de flancher sur un coup d'œil, si l'occasion se présente. Mais l'occasion, que j'espérais rencontrer pendant mon voyage en Allemagne la semaine dernière, n'était pas vraiment au rendez-vous.  J'ai  du beau  scruter  les vitrines  de quelques cavistes sur mon chemin  et quelques rayons  dans des magasins -  beaucoup de classique, de noir et blanc  standard,  pas vraiment de coup de foudre...


Je suis rentrée donc un peu bredouille - et avant  de  complètement sécher  mon propre thème (quelle  honte!), j'ai décidé de fouiller les cartons de ma cave  pour voir, si je n'y trouvais pas quelques trésors cachés.


J'ai en effet  ramené  un choix de bouteilles, que j'ai envie de vous présenter, même si je n'ai pas eu le courage de tout ouvrir.  Je les ai tous déjà goûté á un moment ou l'autre, mais sous ces conditions, vous allez me pardonner, si je ne vous livre  pas de notes de dégustation  précises.  Comme tous ces vins  me sont chers par leur origine, leur créateur, cela sera de nouveau  un rapport plutôt  émotionnel, que je vais évoquer.


D'ailleurs: aucun des flacons, dont je vais vous parler, est encore à la vente - certains n'étaient jamais destinés au commerce-  chacun a son histoire personnelle, qui se reflète parfois dans l'étiquette.


D'ailleurs: aucun des flacons, dont je vais vous parler, est encore à la vente - certains n'étaient jamais destinés au commerce-  chacun a son histoire personnelle, qui se reflète parfois dans l'étiquette.

 

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Donc commençons  avec les vins de deux vignerons, qui ont abandonnés leurs vignes ou leur exploitations, suite à la crise, qui ne leur a pas laissée le temps, de s'établir sur le marché et de survivre aux contretemps (grêle, qui détruit une récolte entière, fournisseurs, qu'il faut payer avant de gagner sa vie en vendant complètement sa première récolte, et banquiers, qui ne prennent pas le risque à financer des gens, qui démarrent dans un climat économique moros...).

Vin Bleu label rouge
Les photos de leurs bouteilles, rescapées dans ma cave, montrent, que ce n'est pas faute à un habillage négligeant et morne de leurs premiers bébés, qu'ils ont du jeter l'éponge après 3 et 4 ans. Et je peux vous assurer, que ce n'est pas la faute du contenu non plus. Des vins à la base des cépages traditionnels du coin (Grenache, Carignan, Cinsault), vieilles vignes de coteaux à petit rendement, vendange manuelles et vinifications classiques, sans matraquer les jus avec trop d'adjuvants, mais aussi sans tomber dans le laisser faire, qui peut être dangereux, tant qu'on manque d'expérience.


Des beaux vins avec de la densité, la typicité de leurs cépages, des prix modestes (autour de 5 à 6 € départ cave) et, comme je trouve, un beau habillage, qui attire l'œil et donne envie de découvrir, ce qui se cache derrière. Pascal Brunier, du Mas des Cerisiers, qui avait opté pour la belle étiquette de gauche sur sa Belle de Nuit, rosé de saignée,  me racontait les heures, qu'il avait fallu, pour mettre la vieille étiqueteuse au diapason d'une étiquette en deux morceaux. Chas Haskins, du Vin Bleu, collait à la main ces étiquettes, symbolisant le raisin suspendu à un bout de sarment, dont le graphisme simple mais expressif est de Els Knockaert, artiste belge, qui s'est installée à Olargues il y a quelques années. Le label rouge indiquait le Carignan comme cépage, un autre en vert ornait le plus gouleyant Cinsault.

 


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Le troisième vigneron, Serge Boissezon du Hameau de Boissezon, face à Vieussan, n'a pas fait faillite, mais simplement pris sa retraite à 58 ans, possibilité, qui existe, quand on transmet ses terres à un jeune agriculteur (ici son neveu), qui s'installe. Ses étiquettes, qu'ils fallait souvent coller soi même sur les rares bouteilles de son Syrah Grenache, élevé dans des vieilles barriques et d'une couleur profonde et une  densité magnifique, plein de fruit et de soleil, n'ont jamais vu un rayon de supermarché ou de caviste. Il fallait lui les extirper, on venant chez lui. La plupart trouvait le chemin vers la Belgique ou l'Allemagne, dans les coffres des propriétaires de résidences secondaires autour de Vieussan, qui, souvent amateurs de bons vins, avaient tôt compris, que derrière ces étiquettes sobres et discrètes, qui reflétaient bien le  caractère du vigneron, se cachait la quintessence des terres ensoleillées et arides des coteaux de schistes, qui les avaient vu pousser. Vignes menées en culture biologique depuis toujours (Serge était le premier, à avoir le label AB), à rendement minuscule, récoltées souvent en surmaturité par une bande d'ami(e)s, qui savaient, que qualité primait ici sur quantité, dans une ambiance si joyeuse et détendue, qu'on n'avait même pas mal aux reins le soir, quand on vendangeait pour lui... Ces bouteilles, qu'il bradaient à 12 F à l'époque, qui, au bout de quelques années dégustées à table entre amateurs, tenaient souvent la tête à des bouteilles autrement cotées (comme le même millésime de Daumas Gassac par ex.) ... Merci Serge, de nous avoir fait des si beaux cadeaux!

 

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Et pour compléter cette série d'étiquettes, chères à mon cœur, qui survivent - souvent en pièce unique - dans ma réserve personnelle, encore une œuvre de Lorie, fille de Patrick Henquel, de la Closerie de Betrand, dont je vous ai déjà raconté l'aventure d'un vigneron à temps perdu, itinérant entre Toulouse et Dio ici.

Encore un vin, que vous ne trouvez pas dans le commerce, qui n'a pas de prix, mais qui raconte la passion de son géniteur et vous transmet sa part du rêve, quand vous mettez le nez dessus.


Et pour clore cette épisode sur l'habillage de nos chers contenants, je vous ai trouvé quelques exemples d'étiquettes de fortune, collées sur les premières bouteilles de vin de Lisson, avant qu'on était au stade de nous décider pour une vraie.

 


Lisson après le déluge 1987  Lisson 1994 Nr 5 Lisson Mourvedre claret 1998

Chacune a son histoire, celle du milieu, par exemple, est le numéro 5 de 9 bouteilles "numérotées", qui représentaient notre première récolte sur la colline de Lisson en 1994. Un passe-tout-grain, mélange de tout nos cépages des vignes en troisième feuille (3 ans après plantation). Une caisse, sur les quelques grappes, que nous avaient laissées les bêtes. éraflées à la main, vinifiées devant le poêle dans la pièce d'habitation, pour maintenir la fermentation et pressées dans un torchon tordu des deux côtés, comme sur les fresques égyptiennes, pour en extraire le jus..... Il m'en restent  6, que je traite comme le collectionneur ses plus prestigieuses flacons: je les regarde, je n'ose pas les boire!

 



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Vendredis du Vin # 10: les femmes ratrappent le peleton

25 Janvier 2008, 16:43pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Encore deux bonnes copies rendues par  des vinophiles  au feminin: ici et ici  . Et un "buveur d'étiquettes", qui n'a pas peur de ce mot.

Cela prend de l'allure  et je me régale déjà en vu  de la compilation, qui me permettra de tout revoir dans le détail, pour vous faire le compte rendu!


La  prochaine Weinrallye Allemande partira d'ailleurs  sous les mêmes auspices (et, comme par hasard: ma présidence) le mercredi des Cendres, donc dans 10 jours et je serais curieuse, de pouvoir comparer  les trouvailles  allemandes avec vos  choix "francais".


22h13:  Laurent Baraou  rapplique en double ici et ici  .

Et bienvenu à Vincent du Canada, qui pour son début chez les VdV nous a trouvé une belle étiquette chez la SAQ ici.

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Vendredis du Vin # 10: bonne affluence à la mi-temps!

25 Janvier 2008, 13:30pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


À midi,  une bonne dizaine de blogueurs avaient déjà rendu leur copie.  Les premières contributions féminines  commencent à mettre de la couleur ici et ici. Mais  les hommes rattrapent la course avec des coureurs  aguerris  au jeux:  ici , ici , ,   et . Même une belle contre-étiquette a trouvée son amateur ici. Notre amie Marsha, la wine babe, doit encore être en train de se remettre d'une dégustation d'étiquettes prestigieuses marathon et l'assaut d'un kangourou, mais je lui fais confiance, d'arriver encore à temps. 

Les autres ont encore le temps de rendre leur copie jusqu'à minuit  - et même aux retardataires de demain, il y aurat une place de réservée dans le compte rendu - n'oubliez pas, de me signaler votre contribution en commentaire sur le blog ou par émail à lisson (at) wanadoo (point) fr.

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VdV#10 - 1: cela vient de démarrer

25 Janvier 2008, 00:37am

Publié par Iris Rutz-Rudel

C'est le jour J du Vendredi du  Vin numéro 10 : place aux buveurs d'étiquettes - et depuis minuit, les premiers blogs m'annoncent les articles, qu'ils ont publiés sur leurs blogs, en suivant mon appel comme actuelle "présidente".


Le Languedoc,  avec Loick, de  vinsduLanguedoc, et Bordeaux avec Daniel S.  de rivedroite arrivent en premier, allez voir leurs contributions ici et ici.  Pour l'instant, les préférences vont à l'étiquette classique, voire épurée.


Il restent encore 23 heures jusqu'à minuit, pour nous présenter votre préférée!  Osez choisir!

 


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Mariage carnavalesque du pain et du vin - recit de voyage I

24 Janvier 2008, 15:33pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


undefinedDu calme plat sur le blog pendant les dernières deux semaines. C'est que la vigneronne était en balade - pas dans sa vigne, mais sur les rails du chemin de fer. Il était temps de refaire un petit voyage à Düsseldorf, pour voir ma maman, avant de reprendre la taille dans la vigne, qui - taille tôt, taille tard - va occuper mon temps jusqu'au printemps maintenant.

Départ donc aux aurores, billet TGV à petit prix oblige, pour prendre un train à Béziers peu après 5 heures du matin.  Premières lueurs de soleil que déjà loin sur le trajet - quelque part entre Valence et Paris. Rien  de neuf dans l'offre en vin du bar ni plus tard dans le Thalys (pas que j'aurais eu envie de boire autre chose que du café à neuf heures du matin, mais il faut se tenir au courant de l'offre...

À Paris, temps gris et pluie - la flotte des vélos reste au port  undefined- cette idée  de déplacement  écologique dans  la ville  n'est pas adaptée au mauvais temps. Je me régale à l'idée d'avoir assez de temps entre deux trains pour savourer un copieux petit déjeuner, qui me requinque pour le reste du trajet - mais je n'ai pas prix en compte la pauvreté du petit déj' à la française:-)  Café, croissant, tranche de baguette, beure et un petit pot de confiture undefined-  il ne faut pas s'attendre à plus - même au Terminus Nord, que je croyais plus inventif. Ma question, si je ne pouvais pas avoir au moins un bout de fromage avec ma tartine, tombe dans l'oreille d'un sourd - on n'est pas en Allemagne - normalement, je le sais et ne demande pas l'impossible. Donc patience, bientôt, de l'autre côté de la frontière, je vais pouvoir replonger dans les fastes du vrai petit déjeuner Allemand, avec un choix de pains, de fromage et de saucissons et un œuf moellet, si ce n'est pas carrément une assiette d'œufs brouillés....hmmm ... pour bien commencer une longue journée.


Arrivée à Düsseldorf, capitale de la biere, vous vous rappelez,  la décoration des vitrines des grands magasins me rappelle, qu'on est en plein carnaval ici. Düsseldorf, la capitale de la Rhénanie Westphalie, est fameux pour son grand défilé de foules déguisées le lundi avant le mercredi des Cendres, le Rosenmontag, qui marque la fin d'une saison, qui débute chaque année le 11.11. à 11h11 pile!

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J'ai hésité un moment devant le déguisement de droite, qui s'appellait "tonneau à vin", mais j'ai réculé devant l'achat, en constatant un détail, qui me semblait très incongruant pour une barrique Bordelaise.

Partie des coutumes locales fait l'élection d'un Prince Carnaval et de sa Venetia, qui président tout le longue de la saison à tous les sessions, événements autour de cette grande fête, qui a depuis longtemps perdue beaucoup de sa relation étroite avec  la religion catholique et le carême, pour devenir une vraie fête populaire.


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Le couple princier de la saison 2007/2008  - en haut dans leurs tenu d'apparat - en bas plutôt mise au goût du jour, a par contre retenu mon attention.

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Prince Joseph I et sa Venetia Barbara I symbolisent un mariage heureux entre deux métiers, qui les prédestinent pour une union: avec eux, on assiste cette année au mariage du pain et du vin à Düsseldorf.

Josef IJosef Hinkel dans sa vie de tous les jours, est propriétaire d'une très vieille boulangerie à son nom dans la vieille ville, celle dont je vous avais déjà présenté la vitrine plein de gâteaux de Noel dans un autre post.

Cette année encore, j'avais pris des photos de son étalage, avant d'apprendre sa nouvelle célébrité, pour vous montrer la diversité incroyables de variétés de pain dans mon pays natal. (photo du milieu). La photo à droite montre une création de Hinkel pour l'occasion, un pain, qui a la forme du bonnet de fou, qui orne aussi la tête des carnavalistes. À droite, je vous présente une autre spécialité de Düsseldorf: des petits pains de seigle, qu'on cuit par deux, pour les rompre au moment de les manger, les "Röggelchen". On les trouve dans les bistros à bière souvent accompagnés d'une sorte de fromage munster local - le tout se tro
uve sur la carte sous la dénomination énigmatique du "halve Hahn" (demi-coq).

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La Venetia, Barbara Oxenfort, n'est pas seulement très photogénique, mais surtout connue comme propriétaire d'un restaurant bar à vin très traditionnel et ancien, également dans la vieille ville, le Restaurant - Weinhaus Tante Anna. Cuisine traditionnelle et internationale, mais surtout une carte de vin exemplaire, qui montre, qu'ici, on travaille encore avec une cave maison, pas qu'avec des répresentants multicartes.

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Vous pouvez consulter leurs carte de vin ici.   Elle donne un très bon choix des vins de toutes les régions viticoles d'Allemagne, et il ne faut pas posseder la langue Allemande, pour s'émerveiller devant la liste des vins français et des grands crus de Bordeaux, souvent sur plusieurs millésimes et peut-être à des prix parfois plus sage que dans les restaurants de qualité égale en France.

Ce coup-ci, je n'ai pas eu le temps de tester sur place. La possibilité d'assister à un diner de chansons gourmandes autour du vin, interprétées par Barbara, qui est aussi chanteuse de formation, accompagnée de sa soeur au piano, m'a mis l'eau à la bouche. Et même une soirée Jazz Dinner, accompagnée d'un quatuour vocal de Jazz, m'aurais intéressée, après avoir vu ce site.

Donc un retentissant Düsseldorf Helau! - le crie de guerre des carnavalistes dans cette ville - aux foux de Düsseldorf cette année - et félicitation pour ce mariage heureux.




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Vendredis du Vin # 10: place aux buveurs d'étiquettes!

6 Janvier 2008, 12:00pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


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Aye, j'ai eu la fève, en ouvrant ma boîte émail l'autre jour! C'est Lisa, qui m'a passé le bâton du pèlerin des Vendredis du Vin pour la dixième édition, qui était tout juste revenu de Suisse, où notre commandante Estèbe venait de publier de compte rendu du N° 9 avec brio.

Du brio donc à la brioche, celle des rois, qui est de mise aujourd'hui - et comme j'ai eu la fève, me voilà votre nouvelle reine!


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Je vous annonce donc mon seul et unique décret, le sujet de la dixième édition des VdV - copies rendable ici pour le dernier vendredi, le 26,  de ce mois de janvier de l'an 2008.

Sortez vos bouteilles avec les plus belles étiquettes! Celles, que vous avez pieusement gardé sur le linteau de la cheminé (ou une étagère au-dessus de votre bar), parce qu'elle vous a couté une fortune, mais qu'il fallait l'avoir gouté au moins une fois dans votre vie. Vous l'avez peut-être vidé à plusieurs dans une dégustation,

Mouton 1970style François Audouze,  pour partager les frais et le plaisir de la découverte et ne pas mourir ignare. Ou vous l'avez eu comme cadeaux généreux de votre bien aimé(e), Romanée Contiqui pour une fois a voulu donner du sucre à votre singe (pardonnez l'expression germanique!) et vous l'avez savouré en tête à tête.

Ou elle a tout simplement attiré votre attention sur un rayon de supermarché ou chez votre caviste (de ville ou d'Internet), parce qu'elle se distinguait pour une fois des éternels châteaux en noir sur blanc ou des black-labels aux dorures ennuyeuses par son graphisme, ses couleurs ou son sujet, sa taille, sa forme, son nom, son humour, son attitude insolite ou le fait, qu'elle allait bien s'accorder à votre nappe de ce repas d'été sur la terrasse.



swimming poule L'important c'est, qu'elle vous a fait sortir du droit chemin de vos habitudes, des étoiles dans les guides et des notes de dégustation sur les forums, de votre Lulu B. ratio qualité/prix ou d'autres critères, qui sont habituellement à la base de vos achats.


Si vous en avez une dans votre cave, que vous n'avez pas encore osé ouvrir, allez-y, sacrifiez vous. Si vous avez jamais succombé à la tentation du packaging: faites un tour dans un magasin de vin et laissez vous guider rien que par vos yeux. (Je vous rassure, il y a entre temps des habillages faites pour cela: à reconnaître à une distance de 6 mètres du rayon - du vrai "tape à l'œil"). N'ayez pas honte, si vous êtes un(e) adepte du "critter-label" tellement en vogue depuis le kangourou jaune avec sa grosse queue, montrez nous votre cochon rose, votre loup blanc ou votre french rabbit


Cuvee A  Nieport  man and wine

Si vous voulez vous inspirer un peu plus, allez voir les pages d'oenographilie ou d'oenosémiophilie des collectionneurs ( ici, ici ou ici) ou la récente "discussion": Etiquettes et Contre Etiquettes, qui sévit sur LPV  depuis Noel ou allez voir dans les archives de notre grand frère anglophile des Wine Blogging Wednesdays d'il y a deux ans (ici).

Donc profitez bien de cette période du carnaval pour vous libérer du gris de vos habitudes d'œnophile sérieux,
bien français . Trois conditions: goutez le vin, prenez son habillage en photo et publiez votre commentaire sur votre blog avant minuit du dernier vendredi du mois, en m'avertissant de votre publication (lisson arobase wanadoo.fr).

À vos yeux et vos papilles!










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Début retentissant dans la Nouvelle Année

4 Janvier 2008, 16:10pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Début retentissant dans la Nouvelle Année avec mise en alerte orange  pour cause de tempête sur la côte du Golf de Lyon hier et mise en garde de notre arrière pays autour de l'Espinouse pour la nuit pour cause de violents orages et cumul de pluie vers 100mm en peu de temps.

Meteo France ne s'était pas trompée. Même si nous étions bien à l'abris des rafales de la tempête au creux de notre petite vallée de Lisson, mieux abrités que la
côte, les éclairs et la tonnerre après minuit nous ont bien tenu éveillés! Pas de soleil au matin aujourd'hui, mais un bon remake de  "singing in the rain“, comme vous avez déjà pu le lire il y a deux ans.



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Comme chaque fois, c'est le fond sonore autour de la maison, qui est le plus impressionnant. Nos ravins, normalement à sec, et le petit  ruisseau de Lisson se transforment en torrents bruyants et les multiples cascades remplient l'air de leur tonnère, même bien après que les précipitations soient revenues à la normale. 

Pas question de se rendre au village d'Olargues aujourd'hui. Le gue sur le chemin est encore trop profondément inondé et nous risquerions de noyer le moteur - et les bottes ne sont pas assez hautes...


wasserfall  wasserfall  undefined  undefined  die Furt

Restons donc bien au chaud et au sec dans la maison et contrôlons juste du temps en temps l'hauteur des flaques dans nos bâtiments annexes (pas de quoi fouetter un chat) et soyons contents, que la foudre n'as pas touché la ligne téléphonique et qu'aucun grand chêne s'est abattu sur les fils. Après le millésime 2007, plutôt peu arrosé, nous souhaitons même encore plus de pluie - cela refait les réserves des sources et du sol. Et comme il y aura toujours le soleil après la pluie, le travail dans la vigne pourra bientôt continuer.

Reste donc juste à profiter de l'occasion pour souhaiter encore une très bonne année 2008 à tous nos amis de Lisson. Que l'eau se transforme en vin d'ici aux prochaines vendanges!





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