Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Articles avec #dans la vigne

un début et l'éternel retour....

8 Janvier 2013, 09:47am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Il faut un début pour tout - pour la nouvelle année, c'était au 1er Janvier, donc encore tous mes meilleurs voeux -

 

sonnenaufgang-Montpellier-voeux.jpg

pour la nouvelle année de ma vie, c'était il y a 4 jours et je remercie tout le monde pour vos voeux les plus sincères, qui vont m'accompagner -

pour la vigne, c'est également la saison d'un retour: la taille des souches, qui va déterminer déjà une bonne partie de la récolte pour l'automne.


Et comme tout travail dans la vigne, la taille (et surtout le tailleur) est bien tributaire de la météo....

Pour l'instant, elle est clémente, cette dame capricieuse - du beau, du bleu, du soleil - un temps de rêve pour monter dans les terrasses, sécateur en main (ou plutôt sur le dos) -.

 

veste.jpg

S'il faut encore une veste chaude de bon  matin, surtout les jours de grand vent, il y a toujours le moment, où je la pose - et plus je monte en avançant, plus le regard va loin sur ce beau paysage, qui s'offre à mes vues.

jusqu-au-bout.jpg

Au loin, je vois les filets de fumé des amies, qui nettoient leur châtaigneraies après la récolte - bientôt chez moi aussi, le brûlage des sarments va leur signaler mon avancement - on se sent proche comme cela - à vol d'oiseau d'une montagne à l'autre, un peu comme des Indiens, nous communiquons sans Internet ou I-phone - faudra juste apprendre le code :-).

vue vers l'Espinouse

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Côt - Côt - Côt ....ou comme certains millésimes se ressemblent

2 Avril 2012, 11:52am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Hier, en grimpant dans la vigne, pour finir la taille des Pinots du Clos du Curé en plein soleil et sous un ciel toujours aussi bleu, je suis monté par "Les Échelles" et j'ai visité au passage ma petite terrasse des Côts ou Malbec...cépage assez précoce par ici et taillé il y a quelques semaines...

Et j'ai pu constater, que les premier bourgeons ont bien gonflés - certains, bien placés ont même déja éclos.

Un regard dans mes archives m'a confirmé, que cet avancement est le même qu'en 2008 - où je vous avais fait un petit reportage sur la première souche à droite du deuxième rang:-).
 

 

Le petit bourgeon du Cot du dernier article prend son envole: 4 jours plus tard!

 

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souvenirs, souvenirs en travaillant dans le Clos des Cèdres...

3 Mars 2012, 11:34am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Une des rares photos de la naissance de notre vigne...ici le plantier du Clos des Cèdres en 1991 - on voit bien les petits plants fraichement mis en terre (ou plutôt entre les cailloux..) à la barre-à-mine, arrosés un à un à l'arrosoir.

 

 

Clos des Cèdres 1991 2

 

 

On voit aussi encore une partie des grands blocs de schiste, qui sont montés en surface au défrichage, et que nous avons enlevés pendant les premières années.

Hier j'ai découvert un vestige  de l'outil, qui nous servait à cela au bord de  la vigne:



vestige

 

Deux barres en bois avec un plateau au milieu, un brancard, comme on peut le voire dans des illustrations anciennes,qui était chargé des morceaux de roche, et que deux personnes pouvaient ainsi transporter au bord  haut de la vigne, où ils servaient à faire des murets grossiers en pierre sèches...ajoutant ainsi à l'aspect "clos" de cette majestueuse arène naturelle au milieu des bois.

 

schische murs Cèdres

 

J'ai beaucoup aimé retrouver cet outil hier...particulièrement les détails des manettes,bien lissées...on dirait des petites sculptures, si on regarde de près:



DSCF4545

 

Et  j'admets, que même plus jeune de 20 ans, je n'étais pas assez forte, pour aider à porter cet outil chargé. Jusqu'à une certaine taille, je pouvais contribuer à prendre des blocs un par un dans les bras et les amener au bord, mais devant ce champ de pierres, cela ne représentait qu'une goutte d'eau dans la mer...

Les derniers, qui auront trop gené au passage du soc de la charrue à treuille, étaient brisés sur place à grand coup de masse - c'est peut-être aussi un peu de là, que venait notre réputation de ces débuts: travailler dans les vignes de Lisson, c'est comme à ..... Cayenne:-).

Aujourd'hui, 21 ans plus tard, ce n'est toujours pas de tout repos, d'y monter et travailler, mais on est loin des grands efforts du début:



Merlot and Mourvedre clos des Cèdres

 

 

Il ne restent que des petits cailloux de schiste et de quartz en surface, qui protègent la terre dessous et restituent la chaleur des jours pendant les nuits plus fraîches ici à 300 m au plantes....

....et l'été, c'est beau à voire et réconcilie de tous ces efforts.

 

 

Merlot et Mourvédre Clos des Cèdres sommer

 

et après une après-midi de taille dans cet endroit si calme, hors monde, où on entend que les bruissement du vent dans les cimes des arbres autour, les oiseaux et déjà quelques bourdonnement d'insectes, qui accompagnent le cliquetis du sécateur, où le corps prends son rythme et l'âme se met à rêver, la descente à travers les bois vers la maison, qui reçoit les derniers rayon de soleil sur la fumé, qui s'échappe de la cheminé...symbole de repos et chaleur,  est comme rentrer d'un voyage.



retour sur la maison

 

des temps anciens -  je me souviens de ce que m'avait dit le vieux, que je rencontrait à l'occasion de mes premières balades autour du Lau, petit village perdu, où j'habitais il y a 30 ans: faut jamais rentrer les mains vide d'une promenade !

 

jamais les mains vide...

 

et je charge encore vite deux grands tuteurs mis au bord de la vigne sur l'épaule, pour lui tirer ma révérence à l'ancien...

 

 

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et la taille de la vigne continue....

2 Mars 2012, 09:44am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Le sport du vigneron,  pendant la saison d'hiver, c'est la taille - j'en parle chaque année, surtout de la difficulté,de se prendre en photo pendant l'exercice....

C'est devenu une danse plus experte au fils des 25 saisons, que je la pratique - oui, oui, au moins 25 ans, parce que j'ai fait mon apprentissage bien avant d'avoir planté ma propre vigne sur la colline de Lisson, quand nous faisions nos premières expériences en vigne et vinification avec un petit hectare de vieille vigne en fermage, complantée depuis 60 ans avec plein de cépages différents, des blancs  des rouges, des teinturiers (les seuls, qui ont le jus rouge:-), comme l'Alicante Bouchet, des Carignans et Grenaches des 3 couleurs, surtout des Oeillades et même quelques souches de raisins de table, comme la Clairette et le Muscat d'Hambourg, plantés là par les anciens, pour pouvoir se rafraichir pendant les vendanges...

et je me souviens encore bien des vieux du villages, qui venaient me "surveiller" du bord du chemin,pendant que j'y était, pour voire, si  et comment je m'en sortais, l'estrangère... Parfois ils rentraient aussi dans la vigne, pour déterrer quelques poireaux de vigne, qui poussaient là en abondance - on me confirmant, qu'ils le faisaient, parce que c'était une des rares (si pas la seule...) vignes, qui n'était pas désherbée, vue qu'on préférait "cultiver les ronces et autres mauvais herbes";-)...

 

Bon, c'est de la vieille histoire, cela date des années 80 - et la vigne était arrachée contre prime par le propriétaire depuis longtemps...

Donc aujourd'hui, ce n'est plus que sur nos propres vignes (à ne pas toujours à confondre avec des vignes "propres"), que je m'exerce - moins élégant qu'avec le sécateur à deux bras, que j'aimais tant - sans bruit et avec vraiment l'impression de danser...mais plus efficace avec le sécateur électrique, moins éprouvant pour les bras et les tendons, mais plus bruyant aussi - et parfois un peu vite,quand le doigt à la gâchette devance l'oeil de quelques millisecondes et coupe un sarment, que j'aurais finalement aimé garder quand même...

 

taille-hiver-kl.jpg

 

Le beau temps des dernières jours, après le redoux, m'a fait bien avancer ...c'était une vraie joie, de sentir enfin  la chaleur dans le dos:-)!

 

vigne-fevrier.jpg

 

et cela m'a même inspirer à un nouveau sport, pour détendre les reins, qui en morflent autant de cette position penchée:

 

piquet-volant.jpg

 

Le lancer du piquet de vigne, de ces tuteurs en bois de châtaignier, plantés par milliers dans la jeune vigne, pour guider les jeunes souches du plantier il y a 20 ans - pas traités - comme il se doit, quand on ne veut pas empoisonner son sol,  juste passés au feu avec la pointe, un par un, avant leur plantation à la masse.

 

Pour le Mourvèdre, qui est, comme vous le savez, si vous avez suivi attentivement les plus que 300 articles de ce blog, un cépage à port érigé, donc avec des sarments, qui ne nécessitent pas d'être rattachés, parce qu'ils se tiennent verticalement debout tout seuls, surtout taillés courts et en gobelets, (ah, comme je les aime pour cela:-)!), ces piquets ne sont plus nécessaire, une fois que le tronc des souches est assez épais, pour ne plus se courber sous le poids de la végétation. Et comme ils ont petit à petit tous "vécu", se sont ramollis dans la terre au bout de tant d'années, je les enlève à mesure, qu'ils me semblent branlants...et ils finissent leur vie utilement dans notre poêle, pour alimenter le feu, qui nous réchauffe encore pendant les nuits fraiches.

 

Et pour ceux, qui voudront s'exercer dans leur bureau devant l'ordinateur au jeu de taille, il y a un petit lien ici en fin de texte.

jeu de taille

 

 

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Balade de Juin dans la vigne

9 Juin 2011, 12:24pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Balade dans la vigne - c'est bien le sous-titre de ce blog, depuis sa création, il y a presque 6 ans - et c'était même le titre de mon tout premier article.


À l'époque, c'était au temps des vendanges, en Septembre. Mais toutes les saisons sont bonnes, pour s'y promener - promener pour et avec des visiteurs - pour le vigneron, ces "promenades" de travail, qui ne restent pas sur les chemins, sont d'un autre acabit. Il faut passer à chaque souche, que cela soir à la taille, à l'ébourgeonnage, pour le fauchage de notre enherbement naturel ou - si la météo nous oblige - aussi pour les rares traitements. Tout cela, c'est bien documenté dans la rubrique "à la vigne" de ce blog à gauche.

 

Depuis, vous avez pu m'accompagner à travers les saisons, en virtuel sur le blog ou bien chaussés avec vos brodequins, comme le conseillent les visiteurs, qui ont arpenté en réel les terrasses - il n'y a que la vigneronne, qui a eu un temps dure à passer récemment, parce qu'elle s'est trouvée bloquée d'un genoux pendant des longues semaines ce printemps - pas question de grimper une pente ou de s'aventurer sur un sol caillouteux ... vous vous imaginez, que cela était assez déprimant, même si - avec de l'aide extérieure, le travail si nécessaire en cette saison, a pu être effectué...

 

La bonne nouvelle est donc, que je peux de nouveau crapahuter - un peu plus lentement que dans mes habitudes, mais assez sûrement, pour oser la première balade avec des visiteurs venus de loin, l'autre jour, pour leur faire découvrir le domaine.

 

Ils étaient habillés assorties pour une visite du Domaine, ces deux, et il m'a fait doublement plaisir, de prendre Esther en photo avec son T-shirt devant les rangés bien vertes et bien nettoyées du Merlot en haut du Clos des Cèdres, en lui annonçant, qu'on allait encore passer devant le Pinot et les Cabernets - juste pour le Sangiovese, faudrait voyager plus loin;-)...

 

Esther Schwytz

 

La vue vers le bas de la parcelle, sur les Mourvèdres était assez parlant, pour qu'ils comprennent, qu'il faut bien s'accrocher en travaillant ici,  et cela ne pas seulement pour les vendanges.

 

Clos des Cèdres juin 2011

 

Le fauchage de l'enherbement permanent et spontané de cette parcelle est terminé - si les pluies, qui sont tombées depuis, nous accompagnent encore cet été, on va peut-être le reprendre pour le bas de la parcelle, mais les schistes, qu'on voit bien sur le haut, vont pouvoir emmagasiner la chaleur le jour et la reconstituer aux souches dans les nuits toujours plus fraîches ici à 300 m.

 

La descente à travers les Pinots du Clos du Curé de l'autre côté nous montrait, que la floraison est bien terminée et les premières petites grappes se voient bien:

 

Pinot Juin 2011

 

Les feuilles sont partout bien vertes et cela sans avoir reçu de traitement jusque-là, elle m'ont enchantées par leur vert éclatant.

 

feuilles vigne Juin 2011

 

Comme toujours, après le Pinot sur le calcaire du haut de la colline, en descendant le long des Échelles, nous passons devant les Cabernets des petites terrasses étroites.. avec vue sur la vallée et retrouvons le schiste.

 

Les Echelles Juin 2011

 

 

et en bas, après la dégustation à la cave de notre gamme de vins, issus de ce que nous venons de parcourir, une autre belle journée dans le Sud de la France se termine en convivialité dans un repas improvisé:-).

 

another beautiful day in the South of France

 

 

 

 

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Lisson: vendanges 2010/3- encore du beau raisin en perspective

19 Septembre 2010, 08:55am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Bon, hier, ce n'était pas à rire (et merci aux premiers lecteurs, de ne pas avoir essayé de me divertir avec des recettes sur les accords charcuterie de sanglier et vin;-)...

 

Mais de mes contrôle quotidiens dans les parcelles restantes des cépages tardives (Mourvèdre et petit Verdot), j'ai gardé des images plus encourageantes et l'espoir, de pouvoir quand même rentrer de quoi vous concocter quelques bouteilles de Lisson 2010 - vin, si pas issu du millésime du siècle, sera aux moins encore une fois très rare.

 

mourvèdre18 ans

 

Que ce sont les souches des clones de Mourvèdre sur R 110, que nous avions plantés à la création du vignoble en 1991, formées en gobelet bas avec 3 bras et menés en taille courte, pour donner peu de raisins, mais des jus bien concentrés

 

mourvèdre 9 ans

 

ou des souches plus jeunes, greffées sur place il y a 9 ans sur des porte greffes (également R 110) avec du bois de greffe, que Claude et moi avaient prélevé dans son dernier hiver dans les vigne des la Grange des Pères (bien sure avec l'autorisation du propriétaire;-)

 

Elles nous ont toutes donné des belles grappes cette année, malgré un printemps perturbé par les aléas de la météo, et semblent toutes assez bien enracinées entre temps, pour résister au stress hydrique, qui peut arriver avec un été en déficit hydrique et un mois d'août bien caniculaire, comme nous l'avons eu encore  cette année.

 

mourvèdre 1

 

des grappes bien charnues, avec des grains dodus et bien gonflés - d'autres plus typiques pour le Mourvèdre, un peu plus lâches et donc encore plus résistants à la pourriture, si jamais le temps s'était mis au chaud-humide - ce qui n'est heureusement pas le cas cette année, contrairement à ce que subissent nos amis en Champagne...

 

mourvèdre 2

 

et cela montre aussi bien, que même venant du même cépage et plantés sur le même sol, les raisins ne se ressemblent jamais - le porte greffe, le greffon, l'emplacement dans la vigne (plus haut ou plus bas sur le coteaux), la position sur un rang (avec les ombres portés à certains heures par les autres), même l'emplacement sur la souche (en pleine soleil ou plutôt derrière, à l'ombre), à la base ou plus haut sur le sarment - tout cela joue et lui donne sa singularité à chaque grappe - et le vin, c'est le résultat de la synergie de tous ces caractères individuels pour former une entité, où, comme dit déjà le philosophe, le tout et plus que la somme de ses parts....

 

baies mourvèdre

 

Pas de traces d'un seul traitement sur la pruine des baies cette année, qui nous a encore gâté par des conditions climatiques, qui ne rendaient aucun passage au cuivre nécessaire.

 

chenin 1

 

et même les quelques grappes perdues  du Chenin au milieux des Mourvèdres, anecdotiques, comme vous le savez , montrent encore une belle promesse, de refaire su "passérillé" à la fin...

 

Vous imaginez, que je les suis de près maintenant, pour guetter le bon moment, de les rentrer - mais j'ai combattu le premier réflexe, de vouloir tout mettre à l'abri, tant qu'il en reste. Cela sert à rien, de sauver la quantité, tant que la qualité recherchée pour un Lisson, qui n'est pas un petit vin frais et gouleyant à avaler sans s'y attarder un moment sur la langue - le moment d'une pensé à son origine, son histoire de l'année, c'est  cette qualité là, sa singularité, que je recherche à dévoiler chaque année.

 

presse citron

 

 

Donc je poursuis le controle de la monté des sucres (proche de 13° antre temps derrière la maison) et l'évolutions du goût et la maturation des pépins - et des sucres, il y en a, comme me montrait cette petite visiteuse:-):

 

 

sucré

 

 

et même la couleur - peut prononcée sur le jus frais de Mourvèdre, s'intensifie de plus en plus -

 

jus 4 cépages

Donc le prochain post parlera du "vrai" jour des vendanges à Lisson - c'est sure. Demain, après demain - le soleil nous laisse le choix heureusement en ce moment.

 

jus saft juice

et merci, pou tous vos voeux d'encouragement, cela fait du bien à l'âme...

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Lisson: vendanges 2010/2- traçabilité à la vigne

18 Septembre 2010, 17:21pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Faut tenir ses promesses, ici donc enfin le deuxième chapitre de ces vendanges 2010 à Lisson.

 

J'aurais pu vous l'écrire samedi dernière, après mon contrôle de maturité, mais le constat, que j'ai du faire pendant ce tour complet des vignes sur la colline était trop traumatisant pour toute une série de nos cépages, pour que j'aurais trouvé le courage, de publier les images et le confier au clavier tout de suite.

 

Il y a des mauvaises nouvelles, qu'il faut d'abord digérer - méditer les conséquences - tirer un bilan - faire son deuil des espérances, que nous avaient donnés tous ces beaux raisins, choyés depuis le début de la saison - avaler la pillule, d'avoir dépensé beaucoup de travail, temps, argent pour rien - et cela malheureusement pas pour la première fois.

 

 

dégâts sur le sol

 

trous holes löcher

 

Des trous, l'image ne le montre pas bien, mais c'est souvent dans les parties les plus en pente, donc là, où cela rends après tout passage à pied pendant les travaux dangereux (et nos visiteurs savent, qu'on ne peut passer qu'à pied...). Ici, les derniers dans la pente à gauche du Clos des Cèdres

 

passage

 

Mures éboulés, les passages encombrées par des pierres déterrées et bousculées entre les terrasses des Échelles, nos sentiers piétons raides,  essentiels, pour porter les caisses de raisin plus haut ou plus bas aux points, où on peut accéder avec notre rampicar, la brouette à chenilles, qui aide, à tous les transports dans la vigne.

 

après sanglier

 

et, pire que tout cela: des parcelles entières avec des souches vidées des raisins, juste mures à points - à commencer avec les cépages précoces, comme toujours: Pinot, Merlot, Côt, mais aussi déjà les deux Cabernets...

 

vide 2

 

Sangliers, blaireaux - et probablement aussi de nouveau les chevreuils, que nous avions rencontrés l'année dernière pour la première fois à l'intérieur de nos clôtures électriques- se sont largement servis - les uns (chevreuils) plus proprement que les autres (sangliers) - mais tous avec une effarante efficacité, qui nous a laissé tout juste quelques grains sur les rafles, qui permettent, de mesurer la perte, aussi en qualité...

 

vide 3

 

Contrairement à la grêle, le fleau le plus connu, qui peut anéantir les récoltes en quelques minutes, on ne peut pas s'assurer contre ces nuisibles. Et comme déjà l'indemnisation des assurances risque d'être aléatoire, surtout dans des vignes menées volontiers avec des rendements inférieur à la "norme", elle l'est encore plus dans le cas des dégâts par le gibier, qui tombent sous la responsabilité des fédérations de chasse. Pour nos vignes, les taux de "remboursement" du kilo de raisin estimé bouffé, sont alignés sur le prix d'un kilo de raisins payé par la coopérative du coin aux viticulteurs: autour de 0,27 €/kg - nous aurions donc jamais bien plus que 500 €/ha à attendre - avec  nos 1,5 ha en tout de surface plantée et l'espoir, de pouvoir au moins sauver les dernières parcelles des cépages pas encore assez mures au goûts des intrus (et au notre)...  

 

Pour les autres traces, pas listées dans les cahiers de charges des organismes de contrôle;-), je continue ma collection de photos, guidé parfois aussi par mon nez, qui m'indique la m.... des sangliers déjà quand j'enjambe la clôture - une arôme, que vous n'aimeriez pas retrouver dans votre verre, croyez moi!

 

defections

 

Il y a de toutes les tailles, grands et petits se sont donné à coeur joie au banquet:

 

merde pas vin

 

J'arrête là les illustrations frustrantes, si vous en voulez plus, pour vous initier à la scatologie es vigne, suivez le lien.

 

Et je vous écris un autre billet demain, avec des belles photos de beaux raisins, prises il y a 3 jours - les Mourvèdres, qui vont arriver à 13° et qui montraient les premiers pépins murs, donc avec un peu de chance, enfin les vraies vendanges, où on rentre des raisins à Lisson en début de semaine, comme l'année dernière.

 


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un peu de rouge dans le blanc ...

6 Août 2010, 16:04pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Même si certains nous disent, que le blanc est tendance aujourd'hui, mais non, pas une nouvelle cuvée de Lisson, pour nos vins, nous restons dans notre couleur préféré, le rouge, qui tache:-) - mais à la vigne, ils se prépare la transformation tant attendu.

 

Dans nos vignes pas étêtées, par rognées, parce que nous considérons, que la plante, déjà assez freinée dans son exubérance naturelle par le fait, que nous mettons pas d'engrais sur nos terres enherbées et que la taille, que je pratique l'hiver, est assez sévère, les sarments poussent assez libres et se sont bien régalés de la dernière pluie il y a quelques jours

 

pas étêté

 

La couleur est encore belle, les feuilles vertes font plaisir à voire, sur ces souches exemptes de traitement  contre le mildiou jusque là cette année. Je suis moins fière du fait, que la météo très fraîche et capricieuse m'a empêché, de passer du soufre en poudre en mai/début juin, au moment de la floraison, avant mon départ en Allemagne, parce que cela aurait évité de trouver des  traces d'oïdium sur les jeunes grappes de certains Cabernets dans les expositions défavorables de quelques bout de terrasses des Échelles...

 

vierge de traitement pour l'instantbelle grappe sans traitement en 2010

 

et, pour justifier le titre d'aujourd'hui, mais vous l'auriez deviné déjà: les premiers grains de nos cépages tournent du blanc (vert) au rouge - la véraison des grappes a commencé...

 

véraison Pinot 2010

 

voici sur une grappe de Pinot dans le Clos du Curé, en haut de la colline

 

véraison Mourvèdre 2010

 

mais sur certains souches aussi déjà dans le Mourvèdre, cépage le plus tardif normalement de notre vigne, qui rentre dans notre vin Clos des Cèdres.

 

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et pendant ce temps dans la vigne....

20 Juillet 2010, 15:28pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Il y aura  encore du temps à parcourir d'ici vendanges, mais il y a des parcelles et des souches, qui font plasir à voire, compte tenu d'un printemps et début d'été difficiles et ldu temps de mon absence de Lisson...

 

vigne juillet 2010

cliquez sur l'image pour l'agrandir

 

J'ai vu que très peu de coulure, vu le temps instable pendant la floraison en Juin - je ne vois pratiquement pas de traces (séchées) de mildiou, malgré le fait, que nous n'avons pas encore eu recours au traitments  au cuivre cette année ... seul b-mol: au lieu habituel des certains bouts de terrasses , qui gardent plus longtemps les rosés matinales  des raisins touchés par l'oidium, du à l'impossibilité de trouver une matinée assez chaude pour passer du soufre avant mon départ...

 

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Calme au blog - agitation dans la vigne...

13 Mai 2010, 19:35pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Depuis l'agitation des Vendredis du Vin  en Avril c'est plutôt calme dans mon blog. Mais cela ne veut pas dire, que nous chômons à Lisson. Au contraire, comme chaque année à cette époque, il y a de quoi faire et nous courons contre la montre...  

 

Et c'est bien sur le temps qu'il fait, la météo, qui occupe les paysans, que nous sommes. Et il fait dncore es caprices cette année, ce temps. Les collègues sont aussi très préoccupés, il y en a, qui constatent maintenant les dégâts inattendus, qu'a causé le froid intense et longue de cet hiver, comme en Bourgogne , d'autres sont déjà victime de phénomènes inhabituels, comme la grosse tempête sur le Roussillon d'il y a peu. Et tous s'inquiètent déjà du Mildiou, qui menace avec le temps humide en permanence...heureux, qui a su placer son traitement à temps.


L''année montrait bien 2 semaines du retard par rapport à par ex. 2008 pour le départ de la vigne, mais les jeunes pousses profitaient bien des premières vraies journées printanière d'avril:

 

Cabernet


Les bébé-raisins se montraient, comme ce joli Cabernet Sauvignon en haut, ou le précoce Chenin

 

Chenin 22 avril 2010

 

Et comme le sol est assez gorgé en eau après cet hiver humide, la couverture verte de la vigne se mettait aussi á pousser à vue d'oeil et vitesse grand V - comme souvent, le désherbage à bout de bras devient une course contre la montre:

gérer l'enherbement à bout de bras

Comme d'habitude, c'est derrière la maison, au pied de la pente, que ce vert était le plus gras et le plus haut, c'est donc là, que commence le travail - et les Mourvèdres sont les premiers, qui seront contents, d'être débarrasses de leur concurrence: 

 

fauché mourvedre mai 2010

Mais plus haut aussi, la couverture épaisse des plantes mêlées du Clos du Curé appelle une intervention d'urgence: 

 

nettoyage Clos du Curé mai 2010

Une première terrasse est propre, mais rien que pour le Pinot, il reste 4 autres à passer - avant de passer plus bas sur les "Èchelles" - également  5 de plus - et de s'attaquer à la fin à la grande arène du Clos des Cèdres - et de là, il va probablement falloir recommencer derrière la maison... affaire à suivre...


premier terrasse Curé propre Mai 2010 Clos du Curé, première terrasse propre


 

 

Nous espérons donc maintenant, que le temps va revenir à des températures normales pour un mois de Mai  - pour pouvoir travailler sous des bonnes conditions - et que  la vigne puisse faire sa floraison tranquille. 

 

Cet après-midi, c'est encore une grosse averse de pluie froide, qui m'a fait descendre à grande enjambés du haut de la vigne - heureusement, que j'avais pris cette belle photo de l'ail sauvage, qui fleurit partout dans la vigne, pour vous montrer un peu de couleur:-).

 

ail sauvage

Et les  vieilles variétés de tomates aussi, que j'ai acheté comme chaque année  à la fête des jardiniers à Olargues chez un des petits maraîchers bio de notre vallée attendent au jardin les beaux jours avec impatience...

 




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