Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Histoires épineuses de rosé -

27 Avril 2009, 17:47pm

Publié par Iris Rutz-Rudel



Rosé - de quoi je me mêle? Point de rosé à Lisson depuis des années (oui, oui, il y en a eu une seule cuvée en 2000 - un rosé de saigné à base d'oeillade dans la série regretté des Moulenty, qui s'est vendu comme des petits pains - et un rosé de Merlot du même millésime, qui s'est transformé après 4 ans d'évolution sous voile en notre Bel Hazard - un vin sec d'apéritif...).

Et pas assez de souches de cépages blancs, pour que l'occasionnel mélange des raisins (Viognier, Roussanne, Chardonnay, Chenin et deux pieds de petite Arvine) avec nos cuves de rouges se fasse resentir sur les couleurs...

Pas souvent du rosé sur notre table à Lisson, pour des raisons de goût et par manque de frigo - indépendance de l'électricité nucléaire oblige.

Malgré cela, j'ai suivi, comme beaucoup d'autres, la discussion plus ou moins polémique sur l'annonce du droit de coupage de blancs et rouges, pour faire des vins de table rosé, qui sévissait dans la presse, ces dernières semaines.

Encore une fois, je trouve un article bien ficelé sur le numéro 16 de Fureurs des Vivres - dédié à l'agneau - mois de Pâques oblige - que certains préfèrent aussi plus rouge que rosé...


C'est Mike Tommasi - Provençal d'adoption et Sloow- Foodien de passion, qui nous a concocté cette belle contribution sur  le titre Agneau rosé ou vion de coupage - les moutons protestent, que je vous conseille vivement comme lecture!


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Départ fulgurant de la nature - et des travaux

27 Avril 2009, 14:16pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Bien que le mois d'avril a fait honneur au dicton - nous amenant de tout: du soleil, de la pluie et les premières orages de grêle - et même de la neige sur les hauteurs autour de Pâques, la nature est bien lancé sur son cycle de croissance annuelle et nous gratifie chaque jour d'une autre couleur, qu'elle rajoute à ses habits.

après le blanc



c'était au jaune:



du bleu au mauve, des nouvelles couleurs s'ajoutent autour de la maison:




pendant que dans la vigne, le vert commence à pousser, timidement sur les souches:


et à la vitesse de croisière sur les sols, comme le montrent ces deux photos prises derrière la maison entre mi-mars et mi-avril :

  I

Il devient donc urgent, de s'occuper de ce tapis vert, comme chaque année - d'une manière un peu moins "facile" que dans d'autres configurations de terrains, plus aptes à la mécanisation, où les collègues sortent les tracteurs , mais pour eux comme pour nous, c'est la course entre vigne et chai, culture et commercialisation (mais, oui, nous aussi, à Lisson, nous sommes obligés de vendre nos quelques flacons, si nous voulons pouvoir continuer notre travail passion...).

Donc - même si la crise va probablement aussi arriver par nous toucher - ne serait ce que par les problèmes d'emploi et de pouvoir d'achat de nos clients - nous ne risquons pas de nous trouver au chômage -  entre ébourgeonnage, taille de l'herbe, soin des clôtures, contrôle des vins en élevage à la cave, envoie des cartons et accueil des visiteurs, premiers traitements et paperasses - et nous aurions toujours au moins du bon vin à boire, pour nous consoler:-).


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Vendredi du Vin # 23: mon vin pour le printemps

24 Avril 2009, 00:50am

Publié par Iris Rutz-Rudel

C'est Rémy Charest, ami blogguer Canadien de  à chacun sa bouteille , qui nous pose la question de ce dernier vendredi du mois, qui est le traditionnel Vendredi du Vin, déjà dans sa 23ième édition

Quels vins pour vos printemps?

"Avec le retour de la belle saison, que sortez-vous de vos caves - ou de vos frigos? Pour les premiers apéros sur la terrasse, zyeutez-vous un rosé? Un petit muscadet bien frais?

Ou est-ce que pour vous, le retour du printemps fait songer aux premières grillades, avec un rouge gouleyant et bien en fruit?

En ce temps pascal, voyez-vous un riesling chantant pour le jambon ou un rouge ensoleillé pour l’agneau?"

Chez nous, cela sort de la cave - parce que, comme vous le savez, point de frigo à Lisson! Et même si la belle saison semblait bien au rendez-vous pendant le mois de mars, elle n'était pas encore assez chaude, pour prendre l'apéro en terrasse, avoir envie de rosé ou d'autres vins à boire frais...

Même chose pour les grillades: trop de vent, pour allumer un feu devant la porte - et Pâques, avec son retour du froid et la pluie se passait plutôt au tison.

Donc sujet raté? cela aurait été dommage - la nature se pare malgré le temps changeant d'une éclatante verdure et de couleurs ravissantes, donc le printemps est bien là, faut juste garder sa veste. J'ai donc débouché une bouteille, qui venait d'arriver il y a peu dans ma cave, ensemble avec 5 autres, commandés dans la boutique en ligne, toute fraîche d'une vigneronne, que je suis par blog entre-posé depuis un moment.



Isabelle Perraud, du Domaine des Côtes de la Molière en Beaujolais, qui cultive - en agriculture biologique  - ensemble avec son mari Bruno depuis 1988 ce domaine, situé à Vauxrenard, qui s'étend sur une superficie de 8,5 hectares sur 4 appellations:

- Beaujolais
- Beaujolais Villages
- Moulin à Vent (élaboré sur Chénas et Romanèches Thorins)



Le colis de 6 bouteilles, que j'avais commandé à l'ouverture de sa boutique. m'arrivait en quelques jours:


Les belles bouteilles, cachetées à la cire, avec des étiquettes bien sobres pour les derniers millésimes faisaient plaisir à voire:


Cela me donnait envie, de les prendre en photo tout de suite, dans leur carton et sur la table devant la porte



Et j'ai bien fait, parce que pendant le transport dans le frais de ma cave, m'est arrivé un petit malheur, j'ai trébuché et patatras


Le précieux contenu de deux bouteilles, qui se répand par terre... en laissant, flotter dans l'aire des  arômes si allèchants et plein de fruit, avant d'imbiber le sol en béton de chaux, que je décide tout de suite, d'ouvrir une des rescapées le plus vite possible.

Chose faite pour ce Moulin à Vent 2007, qui pourra décidément devenir mon vin du printemps - et facilement un de mes vins de l'été, de l'automne et pourquoi pas de l'hiver!


Du fruit pure, du vrai,
pas de bonbon anglais,  dense dans la bouche, on le croque, il tapis le palais, il monte au nez, il reste dans la bouche, il s'avale avec un tel plaisir,  qu'il non restait plus, le temps de vouloir prendre une photo du verre.

Du vrais vin, ce Gamay de vignes de 60 ans, naturel comme le revendique Isabelle sur son blog  et comme ils le mettent sur l'étiquette - cela saute au papilles - cela rend heureux, on en boit, sans se prendre la tête - mais en ayant chaud au coeur!

Un vin, pas du tout "un petit vin", pas prétentieux, mais vrai, une gourmandise, pas gouleyant, ce mot, que je n'aime pas, tellement il est appliqué la plupart du temps aux vins passe partout et insipides, mais qui donne envie, d'en boire et ré-boire, pour retrouver le plaisir - je sens, qu'il va falloir commander vite un autre carton - surtout avec les flacons, que ma libation involontaire à laissé s'imbiber dans le sol de ma cave...

et que les vins du Domaine sont tout à fait dans l'air du (prin)temps, n'est plus à prouver. Lisez les louanges chez Hervé Lalau  et Olif:-).


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Who is who dans la vigne?

14 Avril 2009, 18:30pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Non, il n'y a pas eu de débarquements de VIP et d'autres Stars du bottin mondain dans ma vigne, qui m'auront inspiré cette question, mais c'est la questions, que je me posais en regardant mes trois rangés de raisins de table derrière la maison, qui doivent toujours attendre la fin de la taille de la vigne (de cuve), avant de se voir rabattre à leur tour.

Et ce sont leurs bourgeons sur les bois de l'année dernière, plus long que mes petits coursons à un oeil franc, que je laisse sur la plupart des cépages sur la colline, qui suivent en premier l'appel du printemps.


Et pendant que ce bourgeon de Côt montre bien la différence avec le millésime 2008, bien plus en avance à la mi-Avril, du au fait que grâce à l'hiver long et plus frais qu'en 2007/2008, la vigne à bien 10 à 14 jours de retard au démarrage en 2009, ce sont les Muscats d'Hambourg, Chasselats, Muscats d'Alexandrie et à petit grain et j'en passe, qui déploient leurs premières feuilles lumineuses - chacun avec son allure, ses teintes bien à lui.



Cette mosaique groupé autour d'un autre bourgeon de Côt au milieu, montre l'oeil "dormant" à tous les sens du terme du Mourvèdre (très tardif) en haut à droite, du Chenin, comme d'habitude le plus en avance des raisins de cuve à Lisson sur ses bois courts - deuxième d'en bas à droite et en haut troisième de gauche, ainsi que en bas à gauche le champion en précocité, notre vieille vigne liane du l'entrée du jardin, qui se cramponne au figuier voisin, jamais taillée, jamais traitée - toujours en excellente santé et pleine de grappes, que nous laissons aux oiseaux... elle laisse déjà apparaître la partie du bourgeon, qui va donner l'inflorescence du future raisin!

Et pendant que les abeilles et bourdons de toutes sortes, accompagnés d'une joyeuse bande de papillons, insaisissables pour mon appareil photo, s'amusent comme des fous sur les fleurs des arbres fruitiers et les lilas, qui embaument.


Et nos petits amis les coccinelles (de pure souche Francaise!) sont de retour, pour s'occuper des premiers pucerons.



Et demain je vais m'armer pour la dernière fois de ce printemps de mon sécateur de taille, pour terminer dans les raisins de table -



avant de passer bientôt sur l'ébourgeonnage, le nettoyages des pieds, le rélevages dans les fils de fer et ainsi de suite... pas de repos véritable jusqu'à la récolte ... et pas encore de jugement possible sur le millésime qui se prépare!

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Noël au balcon - Pâques au tison

12 Avril 2009, 16:35pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Pluie sur la vallée, neige sur les montagnes du Col de Fontfroide, qui porte bien  son nom aujourd'hui et la femme couchée, qui se cache dans les nuages - et même si nous n'avons pas vraiment passé Noël au balcon, nous sommes très contents, de trouver encore quelques tisons dans le petit poel à bois au réveil le matin...



Au moins nous avons réussi ses derniers jours de mettre en pratique la bonne résolution, que nous avions pris après avoir manqué la fabrication des petit gâteaux traditionnels de Noël 2008: nous les avons fabriqué pour Pâques, en adaptant légèrement la forme à l'actualité.



Joyeuses Pâques!

Et pendant que dehors les fleurs des pommiers continuent à braver la pluie et la baisse des températures,


je passe mon après-midi en écoutant la radio et en lisant sur le petit écran les messages plus ensoleillés du Nord -  bien blottie du côté du Jotul. Est-ce que j'ai d'ailleurs déjà raconté, que malgré notre climat méditérranéen, la saison du chauffage à Lisson s'étend facilement d'Octobre jusqu'au mois de Mai?

Les mikados géants, que nous avait laissé la tempête Klaus et que je viens de sortir du milieu de la vigne, trouvent encore une bonne utilisation ces jours-ci - vive le récyclage!



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Vive le gobelet - pas seulement dans la vigne...

8 Avril 2009, 17:37pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Il ne me manquent plus que deux après-midi pour terminer la taille dans la vigne - une petite dépression avec des pluies légères m'a retardé sur les derniers mètres avant la bande de la fin tout en haut au Clos du Curé , où les Pinots m'attendent, maintenant prêtes au démarrage.


La taille se fait ici aussi en gobelet, taille traditionnelle du Midi, avant le passage à la mécanisation des travaux de la vigne, qui a introduit les palissages, souvent taillé en guillot, simple ou double, plus productives et propice pour les passages des tracteurs, que cela soit au labours, pour les traitements ou la récolte à la machine.

Mais ce n'est pas seulement dans la vigne, qu'on taille sévèrement: partout dans la région, les hommes s'affairent, pour mettre en forme et rajeunir la végétation:



Comme ici sur l'allée des platanes plus que séculaire de l'esplanade d'Olargues, qui abritent tant de marchés et fêtes pendant l'été et l'automne sous leur ombre.



Un de nos voisins taille ses oliviers séculaires, toujours en suivant le même principe qu'à la vigne: aérer le milieu, pour mieux laisser rentrer le soleil, faire de la place, pour les nouvelles pousses . 



Et pendant que la floraison des cerisiers a presque atteint son sommet et le pays retient le souffle en espérant que cette année le ciel soit plus charitable pour une bonne prise des fruits et une bonne récolte, que les dernières années,


ce sont les pommiers à Lisson, qui ouvrent leurs boutons floraux, sans se laisser décourager de la bruine, qui tombent depuis deux jours, comme cette vieille variété de pommes d'été, qui nous rafraichissent au mois d'août.


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