Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Articles avec #a la cave

Lisson: vendanges 2010/5- surveiller la fermentation

17 Octobre 2010, 13:44pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

La fermentation de notre première cuve a  suivi son chemin pendant les dernière deux semaines. Le jus frais, plein de sucre du raisin cueilli dans la première partie de notre vendange 2010 s'est transformé petit à petit en vin.

 

Comme les nuits se font plus fraîches, il a fallut protéger la cuve, pour éviter des perdition de chaleur - à Lisson, ce genre de "contrôle de température" se passe de chauffage électrique, comme vous voyez

 

tenir chaud

 

du "No-Watt" comme chez nos amis du Clos de la Procure  avec les moyen du bord, qui sont assez efficace, pour garder la température pendant la nuit.

 

Les premières balbutiements dans la cuve étaient très attendus, là aussi, une méthode très pratique, pour surveiller les premières bulles du CO2, qui montent à travers le moût

 

c'est grave docteur

 

blub, blub, blubblubblub...

 

respirez soufflez  

 

respirez... soufflez...

 

c'est bon

 

cela boue et cela ce transforme

 

Entre temps, il ne reste plus que quelques grammes de sucre à finir,  le goût du nouveau vin, qui ne sera pas un "vin nouveau" se dessine, profond, à ce stade dominé par les arômes primeurs du fruit, avec les notes florales, que développe le Mourvèdre dans sa jeunesse -  j'en sort un verre à chaque contrôle au mustimètre et je luis fais faire le tour de la propriété, toute fière de ce nouveau né...

 

jus Mourvèdre 2010

 

comme chaque année

 

vin Mourvèdre 14.10.2010

 

dans les jours qui viennent, je vais récolter les derniers Mourvèdres de la parcelle plus tardive - le soleil, revenue après un passage pluvieux, qui  heureusement n'a pas eu de conséquence néfaste sur le raisin, va accompagner cette dernière partie des vendanges, inhabituellement étalées en 2010....

 


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Lisson: vendanges 2010/4- le premiers raisins commencent leur fermentation

29 Septembre 2010, 16:03pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Nous attendons le moment "juste" pour notre dernière parcelle, l'arène du Clos des Cèdres, où la partie du Mourvèdre, que j'avais taillé plus tard et le petit Verdot avaient encore besoin de quelques journées de plus, pour arriver à pleine maturité. 


Heureusement que le temps chez nous au Sud est idéal, pour y arriver tout en gardant la pleine santé des raisins - soleil, ciel bleu et des températures encore assez cléments (23°C à l'ombre pendant que je vous écris ces lignes:-)! - de quoi rendre jaloux les lecteurs, qui habitent plus au Nord) - le tout accompagné d'un léger vent de Nord-Ouest - tout ce qu'il faut, pour fournir encore quelques sucres en plus aux raisins et laisser mûrir les arômes. 

 

 

Mais comme vous le savez: nous ne sont pas les seuls à surveiller de prêt cette avance des maturités - nos aide-vendangeurs à quatre pâtes sont également attentifs au progrès et font leurs prélèvements quotidiens  nocturnes, malheureusement en traitant les raisins avec moins de respect que nous... 

 

Mourvèdre freshly crushed

 

 

Autant plus grande notre joie de chaque grappe, que nous avons pu rentrer il y a quelques jours sain et sauve dans la petite cuve. 

 

 

Comme on peut voire sur la  photo, nous n'enlevons pas les rafles, avant de mettre le raisin dans la cuve. Les raisins, récoltées - cela va de soi - à la main, sont tout juste légèrement écrasées avec la vieille quiche en bois, pour libérer le premier jus et ensuite versées dans la cuve. Nos cuves en inox sont à chapeau flottant, cela veut dire ouvert en haut - nous pouvons les fermer ensuite avec des couvercles rondes, qui sont entourés d'une boué en caoutchouc, que nous gonflons avec la petite pompe, qui va avec, pour assurer la fermeture de la cuve.

 

Faut il encore le répéter, que nous nous passons ensuite de tous les adjuvants utilisés dans la vinification classique: donc pas d'ajout de SO2  à la cuve (le fameux soufre), pour tuer une partie des levures, qui viennent de la vigne (les raisins ont subi aucun traitement pendant cet été, vu que la météo était plus que favorable chez nous), assisté par ceux, toujours présents dans une cave - jamais contaminées par des apports du commerce, qui en offre sa large gamme de levures sélectionnées et d'autres poutingues.

 

 

Que les raisins et rien d'autre, comme le millésime les nous a donné - cela nous différencie encore de la plupart des vignerons certifiés en bio ou biodynamie, pour qui l'utilisation de certains produits n'est pas exclu par leurs cahiers de charge en vinification, même si cela ne veut pas dire, que tous les vignerons certifiés utilisent tout ce qui ne leur n'est pas interdit;-). Les meilleurs, sur qui j'ai déjà parlé à différentes occasions sur ce blog, ont sont la preuve.  

 

Notre démarche se rapproche plus des idées du mouvement des vins naturels - même si là encore, nous nous différencions, vue que nous ajoutons des doses minimales de SO2 après la fin de la fermentation malo-lactique au cours de nos longues élevages en barrique et ne jamais à la mise en bouteille...

 

La construction de nos cuves facilite le pigeage quotidien, qui remplace chez nous les pompages et remontages, qu'on applique ailleurs: en enlève le couvercle . et enfonce la quiche dans le chapeau de marc - cela demande une sacre force, pour faire le premier trou, mais après, cela devient beaucoup plus facile et les odeurs, qui montent de la cuve entêtent et enchantent pendant le travail, jusqu'à ce que tous les morceaux du chapeau sont de nouveau imbibés du jus et continuent l'extraction et la transformation des sucres en alcool, du jus de raisin en vin...

 

fresh juice and blue sky

 

Je suis curieuse, comme bien de temps il va falloir, pour transformer ce jus du départ, qui m'a indiqué le premier jours, qu'il sera capable, de nous donner des vins autour de 13,8 dégrée d'alcool - avec l'acidité présente au goût, une bonne base pour un vin, qui se bonifiera pendant le longue élevage en barriques, qui va suivre dans quelques semaines...


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et pendant que la cuve fini sa fermentation...

21 Octobre 2009, 17:21pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

oui, même si la récolte nous n'as pas laissé dans la joie à cause des importants dégâts par les animaux sauvages, nous avons quand même eu le travail habituel de vinification - à petite échelle, mais qui se déroule comme chaque année, documenté depuis le début de ce blog il y a plus que 4 ans déjà!

Toujours avec la vieille quiche en bois, toujours avec le même plaisir retrouvé en humant l'odeur du moût, qui se transforme en vin au fil de nos pigeages et avec l'aide de nos levures spontanées, fidèles au poste chaque année.

En attendant cette lente transformation, il reste du temps, pour recevoir des visiteurs à la maison, souvent des bons moments d'échange - d'expérience, d'opinion et d'écouter leur avis sur mes vins....



Quand il s'agit en plus de collègues vignerons, comme Luc Bettoni sur l'image de gauche, ou de blogueurs, comme Yannik Poirier, qui l'accompagnait lors d'une de ses escales - ou de journalistes du vin, comme Tom Fiorina dont j'apprécie beaucoup les articles bien recherchés sur des vignerons du Sud de la France, l'échange est un vrai regal et je ne compte pas mon temps.

Et à coté des marrons, très prisés eux aussi par les sangliers, mais assez abondants, pour me remplir quelques caisses, que j'ai pu donner à des amis amateurs, plus courageux que moi pour la fabrication de la confiture, j'ai eu le plaisir de récolter deux fruits, jusque là encore inconnus à Lisson:



Nos premiers cacahuètes (au nombre de 3) et une figue de barbarie magnifiquement mure, fruit d'une fleur, qui m'avait déjà fasciné en été.



Je ne suis pas sure, que la production sera assez abondante, pour se recycler, le jour, où les mouflons sauteront la rivière, pour rejoindre les autres amateurs de raisin de notre coté, mais en attendant, nous étions pas mal fières, de pouvoir goûter ces nouvelles récoltes...





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2008 - premier soutirage - un feu d'artifice

16 Juillet 2009, 14:22pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Au milieu de cette météo capricieuse des dernières semaine, nous étions contents de voire quelques jours de haute pression et ciel dégagé annoncés, pour procéder finalement au premiers soutirages de nos vins 2008.

La dégustation me montrait, que la fermentation malolactique, interrompue, comme souvent, par la chute de la température du vin dans les barriques à la cave en hiver, était finalement terminé. Plus de traces de picotement sur la langue, comme le produit le CO2 pendant que le vin travail encore, une acidité plus douce, plus ronde, plus de flottement de parties solides dans le verre, le vin est en route pour l'élevage proprement dit, qui va suivre avant la mise en bouteille. Il fallait donc soutirer les barriques.




à gauche: Pinot, à droite: Mourvèdre 2008

Le vin se montrait limpide dans les verres, brillant même, avec des belles teintes de rouge profond., plus sombre encore pour le Mourvèdre que pour le Pinot, plutôt rubis. Les deux étonnamment ouverts dans cette phase de leur évolution, avec une harmonie particulièrement évidente pour le Mourvèdre, le future Clos des Cèdres 2008, une ampleurs d'arômes bien accordées, qui ont même déjà réussi de digérer les notes boisées des premiers mois. . Pinot, futur Clos du Curé2008, se montre encore un peu chaud, empyreumatique, en train de chercher le ton dominant, pour arriver à une harmonie bien à lui. Cela part encore dans tous les sens...



Les deux brillent au soleil, pendant que nous nettoyons à fond les barriques des lies, qui se sont accumulées au fond pendant l'hiver - cette lie épaisse (je vous remet une mosaïque d'un précédent soutirage) pour la beauté des couleurs), est déjà mise en bouteilles, pour faire le bonheur de notre ami cuisinier en Allemagne, qui la réclame chaque année pour ses sauces.



lie de vin

Lundi soir, la veille du 14 Juillet, nous nous avons pris le temps d'un petit divertissement au village. Comme chaque année, c'est le moment du bal des pompiers avec le feu d'artifice et l'embrasement du Pont de diable et de la fameuse Tour d'Olargues. Même si il n'est pas aussi grand que celui de Paris (ou New York), il est quand même chaque année accueilli partout les habitants du village et quelques touristes, qui attendent le moment, quand l'éclairage public s'éteint et dans le noir, les premiers feux rouges avec leur fumée magique embrase la Tour et le reste du site médiéval.

Ma petite caméra de poche n'est peut-être pas vraiment à la hauteur  de la tache photographique, que pose ce genre de motif, mais j'ai vous ai quand même choisi deux images, parce que en les regardant, je retrouve les émotions, que m'ont laissé les dégustations des deux vins, quelques jours avant, et dont je vous parle au début de l'article.



Explosion et feu : Pinot Noir




élégance, éventail d'harmonie: Mourvèdre




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on a ajouté cela

20 Février 2009, 16:46pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

la femme verte à amené quelques interprétations intéressantes dans les commentaires (à majorité féminins...). Merci, Julien, d'avoir apporté l'éclairage sur l'importance de la couleur verte, qui était plutôt un effet involontaire de notre imprimante:-).

Mais il y a un autre rajout sur les dernières étiquettes, dont voici le détail:




J'en avais déjà parlé lors de notre dernière mise en Novembre 2007, qui portait sur les vins de 2005, donc le premier millésime, qui rendait cette mise en garde obligatoire.  Laurent, du blog vin nature avait fait une série d'articles sur ce sujet l'année dernière, où on peut même lire que le vin sans soufre n'existe pas.

Le sujet soulève toujours des discussions plus au moins  houleuses sur les forums

Le fait reste, que depuis la fin de 2005 la mention contient sulfites ou contains sulphites est obligatoire pour tous les vins, qui contiennent à la mise plus de 10mg/l de soufre total.

Comme j'avais déjà dit en 2007:

"Personnellement, je trouve que c'est dommage, que l'Europe ne prescrit pas de donner la mesure exacte des analyses, parce que derrière ses trois mots se cachent des sacres différences. En France, même un vin certifié "bio" (et même "bio-dynamie" peut contenir pour un rouge jusqu'à 70 mg/l et jusqu'à 200mg/l pour un liquoreux. Pour les "non-certifié-bio", la limite se situe à 160mg/l pour un rouge et 400mg/l pour les liquoreux.

Comme nos vins du millésime 2005 dépassent cette limite avec des taux allant de 12 à 23 mg/l, selon la cuvée, nous avions donc ajouté la phrase. "

Pour les millésimes suivants, 2006 et 2007, les analyses finales au laboratoire nous donnaient des taux de SO2 total en dessous de 10 mg/l - donc une teneur, qui nous auraient dispensé de porter la mention sur les étiquettes.

Finalement, nous avons décidé d'opter pour la transparence. Vu que le soufre est le seul élément ajouté  au vin en vinification et qu'il y a des gens allergiques à cet élément, pourquoi ne pas les avertir, que même s'il peuvent s'attendre à avoir un produit naturel dans le verre, ils courent quand même un petit risque, s'il le consomment sans modération.

Donc pour être tout à fait clair sur nos pratiques à la cave: Nous n'essayons pas de produire des vins sans soufre ajouté à Lisson. Mais nous essayons d'en limiter les doses un maximum. Le premier rajout se fait, quand la fermentation malo-lactique est terminé.  Cette deuxième fermentation, couramment appelée malo, pendant laquelle l'acide malique est transformé en acide lactique rend les vins plus souples.  Ce processus naturel est très dépendant de la température ambiante.

Comme nous n'influençons pas les températures du vin (donc pas de groupe de froid, ni d'installations, pour le réchauffer), la malo se fait certains année avant l'hiver, directement à la suite de la fermentation alcoolique, qui se passe en cuve, souvent après le décuvage et mise en barrique -- d'autres années les températures de la cave sont déjà trop bas, donc il faut attendre le réchauffement du printemps, pour que cela se finisse dans la cave voûtée.

Un deuxième ajout n'a lieu au cours de l'élevage, si analyse et dégustation laissent apparaître une augmentation d'acidité volatile, qui serait néfaste pour le vin. Nous nous passons d'un ajout à la mise en bouteille.

Selon le millésime, nos vins peuvent donc contenir des taux variables de soufre total et soufre libre, qui sont exprimés en mg de SO2 au litre sur nos bulletins d'analyse finale.










 


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Nos vins nouveaux

24 Octobre 2008, 17:07pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Non,non, n'ayez pas peur, Lisson ne s'est pas lancé dans la production de vins primeurs, mais nous nous régalons tous les jours à déguster nos vins nouveaux à la cuve, pour suivre leur évolution.


Il y a dix jours, il y avait encore une nette différence dans l'aspect des jus entre nos deux cuves 2008.



Le future Pinot - qui sera un assemblage cette année, enrichi des Cabernets, du Côt et du petit Verdot - un mariage heureux entre cépages Bordelais et Bourguignon, qu'on trouve probablement peu souvent en France - se présentait déjà comme vin (presque) fini, avec une couleur profonde, ayant transformé ses sucres et prêt à entamer sa fermentation malo-lactique.


Le Mourvèdre, récolté bien 4 semaines plus tard, était encore en pleine fermentation alcoolique, donc en pleine effervescence, mangeant chaque jours quelques grammes de sucre de plus (il y avaient quand même 255g/l à digérer).

Entre temps, il a rattrapé le Pinot - en couleur et en netteté d'aspect - encore quelques jours et les deux vont suivre - après un petit détour d'une partie par le vieux pressoir clic-clac -  la descente "naturelle" de la maison, pour arriver par gravité de leurs cuves à l'étage dans les barriques à la cave, où ils vont poursuivre leur jeune vie en toute tranquillité pendant leur premier hiver.

Primeur, il y en aura quand même à Lisson: l'offre de la réservation "en primeur" du millésime 2007 va arriver - ainsi que la mise à la vente du plus que rare 2006, qui est en bouteille depuis ce printemps...

Vous pouvez déjà vous manifester, pour demander d'être parmi les premiers à être informé - du 2006, il n'y aura que 3 bouteilles par commande de disponible...


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Couleur lie de vin

20 Avril 2008, 18:34pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

La lie, ce dépôt de levures, de bactéries et de composés organiques floculés et précipités, qui descend avec le froid au cours de l'hiver au fond des nouveaux vins, est ce qui reste dans les barriques, quand nous faisons les premiers soutirages, comme pour nos vins de 2007 samedi dernier.



À l'aide de la canne de soutirage, qui est règlé, pour ne pas prendre ce dépot au fond, nous transvasons en douceur les vins d'une barrique dans une autre. À la fin de l'opération, la barrique presque vide est retournée, l'ouverture de la bonde en bas et la lie avec toujours quelques litres de vin (en moyenne 5 l de perte), coule à flot dans un saut dessous.

Rouge violacé, légèrement fade, dit la définition de la couleur....

Jugez vous-même:




J'adore ces couleurs riches, nuancées, selon qu'il s'agit de Mourvèdre, Cabernet ou Pinot - et selon l'année et la concentration du raisin en anthocyanes. La consistance est crémeuse, épaisse et je garde chaque année quelques bouteilles pour un ami, qui aime utiliser ce fond (garantie sans résidus de pesticides) en cuisine pour la confection de ses sauces.

Comme nous avons choisie pour le beau millésime 2007, d'honorer les vins d'un élevage en
barrique neuve
nous avons, après un rinçage soigneux à l'eau de notre source de la barrique débarrassée de ses dépôts, jusqu'à ce que l'eau coule claire...



...remis chaque vin dans sa barrique d'origine - donc pour moi une deuxième séance de pompage bien musclant.



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Mise en bouteille du millésime 2006

15 Avril 2008, 19:47pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Même si le travail dans la vigne nous tient en haleine parce qu'il faut profiter de chaque minute de beau temps maintenant, le week-end dernier nous voyait dans un autre scenario. Haute pression, soleil et tramontane (vent du Nord) - les conditions idéales étaient réunies, pour toucher au vin à la cave.




Le premier travail était la mise en bouteille du millésime 2006. Toujours un grand plaisir et soulagement après presque 3 ans de travail et de soins - à commencer par la taille fin 2005, en passant par les autres travaux dans la vigne jusqu'à la récolte - de la fermentation en cuve au décuvage, à la presse et à l'élevage en barrique, suivie par des contrôles, des soutirages, un léger sulfitage et des nouveau des contrôles et toujours des dégustations.

Le cycle touche à sa fin - bouteilles et bouchons avec le millésime arrivent à temps et la météo est au rendez-vous!




Après c'est la routine des autres années, que vous avez déjà pu lire ici.



Il n'y a que le vin, qui change chaque année et bien sur que je le teste et déguste une dernière fois à la vu et entre langue et palais.

D'un rouge bien profond, presque noir, il livre ses arômes, une pointe florale se fait remarquer au milieux des arômes de fruits noirs, les tannins vont encore mettre quelque temps, pour se fondre, mais la fraicheur si typique pour les vins de Lisson est au rendez-vous, malgré la teneur en alcool, qui se fait discret pour une telle année.  Mourvèdre, Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Merlot, Cor et Petit Verdot se réunissent en mariage cette année dans les bouteilles et promettent un vin, qui va être de longue garde.

Reste qu'à habiller les enfants avant de les lâcher en liberté - après, c'est aux amateurs, de juger de leur réussite.


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Nouveau vin - nouvelles barriques

12 Novembre 2007, 16:07pm

Publié par Iris Rutz-Rudel



Je vous avais promis la suite du cheminement  de notre vin de la cuve et du pressoir à la cave voutée.

Nous avions vu disparaitre le vin par la vieille trappe dans le sol par gravité, pour trouver son repos dans cette "salle naturellement climatisée" pour les 18 mois suivants. Cette année, nous lui avons préparé une couche toute neuve. Un millésime, qui s'annonce si bon que ce 2007 méritait cela à notre avis. Nous avons donc commandé une série de barriques toutes neuves chez la tonnellerie de notre confiance, la maison Boutes




bruno-barrique.jpg

Pas n'importes lesquelles, mais un model, que nous avons déjà pu tester dans le passé à notre satisfaction: des barriques de la série "Grande Réserve". Elles ont leur prix, mais nos expériences depuis 2000 avec ce model en comparaison avec même les barriques "ordinaires" du même tonnelier, nous ont convaincus, que la promesse de Boutes, citée ci-dessous,  qui fait appel à la confiance des clients vignerons, n'est pas une promesse en l'air:

"L’intensité et le respect du fruit
Sa conception :
- C’est une barrique non conventionnelle, produite en quantité limitée.
- Nous avons cherché à éliminer la perception des notes boisées dans le vin au profit du fruit et du terroir.
- Nous vous proposons cette barrique sans choix d’origine des bois, de procès de maturation, ou de type de chauffe, ceux-ci restant à ce jour confidentiels ; faites nous confiance.

Ses qualités et ses limites :
- La barrique Grande Réserve ne convient pas à un élevage où les perceptions aromatiques toastées, grillées, empyreumatiques sont recherchées.
- La Grande Réserve se caractérise par son très grand respect de la fraîcheur, de la pureté et de la vivacité
du fruit en même temps que le volume, le gras et la longueur en bouche qu’elle apporte.
- Cette barrique favorise également une intégration plus rapide du bois et augmente le phénomène d’oxydo réduction, permettant de présenter des vins plus équilibrés plus vite.

Cette barrique est issue d’une demande de certains de nos clients désireux d’élever en bois neuf leur vin sans en modifier le profil aromatique. Ils souhaitaient un vin construit par la barrique."



Tonnellerie Boutes

Je vous rappelle, que pour nous, la barrique en chêne était depuis nos débuts le contenant approprié pour l'élevage des vins de Lisson et leur lente maturation pendant le séjour en cave.

Il va de soi, que la condition sine qua non d'un mariage réussi de vin et barrique dépend de la qualité des deux partenairesMaturité optimale de raisins traités juste le minimum possible à la vigne, traitement respectueux sans additives pendant la fermentation par les levures indigènes, macérations longues et pressurage doux, pas de trituration brutale pendant le transport du mout et des jus (travail manuel et gravité) - tout cela nous aide à obtenir des vins naturels d'une couleur profonde et avec des arômes de fruit intenses (les vraie, pas ceux des bonbons anglais), qui expriment leur terroir

Suit le délicate tâche, de ne pas écraser ces arômes par un boisé de mauvaise qualité, mais d'accompagner leur évolution en douceur. Pour moi, la barrique de 225/8 l est le contenant idéal pour cette opération.  Elle permet un soutirage avec ménagement après le premier hiver, une bonne clarification naturelle pendant l'élevage, qui évite toute clarification et filtration autre avant la mise en bouteille - une oxydation modérée, comme une respiration naturelle - tout ce passe plutôt slow que fast...



der Küfer

L'image du tonnelier dans l'emblème de Boutes nous rappelle, que là aussi, il s'agit d'un artisanat ancien, qui s'approche par l'amour du matériel et du détail et le respect de la tradition d'un art, qui nous soutient dans notre travail de cave.

Nous laissons volontiers les planches, qu'on trempe dans les cuves, pour aromatiser le breuvage, la sciure de bois dans des sachets aux candidats du fast food parmi les producteurs de vin - ils existent déjà assez de ceux-là.


wilder Wein


Et nous remercions nos clients, qui aiment notre Vin de "très bonne" Table, qui le traitent avec soin, le stockent patiemment dans leurs caves et acceptent nos tarifs après une balade dans la vigne et un tour à la cave sans discussion. C'est que là, où la boucle est bouclée!




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Travaux avec la petite presse

9 Novembre 2007, 15:13pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

La deuxième quinzaine d’octobre était de nouveau consacrée à une étape décisive de la vinification.

Les fermentations alcooliques dans les cuves en inox  étaient terminées grâce au bon travail de nos levures naturelles, tous les sucres étaient donc transformés en alcool. Les vins avaient pris une très belle couleur intense en contact avec les peaux des raisins après un bon moment supplémentaire de macération: mes dégustations m’indiquaient qu‘ il était temps de passer au décuvage.   


Pour les petites quantités du Pinot et de l’assemblage de Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Merlot et Petit Verdot nous avions la chance de pouvoir emprunter un pressoir plus petit que le notre et de réserver ainsi notre grand pressoir, que vous connaissez déjà, pour la grande cuve du Mourvèdre.

C‘est une bonne chose d’avoir notre ami vigneron et collectionaire de pressoirs à proximité, vous vous rappelez peut-être du plus petit modèle de sa collection, qui nous a déjà rendu service pour notre essaie de Chenin en 2005.

Après avoir laissé s’écouler le jus des cuves par gravité à travers l’ancienne trappe dans le sol dans la cave à Barriques en dessous, j’avais de nouveau le grand plaisir de vider le marc avec mes mains, un contact très agréable entouré d’odeurs enivrantes.



petit pressoir - kleine-presse-1

C’est chaque année un moment très sensuel pour yeux, nez et la peau, que je ne voudrais pas manquer. Il permet de rentrer entièrement en contact avec cette belle matière, qu’on touche.



petit pressoir - kleine-Presse-2

Vous constatez, que le marc contient encore beaucoup de grains entiers, qui ne vont libérer leurs jus ainsi fermenté dans leur intérieur qu’au pressage doux qui suit.



Iris-an-presse Pinot 2007

Le travail de presse, qui commence ensuite,  va de nouveau être accompagné du clic-clac rythmique  du pressoir et du glougloutement du vin, qui s’écoule, pour suivre le chemin du premier jus. Musique de cave!



gâteau de marc - Trester-Kuchen

Reste, comme toujours, le gâteau de marc, mélange de peaux de raisins, pépins et rafles, qui sont très utiles á ce moment, parce qu’ils permettent un meilleur écoulage  du jus et filtrent d’une manière très naturelle déjà les premières impuretés des levures et matières troubles.

Ce n’est qu’après le résultat des presses, qu’un vigneron peut  vraiment connaître les quantités en Hl de sa récolte, qu’il faut signaler à l’état. Chaque cépage rend un autre pourcentage de jus et les quantités varient en plus à chaque millésime selon le climat de la saison. Cette année, les baies du Pinot contenaient que peu de jus, grâce à la grande concentration au moment de la récolte. Cela laisse augurer des vins avec de nouveau plus de corps que par exemple les 2005


Mais jusqu’au vin „fini“ il y a encore un longue chemin à parcourir – au prochain chapitre, nous allons d’abord passer au nouveau „chez soi“ du vin à la cave


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