Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Vendredis du Vin # 17: qu'est-ce que c'est qu'un vin «minéral»?

30 Août 2008, 13:06pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Encore un sujet lancé de l'autre côté de l'océan par Mathieu Turbide, mieux connu des blogguers comme le méchant raisin, qui nous jette une pierre et nous met en piste, pour définir "qu'est-ce que c'est qu'un vin «minéral»?

Vaste sujet dans le monde des vinophiles en général et les vino-bloggueurs en particulier. Un excellent exposé nous était déjà offert il y a quelque temps par Philippe Rapiteau - La Pipette - sur son blog, qui poussait le soupir: Minéralité, que n'a-t-on pu dire en ton nom!?... avant de répondre à son habituelle manière bien documentée en sources et images - un must sur le sujet.

Plus anecdotique, je vous en avais donné un exemple "historique" dans mon texte Le goût du terroir? - qui, est-ce un hasard - finissait aussi par un point d'interrogation bien médité.

J'admets, que je n'ai pas encore fait l'expérience, que je vous avais promis de faire à la fin de cet article - et pourtant, on goûte beaucoup de choses chez les vigneronnes, vous n'avez qu'à lire le blog de Corinne Comme pour cela.

Les images des sols (qui reflètent visiblement encore bien leur sous-sol à Lisson, tellement les cailloux affleurent partout) ne manquent pas sur ce blog.

J'en prends souvent au fil de mes balades dans la vigne.





Il y a des schistes de toutes les couleurs, les calcaires, les "mixtes"...

Encore plus de couleurs, si on regarde les cartes géologiques de la région, comme j'aime les étudier depuis ma formation en viti-oeno dans les années 80:



comme les suivantes, qui sortent toutes du livre "Terroirs et Vins de France - Itinéraires oenologiques et géologiques" édité du BRGM en 1986, une mine de renseignements!


et vous voyez bien, que la différence des régions viticoles s'explique au premier vu d'oeil...


Bordelais                 Bourgogne Beaujolais   Val de Loire

et que le Languedoc-Roussillon est loin de pouvoir être considéré comme une région homogène - même le fameux climat méditerranéen se scinde ici en d'autant de micro-climats qu'il y a des différences de relief...

Et même une si petite surface, comme le minuscule vignoble sur la colline de Lisson, est encore coupé au moins en deux, rien que par le caractère de son sous-sol:



On trouve au moins trois variantes:


 calcaires noduleux de la dolomitisation secondaire du dévonien






le Schistes flychoides du ordovicien inférieur





et du dévonien basal détritique entre les deux.

Pas la place, de vous expliquer tout cela ici - je travaille dessus, parce que cela m'intéresse - même si je ne crois personnellement pas, qu'on retrouve la différence dans mes cuvées au point de les affubler à l'avenir de noms ronflants à consonance caillouteuse...

En Allemagne, cela serait d'ailleurs dangereux entre-temps: il y a des vignerons, qui se sont fait patenter les noms de roches, comme "du schiste", "du porphir" ou autres "grès" et sont en trains de tirer des confrères, qui cultivent sur les mêmes sous-sols et mettent aussi  son nom sur l'étiquette devant la justice..

Bon, tout cela dit, ne pas pour vous amener encore une fois un vin de Lisson dans un Vendredi du Vin ,  mais simplement pour illustrer, que le sujet m'occupe - que cela soit par rapport au terme si en vogue du terroir, ou par rapport au thème de ce vendredi, la minéralité.

Pour moi, point de relation simple et directe entre le sous-sol et les saveurs, qu'on retrouve dans le vin. Je pense, que le processus à l'intérieur de la plante est beaucoup trop complexe, pour qu'on puisse en être sur.

Climat, exposition, mode de conduite et culture, vinification - il y a tant de paramètres qui rentrent en jeu, que je me méfie de celui qui croit pouvoir déceler avec exactitude et à l'aveugle l'influence d'un seul de ces éléments. 

C'est donc la deuxième définition de Mathieu Turbide, qu'il nous a heureusement offerte, qui a retenu mon attention et qui va m'aider à me sortir de l'affaire:

la présence du vin en bouche, qui donne l'impression d'un vin tranchant, effilé, ni trop lourd ni trop léger

Et cette définition, pour moi, c'est ma madeleine de Proust, le souvenir des Rieslings Allemands, que j'ai gardé en mémoire depuis que j'ai quitté mon pays - et une qualité, que je n'ai rarement retrouvé dans des Riesling en France, donc les vins blancs d'Alsace -  même si mes lecteurs réguliers savent, à quel point j'adore les vins de Schueller, Frick et quelques autres vignerons de cette région.

Et les liens tissés par la bloggosphère m'ont permis, de retrouver des vins, qui correspondent exactement à ce souvenir chez un vigneron bio de la Moselle:

Harald Steffens du domaine Steffens-Kess à Reil au bord de la Moselle, qui cultive 10 ha de Riesling en vignes de vrais coteaux - rien que de regarder ses vidéos publiés sur le blog du domaine, où il nous emène labourer ou prétailler ses vignes, vous fout le vertige!


J'avais commandé une douzaine de bouteilles dans sa boutique on ligne avec en plus la douce surprise, que cela m'a coûté que 11 € de port pour la France - conditions impensable ne serait ce que pour envoyer une seule bouteille de Lisson dans le sens envers ! J'aurais payé le même prix pour 21 bouteilles, comme j'ai vu entre temps.. - quand je vois le prix que me demandent mes transporteurs ou la Poste, un miracle...

Mais c'est un à côté - l'important c'est l'immense plaisir que m'a procuré depuis chaque bouteille ouverte: du plus simple Kabinet en passant par les Spätlese et arrivé à la Auslese, comme celle, que je vous présente aujourd'hui:



La Reiler Goldlay Auslese 2007 - Goldlay, c'est le terroir, la Lage, comme on dit en Allemand -  du schiste. Goldlay veut bien dire en patois locale: Roque D'Or, callouteux,  comme il se doit ici, mais transformé par des générations de vignerons au pic en des sols cultivés, qui drainent bien l'eau et stockent la chaleur sur les pentes. - et dorée sont les reflets du vin dans le verre, qui à su emmagasiner tout le soleil de son coteaux, transformé en un vin aux arômes franches, fruités et florales à la fois. Non, point de pétrole à mon nez... mais en bouche exactement cette l'impression d'un vin tranchant, effilé, ni trop lourd ni trop léger, un équilibre parfait entre acidité et fruité, enrobé des saveurs de pommes et pêches légèrement citronnées, comme l'a défini Mathieu!


Pour moi, c'est cela aussi, ma définition de minéralité dans les Riesling Allemands - cet équilibre en bouche, qui donne envie d'en boire et reboire (presque sans modération - attention: danger!) Les vins de Steffens sont toujours vinifiés en sec "trocken", même les Auslese, avec leurs levures naturelles - ils s'accordent à merveille à toute une panoplie de plâts,  aux entrées et même à des fromages à pâte cuite bien affinés, parce que là, leur richesse en glycérine ensemble avec cette touche saline les rends des vrais partenaires, qui s'hamonisent en bouche sans écraser ni être écrasés.



Vous le sentez déjà - pour moi, ce sont eux, mes vrais vins de soif: á votre santé!


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L' hémisphère Nord sous le soleil du Languedoc

27 Août 2008, 16:13pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Pour mes lecteurs Allemands je suis une vigneronne du Sud - et même pour la France, le Languedoc c'est transformé mondialement sous le nouveau label  publicitaire en South of France. Avec mes vignes à 60 km au Nord de la Méditerranée, cela semble logique.

Mais vu d'un angle encore plus global, cela se relativise. Là, c'est l'Australie, qui occupe le Sud - et Lisson, Languedoc, Sud de la France devient le pays d'une vigneronne de l'hémisphère Nord.



Et c'est ainsi qu'on pourrait suivre les nouvelles des vignes et vins de Lisson à partir de la troisième édition du magazine online  vinifera - weinsinnig weibliche Seiten (pages vineusement féminines), qui est produit  par un group de femmes, journalistes du vin - pas seulement pour la gente féminine -  comme d'habitude, pleins de photos vont suivre à la petite interview, que j'ai donnée à Sonja Graminski pour le départ de la série.



L'hémisphère Sud est représenté par  Fanchon Ferrandi d'Australie - qui est d'ailleurs native et formé en France. La première photo, (Iris en t-shirt jaune), était d'ailleurs prise dans notre cave par Sandrine Kaul, la femme Française du vigneron de la Moselle Peter Kaul, du Kaulwein Blog pendant leur visite à Lisson cet été.  La France est toujours bien présente, s'il s'agit de sujets vineuses:-)

Même si vous n'avez que des souvenirs d'école un peu rouillés, cela vaut le coup de visiter les pages de Vinifera , et pas seulement pour les femmes. Vous pouvez feuilleter les pages sur les arômes, superbement illustrées, comme le dossier sur les goûts poivrés. Et comme la rédaction vous conseille 

Pour mieux patienter pendant le temps du téléchargement, savourez un verre de vin!

(je vous rappelle: le magazine est édité en Allemagne, où il ne connaissent pas de Loi Evin et n'ont pas de procès du loby AA à craindre...)


Et pour rester dans l'International, mais ce coup-ci bien dans le Sud de la France, je veux vous parler de nos amis les British, qui abandonnent ces dernières années de plus en plus leur splendid isolation pour traverser le Canal et s'installer, après la Dordogne et la Provence aussi en Languedoc.

Peter Mayle, qui avait  accéléré ce mouvement par la publication de ces nombreux livres sur la vie d'un Anglais en Provence n'est pas le dernier Brit a avoir pris goût à la vie au soleil aux accents du Sud.  Entre temps, l'invasion s'est orientée - grâce aux prix immobiliers plus avantageux et aux  connexions RyanAir vers Nîmes, Montpellier, Béziers et Perpignan - vers la région entre vallée du Rhône et Pyrénées et un Anglais ou Écossais dans un petit village ne reste rarement seul. ..

Contrairement à mes compatriotes Allemands, qui restent plus individualistes, si on les rencontre en dehors des plages de Majorque, les British adorent se retrouver entre eux dans des clubs et associations et on trouve partout dans la région des Bookshops, des rayons d'alimentation avec leurs spécialités, genre marmite, custard at d'autres relish.  J'ai vu des groupes de musiciens en kilts avec des cornemuses,  un club de cricket, des cultes anglicans et d'autres social-clubs. Le Web regorge d'adresses où vous pouvez vous informer en langue de Shakespeare sur tout cela.

Dans des publications en langue anglaise, vous trouvez aussi votre maçon, plombier ou électricien anglais  pour rénnover votre résidence et des experts vous conseillent, comment vous débrouiller avec l'administration française et économiser des taxes.

Une publication bien faite par des Anglais pour les anglophones est le bimensuel Languedoc Sun, qui existe maintenant depuis presque 2 ans.


Distribué gratuitement en  10 000 exemplaires, il informe les British Expats sur tous les détails énumérés dessus, mais leur fournit aussi pleins d'informations  sur l'histoire et la culture de leurs région d'accueil, des recettes locales et les pièges et astuces de la langue Française.

Le tout existe aussi sur une page Web où on peut télécharger les 16 numéros déjà parus en pdf.


Et comme les Brits s'intéressent aux couleurs et saveurs locales, on m'avait demandé de présenter Lisson dans la prochaine édition Septembre/Octobre. J'ai choisi un sujet de saison, que mes lecteurs fidèles connaissent déjà : Boar Wars - la guerre des sangliers:


Le plus grand challenge pour moi était l'obligation d'écrire un texte en langue Anglaise. 28 ans passés en France ont laissé leurs traces dans le central linguistique de mon cerveau et je balbutie un Franglais assez approximatif, qui est bien honteux considéré, que j'ai passé 10 ans de ma vie antérieure avec des études anglo-linguistiques...

Ils avaient quand même la gentillesse d'accepter mon petit texte sur la lutte contre l'invasion des cochons sauvages dans une vigne en culture naturelle - il n'y avait que le titre, qui était changé.  L'original s'intitulait  Boars Head Carol, en allusion à une chanson de noël traditionnelle, dont wikipédia nous  rapporte  une bien belle anecdote sur la manière d'un étudiant savant de se défendre avec succès à l'aide de vers  grecques contre son adversaire sauvage: 

"Where an amusing tradition formerly current in Oxford concerning the boar's head custom, which represented that usage as a commemoration of an act of valour performed by a student of the college, who, while walking in the neighbouring forest of Shotover and reading Aristotle, was suddenly attacked by a wild boar. The furious beast came open-mouthed upon the youth, who, however, very courageously, and with a happy presence of mind, thrust the volume he was reading down the boar's throat, crying, "Græcum est,"[4] and fairly choked the savage with the sage" (1)

Une recette, que nous avons pas encore essayé à Lisson!


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Les goûts de l'enfance - souvenirs d'une Knoedel

20 Août 2008, 10:13am

Publié par Iris Rutz-Rudel

La pause dans mes articles en début du mois août s'explique, comme chaque année, avec mon voyage à Düsseldorf pour l'anniversaire de ma Maman.



C'est un rituel - à commencer avec un départ très tôt de la maison, une route sinueuse le long de la vallée de l'Orb par Roquebrun et Cessenon sur les petites routes encore désertes par les touristes, qui pullulent dans la journée à cette époque - un immense tracteur muni d'une araignée à 6 ou 8 bras pour traiter les vignes dans la pleine de Lugné, qui sort du noir comme un monstre extraterrestre, comme seul véhicule croisé...



Bien plus tard un magnifique lever du soleil en sortant de la gare de Nîmes - des brumes sur les paysages arides de la Provence en direction d'Avignon et toujours cette lumière, qui embellit même les centrales nucléaires..




Paris au petit déjeuner, obligatoirement pris au Train Bleu, qui me decoit avec une baguette insipide à la place du pain Poilâne comme accompagnement mais me réconcilie (presque) avec une connexion Internet gratuite - c'est le progrès... avant de changer de gare, pour continuer vers le Nord.

 

Et arrivée à Düsseldorf juste à temps, pour faire un petit tour sur le marché du Karlsplatz et tomber en admiration devant les couleurs des étales: petits fruits rouges et noires, pour Hervé un souvenir de jeunesse de Bavière, pour moi, un souvenir d'enfance en Rhénanie-Westphalie.



Moi aussi, devant cette variété de couleurs et de saveurs, je pense aux stéreotypes des notes de dégustation - et je ne peux que vous conseiller, de suivre l'exemple du maître du Clos des Fees, pour rafraichir votre mémoire gustative.



Invité à un brunch rétro - en souvenir des années 70 - je tombe sur leur transformation: rote Grütze, ce mélange de petits fruits épaissi à la gélatine - et, encore avec plus de nostalgie: Wackelpudding - une gelée au jus de fruits rouges, qui doit son nom au fait quelle tremble legèrement dans son récipiant, quand on lui donne des petits coups - les deux de préférence arrosés d'une crème anglaise, bêtement appellée Vanillesauce dans mon pays. Et c'est ma co-knoedel Katia, de Bollis Kitchen, qui vous donne la vraie recette du pudding qui tremble.



Deuxième madeleine de Proust: les plateaux de Zwetschgen - prunes, dont c'est la saison en ce moment, et qui sont la base du Zwetschgen- ou Plaumenkuchen, qui se vend par carrée sur des grands plats dans toutes les boulangeries - là, il faut une bonne chantilly pour parfaire le tout.



Pour les vins, peu de neuf - comme ma mère se couche tôt, c'est plutôt gâteaux et pâtisseries, qui jalonnent nos après-midi et qui peuplent mes photos.

 
 

Comme je suis gourmande, cela ne me gène pas - et la photo permet de pécher en imagination, sans prendre toute de suite des kilos, qui seront difficilement à supporter en remontant dans la vigne au retour!


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Man in Blue

18 Août 2008, 11:58am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Autant que j'étais toujours une admiratrice de l' œuvre d'Yves Klein et de son fameux Bleu

© Yves Klein, ADAGP, Paris

qui était aussi repris par les trois zigues, qui ont crée les Hommes en Bleu - Blue Men Group et enchantent leur publique avec leurs instruments hallucinants


autant je déteste, quand c'est le moment d'appliquer cette couleur sur nos vignes, parce que cela veut dire, que la pression des maladies cryptogamiques, donc de Mildiou et parfois aussi de l' Oïdium, est trop forte, pour poursuivre notre principe du non-traitement, qui va bien au delà des concepts de la viticulture biologique - sans parler des autres courants, style lutte raisonnée, intégrée, voire classique.



Le dernier traitement date du 16 juillet, mon homme en bleu se protège d'un casque de fabrication maison contre les effluvent d'oxychlorure de cuivre et soufre, qui rentrent dans le mélange, que nous appliquons sur les plantes.


protection maison de l'homme en bleu

rampi-car et équipement

La couleur bleu s'accumule aussi dans le dos et sur le pantalon de Klaus, parce que avec mon 1,60m d'hauteur, je suis trop petite, pour lui remplir le réservoir de la machine au cours du traitement, sans faire couler à côté. Nous acheminons l'eau pour le mélange dans un tonneau sur le rampi-car, mais comme toutes les terrasses ne sont pas accessibles avec l'engin, je  dois porter le liquide par seau jusqu'à l'endroit, ou le sprayeur est en "rupture de stock".

pantalon bleu

La dose de cuivre métal, qui aura été appliqué sur nos vignes cette année, est de 2kg/ha - cela reste bien en dessous des 6 kg/ha autorisés dans la CE en agriculture biologique selon la plupart des cahiers de charge, mais comme le cuivre est un élément, qui s'accumule dans les sols, nous préférons de prendre ce risque - et le payons certains années avec des pertes en quantité de raisins du aux attaques du mildiou sur feuilles ou grappes.

Cette année, les conditions météorologiques difficiles au moment de la floraison ont décimés une partie des grappes - donc pas besoin de vendanges en vert à Lisson en 2008!

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La lune se voile la face

18 Août 2008, 11:34am

Publié par Iris Rutz-Rudel

... mais est-ce vraiment de sa faute, que les conditions météorologiques sont si difficiles pour les vignerons  et l'agriculture presque partout en France (et en Europe) cette année?

Francis Boulard, vigneron éprouvé d'orages et pluies en Champagne nous explique, que c'est une année à treizes lunes, Isabelle des Côtes de la Molière en Beaujolais a perdu sa voix, face au désastre de la grêle, survenu le 7 août dans cette région... d'autres expriment leur désespoir - et les météorologues nous donnent leur chapelet d'explications.

Et pourtant, elle était belle, l'autre soir, la lune partiellement cachée par l'ombre de notre terre, quand elle sortait des nuages, qui nous avaient voilé pendant un bon moment le spectacle de cette éclipse de samedi 16 août:


éclipse partielle de la lune au dessus de Lisson

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