Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

vendredis du vin - moins de douze

29 Mars 2007, 19:09pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


11 %  - Rien que de l'oeillade, qui file tout droit, cette bouteille de l’Ubac du Domaine Beau Thorey  vinifié par Christophe Beau, vigneron inventive et engagé, en 2005 à Corconne, Pic Saint Loup, dans le Gard.

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

Donc bien moins de 12° et pour le prix, avec 5 € il n’y a rien à dire non plus.

 

Un vin qui descend tout seul, comme l’œillade est un cépage qui n’est pas trop tannique, il n’accroche nulle part au passage et pourrait sans problème accompagner les spaghettis  de midi, la charcuterie,  un poulet, la côte de porc ou le steak – bref les repas simple de tous les jours.

 

 

un disque assez clair


Personnellement, je préfère d’autres cuvées de Beau Thorey (la bella para 2004, 8 € par exemple), qui laissent un peu plus de matière et de longueur en bouche – mais j’étais contente de trouver cette bouteille de vin à  11° dans ma cave (elle était bien seule, la pauvre), pour vous parler de Christophe Beau, qui est un vigneron absolument à découvrir.

 

Allez sur le site de ce vigneron « écrivin »,  vous allez trouver sa vigne étrusque, Le Beau Thorey Chantant ou le Cepatou, « irrégulomadaire du cru ».

 

Merci pour l’initiative, Laurent Baraou, si pour le prochain vendredi du vin, vous pourriez faire monter un peu les « enchères », je serais d’autant plus partante !

 


 

 

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Femmes et blogs vigneron(ne)s

28 Mars 2007, 20:17pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Je viens de travailler sur les liens que je recommande dans ce blog et je viens de me rendre compte, qu’il n’y a pas beaucoup de femmes vigneronnes, qui tiennent un blog.

 

J’en ai pas encore croisé dans ma langue maternelle (mais de toute façon, mêmes les vignerons males ne se sont pas encore précipités nombreux dans la blogosphère en germaphonie).

 

En France, je ne connais qu’Emmanuelle Dupéré, qui tient sont blog ensemble avec son mari de Laurent et – comme pour le vin, je pense que s’est une œuvre conjointe – et Annie Sauvat-Blot, dont le blog était couronné meilleur blog vigneron  de la vallée de la Loire dernièrement.

 

Après il y a Amy Lillard de La Gramière, qui tient un blog, que j’apprécie beaucoup, mais c’est plutôt la version anglaise, qui est bien fournie et entretenue – son blog en français ressemble un peu à mon blog en allemand, quand il faut délaisser un, faute de temps, c’est le français chez elle et l’allemand chez moi.

 

Mais si vous lisez l’anglais, je vous conseille  les blogs américains, comme celui d’Annette Hoff de Cima Collina, que j’aime lire, comme pour Amy, il montre aussi bien la vie quotidien de leurs domaines, de la vigne à la cave et aussi jusqu’aux routes pour la commercialisation, mais aussi des réflexions plus variés autour du vin et du goût.

 

Et ma dernière découverte m’a amené en Afrique, au Kenya, où Louise Leakey  de Zabibu fait des micro-vinifications, qui me rappellent bien Lisson… une aventure à suivre !

 

Mais reste la question, pourquoi il y a si peu de blogs vignerons tenus par des femmes en France. Cela ne peut pas être la peur de l’ordinateur  ou de l’Internet – vous n’avez qu’à regarder le monde des blogs dans d’autres domaines, pour voir, que les femmes manient le clavier et les logiciels avec brio.

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La neige à l'heure d'été

25 Mars 2007, 17:19pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Hier soir au ciel, entre deux passages de nuages un peu moins poussés par le vent que les derniers jours, on pouvait voire ce beau croissant de lune, que Klaus a photographié pour vous :


 


croissant de lune sur Lisson fin mars 2007

Quelle surprise ce matin, pas seulement que l'heure avait changé, sans que j'en avais entendu parler hier - mais en plus, à la place de saluer l'heure d'été avec un grand soleil, la journée se révélait encore bien grise et la montagne d'en face s'ornait encore d'une couche de neige.

 


la femme couchée sous la neige


On  l’appelle « La femme couchée » - même si certains donnent ce nom plutôt à la silhouette du Caroux, je le revendique bien pour ses rondeurs ondulants que je vois tous les jours en me levant. D’après la légende, c’est Cebenna une fille des Titans, qui un jour, par chagrin d’amour s’allongeait là et devenait pierre – et là, où coulent ses cheveux, se trouve encore son peigne en or, un vrai trésor, qu’on peut découvrir  en suivant le rayon d’arc en ciel jusqu’à l’endroit, où il touche la terre.  

 

Donc souhaitons, que le printemps va revenir vite avec son soleil et ses arcs en ciel. Si, en finissant la taille, du haut de ma colline je vois l’endroit, où il touche par terre, je vous ferrais une photo, vous chercheriez le trésor avec votre GPS à la prochaine randonnée !


 

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Offre en primeur du Millésime 2005

21 Mars 2007, 17:51pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Après ce temps de printemps précoce du début de mars, qui nous a valu les premières photos des bourgeons de vigne « dans le coton » et des pleurs, le vent glacial qui nous descend avec force et en rafales du plateau enneigé de la montagne en face, nous chasse de la vigne et laisse le temps de s’occuper des préparations de la prochaine mise en bouteille.

 

À Lisson, où nous avions déclassé et pas mis à la vente le millésime 2004, qui ne correspondait pas à nos critères de qualité, nous sommes contents, de préparer la mise du 2005.

 

Les bouteilles sont commandés, les bouchons doivent être imprimés avec notre logo et millésimés – on nous annonce, qu’il faut repayer la fabrication du tampon, par ce que notre fournisseur était avalé par une grosse boîte, qui ne fait pas de conditions de faveur pour les petits producteurs : donc 150 € pour le tampon – pour mille bouchons, cela augmente le prix presque de 50%. Mais le fabricant des cartons ne proteste cette année pas de notre petite commande.

Tout est promis pour le début d’avril – pourvu que les transporteurs veuillent bien nous trouver. Les derniers petits collies ont prix 12 et 14 jours pour nous arriver.

Après, il nous reste à actualiser les étiquettes (c’est Klaus à l’ordinateur) à les photocopier et à les découper (vous vous rappelez : la petite couronne se termine au ciseau à ongle).

Mais nous n’y sommes pas encore à cela. Le froid de hier et d’aujourd’hui nous a servi à nous occuper de la relance de nos clients, à qui nous proposons l’envoie de notre brochure


« Offre en primeur du Millésime 2005 »


avec la liste des prix et le bon de commande au choix par émail en document PDF ou bien traditionnellement sur papier par la poste.

Les jours du repos tranquille des vins dans leurs barriques au calme de notre cave sont donc comptés !


 


 

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Le vin, a-t-il un sexe?

11 Mars 2007, 16:43pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Nathalie Merceron  (alias Tiuscha?) de Saveur Passion me propose de répondre à ce questionnaire, qui circule depuis deux ou trois semaines dans les blogs culinaires sur le vin.

 Comme une fois n’est pas coutume et comme la question m’hérisse d’habitude assez
les poils, pour que cela va de toute
façon me trotter dans la tête, j’ai décidé de m’y coller :


Selon vous, le vin est-il féminin ou masculin (et vous...) ?

Selon moi (vigneronne, donc femme en apparence), le vin est le résultat de tout un tas de paramètres, ne citons que cépage, sol, exposition, conduite, climat et mode de culture, qui influencent  maturité et concentration du raisin.

Facteurs dépendants du choix de l’homme (qui peut être une femme) aussi bien que dépendants des aléas de la nature (comme le temps qu’il fait). S’ensuivent les décisions au moment de la vinification et de l’élevage du vin, plus au moins interventionnistes, selon la philosophie du vigneron / de la vigneronne.

Sur ce fond, je pense, que le vin qu’on fait est dépend du goût qu’on a – même si aujourd’hui, la solution à la crise du vin semble résider dans le choix de faire des vins, qui donnent le moins de fil à retordre à un consommateur lambda.

 Une citation comme :

« L'homme et la femme n'ont pas la même subtilité d'appréciation, et chacun ne ressent pas les mêmes plaisirs à déguster un vin. La femme aime les vins flatteurs, subtils, aromatiques qui explosent au nez, avec des tanins fondus veloutés, en bouche qui lui caressent les papilles, tandis que l'homme aime la puissance au palais, de la matière en bouche, l'expression des tanins nobles et du boisé, qui les lui percutent. »

Isabell Forêt de www.femivin.com  dans :Les femmes ont une perception différente du vin que les hommes

me laisse songeuse (sans parler du fait que j’ai mis du temps, avant de comprendre, qu’est-ce qu’ils percutaient).

Cela mène à des articles comme celui, qu’avait trouvé La Pipette en septembre 2006  un jour de pluie en feuilletant ELLE .

Quand on énumère des femmes dans le vin, il ne s’agit pas forcement de femmes, qui participent à toute la chaîne de l’élaboration du vin, de la terre au verre. Surtout dans les grandes structures, il y a peut-être des femmes œnologues, sommelières, mais la plupart des femmes travaillent dans la communication et la commercialisation, elles représentent
un produit fait par des hommes – parfois pour « le goût féminin », donc pour les structures, où les femmes achètent le vin pour la maison : les supermarchés.

J’étais contente, dans le premier reportage, qui était fait sur Lisson, et qui était publié dans le numéro 24 de Terre de vins consacré aux femmes, d’être à côté de  vigneronnes comme Marlène Soria et de Hildegard Horath de la Grange des 4 Sous. « Sous le charme des aventurières » était le sous-titre du numéro et ayant gouté leurs vins, je ne pense pas, qu’on peut les réduire aux  caricaturales saveurs « féminines ».

Comme écrivait Sylvie Augereau à l’époque :

« Lasses des rondeurs faciles et dorées elle vont chercher les « tripes » du raisin, laissent macérer longtemps, pigegent fréquemment. … Chez l’une comme chez l’autre, de longs élevages sous bois prolongent encore les vins. Chez toutes deux, on peut imaginer attendre les bouteilles longtemps, presque par respect de toutes ces années passées à réinventer un patrimoine oublié. » (TdV, p. 90)

Bref :  point de vin féminin à Lisson, mais un vin qui reflète le plus vrai possible son terroir et son cépage – et ces terres caillouteux, accroché en flanc de colline sont rudes sous le soleil.


Etes-vous plutôt vin rouge, blanc ou rosé ?

J’ai une préférence pour les vins rouges – plus facile à trouver dans la région aussi. En blanc, j’aimais pendant longtemps que  le vin aux arômes minéraux, comme les Riesling de la Moselle. Mais depuis que j’ai découvert  les grand blanc d’Alsace, comme les font Bruno Schueller ou Jean-Pierre Frick, le Bu N'Daw et les autres blancs de Hildegard Horath, les blanc de Pierre Overnoy de Pupillin, les blancs des « spécialités » (petite arvine, amingne ) du Valais en Suisse, où en plus doux, les vin de Loire, de Château Suronde, de Patrick Baudoin ou les liquoreux de Cru Barrejat en Sauterne de Mireille Daret, j’aime aussi les blancs.

Rosé n’est pas vraiment ma tasse de thé, mais j’ai un grand souvenir d’un Tavel des Pères Blancs ( ?)  et j’adore le rosé du Domaine Bourdic  servi bien frais l’été.


Êtes-vous plutôt Champagne blanc ou rosé ?

Je ne me souviens pas, d’avoir bu du Champagne rosé dans ma vie, mais j’aime beaucoup les Champagnes de Francis Boulard et les Champagnes bios d’André et Jacques Beaufort.


Quelle est votre "première fois" ?

Je ne me souviens plus exactement, peut-être, par ce que jusqu’à mes trente ans, je ne bu que de l’eau (un problème d’alcool dans la famille peut rendre très abstinent...), mais j’ai raconté mes premiers souvenirs dans un autre post sur ce blog. La première fois dans ce domaine n’est pas toujours inoubliable !


Votre meilleur souvenir "émotionnel" avec un vin ?

Un repas entre vignerons dans une taverne en banlieue après une journée au Salone del Gusto à Turin, il y a deux ans. Mike Tommasi nous avait amené là et nous avions demandé l’autorisation, de sortir nos vins à table – et après un repas très amical et convivial accompagné de pleins de bons vins, j’avais la chance de gouter un petit verre de l’Essence (Le sens) du Chenin de Patrick Baudouin, qui m’a tellement transporté de bonheur, que j’étais obligé d’aller me recueillir dehors sous les étoiles, pour communiquer ce plaisir intense avec celui, avec lequel j’ai partagé tant de souvenir émotionnel autour du vin avant qu’il ne disparaisse. ..

Votre meilleure association mets/vin ?

Un vieux vin (1978) de Château Coujan à base de Cabernet et Merlot, bu il y a 9 ans à X
noël sur un foie gras poêlé.

Mon Bel Hazard 2000, vin elévé sous voile, sur un morceau de vieux Cheddar trouvé chez Slow Food.

Un vieux Carignan de « derrière les fagots » de chez Thierry Navarre, qui datait du temps de son grand père et qui était une merveille en accompagnement d’un gigot de mouton aillé…

La « buvette » que nous vendait notre ami Serge Boissezon en cubi: en vérité son meilleur Syrah-Grenache, qu’il mettait aussi en barrique et en bouteille et qui, contrairement à  la plupart des rouges,  « résistait » à merveille aux fromages, au contraire, qui les mettait tellement en valeur, qu’il fallait enchainer souvent « la petite goutte » pour finir le fromage avec « le petit morceau » pour finir le verre….


Votre prochaine dégustation (prévue ou fantasmée) ?

Pas prévue et pas fantasmée, par ce que déjà passée fin 2005, la dégustation des 6 cuvées rouge 2002 du Domaine Romanée Conti en présence d’Aubert de Vilaine.

Et comme cela m’est arrivé, que sur un forum de discussion sur le vin, que quelqu’un compare mon Merlot « Les Moulenty » au Petrus, mon fantasme sera bien sûr de faire une verticale de ce vin un jour.

Un voyage en Piemont, pour déguster les meilleurs Barolo reste aussi encore un fantasme.

Rendre visite à tous les vignerons bloguers que j'aime lire, partout dans le monde....



Qui choisit le vin dans votre foyer et qui "gère" la cave ?

Vous l’auriez deviné : c’est moi


Combien de vin avez-vous en cave ?

Sans compter mes propres vins de Lisson (j’essaye de garder quelques bouteilles « témoin » de chaque cuvée et chaque millésime depuis 1996, cela commence à prendre de la place), donc dans ce que j’appelle ma « cave privée », il doit y avoir dans les 400 bouteilles actuellement. Majoritairement en rouge (je suis seule à les boire, Klaus ne boit que des blancs et rosés), surtout Languedoc, un peu d’Alsace et Loire – donc largement encore à développer !


Question subsidiaire :
Comment initieriez-vous un "jeune" au vin ?

Par du bon, peut-être avec un Bella Para du domaine de Beau Thorey (en biodynamie) – avec une ballade dans une vigne, une journée de vendanges. Je crois beaucoup dans le

« learning by doing » !

Et apprendre, d’où vient un produit, quel contexte  l’a vu naître, quel homme/femme l’a accompagné sur son chemin, st la meilleur méthode pour comprendre et apprécier et devenir sensible au goût authentique de ce produit.


Et comme il fait partie de ce  "jeu", de passer le sujet à d'autres blogguers, j'invite mes collègues de s'y coller, si la vigne et la cave leur laissent le temps.

Ps: je m'excuse pour les drôles de couleurs, mais j'ai joué aux aprenties sorciers avec la mise en page du blog et je n'arrive pas à annuler mes bêtises!

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Les cinq sens en éveil

10 Mars 2007, 16:13pm

Publié par Iris Rutz-Rudel




L’ouïe, qui nous permet d'entendre les sons, le toucher, l'odorat, qui nous permet de sentir les odeurs, et le goût.



Ils sont tous mis à contribution quand je me ballade dans la vigne en ce moment.  A commencer par les chants des oiseaux, qui annoncent depuis quelques semaines déjà le retour du printemps depuis l’aurore. Plus tard dans la journée je vois tourner un couple de rapaces sur la colline contre le ciel bleu, du temps en temps, un d'eux pousse un crie aigue pour appeler son partenaire. Je ne sais pas vous dire, s’il s’agit simplement de buses, qui sont fréquent dans la région, ou s’il s’agit d’une visite plus rare du couple d’aigles royales, qui habitent normalement dans la montagne en face – il faudra mes jumelles et mon livre sur les rapace avec moi, pour en être sûre.

Aujourd’hui ils n’étaient pas au rendez-vous – trop de vent: la tramontane  souffle avec force et nous a valu une météo, qui ressemble au jackpot des machines à sous : grand soleil jaune matin et après midi et cela pendant trois jours de suite ! Mais du coup c’est le bruissement du vent dans les branches des oliviers, avec leurs fines feuilles peintes en pure argent quand le vent les retourne.

Le vent ébouriffe les cheveux et remplit les oreilles, pendant que le soleil chauffe agréablement le dos courbé sur les souches. Ce mélange entre fraicheur et chaleur est comme un met rare, comme certains vins, qui vous remplissent le palais de leur puissance, leurs  aromes chaleureux et envoutants tout en gardant une fraicheur, qui empêche le tout de vous écœurer. Pour moi toujours un moment magique  dans une dégustation, où le goût et le toucher en bouche sont étroitement liés.


Le claquement du sécateur rythme le travail, les bouts de sarments coupés net tombent par terre, où ils vont se dégrader petit à petit avec les tontes d’herbe et se transformer en humus stable avec le temps.

La sève, qui commence à couler des plaies de taille est douce au toucher. Je n’ai pas encore gouté pour vous dire, si elle relève du règne su sucre ou du salé – depuis que j’ai lu, qu’au Japon, elle est vendu comme produit de soin  rare et précieux pour la peau, je me dis,  que je devrais l’essayer – on ne peut pas être plus proche de la source….

L’odorat est comblé en ce moment : le tapis de violettes, qui couvrent les abords des chemins et de la vigne, était le premier messager du printemps. Entre temps elles étaient rejointes par l’odeur fine des amandiers en fleur, les abricotiers leurs suivent de près, la senteur mielleuse de la bruyère blanche, les relents encore plus capiteux de l’aubépine, même les sous-bois avec leurs buis sur la partie calcaire de la colline embaument au soleil.

Et pour le gout, il suffit de croquer une asperge sauvage, qui pointe son nez sous les oliviers,  ramasser les poireaux de vigne, qui poussent par-ci par-là et qui sont un régal en salade le soir, ramasser les rosettes des pissenlits, de la mâche sauvage, du cresson de terre, pour avoir l’impression de voir remonter ses forces avec la nature, qui renaît à la vie.


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Les Sons du Vin

5 Mars 2007, 13:31pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Los sonidas del vino - les sons du vin  s'appelle un collage son-image qui suit la vie dans les vignes et à la cave d'un domaine (Bodegas Monje) sur l'île Ténériffe.

Il y a tout: le son de la pluie dans les vignes, le bourdonnement des insectes, le bruit claquant du sécateur à la taille, le froissement des feuilles, les chants des femmes, qui relèvent la végétation, pas seulement le bruit du tracteur au labour, mais aussi souvent le bruit de la pioche sur le rang.

J'ai particulièrement aimé le bruit de la soufrette, petit outil comme une sucrière avec des trous, pour distribuer le souffre en poudre contre l'oïdium.

soufrette

Outil devenu rare dans les vignobles, où les poudreuses avec turbine derrière les tracteurs ressemblent à des énormes araignées d'un autre monde, quand elles couvrent le paysage de leur poussière. J'en garde encore pour les premiers poudrages au printemps - idéal et peu encombrant dans nos petites terrasses. Là, où les vignes sont plantées encore plus étroites, c'est carrément avec deux sac en jute, un dans chaque main, que cette poudre peut être distribué aux aurores, avant que le vent se lève...

Belles images des vendanges avec des paniers, le bruit des raisins, qu'on écrase au pied, les bruits de la cave - tout y est.

Allez passer un petit moment contemplatif sur ces images et sons - avec quelques accords de guitare pour faire le lien.

Merci à l'édition de Vinum Allemagne pour le lien dans son numéro de mars!



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La Lune Rousse

4 Mars 2007, 17:42pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


 

Non, ce n’était pas encore celle tant craint par les agriculteurs et les jardiniers, qui peut encore « bruler », donc faire roussir, les bourgeons en avril/mai, mais celle qu’on voyait au ciel cette nuit:  l’éclipse de la lune accompagnée d’une coloration en rouge du aux rayons lumineux du soleil qui sont déviés par l'atmosphère terrestre et rayonnent dans les longueurs d'onde de la couleur rouge.  Pour plus d’information vous pouvez regarder ici.

 

Nous l’avons regardé à travers de notre télescope cette nuit, que nous avions mit devant la porte à Lisson – et comme pour l’éclipse du soleil d’il y a quelques années, je me suis imaginé l’impression que cela m’aurait fait, si j’avais vécu à une époque où l’information sur tout cela n’a pas encore existé. La pleine lune, qui disparait derrière une ombre grandissante et qui devient rousse ! Imaginez-vous !

 

Comme ma caméra est en réparation, je triche un peu, par ce que je suis allé chercher l’image d’une autre éclipse en 2000 – pour ceux, qui n’ont pas eu la chance de la voir cette nuit  au ciel.

 

J’aurais bien envie de sortir une cuvée de ce nom un jour – pas besoin que les bourgeons roussissent pour cela au préalable.


 

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