Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Vendredi du Vin # 21: Un vendredi ailleurs

30 Janvier 2009, 14:50pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Pour cette première édition de l'année neuf  neuf, Julien Marchand nous invite à voyager, pour sortir des 10 pays des plus grands producteurs de vin du monde (encore qu'il y a des peu connus en France, comme la Russie et la Chine).

J'avais une belle séléction dans ma cave, que j'aurais aimé vous présenter. Mes vins de Chypre, qui m'attendent encore à la cave, auraient été idéale pour le thème.

Malheureusement, je sors tout juste d'un gros rhume, donc peu de chance, de vous faire une note de dégustation à l'hauteur des découvertes, que j'espère faire, en ouvrant ces Xynisteri, Maratheftiko ou Mavro...

Je me contente donc, de plonger dans mes archives de voyage, qui m'a fait déguster et je reprends mes notes du dernier RE-VE-VIN, organisé avec Brio par Philippe Rapiteau, mieux connu comme  La Pipette aux quatres vins. Ses compte-rendus des Rencontres Vendéens autour du Vin des dernières années sont une mine d'information. Cela se passe chaque année à  Saint-Jean-des-Monts, directement à la plage - l'annonce de la prochaine édition est de nouveau bien alléchante.

Le couronnement de ce marathon dégustative de Mai 2008 étaient 16 liquoreux de l'Europe Centrale - et comme toute est une question de la perspective, il y avaient des représentants de l'Allemagne, de la Suisse, d'Autriche et de l'Hongrie sur la table. Donc déjà là, trois candidats, qui auraient pu plaire à Julien.
Je me suis décidé, de vous parler des 4 Tojaji, du simple 3 Puttonyos jusqu'au Aszú Eszencia.



(Mais je dois admettre, que personnellement, mes favoris étaient deux vin de la Suisse ce matin-là (Ambre 2001 de Christophe Abbé et Grains Nobles 2000 de Marie-Thérèse Chappaz)..

Les 4 candidats hongrois étaient

 - Tokaji Aszú - Château Dereszla - 3 puttonyos 1999

 - Tokaji Aszú - Disnoko - 4 puttonyos 1998


 - Tokaji Aszú - Weinbauern von  Bodrogkeresztur - Francovin - 5 puttonyos 1988


 - Tokaji Aszú - Château Dereszla - Eszencia 2000




Des notes mentholées, d'agrumes, pétrolées et même quelques notes  oxydatives, mais aussi caramel, herbes aromatiques, raisins au rhum et café - le tout bien sûr au goût sucré, mais toujours contrebalancé par une belle acidité - chacun des 4 vins nous faisait sentir toute la palette d'arômes cités, en passant des notes oxydatives plus prononcées pour le  Aszú 5 Puttonyos de 1988 à celles de miel et tabac blond et une balance sucre-acides superbe pour le  2000 du Aszú Eszencia. Une expérience vraiment intéressante!

Pour mes recherches après-coup sur ces vins, célèbres si longtemps, j'ai beaucoup aimé les passages sur Wikipédia, qui nous apprennent bien des choses sur l'évolution des dernières 20 ans.


"Vignoble parmi les plus prestigieux, il avait été collectivisé lors de la dictature communiste et avait alors connu une sérieuse baisse de la qualité. Les producteurs étaient obligés dans le cadre de la planification soviétique de livrer des vins de masse sans souci de la qualité réelle. Le gouvernement d'alors échangeait le vin produit (25 millions de bouteilles) contre du gaz, de l'électricité et des tracteurs. La production était entièrement sous le contrôle du "borkombinat de Tokay" et pour tenir leurs obligations, les viticulteurs étaient obligés de pousser le rendement jusqu'à 12 kg par pied de vigne, ce qui ne pouvait donner qu'un mauvais vin.

Au début des années 1990, le vignoble a été privatisé et les achats de vignoble ont été autorisés aux investisseurs étrangers. Une association, "Tokay Renaissance", regroupant la plupart des nouveaux investisseurs a été créée dès 1995 pour « redonner ses lettres de noblesse au vin de Tokay ». Lors de cette vague d'achat, vingt-huit domaines sur les cinquante d'avant-guerre ont été reformés et sont passés aux mains de grands investisseurs étrangers :

  • français : Axa (150 hectares, domaine Disznoko), GMF (50 hectares, domaine Tokaj-Hetszolo), Gan, coopérative agricole Cana ;
  • américains ;
  • anglais ;
  • allemands ;
  • espagnols : Vega Sicilia (100 hectares, domaine Oremus), domaine Purification Mancebo.

Ils sont souvent accompagnés de quelques investisseurs hongrois (hommes politiques, médecins, pharmaciens...).

Le gouvernement hongrois a alors pris une mesure d'interdiction de cession. Aujourd'hui, 4 000 des 5 500 hectares du vignoble serait potentiellement à vendre par les petits propriétaires actuels s'ils en trouvaient un bon prix. Le gouvernement hongrois pourrait lever la mesure d'interdiction d'achat de domaine par des investisseurs étrangers."


Une autre source d'information se trouve dans ma bibliothèque: le très beau livre de  Robert de Goulaine - Le Livre des Vins Rares ou Disparus, ed. Bartillat, 1995.



Dans le chapitre sur les vins de Tokaji , avec le beau titre: Le vin des rois, le roi des vins, on peut suivre l'histoire de ce vin à travers les siècles avec des temps mouvementés et lire beaucoup d'anecdotes. C'est ici que j'ai rencontré pour la première fois la "Royal Essenzcia", ce superlativ des  Aszú Essenzcia. Le Royalque de raisins botrytisés, qu'on empilait sur des claies et dont je jus tombait naturellement, sans pressage goutte par goutte dans les bassines dessous. 16 kg de raisins donnaient souvent pas plus qu'un verre et on y apprend, que cette essence ne titrait jamais plus que 9° ou 10° alcool et n'était considérée comme prête à boire qu'au bout de 50 ans, et même pas au bout de 30 ans, comme on l'exigeait dans le temps pour l'Aszú Essenzcia .  ne consistait

Un demi-siècle pour se décanter jusqu'à la goutte royale - et l'auteur nous parle d'une bouteille, qu'il a pu acquérir en 1988 chez  Peter Morel à Manhatten, qui datait de l'année 1811, l'année de la comète de Halley. Il soupçonne les dernières réserves de ce breuvage mythique dans la cave du Vatican...

Robert de Guolaine cite la mode d'une grande partie de la vinification d'un nouveau style dans la région par des oenologues Français ou formés en France:

"...Nous préférons faire des vins à la française en ajoutant de l'anhydride sulfureux pour arrêter la fermentation. On obtient ainsi des saveurs infiniment plus fruitées." et il déplore: "Le chauvinisme Français, (qui) demeure la forme la plus raffinée du terrorisme intellectuel. Au nom de quel école aurait-il fallu imposer à Mozart de composer comme Rameau ou à Poussin de peindre comme Rembrandt?" (page 33)

De quelle manière on répond à cette question - il est évident, que les amateurs, qui s'extasient dans des forums de vin de leur Essencia à 6,50€, qu'ils ont trouvé sur un rayon de supermarché, doivent probablement être tombés sur des fonds de l'époque soviétique dans leur verre....

Est-ce qu'il existent encore des vignerons, qui respectent les vieilles traditions avec des temps d'élevage et de repos de 30, ou même 50 ans?

La majorité de ce qui est vendu aujourd'hui comme Essenczia, est vraisemblablement d'une facture plus expéditive, plus moderne - adapté au goût du client et au besoin du roulement des capitaux des investisseurs.  C'est la rançon de la démocratisation d'un produit de légende. Mieux fait que la production de masse de l'aire soviètique - l'oenologie moderne et des noms de marque prestigieux, qui font vendre,  en sont les garants. Exemple: si on trouve aujourd'hui la Royal Essenczia sur Internet, on trouve les produits d'une entreprise, qui porte Royal dans son nom - même si je n'y vois pas d'autre lien...











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la danse des ceps - légende de la Saint Vincent

25 Janvier 2009, 18:18pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Le jour de la Saint Vincent, patron des vignerons en France, était déjà le 22 janvier, et comme chaque année, l'ami Francis Boulard de la Champagne nous a souhaité notre fête sur son blog.

Aujourd'hui, j'ai trouvé un autre article dédié à ce jour de l'année sur le blog de Claude Desneux, infatigable randonneur dans les paysages du Languedoc (et ailleurs), que je vous avais déjà présenté il y a 2 ans sous le titre "Heureux, qui comme Ulysse".

Il est allé prendre des magnifiques photos au coucher du soleil du côté de Pomérol, pour nous illustrer cette autre légende de la Saint Vincent, que je ne connaissais pas encore.


 


copyright photos et légende: Claude Desneux


« En 1565, en pleine guerre de religion, les vignerons de la région ayant adhéré à la foi protestante, craignant les représailles, se réunissaient la nuit en ce lieu pour prier. Une nuit, la veille de la Saint Vincent, un vagabond qui passait par là les surprend et, espérant une récompense, s'en va les dénoncer à l'évêché de Pézenas. Celui ci demande au commandant des dragons de l'armée royale stationnés dans la région d'intervenir.

La nuit suivante, l'assemblée de protestants se retrouve encerclée par les dragons et est sur le point d'être massacrés quans soudain, Merlin l'enchanteur qui était en villégiature à la station thermale de Balaruc les bains pour soigner ses rhumatismes et profitait de l'occasion pour cueillir à l'heure de la pleine lune des herbes médicinales dans la garrigue, intervient !

S'interposant entre les protestants et les dragons, il brandit sa baguette magique et leur jette un sort en leur
disant « Maudits dragons, soyez transformés en ceps qui garderont votre âme prisonnière pendant 500 ans
pendant lesquels vous subirez la pluie et le gel l'hiver et la fournaise l'été »

Mais la fée Viviane, dont il était éperdument amoureux et qui l'accompagnait dans tous ses voyages, surgit
à ce moment là et implora la clémence de Merlin afin qu'il atténue le sort jeté aux malheureux dragons, en faisant valoir qu'ils étaient soumis aux ordres du roi et n'agissaient pas selon leur propre volonté.

Cédant à la requête de sa bien aimé Merlin accepta que le jour de la Saint Vincent les ceps puissent une
demi heure avant le coucher du soleil se libérer de la terre et danser jusqu'à la disparition du soleil. »

Merci à Claude Desneux, d'avoir surpris les danseurs cette année, le jour même, où Claude Rudel aurait fêté ses 60 ans... de nous avoir ranconté cette belle histoire et d'immortaliser leur danse, qui durera alors plus que 46 ans... Allez-y voire cette valse enchantée, dansée par des vieux ceps de Grenache,  plein d'histoire eux-mêmes, comme on les trouve encore dans les vignes en Languedoc et Roussillon.









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Délit de sale accent

23 Janvier 2009, 17:10pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Rien à voir avec le vin, mais arrivé ce matin à Saint Pons de Thomière dans un bureau tabac  (face à la place du marché):

Voulant faire un petite emplette dans ce tabac, on m'apprends, que le lecteur des cartes bancaires de la boutique ne marche définitivement plus aujourd'hui. Je prépare donc mon chéquier du crédit agricole voisin, bien reconnaissable à ses couleurs, pour payer les 16 Euros et quelque de mon achat, quand j'entends la propriétaire du tabac me dire: " je me demande, si je peux accepter un chèque, avec votre accent!"....

Je lui montre mon chéquier avec mon adresse du village voisin dessus, propose de lui montrer une pièce d'identité - avant de réaliser d'un seul coup, ce qu'elle vient de me dire: avec votre accent - mais!

Tout en lui tendant mon chèque, qu'elle accepte finalement, vu "que je suis d'Olargues", je lui fais remarquer, que je connaissais déjà le délit de sale gueule, très répandu dans le Midi, mais qu'un délit de sale accent m'était jusque là inconnu... et cela après presque 30 ans de vie en France - tout en soulignant, que mon chéquier était bien Français et pas du style Euro-chèque, qui mettait dans le passé parfois les commerçants
mal à l'aise, à cause des frais bancaires, qu'il pouvait engendrer.

Et elle en remet une couche en me répondant, qu'il y avaient entre temps assez de "nous", qui résidaient sur place avec un compte en banque local, pour se méfier des chèques en bois.

Est-ce que je suis trop sensible, pour que j'y vois une nouvelle forme de racisme et de discrimination - est-ce que moi, qu'on a pris assez souvent pour une péquenaude du Midi, quand j'ouvrais la bouche à Paris - j'aurais du me méfier, que mon rhume faisait assez patauger ma langue, pour que d'un seul coup on reconnaisse l'estrangère, qui se cache derrière son aire de quincagenaire innocente, toujours prête à rouler une pauvre commerçante en panne de dispositif de payement électronique... pour 16 Euros...

Heureusement, que l'oreille fine de la dame a détecté mon  accent de sale boche! J'aurais pu garder mon illusion d'être bien intégrée dans le pays et à l'abri de la discrimination, que subissent mes ami(e)s basané(e)s, grâce à mon teint clair et mes cheveux de blondinette...

Ps: merci de vos nombreux commentaires encourageants - pour des problèmes plus graves que celui, que j'ai rencontré, suivez le lien de Véronique dans son commentaire - et pour accompagner la lecture, j'ai suivi le conseil d'Ulysse et je vous ai mis la belle chanson de Brassens:

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Barriques recyclées - bis bis

18 Janvier 2009, 15:13pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Les barriques - contenants pour l'élevage de nos vins de garde à taille humaine, chers à notre coeur à Lisson - font partie de notre travail à la cave, comme vous avez déjà pu voir plusieurs fois dans les années passées.

Au fil des années, je me suis intéressée au différentes manières de leur recyclage, que cela soit dans le domaine de l'Art, comme à Puech Haut ou chez Boutes.

J'ai trouvé des réutilisations de la précieuse matière dans différents pays, et vous en avais parlé déjà dans un article "bis", photo à l'appuie:-).

Le lendemain de mon retour d'Allemagne (avec un gros rhume, qui m'empêche d'attaquer les choses sérieuses dans la vigne...), c'est Klaus, qui m'a surpris avec une nouvelle idée, que je vous présente en collage photo - vous allez tout de suite tout comprendre, j'en suis sûre!


Deux petites tables de plus, pour vous recevoir l'été à Lisson!

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Voyage en Allemagne Janvier 2009 - 1

17 Janvier 2009, 16:03pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Pour les lecteurs fidèles, qui se sont déjà inquiétés de mon silence en ce début d'année, ici l'explication: j'étais partie en voyage éclair en Allemagne, comme chaque année à cette époque, quand le temps est assez mauvais, pour ne pas regretter la taille - pour voir ma maman dans sa maison de retraite...

Comme la météo annonçait à nouveau de la neige jusque dans notre Midi et le départ de mon TGV de Béziers était programmé à 5 h du matin, je m'y suis même prise avec une demi journée d'avance. Une précaution, qui m'a permis de faire deux découvertes à Béziers, que je ne regrette pas:

La première, c'était une nuit à l'Hôtel des Poètes, petit d'hôtel plein de charme, qui donne sur le parc des poètes, en bas des Allées Paul Riquet, à 200 mètres de la gare - la situation et le nom de cet hôtel m'avaient attirés depuis ma première visite à Béziers, il y a bien 35 ans - pas trop tôt, pour y passer finalement une nuit - bien au chaud, même dans ma chambre au quatrième étage, accueilli avec beaucoup de chaleur aussi par Isabelle à mon arrivé - ravi, de trouver du wifi dans ma chambre et le numéro spécial sur Béziers de Terre des Vins au pied du lit:-).


 

La deuxième découverte en y allant: un bar à vin, Le Chameau Ivre, à 100 mètres de là, 15 place Jean Jaurez, qui me semblait l'endroit idéal, pour manger quelques tapas le soir et finalement rendre visite à cet établissement, qui appartient à Philippe Catusse, celèbre caviste du Clos Saint Gabriel à  Béziers et un de premiers, à nous avoir fait confiance pour nos premiers vins de Lisson fin des années 90...


Quel plaisir donc, pas seulement de découvrir encore une bouteille  des Échelles de Lisson 1998 dans ses étagères, bien remplies de 3500 références de vins Français et étrangers, mais surtout de retrouver Philippe et Vincent, son sympathique collaborateur/sommelier, à qui je laissait volontiers le choix du vin au verre (toujours au moins 20 vins au choix, et pas les moindres - comme Jadis de Barral ou la Grange des Pères ce jour là...) pour accompagner les petites assiettes de tapas, eux aussi préparées avec soin à partir des produits des meilleurs charcutiers et fromagers de la région.

Il m'a versé un vin de Cahors bien noir et dense, qui m'a bien rappelé mes vins de Lisson, fait par un ancien Rugby-man, dont j'ai malheureusement oublié de noter le nom... et en blanc la cuvée Vieilles Vignes catalane, un assemblage de Carignan gris et Grenache, du Domaine Danjou-Bannessy à Agly, qui vaut bien des blancs plus célèbres des Côtes de Rhône, même si personnellement, je préfère entre-temps les blancs plus nerveux et minéraux de mon pays natale - les Riesling.

Atmosphère sympathique tout le longue de la soirée, public de tous les âges, des jeunes et des moins jeunes, des hommes, mais aussi des femmes seules - les températures finalement encore assez clémentes  ce soir permettaient même de communiquer  joyeusement en pull entre fumeurs devant la porte pour la pause cigarette...
 


Douche chaude en rentrant à l'hôtel (les connaisseurs de Lisson savent, pourquoi cela vaut d'être mentionné pour moi:-)  - nuit courte, mais paisible et descente à la gare avant 5 heures le longue des grilles fermées du parc, qui scintillaient avec leurs dorures dans la nuit, pour prendre le TGV sur un quai encore presque désert - seul b-mol: pas de petit déjeuner à l'hôtel à ces heures, c'est normal - mais bar ouvert au TGV pour le premier café qu'après la gare de Nîmes, presque deux heures plus tard - gobelet de café au lait bien trop vite vide et tartine au beurre glacé, qui casse le coteau en plastique - je comprends, pourquoi ils servent la confiture entre temps dans un sachet, qu'on n'a plus qu'à presser...

Pas de lever de soleil spectaculaire sur la Provence, comme en été, mais nuit noire jusqu'en Bourgogne - et à partir de là: que du blanc, d'abord des terres givrées, gelées, suivie d'une mince couche de neige, en arrivant à Paris - qui devenait de plus en plus épaisse, en partons par la Belgique pour l'Allemagne - et ne me quitté plus pendant tout mon séjour à Düsseldorf - -14,5°C le matin, avec les perturbations, que cela cause pour les transports publiques... mais aussi tous les côté féeriques ou pittoresque pour les objets et les paysages...




En Allemagne, pas de chaufferettes pour les passagers, qui attendent sur les quais des gares glacés, comme à la gare du Nord - mais du chauffage pour les légumes sur le marché - chacun ses priorités!

Et des mitaines, que j'ai fini par me tricoter en tenant compagnie aux dames de la maison de retraite - mon premier travail avec 5 aiguilles après 35 ans d'abstinence... cela va me rendre service à l'ordinateur, pour la main à la souris - et même pendant la taille!

 

 

 

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