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Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

26 février 2001

26 Février 2009, 21:36pm

Publié par Iris Rutz-Rudel




fin février 2009ciel au dessus d'Auziales
en souvenir de Claude Rudel




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la taille continue - et une balade dans le terroir de schistes

22 Février 2009, 14:25pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Hier, première journée vraiment magnifique, peu de vent, ciel radieux, grand soleil et la taille devient un vrai plaisir!

C'est encore Marc Dalbavie, à qui j'emprunte cette belle citation sur une telle journée de taille:

"C'est un travail non pas stimulant... mais communiant...! On ne participe à aucune excitation... mais, chaque geste et sa répétition nous plonge dans une méditation où l'air frais qui nous caresse, nous place dans un bien-être indescriptible. L'idéal serait d'emprisonner ces sensations dans les fruits que l'on vendange. Comment faire?"

Pour me détendre le dos ensuite et comme petite récompense d'une journée bien remplie, j'ai fait un tour de la colline. Je vous ai concocté un petit diaporama du monde des schistes, rencontrés sur mon chemin. Il suffit de cliquer sur l'image.



Cela était aussi l'occasion, de voire de plus près les dégât, occasionné par les bourrasques à 130 km/h de la dernière tempête. Les tuteurs de châtaignier (2,50 de haut à l'origine), qui nous servent pour les cépages taillés en gobelet, comme le Merlot, le petit Verdot et le Pinot, qui n'ont pas un port suffisamment érigé, pour tenir sans point d'attachage, comme le Mourvèdre,  ont subit une hécatombe.. cela ressemble par endroit à un jeux de micado.  Ils étaient affaiblies par la pourriture de leurs pointes, après 20 ans dans le sol sans protection antifongicide autre que léger brûlage au début, donc là, ils ont succombé...



Donc, avant l'été, il y a encore du pain sur la planche...




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on a ajouté cela

20 Février 2009, 16:46pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

la femme verte à amené quelques interprétations intéressantes dans les commentaires (à majorité féminins...). Merci, Julien, d'avoir apporté l'éclairage sur l'importance de la couleur verte, qui était plutôt un effet involontaire de notre imprimante:-).

Mais il y a un autre rajout sur les dernières étiquettes, dont voici le détail:




J'en avais déjà parlé lors de notre dernière mise en Novembre 2007, qui portait sur les vins de 2005, donc le premier millésime, qui rendait cette mise en garde obligatoire.  Laurent, du blog vin nature avait fait une série d'articles sur ce sujet l'année dernière, où on peut même lire que le vin sans soufre n'existe pas.

Le sujet soulève toujours des discussions plus au moins  houleuses sur les forums

Le fait reste, que depuis la fin de 2005 la mention contient sulfites ou contains sulphites est obligatoire pour tous les vins, qui contiennent à la mise plus de 10mg/l de soufre total.

Comme j'avais déjà dit en 2007:

"Personnellement, je trouve que c'est dommage, que l'Europe ne prescrit pas de donner la mesure exacte des analyses, parce que derrière ses trois mots se cachent des sacres différences. En France, même un vin certifié "bio" (et même "bio-dynamie" peut contenir pour un rouge jusqu'à 70 mg/l et jusqu'à 200mg/l pour un liquoreux. Pour les "non-certifié-bio", la limite se situe à 160mg/l pour un rouge et 400mg/l pour les liquoreux.

Comme nos vins du millésime 2005 dépassent cette limite avec des taux allant de 12 à 23 mg/l, selon la cuvée, nous avions donc ajouté la phrase. "

Pour les millésimes suivants, 2006 et 2007, les analyses finales au laboratoire nous donnaient des taux de SO2 total en dessous de 10 mg/l - donc une teneur, qui nous auraient dispensé de porter la mention sur les étiquettes.

Finalement, nous avons décidé d'opter pour la transparence. Vu que le soufre est le seul élément ajouté  au vin en vinification et qu'il y a des gens allergiques à cet élément, pourquoi ne pas les avertir, que même s'il peuvent s'attendre à avoir un produit naturel dans le verre, ils courent quand même un petit risque, s'il le consomment sans modération.

Donc pour être tout à fait clair sur nos pratiques à la cave: Nous n'essayons pas de produire des vins sans soufre ajouté à Lisson. Mais nous essayons d'en limiter les doses un maximum. Le premier rajout se fait, quand la fermentation malo-lactique est terminé.  Cette deuxième fermentation, couramment appelée malo, pendant laquelle l'acide malique est transformé en acide lactique rend les vins plus souples.  Ce processus naturel est très dépendant de la température ambiante.

Comme nous n'influençons pas les températures du vin (donc pas de groupe de froid, ni d'installations, pour le réchauffer), la malo se fait certains année avant l'hiver, directement à la suite de la fermentation alcoolique, qui se passe en cuve, souvent après le décuvage et mise en barrique -- d'autres années les températures de la cave sont déjà trop bas, donc il faut attendre le réchauffement du printemps, pour que cela se finisse dans la cave voûtée.

Un deuxième ajout n'a lieu au cours de l'élevage, si analyse et dégustation laissent apparaître une augmentation d'acidité volatile, qui serait néfaste pour le vin. Nous nous passons d'un ajout à la mise en bouteille.

Selon le millésime, nos vins peuvent donc contenir des taux variables de soufre total et soufre libre, qui sont exprimés en mg de SO2 au litre sur nos bulletins d'analyse finale.










 


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boire un petit coup

18 Février 2009, 11:58am

Publié par Iris Rutz-Rudel

en attendant, que le temps de latence pour juger de l' influence des fumées actuelle des incinérateurs d'ordures ménagères nouvelle type sur le cancer (surtout chez les femmes), dont on parle ici m'aurait peut-être détendu, si je n'avais pas du lire cela dans le Monde d'aujourd'hui...

Heureusement, qu'il me reste encore mon exercice corporel modéré et intensive, au choix, dans la vigne, pour me faire patienter jusqu'en 2020, pour savoir, qui sera responsable d'un eventuel cancer,  en évitant les produits laitier au lait cru du Tarn, qui étaient ma petite joie le matin et les oeufs de poule heureuse de mes voisins, comme j'ai pu lire ici.

Pas d'incinérateur à proximité de Lisson, vous me dites? Pas un gros "contrôlé", c'est vraie - mais jus-qu'il y a 4 ans une foultitude de décharges municipales avec pas seulement des ordures ménagères, qui brûlaient à longueur de journée et envoyaient leurs fumées nauséabondes du haut des collines ou au bord de l'eau dans la région...

Est-ce qu'il me restera encore assez de temps, pour choisir la cause de mon inévitable  cancer en toute liberté, en me versant un verre de vin le soir et en rêvant aux temps, quand cela rimait encore avec plaisir, joie de vivre et héritage culturel, comme je l'ai encore chanté dans un commentaire chez Hervé Lalau hier?

Je vous laisse juge, en le reprenant ici:

"Je ne peu qu'être d'accord avec cet article, et cela ne pas seulement parce que je suis vigneronne, mais plutôt parce que née dans un autre pays et là dans une région à bière, ce n'est qu'en venant vivre en France, que moi, qui ne buvait pas d'alcool, par opposition à la consommation parfois effrénée des comptoirs et un cas d'alcoolisme dans la famille, j'ai appris la culture du vin, qu'on déguste, qu'on commente, qu'on savoure à table, qu'on accorde au mets - et qu'on change contre le petit café de fin de repas, bien avant de sombrer dans les effets d'un trop plein - pour moi, tout une autre culture, qui m'a séduit et m'a ouvert au plaisir du vin - jusqu'à faire de son élaboration mon métier et ma passion.

Voire le petit pichet sur le plateau de repas dans les hôpitaux ou à la table des professeurs à midi à l'école ne m'a plus choqué ensuite - j'avais appris, ce qu'est la consommation avec modération, qui inclus aussi l'abstinence, quand on sent, que ce n'est pas le moment, d'en boire...

Je ne sais pas, si on peut encore voire cela dans les hôpitaux ou les cantines - je n'en ai plus fréquenté depuis un moment.

Mais je constate encore la même passion tranquille lors des repas en famille ou entre amis autour d'une table bien mise - c'est en bonne parti cela, qu'on appelle "vivre comme Dieu en France" outre Rhin.

Parmi les amateurs, qui passent au domaine, découvrir la vigne et la cave et déguster le fruit de mon travail, je n'ai jamais rencontré un seul ivrogne, qui aurait abusé de la gratuité de l'occasion! Mais souvent des parents, accompagnés de leurs enfants, qui ont le droit de mettre le nez sur un verre et humer les différents arômes, comme à table à la maison. C'est une éducation du goût, qui n'a rien à voir avec une incitation à la beuverie et à l'abus, qu'on peut constater dans les discothèques, les raves et d'autres lieux de binge-drinking, où le vin est normalement absent...

Je me demande, qu'est-ce qui s'est passée dans ce pays, pour qu'on oublie l'initiation à une culture, pour la remplacer par des interdictions pures et simples, qui ne font, après toute expérience humaine, que inciter au contraire - et cela dans une zone d'ombre sans accompagnement éducatif et toujours incontrôlable...".

C'était hier, cela traitait de la prévention de l'alcoolisme et il allait de ma passion et de ma joie - aujourd'hui, fini tout cela - il en va de ma santé et de la cause de mon trépasse, quand je baverais dans un mourroir pour vieux...


Au moins avec les incinérateurs (et les produits de traitement toxiques de mes voisins) je pourrais dire, que c'est la faute des autres... c'est rassurant, vous ne trouvez-pas?

Hervé Lalau a repris la discussion dans un autre article de son blog, que je vous conseille chaudement.



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cb où bc? - ou le potentiel marketing de l'écologiquement correct.

16 Février 2009, 17:03pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Que la culture biologique (cb) à le vent en poupe, il y a ce dernier temps pas mal d'articles, qui nous l'affirment. Vous n'avez qu'à lire les blogs de mes consoeurs Corinne Comme ou  Isabelle Perraud . Et tant mieux, je suis la première, à m'en réjouir.

Mais maintenant il y a autre chose, qui est en train de devenir bcbg: le bilan carbone - et cela même avec  un grand ®, comme nous l'apprend cet article de viti-net:

"Au delà de la préservation de l’environnement, les opérateurs ont aussi conscience du potentiel marketing d’un Bilan Carbone®, à l’heure où “l’écologiquement correct” est très porteur. En Grande-Bretagne, la chaîne de distribution Tesco prévoit de créer une “étiquette carbone” pour ses produits alimentaires, dont les vins. En France, Casino a l’intention de l’imiter."

Il y a même toute une liste de mesures, qui sont citées, pour parfaire son bilan  et réduire les émissions de gaz à effet de serre (et diminuer son coût de production, si possible, au passage):

“-  raisonner ses itinéraires techniques. Limiter les interventions sur les parcelles revient à diminuer les quantités de phytos et les consommations de carburant du tracteur ”

 “-  récupérer et valoriser en chaudière les bois de taille,

"- optimiser l’isolation des chais,

"- privilégier les barriques dont le bois est un puits de carbone,

"- préférer l’azote au dioxyde de carbone pour l’inertage des équipements de vinification.” 

"- biocarburants,

"- piquets en bois plutôt qu’en acier galvanisé,

"- bouchon liège plutôt que bouchon synthétique ou capsule vis.

"- En matière de logistique, l’optimisation des expéditions et les transports par bateau ou train sont préconisés,

"- allègement du poids des bouteilles.

Si je prends cette check-liste pour notre petit Domaine, cela m'indique, dans quelle direction pencherait notre propre bilan:

Pas de tracteur à Lisson - le terrain ne s'y prête pas - nous nous déplaçons à pied dans le terrain pour toutes les interventions - par contre, cela fait pas mal souffler - est-ce que nous ne risquons pas d'augmenter l'effet de serre par le CO2 expiré dans cette exercice ?

Nous récuperons pas mal de bois de taille, qui sert l'hiver, à allumer le poel à bois, qui chauffe notre pièce - idem pour les vieux piquets (non traités) et les quelques souches mortes, donc là, nous avons des bons points.

Nous ne travaillons pas avec des températures contrôlées pendant la vinification - la pièce en haut de la maison, où se trouvent les cuves, n'est pas particulièrement isolée.  Quand les jus sont descendus à la cave dessous par gravité, elle poursuivent leur élevage à une température ambiante, qui reste entre environ 8°C au plus froid de l'hiver et 12 à 15°C au moment le plus chaud de l'été - comme le veut l'inertie des voûtes en pierre de cet espace en partie creusé dans le roque et protégé d'épaisses murs en pierre. Le local de stockage de bouteilles à côté est en plus doublé d'une épaisse couche d'isolation chaux - chanvre sur les murs, qui donnent sur l'extérieur... une isolation idéale, qui laisse en plus encore respirer.

Nous faisons que des élevages dans des barriques, c'est bien, d'apprendre, qu'en plus d'être un gouffre pour nos finances, ce sont des puits à carbone!

Pas d'inertage supplémentaire pour cet équipement de vinification.

Biocarburants: là, on pêche encore - pour tout, qui ne se fait pas à l'huile de coude. Ces carburants sont  difficile à se procurer par ici, surtout depuis que le prix de l'huile de tournesol (bio ou pas bio) a pris un envol vertigineux. Nous devons donc admettre, que notre débroussailleuse et notre tronçonneuse, ainsi que l'atomiseur à dos, qui sort 2 ou 3 fois dans une saison, tournent encore à l'essence et nous empestent les poumons au même temps que l'environnement:-(.

Piquets en bois: il n'y a que cela dans le terrain, (du châtaignier locale) aussi bien pour les palissagesevec le
fil de fer que pour les grands tuteurs individuels de Pinot, Merlot et petit Verdot.

Bouchons en liège - cela va de soi pour des vins faits pour une garde longue - et du premier choix.

Logistique: Les transports par bateau ont encore du plomb dans l'aile. Notre ruisseau de Lisson disparaît
dédales d'un système de grottes souterraines au dessous de la maison - le Jaur n'autorise même pas le transport par canoë-kajak l'été (cela ne commence qu'à partir de Tarrassac en direction de Béziers) - donc peut de clients, qui viennent en bateau - et les quelques rares personnes, qui arrivent à pied ou en vélo, pour rapporter leurs bouteilles ensuite dans le sac à dos, sont plutôt l'exception. Donc la plus grande partie de notre production part encore dans les coffres d'amateurs de vins en tournée chez leurs vignerons préférés et souvent en même temps en vacances avec leurs familles dans le Midi.
Pour les envoie par transporteur: ils refusent, de venir dans notre arrière pays, nous gaspillons donc du carburant de notre petite Polo, quand nous devons apporter nos cartons jusqu'à Roquebrun, pour les faire partir de chez un ami vigneron, qui est mieux loti.

L'allègement des bouteilles, cher à mes amis Emmanuelle et Laurent, n'est pas non plus dans nos projets pour l'instant. J'aime beaucoup notre modèle de bordelaises lourdes aux épaules légèrement coniques, qui n'existe pas en allégé chez notre fournisseur - mais comme nous ne vendons pas des palettes entières , ma conscience me laisse encore dormir tranquille. Au moins toutes celles, que nous vidons nous-mêmes, finissent dans le recup verre du village et seront ensuite recyclées - au moins, je l'espères.


Si on ajoute notre production d'électricité avec quelques panneaux photovoltaiques, qui nous fournissent l'énergie 12 Volt, que nous stockons dans des batteries et dont la quantité est forcement limité en dehors de l'été - donc une recherche permanente d'économiser cette énergie un maximum - éclairages par LED partout (qu'on éteint, quand on quitte une pièce) - ordinateurs portables, donc aussi avec bas voltage. L'eau chaude l'hiver fournie par une bouillare sur le poêle et l'été par le soleil, qui chauffe un tuyau à l'extérieure - cuisine sur le poêle ou au gaz - peu de déplacements en voiture (peut-être 2500 km dans l'année) - des voyages plus loin en train et des recyclages de tout genre, parce qu'on a du mal à jeter les choses...

Donc probablement jamais de
Bilan Carbone® - certifié par un organisme bien dans le vent - pas plus qu'une certification bio d'un organisme agrée par notre cher état - mais un bilan personnel, à vérifier sur place en voyant notre vie au quotidien et un travail respectueux de l'environnment  à la vigne et au chai depuis toujours, et pas pour des raisons de marketing et d'un "écologiquement correct porteur".








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Des vins et de l'art et de l'espace, qui nous dépasse...

16 Février 2009, 12:05pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Une lecture, qui m'a fait réfléchir ce matin, que je voudrais vous conseiller - sur les liens entre le vin et l'Art, la dégustation et la contemplation d'un tableau, trouvé sur le blog de Marc Dalbavie du Domaine de la Voie Blanche, avec le titre peu évocateur retour à la vigne

Ailleurs, Marc avait écrit:

"En fait, je cherche l'espace! Le fruit m'intéresse, mais l'espace me passionne. Le fruit est flatteur, agréable, présent... l'espace nous dépasse! On a l'impression de boire un nectar qui a une profondeur qu'on arrive pas à atteindre."

Merci Marc!

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