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Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Le temps des cerises - à la mode du jour

24 Novembre 2008, 16:58pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Parfois, le bloguer, qui jette du temps en temps un oeil distrait sur ses statistiques et les mots clés, qui amènent les visiteurs de ses écrits, se trouve bien surpris par la  soudaine prédilection de ses lecteurs pour certains articles.


Un engouement soudain et massif pour mon post sur "Le temps des cerises" de cette été  m'a assez intrigué, pour le relire moi-même. Bon, c'est dans la rubrique Strandgut - donc pas forcement lié avec la vigne, mais plutôt orienté économie locale, son histoire, son évolution - et comme malheureusement souvent: son déclin et ses difficultés - avec quelques jolies images de cerises bien mures et un pot de confiture locale en photo, plus des liens sur d'autres pages, comme celle de Ségolène Lefebvre, historienne du goût et de l'alimentation chère à mon coeur. Il y a aussi le premier couplet de la fameuse chanson si douce-amère...


Donc rien, qui pourrait expliquer cet intérêt soudain à la veille de l'advent et de l'hiver.


Et pourtant, il doit y avoir une explication. Comme beaucoup de ces visiteurs arrivent par une recherche sur Google, je fais comme eux, je tape le titre, pour voir, s'il y a une raison actuelle - et je finis par comprendre.


Le Web retentis d'une nouvelle version de la vieille chanson - c'est sur des blogs, des portails vidéo, cela n'arrive pas en douceur, mais sur un rythme fracassant, c'est la nouvelle chanson mis en pâture gratuitement aux fans du group Noir Désir, que moi, je dois l'admettre (et m'excuser avec mon origine d'outre Rhin), je ne connaissait que de la lecture de la presse d'il y a 5 ans et où il y avait peu question de musique....


Ceci explique donc cela - et je crains bien que ces nombreux visiteurs ont été bien déçu de mes pages sur l'économie locale de la vallée du Jaur et de l'Orb.




Si j'avais au moins rajouté en juin la belle étiquette de mon confrère et cousin est-germain Axel Prüfer du Domaine de ce nom: Le temps des cerises au Mas Blanc, à l'autre côté du sillon Jaur/Orb, ils auront peut-être suivie des liens vers celui, qui baptise ces cuvée avanti popolo, le fou du roi ou le pas de côté et explique, que l'étiquette est née de l'inspiration d'un ami artiste, qui le considérait comme assez révolutionnaire  pour aller avec le neo-vigneron, en conversion bio, ou en bio, ou même en bio-dynamie, selon les sources, de toute façon en enherbement totale facile à travailler sur ses vigne. (5 heures de travail pour un hectare de vigne - j'en rêve et je pense, Klaus aussi!)


Des vins fruité, après différents  dégustateurs, élaboré en macération carbonique. Il ne me reste qu'à aller voir sur place - ce n'est pas loin (30 km plus à l'est) et presque une honte, qu'on n'a jamais réussi de dépasser l'échange de mails, pour nous excuser de notre manque de temps réciproque...


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Pascaline Lepeltier - un grand pas, pas seulement pour une femme...

15 Novembre 2008, 13:30pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Le concours 2008 du meilleur sommelier de France s'est déroulé il y a une semaine à peine à Perpignan. J'en avais lu les éloges du lauréat sur le blog d'Hérvé Bizeul, lui-même dans le temps sommelier, avant de devenir vigneron dans le Roussillon. Il parle avec admiration et connaissance de ce finale, selon lui entre deux hommes, Antoine Pétrus, du Crillon et Manuel Peyrondet, du Taillevent, finalement le gagnant- victoire "qui, bien sûr doit autant à la chance qu'au talent, au fait d'être meilleur qu'un autre, que les autres, pendant 20 petites minutes", comme Hervé dit si bien.



Mais quelle était donc ma surprise, de lire chez une de mes blogueuses et journaliste du vin préférée de l'outre-atlantique, Alice Feiring, que le finale s'est finalement déroulé entre 4 candidats - qui plus est: 3 candidats et une candidate - fait exceptionnel et du jamais vu à ce concours: deux femmes avaient réussi d'entrer au demi-finale des 12 et une, Pascaline Lepeltier même dans le peloton de tête des 4 finalistes. Pas moyen de distinguer dans la presse, s'il y a eu un classement derrière le gagnant, si on la nomme en deuxième position par politesse, s'ils étaient ex-aequo - mais, comme cité plus haut: peu importe qui des trois était meilleur qu'un autre pendant 20 petites minutes.



C'est un grand exploit, pas seulement pour une femme, mais quand c'est pour la première fois une femme, qui réussi d'arriver là, cela vaut d'être mentionné!

Et quel chemin parcouru pour ce petit bout de femme, qui, j'espère, n'est pas obligé de se pavaner tout les jours dans cet atroce costume de pingouin, qu'on peut voire sur les photos dessus...

Vous pouvez vous faire une idée en lisant cette interview, vieux de deux ans déjà, quand elle avait remporté le titre de
"Meilleur élève sommelier en vins de Val de Loire" qui la prouve passionnée, mais modeste, parlant de la vigne, des vignerons et du vin avec un amour, qu'elle a choisi de partager, parce que "le vin, cela me procure une foule d'émotions dans la tête".

Vouloir réunir sa passion du vin et son amour de la philosophie, sa première formation, cela promet des belles découvertes en dégustation - et qui sait - un jour en lecture en perspective pour nous.

Bonne chance, petite Pascaline, comme la nomme tendrement Alice Fiering - aujourd'hui si grande -  bon vent dans le monde du vin et de la sommellerie, qui est si importante pour nous vignerons, pour qui vous êtes des ambassadeurs/drices précieux, si vous gardez l'esprit de la découverte, l'amour du vin et l'envie de partager vos coup de coeur.


photo volée chez Alice, qui l'a volé je ne sais pas où, pour vous montrer la jeune femme en civile...

Et qu'elle se dit
attirée par les vins bio "car ils supposent un gros travail sur la vigne" - vous imaginez, que ce n'est pas pour me déplaire.

PS mai 2009: Pascaline s'est mise à bloguer dernièrement: à suivre ici.
PS: Janvier 2011: Elle a fait son chemin, entre temps, sommelière dans un restaurant réputé à New York, on l'a traite de "star" entre temps dans la presse, il y a une photo bien plus jolie dans cet article de la New York Times :-) et nous pouvons la suivre sur facebook.
Mais surtout: elle a de nouveau réussi l'exploit de se retrouver parmi les derniers 8 candidats au concours du meilleur sommelier de France 2011, qui va se dérouler le week-end prochain à Saumure.
Croisons les doigt pour elle!

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verden er ikke stor - le monde n'est pas grand

6 Novembre 2008, 19:26pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

surtout depuis que nous pouvons surfer partout (ou presque) sur le Web!

Et c'est de cette manière, que je pu me retrouver il y a peu tout en haut de la colline de Lisson avec une tramontane à décoiffer les boeufs avec deux blogueuses Norvégiennes, que la lecture de ce blog et l'amour des bons produits, dont du vin avaient amené à me rendre visite.



Ragnhild et Ninne de leurs noms, sont deux amies, qui vivent juste séparé du Fjord d'Oslo des deux côtés de l'eau de leur magnifique pays et ont l'habitude de passer leurs vacances ensemble dans une maison pas loin dans notre vallée. Elles ont poussé leur amour de la France et du Français au point d'écrire chacune un blog en langue Française où elles parlent pas que crochet et tricot, mais aussi des beaux paysages du Nord et du Sud, des produits de terroirs, de jardins et autres bonnes et belles choses.

 


Une fois le lien tissé par cette toile miraculeuse, qu'est le Web, quoi de plus logique que de se rencontrer en personne, pour papoter de vive voix, grimper sur la colline, redescendre en suivant le chemin des raisins en passant par les cuves encore remplies du 2008 jusqu'à la cave avec le 2007 en barrique - et finalement aller se réchauffer dans notre pièce (chauffée par un poêle norvégien:-) autour d'un verre où deux de Lisson.... remplacé par un verre de Blanquette de Limoux à l'ancienne du Domaine Beiroux pour Ninne, qui est allergique contre les tannins des vins élevés en barrique...

Mais qu'elle était ma surprise, quand elle m'a appris, qu'un visiteur Parisien,  à sa table juste avant son départ de Norvège, lui affirmait de bien connaître "l'excellent vin de Lisson", qu'elle racontait vouloir découvrir...

verden er ikke stor - que le monde est petit - die Welt ist klein...

et c'est comme cela, qu'on apprend le Norvégien:-).

À savoir, d'où ce monsieur, "grand connaisseur" selon Ninne, tenait son jugement - est-ce un ancien client de L'Ultra Vin près de la Bastille, est-ce qu'il a peut-être participé à la soirée "Quels vignerons pour demain?" au Sénat, organisée par Francois Morel il y a quelques années? L'énigme reste encore sans réponse.

Le Clos des Cèdres 2005 et Les Échelles de Lisson 2002, dûment aéré,  se montraient à hauteur de la dégustation - et le fond des Échelles, resté en caraffe dans la pièce chauffée m'a encore procuré beaucoup de plaisir quelques jours après -  j'ai retrouvé le bulletin d'analyse fait après la mise: 14 mg/l de dioxyde de soufre en total, 5 mg/l de libre suffisent, pour qu'un vin fait avec des raisins sains et vinifié sans artifice tient la route et même à l'air - qu'on se le dise.









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nouveau vin et vin bourru

1 Novembre 2008, 18:48pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

  La première journée de la Fête du Marron d'Olargues et du Vin Nouveau a pu se  dérouler malgré l'alerte orange, prononcée par Météo France sur l'Hérault - le vent marin soufflait fort et entassait des gros nuages contre Caroux et Femme Couchée, mais pas une goutte de pluie!

Et tous ceux, qui étaient venus, agriculteurs, exposants et les différentes associations du village, qui avaient, comme chaque année, passé beaucoup de temps et de soin à préparer cette belle fête automnale, se sont bien réjoui de ce fait.

Pour flairer l'ambiance,  vous pouvez aller voir mon petit diaporama ici.

Des marrons et des châtaignes sous toutes leurs formes, frais, grillés et transformés en succulentes confituresliqueur, sirop, farine, pain, crêpes et d'autres gatéries, une plus gourmande que l'autre.

Et le vin nouveau, vous allez me demander? Deux découvertes pour moi cette année:

marionpladomaine@orange.fr

Une jeune vigneronne, toute jolie, toute fière, de proposer son premier millésime: Marion Pla de son nom, du Mas Pla à Cessenon, village de soubergues,  à mi-chemin vers la pleine viticole de Béziers.  Après une solide formation à l'école de viticulture et en commerce du vin, cette jeune dame à fait son tour des vignobles, stages en vallée du Rhône et de Loire, mais aussi un crochet par la Nouvelle Zélande, pour se forger une idée du vin, qu'elle voulait faire.

Des vignes sorties de la coopérative locale, Syrah, Grenache, Mourvèdre et encore quelques Carignans, lui ont servi comme base pour élaborer son premier vin sous sa propre étiquette.


Ce AOC Saint Chinian 2007, vinifié en cuve de manière classique, se veut un vin volontairement sur le fruit, frais, gouleyant, un vin plaisir, qui - au dire de sa génitrice, plaira aussi au femmes. Vous savez, que je ne suis pas typique pour "le vin des femmes", il me manque donc un peu de mache, une structure tannique plus affirmée serait plus à mon goût personnel, mais à 5 Euro, je suis sûre, que ce vin trouvera des amateur. Je souhaite bonne chance et un départ favorable pour ses ventes à cette vigneronne nouvelle!

Mais il y avait une autre découverte à faire: Le Vin Bourru, cher à Jean-Claude Carrière, qui intitulait son autobiographie ainsi, qui raconte sa jeunesse à Colombières-sur-Orb. Vin Nouveau sous toute ses formes: Un vin de l'année, qui vient d'être mis en bouteille, oeuvre conjointe de 5 vignerons de la Haute Vallée de l'Orb, qui ont chacun vinifié dans leurs caves un vin nouveau, pour l'assembler ensuite dans cette cuvée unique.


C'est Yannick Poras, vigneron du Mas du Rouyre, installée sur la petite commune de Saint-Martin-de-l'Arcon, au pied du Caroux,


qui le présente aujourd'hui tout fière à la fête. Les 3 compères et 2 comères se sont réunis sous le nom des Funambules du Vin, pour mettre au monde et  promouvoir ce bébé - qui pèse quand même 13% Vol, millésime oblige.


Les cépages sont encore un secret - et comme je ne voulais pas commettre l'infanticide tout de suite, je n'ose pas me prononcer... À garder pas plus chaud que 15°C, pour qu'il ne vous saute pas dans les bras - tellement il est encore fougueux après sa mise récente, je serais curieuse, de le goûter prochainement avec une belle poêlée de marrons grillés...et là aussi, 5 € ne sont pas prohibitif!

Donc du nouveau dans les vins de la Vallée de l'Orb, cette belle rivière sauvage, qui traverse aussi Cessenon - pas encore des vins bio, loin du sans soufre, mais des vins faitent par des vignerons, qui s'accrochent à leur terres et essayent d'en faire des vins, qui leur permettent de démarrer ou continuer ce beaux métier, qu'ils ont tous choisi par amour de ce pays - et qui, je leurs fais confiance, vont un jour prendre le chemin vers un travail plus proche de la nature, quand les amateurs de vins leur suivront.





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