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Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Articles avec #strandgut

les Saint Cavaliers en train de frapper

4 Mai 2010, 13:20pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Les Saints Cavaliers, qui dans le Midi sont les précurseurs des Saints de Glace, vont encore reigner jusqu'au 6 Mai - et aujourd'hui, un d'eux nous a reveillé avec fort tempête et pluie et une chute de température, qui nous a amené encore une vue assez insolite sur notre  femme couchée, montagne fétiche face à Lisson.

 

neige cactus 4 mai 2010

 

 

Nous avons déjà eu la neige à l'heure d'été un 25 mars 2007  ou pâques au tisons un 12 Avril 2009, et nous étions plus que gâtés point de vu blancheur sur le paysage cette hiver jusqu'en Mars.

 

  cot-malbec


Mais cette chute de température au moment, où les vignes montrent les premiers bébé-raisins n'est jamais pour rassurer le vigneron.


Donc croisons les doigts et prions les Saints, selon nos habitudes, que Jorget, Marquet, Tropet, Philippet, Crozet et Joanet nous épargnent de grêle casseur de gobelet...


et que leur copains de glace, qui leur suivent encore, nous foutent la paix - ici, comme ailleurs!



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du Rouge pour la Vendée

9 Mars 2010, 13:38pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

c'est sous ce titre, qui a bien sur éveillé mon attention de vigneronne, quand je l'ai lu hier, qu'Isabelle Kessedjian, blogueuse  Parisienne, découvert sur un article d'Anne-Laurence Chadronnier du récemment primé RougeBlancBulles, avait lancé une action de soutient pour rassembler des fonds pour l'aide aux sinistrés de la Vendée.


Bannière rouge2

Sur la page crée à ce bute du rouge pour la Vendée elle lance un appel au don par

"l'achat de bricoles faites mains par de généreuses blogueuses pour soutenir les victimes.
Des créations de toutes sortes seront proposées: crochet, tricot,couture,papier mâché,bijoux ........"

Question posée, elle accepteras aussi du rouge en bouteille fait par des vignerons et mise à disposition pour la vente à la fin du mois de mars.

LISSON - Clos des Cèdres 2007

J'offre donc pour la vente une bouteille du Clos des Cèdres 2007 du Domaine Lisson - au prix de 22 Euros - frais d'envoie à ma charge.

Vous trouvez le règlement ici. Une liste des bricoles faites mains par les autres blogueuses est actualisée sur le blog à fur et mesure de leur propositions.

Si vous voulez aussi participer, il suffit d'envoyer un mail à Isabelle  - [atelier.terredesienne@gmail.com] avec la photo de votre don (et le lien vers votre blog) ou de le mettre en commentaire sur du rouge pour la Vendée.



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Sud de la France - jamais 2 sans 3...

8 Mars 2010, 11:05am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Nouvelle surprise ce matin au réveil: la troisième fois au moins, que tout est blanc autour de nous cet hiver.

femme couchee neige mars 10
Vous commencez à la connaître, la Femme Couchée vêtue en blanc, et je ne dirais pas, que c'est la dernière fois cette année, que nous allons la voire comme cela.

L'année dernière, c'était à pâques, un 12 avril, qu'on l'a encore vu comme cela...


croquus neige

Et pourtant, les premières crocus avaient  démarré et j'ai même vu des amandiers en fleur hier en allant à Olargues:-).

mourvedre neige mars

Donc aujourd'hui journée calme dans la vigne, toujours aussi belle dans son graphisme noir sur blanc, quand il neige.

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vignerons hors piste - premier bilan

24 Février 2010, 18:23pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Nature, Bio ou simplement fait par des vignerons engagés, tous réunis par l'amour de leur terroirs et leurs cépages, qui travaillent leurs raisins avec soin - le bilan de cette première dégustation en off  des 8 vignerons "hors piste" pendant Vinisud 2010 était le même pour tous, qui avaient trouvé le chemin de l'Aéroport-Hôtel   de Maugio:

Le détour valait la peine!


hors piste 15


Et après la grisaille des dernières semaines, il y avait même quelques rayons de soleil sous un ciel bleue-venté et même quelques timides fleurettes dans le gazon devant la porte:


hors piste 16 hors piste 18


Il y avaient donc des mines réjouies - des deux côtés des tables nappées de blanc, où étaient alignés ces vins du Languedoc, de Provence et de la vallée du Rhône:

(cliquez sur les images, pour les agrandir)

hors piste 6 hors piste 11 hors piste 21 hors piste 10 Iris Off

hors piste 1 hors piste 39 hors piste 27 hors piste 33

Un buffet improvisé par les vignerons - style "auberge espagnole" - pas de traiteur nécessaire, pour faire bon, quand tout le monde s'y met - assurait le maintient des exposants et de leurs invités - sans façon - mais que du bon:-)...


hors pistebuffet collage 1

et vers la fin de la journée, les "cadavres" et les bouchons (et les pieds douloureux) témoignaient du succès de la journée:


hors piste 40 hors piste 41
  
et une nouvelle décoration des nappes, qui pourrait inspiré des plus ésotériques que nous à une nouvelle théorie sur les vins dégustés - l'analyse des taches...

collage taches 1

aventure à remettre - tous d'accord là-dessus - donc à la prochaine!




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toujours plus haut

4 Février 2010, 15:05pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Énergie propre et renouvelable, cela nous occupe depuis longtemps à Lisson. Ce n'est pas pour rien, que nous avons toujours refusé d'être connectés au réseaux tout (75%) nucléaire d'EDF. ,

Ce pour cela, que nous avons déjà parlé ici de nos efforts du Low Watt à Lisson  et des autres efforts quotidiens, pour économiser énergie et ressources.


energie.jpg

Soleil et vent sont donc devenus notre choix préféré - l'eau, notre précieuse troisième ressource et moins fiable - et quand elle arrive en force, on n'arrive malheureusement pas toujours à la maîtriser.

Nous continuons donc à appliquer le plus d'énergie humaine possible à indiguer le gaspillage du peu, que nous produisons. Éclairage aux LED, pas de frigo (oui, oui, même dans le Midi, c'est possible - et même le Champagne ou le vin blanc d'été se passe du glacé, s'il est bon), viande pas tous les jours, ramené frais de chez notre boucher du village, ordinateurs portable, qui marchent directement sur 12/18 Volts et ainsi de suite.

Que le contrôle naturel de la température pendant les vinifications, pas de groupe de chaud/froid, qui bouffe de l'énergie (nos levures indigènes de la vigne et de la cave sont bien capable, de se débrouiller pour la fermentation à température ambiante, elle sont bien habituées), la cave  voûtée dans le roque et sa porte ouverte l'hiver se chargent de la clarification des vins en barriques pendant l'élevage - et grâce au différence des niveaux, les vins se déplacent sont pompes, par gravité des cuves à la cave - là, où il faut un léger coup de pompe, c'est le  shadoc de la maison, qui doit mettre son énergie...

Et cela explique, pourquoi même la petite éolienne, que nous avions acheté d'occasion il y a quelques années, a mis "un certain temps" pour trouver son emplacement définitif, après la phase d'essai sur le mur.


Avant hier - un jour sans vent et sec - Klaus à mis la touche finale à une longue phase d'essais, de construction de la fixation et des instruments de réglage: il a pu couronner son travail par le montage de l'éolienne tout en haut, sur une des cheminées de la maison.

Windrad 10 Windrad 4

Nous pouvons l'admirer là-haut - comme nous elle n'attends plus que le retour du... vent....

Et en attendant, je vous propose le petit reportage photo, que j'ai fait de cet événement excitant pour la maison:

Windrad 13

cliquez sur la photo.



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ma chute du Mur

9 Novembre 2009, 10:27am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Ma Chute Du Mur n'était longtemps pas accompagnée d'images, de celles qu'on peut voir encore cette année sur tous les écrans, comme le relate le monde dans son article d'aujourd'hui.

Je n'étais ni à Berlin, ni ailleurs en Allemagne, ni devant un écran de télévision, ce soir du 9 Novembre 1989 - il y a 20 ans déjà - mais comme tous mes compatriotes, je me souviens de cette soirée.

Née dans l'Allemagne de Ouest, la RFA, qui, contrairement à son opposé à l'Est, la RDA ne portait pas la démocratie dans son sigle, je sortait d'une des rares familles sans attaches vers l'autre état allemand, je n'avais jamais visité Berlin et ses 140 km de mur, ni vu le rideaux de fer qui séparait les deux Allemagnes et qui était à la fin à sa quatrième génération revue et augmentée - me rappelant par cela nos clôtures électriques, mais en bien plus efficace.

J'avais grandi dans cet état de fait de séparation, il était aussi cimenté dans ma tête, que dans celle de milliers d'autres de ma génération - la suite de toutes les atrocités de la deuxième guerre mondiale et du régime des Nazis - une sorte de punition mérité pour celui, qui comme moi a lu à 14 ans les protocoles des Procès de Nuremberg, qui m'ont marquée pour la vie...

et j'avais la chance, d'être née du bon côté - dans la zone occupée par les Anglais, occupants bien intégrés, qui nous permettaient d'écouter les Charts de musique pop sur leur station radio BFBS (British Forces Broadcasting Service) - ces Top of the Pops, qui accompagnaient mes devoirs pendant les après midis après l'école, m'apportaient tous les tubes de la musique rock naissante des années 70, que je connais encore par coeur aujourd'hui.

Rien ne me prédestinait à être particulièrement sensible à la réunification Allemande - encore moins depuis que je m'étais exilée en France en 1980 - comme c'était loin tout cela.

1989 - ma deuxième année à l'école de viticulture de Béziers, le début du défrichage de notre colline, qui devrait durer une année entière en préparation de notre grand projet: la création du vignoble de Lisson.

J'étais en train de relire mes notes de cours d'oenologie ce soir là, blottie dans un coin de mon canapé à la lueur de l'habituelle lampe à pétrole - la radio sur piles, notre seul luxe "électronique" à l'époque, diffusait France Musique, comme d'habitude - les années Pop était loin derrière moi, quand d'un seul coup la nouvelle passe, bande sonore en directe en appuis: le mur a Berlin est tombé - on entende la foule, qui se rue à travers, les cries de joie des deux côtés - et là, au fond de ma forêt à Lisson, je fonds en larmes, l'émotion me coupe le souffle- je retrouve à peine ma voix, pour expliquer à Claude Rudel, qu'il m'arrive quelque chose, que je n'aurais jamais cru possible - parce qu'il arrive là, dans mon pays quelque chose d'incroyable, que la radio nous transmet un grand moment historique - et que cela me touche profondément...

Le lendemain matin à l'école, mes camarades du cours viti/oeno m'en parlent, ils ont vu les images à la télévision - je me vois leurs expliquer,  qu'il fallait s'imaginer un mur avec des barbelés et des miradors au milieux de leur ville, sur l'avenue Paul-Riquet, qui empêche les gens de se voir, de se parler, qui sépare les familles, où on tue ceux, qui veulent passer de l'autre côté.

Oui, la Chute du Mur reste aussi présente chez moi - même 20 ans plus tard, 20 ans, qui ont vu pousser la vigne derrière la maison, qui ont changé ma vie, comme celle de beaucoup d'autres - et les images, qui sont diffusées et que je peux voire entre temps retransmises par satellite, m'émeuvent toujours autant!

Je n'ai pas trouvé d'enregistrement de Rostropovitch, jouant du Bach quelques jours après devant le mur - mon côté France Musique, mais - merci Francis - je vous met ce lien vers youtube...  et je vous joins donc le morceau, qui est venu la "hymne à la chute du mur" pour les Allemands après - mon côté "top of the pops" d'antan:








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fin de vendange 2009 - et ma réponse à Michel Bettane

25 Septembre 2009, 10:53am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Vous allez l'avoir, ce rapport des vendanges 2009 à Lisson, qui se sont terminées avec la mise en cuve des derniers Mourvèdres hier... laissez moi encore un peu de temps, pour mon remettre - moins physiquemrnt que moralement - malheureusement...

 

En attendant, je vous copie (avec quelques liens en plus, comme le permet le blog) ma réponse par mail privée à Michel Bettane, qui venait de m'expliquer sa position dans la polémique, qui fait rage ces derniers jours et semaines un peu partout sur la toile. J'aime d'ailleurs aussi beaucoup la réaction de ma consoeur Isabelle de hier.


Cher Michel Bettane,

 

je vous crois bien, que vous êtes un défenseur de perfectionnisme dans le vin – j’étais lectrice abonnée de la RVF pendant presque 20 ans (donc longtemps avant de défricher ma colline et planter ma vigne à Lisson) et la lecture de vos articles a longtemps fait parti de mes nuits dans la cave, en train de surveiller le pressoir et les fermentations dans les cuves.

 

Mon souvenir le plus personnel lié à votre personne est cette fameuse anecdote d’un ami (Philippe Catusse de Béziers, entre temps un excellent caviste), qui m’avait fait la blague de me présenter son beau-frère comme « Michel Bettane » lors d’une visite de nos jeunes plantiers début des années 90 – j’en avais le souffle coupé – mais j’ai marché dans la blague, tout en me disant, que ce miracle arrivait 10 ans trop tôt – et j’ai fait le tour du vignoble à votre « sosie », en essayant, de rester cool et professionnelle. Quand il a dévoilé la supercherie, je me suis dit, que c’était bien fait pour ma gueule, d’avoir manqué de modestie au point d’y avoir cru – même – ou justement parce que notre idée de départ était, d’arriver à faire un vin, qui un jour pourrait s’approcher de l’excellence…

 

J’en suis encore loin :-), mais je persiste dans la quête – à ma manière et avec des choix, qui me semblent adaptés à ce but. Et quand je « rate » une cuve, je l’écarte de la mise en bouteille – là, je pense qu’on est tout à fait d’accord sur la charlatanerie au nom du « naturel », qu’il faut combattre et je comprends votre engagement – c’est le même effet que celui qu’on reproche aux buveurs d’étiquettes classiques – les habits de l’empereur, qui se promène tout nu, mais personne n’ose le dire.

 

Comme vous, je trouve que c’est regrettable, qu’on se targue d’un label bio, qui ne couvre que la production du raisin et ne garanti que peu de choses sur la vinification. Qu’au passage, cette labellisation, que je comprends pour des circuits anonymes de distribution, qui nécessitent une garantie surveillée, a enlevé le droit d’utiliser le mot « bio » à ceux, qui n’adhèrent pas aux organismes certificateurs et a probablement amené à la prolifération et confusion de toute les variantes d’adjectifs style naturel, authentique (chez Slow Food, on m’avait même collé « sauvage » à un salon), c'est regrettable.  Comme le fait, que tout cela, une fois rentré dans les instruments du marketing et de la publicité, devient aussi opaque et abusif que le « raisonné » de l’autre côté…

 

Je me suis aussi déjà pris le choux avec les défenseur de la santé, qui essayent, d’en faire un argument principal de vente de vin – pour moi, c’est un produit culturel et de plaisir – si je veux vivre qu’en surveillant ma santé, je suis tout à fait d’accord là-dessus, il y aurait d’autres combats à mener et partout. (Je le fais, mais c’est mon affaire « personnelle » dans mon coin :-).

 

Qu’en tant que viticulteur, j’ai un autre regard sur les intrants chimiques dans la vigne (ce sont les gens, qui passent les produits sur les vignes et qui vivent et travaillent en contact étroit avec la terre et la végétation, qui sont en première ligne de danger) est un autre chapitre du débat. Il faut boire beaucoup de vin fini, avant d’accumuler autant de pesticides qu’un ouvrier agricole, qui passe cela à longueur de saisons… Malheureusement je crois, que là aussi, la règlementation de la protection au travail ne serait respectée, que si la pression du marché se fait sentir.

 

Pour la vinification, je suis peut-être passéiste – je préfère un vin « fait main », comme je préfère un beau meuble d’ébéniste à un produit conforama ou ikea, un steak d’un charolais, juste tourné dans du beure, qui me régale de sa saveur et sa texture à la cuisine moléculaire, un fromage affiné, qui me parle encore des herbes, sur lesquelles ont pâturé les bêtes à un produit standardisé.. . c’est du raccourci, cela cloche un peu dans la comparaison, mais je pense, que vous comprenez, ce que je veux dire quand même :-).

 

Pourquoi je m’insurge contre certains de vos interventions sur la toile donc ? Peut-être parce que je trouve, qu’il y a trop de raccourci, trop de « mise en forme », qui ne fait que servir ce manichéisme, que vous dénoncez et qui est publié à grand ramdam (comme dans L’Express), parce qu’on sait, que votre nom « fait vendre ».  À mon avis, cela vous charge d’une plus grande responsabilité dans vos interventions qu’un inconnu quidam dans un forum – c’est la rançonne de la gloire.

 

Mais j’apprécie cette prise de contact par mail personnel, qui permet peut être mieux de s’exprimer et comprendre et je vous souhaite dans l’avenir plein de tribunes, qui vous laissent la place de vous exprimer et expliquer in extenso, pour éviter des raccourcis, qui ne servent qu’à entretenir des polémiques, qui ne font pas avancer ni la discussion ni la recherche du meilleur vin possible dans les deux camps !

 

Bien cordialement

 

Iris Rutz-Rudel

 

PS : Je viens de terminer la vendange à Lisson – victime d’une « force naturel » à quatre pates, qui a décimé mes belles grappes au point que le millésime 2009 va être encore plus anecdotique que le 2006 – rien a voir avec bio ou conventionnel – mais à la longue mortel pour une petite exploitation…

 

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et là, c'est le drame

17 Juin 2009, 12:05pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Trouvé cela ce matin - qui rejoint une semblable histoire, qu'on venait de me raconter il y a peu sur un domaine du Languedoc - c'est très grave, pour les vignerons concernés, mais peut-être moins inévitable, que le gèle ou la grêle, qui peuvent tous nous frapper un jour ou l'autre - même si les conséquences semblent encore plus "durable"...

Est-ce que cela ferra réfléchir?

Plus d'information sur "l'erreur" en question entre temps ici, sur le blog d'Hervé Lalau L'Agent Orange à Châteauneuf!

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Résidus de pesticides dans le raisin - du danger, de publier la vérité

4 Juin 2009, 17:10pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Vous vous souvenez de la discussion, qu'avait déclenché l'année dernière la publication des résultats d'analyse sur le résidus de pesticides dans le vin par le PAN Europe, relayé en France par le MDRGF  (Mouvement pour le droit et le respect des générations futures).

J'en avais parlé dans l'article 
"message on a bottle"  où je donnais aussi les informations sur d'autres analyses, sur beaucoup plus d'échantillons que l'étude du PAN, publiés en réaction par des organismes professionnels Français.

Un des arguments des critiques du PAN était, qu'il y a beaucoup plus de résidus sur le raisin de table que
que dans le vin, où ils seraient éliminés en grande parti par les processus de vinification...,

Aujourd'hui, c'est le MDRGF, qui se trouve assigné en justice, pour avoir publié les résultats d'analyses sur le raisin de table, vendus dans la grande distribution.

Vous trouvez toutes les informations sur cette assignation en justice et l'enjeu pour l'association ici:

Ensemble pour les Génération Futures

Vous pouvez vous faire votre propre opinion en lisant attentivement les pages de ce site - et choisir, comment agir après lecture:-).

On ne trouve pas encore beaucoup de réactions sur ce proces dans la presse écrite, mais je vous conseille la lecture de cet article de blog de Libération: Les raisins de la colère.

Je vous cite une parti du dossier de presse sur cette affaire:



"Pourquoi le MDRGF se retrouve aujourd'hui assigné en justice ?

Pour avoir voulu inciter les gérants de supermarchés à entamer une réflexion sur le problème de la pollution par les résidus de pesticides de certains fruits et légumes conventionnels, le MDRGF se retrouve accusé de dénigrement par des producteurs de raisins produit de manière intensive. Un scandale que nous entendons dénoncer!

Novembre 08 : L’enquête supermarché.

Le 24 novembre 2008, le MDRGF , association sans but lucratif dont l’objet est la défense de l’environnement, publie les résultats d’une grande enquête ciblant les supermarchés et leur politique en matière de résidus de pesticides. La première étape de cette enquête concerne le raisin de table. 5 ONG (dont le MDRGF pour la France) de 5 pays européens font donc tester par un laboratoire allemand, certifié et indépendant, des raisins de table vendus dans des magasins appartenant à 16 enseignes différentes. Les résultats montrent que la quasi totalité des échantillons de raisins issus de l’agriculture intensive analysés contiennent des résidus de pesticides. Le MDRGF dénonçait cette situation comme inacceptable. Plus de détails sur l’étude sur le site du MDRGF.

Février 09 : les producteurs de raisins de table assignent le MDRGF en justice !

Fin janvier 2009, le MDRGF apprend par des journalistes du sud de la France que la Fédération Nationale des Producteurs de Raisins de Table (FNPRT) vient de tenir une conférence de presse avec son avocat pour annoncer qu’ils ont décidé d'assigner en justice le MDRGF pour avoir, selon eux, dénigré le raisin de table. Après cette annonce médiatique, une assignation datée du 2 février devant le TGI de Paris a été transmise au MDRGF. La partie adverse demande au MDRGF la somme exorbitante de 500 000 Euros, la publication du jugement dans 10 médias nationaux, et la suppression du dossier sur notre site Internet, rien de moins ! "



J'espère, que jamais un  organisme vigneron se laissera entraîner par cet exemple scandaleux à des actions similaires!


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