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Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Articles avec #strandgut

Au feu - incendie dans nos montagnes

10 Septembre 2007, 17:26pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

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Hier au petit matin en montant dans les Echelles pour ramasser les Cabernets, je découvre de la fumé au loin. C'est toujours inquietant, mais avec la chaleur et la secheresse qui règnent, cela me glace le dos. Les
images de la Grèce ne sont pas loin et nos montagnes ne sont pas très accessibles non plus.

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Heureusement, qu'un bruit familier me sort tout de suite de mon effroi (il y a des amis qui ont leur ferme là bas au milieu des châtaigneraies...). Le feu a démarré pendant la nuit (donc probablement pas par hasard), les pompiers de la vallée sont sur place depuis 4 heures du matin, mais maintenant ce sont les avions (canadairs et craquers), qui peuvent intervenir - sans eux, dans ces pentes raides sans chemin point de salut.

tracker.jpgtracker


canadair.jpgcanadair


Pendant une heure c'est le défilé: 4 canadairs jaunes et 2 grand trackers, qui se relayent pour lâcher leur précieux chargement. Comme toujours (malheureusement l'été, nous en avons l'habitude) je suis en admiration devant leur adresse, courage et précision.



Deux heures plus tard, le pire est éteint et les hélicoptères militairs montent l'équipe d'intervention spéciale venu du Var avec leurs pelles, qui vont surveiller les lieux - au grand plaisir des élèves du collège, qui voient le spectacle sur le terrain de foot devant leur école.

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25 ha partis en fumé - peut-être pas pour les vendanges mais pour la végétation autour, une bonne pluie serait la bienvenue...


David Widgery, un anglais, qui vit avec sa femme Jane à Cailho le Haut, m'a donné l'autorisation d'utiliser quelques unes de ses photos prises dimanche plus proche du lieu, pour vous montrer l'impressionant ballet des avions. Leurs pilotes risquent leur vie pour sauver nos paysages. Le produit rouge est du retardant, les trainés blanches sont de l'eau












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copyright: David Widgery, Cailho le Haut, 34 390 Saint Etienne d'Albagnan


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Ciel gris et pays vert

9 Août 2007, 08:54am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Le voyage c'est bien passé. Juste une alerte de "bagage suspect" dans le Thalys avec le retard en conséquence, mais pas de grève à l'arrivée. Toujours les vins de Monsieur Sapin dans le train et beaucoup de nuages et de la pluie en traversant la France, la Belgique et finalement en rentrant en Allemagne. Mais quelplaisirpour les yeux de voir ce paysage vert luisant après le jaunissement du à la secheresse au Sud.


J'aurais du amener mes bottes à la place des petites ballerines en tissus - et une veste plus chaude aurait été la bienvenue ce matin - mais l'accueil chez mes amis libraires était comme toujours chaleureux et le repas hier soir convivial, avec salade bien ailée, loup de mer sauce anchois-citron et tortillas aux champignons, accompagné d'un vin d'Autriche - du Grüner Veltliner - bien fruité et rafraichissant. Il m'avait vite fait oublier la fatigue du voyage.

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C'est un des grands plaisirs de ces visites en Allemagne: je découvre des vins de toutes origines, sans prétentions mais toujours très agréables pour accompagner un repas. On voit, que les Allemands sont beaucoup plus ouverts pour la découverte de vins de tous les pays d'Europe et du monde et on comprend, pourquoi les vins de masse français ont du mal à garder ou conquérir des parts de marché face à cette offre bien diversifiée et d'une bonne relation qualité/prix.

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Triple Tour à Olargues

18 Juillet 2007, 20:30pm

Publié par Iris Rutz-Rudel



letourdefrance.jpg Je ne sais pas, si l’inspiration du départ de la Weinrallye Allemand m’a mis sur la piste, mais le fait est, que j’étais longue à m’intéresser au passage du Tour de France, annoncé pour vendredi, 20 juillet sur la 12ième étape, qui va traverser Olargues pendant une minute.

Les signes avant-coureur ne sont plus à ignorer: depuis quelques jours, les vitrines des commerçants d’Olargues se décorent au plus beau: L’épicière gonfle des ballons à la force de ses poumons et scotche des photos de ses coureurs préférés (ne me demandez pas les noms, je les ignore...). Devant la boutique du boucher, deux ancêtres du vélo, rouillés et visiblement plus en état d'être enfourchés, sont ficelés à la balustrade. La brocante salue le Tour avec une jolie banderole, et les animateurs de la région (ou est-ce le département?) dressent un parcours sportif Place Alexandre Laissac devant la mairie, pour motiver les pichous pour le cyclisme et la sécurité routière.

Le Syndicat d’initiative distribue la brochure du Parc Naturel du Haut Languedoc, qui nous informe, que les coureurs vont passer vendredi après-midi de 15h13 à 15h14 dans un sprint dans le Tour des Ponts et qu’il y aura un service exprès après leurs passage pour ramasser les détritus, qui vont rester après la bataille. Le terrain de sport du village, tondu de frais, va servir comme terrain d’atterrissage pour les hélicoptères de la télé Française et notre seule route à travers la vallée du Jaur va rester réservée à la caravane, qui arrive deux heures avant les héros.


Les flyers rappellent aux spectateurs, de se protéger avec casquettes et chapeaux contre le soleil, de boire beaucoup et de rester à l’ombre et sur les bas côtés de la route... tout est prévu – il ne reste qu’attendre les flèches multicolores.

Je découvre des pages web de la télé Allemande (ARD), qui profitent, pour familiariser leurs spectateurs et lecteurs aussi avec le côté culinaire et culturel des campagnes traversées – une bonne chose pour Olargues, ce membre des „plus beaux villages de France“.

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Du coup, j’ai commencé à regarder dans mes placards, pour trouver des appareils optiques, qui pourront m’aider à suivre l’évènement du haut de la colline de Lisson.

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Les connaisseurs de la géographie de notre vignoble, qui se sont déjà gagné le droit à la dégustation par une ascension des terrasses du Clos du Curé, vont avoir gardé le souvenir du grand clapas tout en haut, qui permet une vue panoramique à couper le souffle sur la vallée du Jaur entre Mons la Trivalle et Olargues, avec la rivière et le départementale en parallèle.

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Le tout est surplombé en face par la silhouette impressionnante de la "femme couchée". Quel emplacement insolite pour saluer de cette hauteur toujours bien aéré les artistes de la pédale, avant de les voir disparaître dans le grand virage du Tour des Ponts derrière la colline, qui porte la médiévale Tour d’Olargues. Je ne suis pas sûre, que je pourrais reconnaître les coureurs de la haut – mais je viens d’apprendre, que les parents du nouveau jeun talent Allemand étaient apparemment aussi des fans des Peanuts dans leur jeunesse, comme moi... cela crée des liens!

Et aujourd’hui: patatras : l’annonce d’un nouveau soupçon de dopage et le boycott des transmissions en directs par les deux grandes chaines de télé Allemandes, ARD et ZDF – donc probablement vendredi pas d’images d’Olargues pour l’Allemagne – quel dommage!


Qui, comme nous, vit depuis bien longtemps sous le soleil du Midi et travaille physiquement dehors sait, que notre sport se pratique dans la vigne: avec le pulvérisateur dans le dos, la débroussailleuse au bout des bras, la pioche ou le sécateur à la main ou une caisse de raisin sur l’épaule on fait des kilomètres et en été, des températures caniculaires augmentent l’effort . On apprend donc, de travailler tôt le matin – celui qui est vu dehors en début d’après-midi passe pour un fou - ou un dopé.

Et comme en été, en plus de l’heure de décalage habituelle avec „l’heure qu’il fait au soleil“, l’heure d’été décrété pat l'état chaque année nous rajoute une deuxième heure de décalage, nous savons, que le soleil n’arrive au zénith, High-Noon, midi, que à 14h – et personne n’aurait volontairement envie de se mettre sur la piste dans les heures qui suivent.

Mais peut-être que les pauvres gus doivent suer en plein soleil, par ce que comme cela, les habitants du sud, qui marquent la sieste, ont le temps de regarder à la télé les autres se crever en plein soleil ...

Reste à poser la question dont je ne connais pas vraiment la réponse: est-ce que le vin rouge, si loué pour ses bienfaits pour la santé par notre profession et, selon ma grand-mère, surtout bien pour le sang, est considéré comme un moyen de dopage entre temps – ou est-ce que ce symbole du French paradoxe sera autorisé comme remontant, pour remettre les coureurs d'aplomb après l’effort?

Quand la caravane sera passée et le calme revenu à Olargues, les petites routes autour seront de nouveau le paradis des cyclistes d’un certain âge dans leurs tricots multicolores et avec leur casques futuristes, qui grimpent les Cols dans la fraicheur des matinées et se sentent comme Eddy Merckx ou Jacques Anquetil (j’espère, qu’ils étaient cyclistes?...)

Et c’est à un autre moment, que nous entamerons une discussion sur le parallèle entre le dopage dans le sport et le dopage dans la vigne et dans le vin – les listes des moyens douteux dans les deux camps, pour corriger la nature et/ou tricher sur le produit de base sont longues. La chaptalisation par exemple, aura quoi comme parallèle dans la pharmacopée des sportives? Et le "libre choix raisonné" avec la chimie, quand l'épreuve devient plus dure...






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Sept voiles levés - mais toujours pas nue!

8 Juillet 2007, 19:08pm

Publié par Iris Rutz-Rudel



Pas facile, de répondre à ce jeu, auquel Régis Chaigne m’avait convié avant mon départ pour Gap.


Rappel du principe du blogueur tagué :
Chaque blogueur tagué doit dévoiler 7 choses le concernant ainsi que le règlement.
Puis il doit taguer 7 blogueurs en les énumérant dans son article puis en laissant un message sur les blogs des 7 personnes choisies pour les inviter à participer.
Les personnes qui ont été taguées devront écrire à leur tour 7 choses personnelles sur leurs blogs...

Je vous avais déjà dévoilé que j’aime les vins oxydés. J’ai toujours aimé les sherries secs, qu’on trouvait facilement en Allemagne. Je ne savais pas, qu’il y a des gens, qui ne partageaient pas ce goût, jusqu’au jours, où j’ai vu la mine dégouté de mon professeur d’œnologie a Béziers, Daniel Domergue du Clos de Centeilles, qui fuyait en vociférant la dégustation d’un vin blanc traditionnel de Minerve à base de Macabeu, vinifié très sec et légèrement oxydé en s’écriant, que cela allait être la même chose, si quelqu’un osait ramener une bouteille de vin jaune du Jura un jour. C’est à partir de ce jour que je savais, que j’allais aussi aimer le vin jaune.

J’aime les voix de haute contre dans la musique ancienne et baroque. Mon préféré était longtemps Alfred Deller, dont j’avais acheté le premier enregistrement (encore sous forme de cassette) à l’abbaye de Sénanque, qui pour moi, avec celle du Thoronet, découverte plus tard, est un lieu magique, où on comprend intuitivement, que ces espaces de pierre sont construits pour la résonnance du son, seul ornement autorisé par les règles de l‘ordre des Cisterciens dans leurs églises. Quand j’ai vu pour la première fois le petit passage de filme tourné à Lisson par FR3 en fin 2005 et je me suis aperçu que le régisseur avait choisit „musique for a while“ der Purcell interprété par Deller comme fond sonore de la ballade à travers le clos des Cèdres et du chemin pour monter à la cave, sans que nous avions touché un mot sur mes goût en musique, j’avais les larmes aux yeux.(Je n'ai pas trouvé un enregistrement complet de Deller on ligne, mais un jeun interprèt, que je ne conaissais pas ici.

Je rêve de retrouver une belle robe rouge un jour, comme celle, que je m’avais acheté quelques mois après la mort de Claude au fripes et qui pour moi était le symbole de rentrer de nouveau dans la vie. (Je l’avais lavé trop chaud un jour, ensuite je ne rentrais donc plus dedans!)

J’aime la sculpture moderne et contemporaine – mon rêve serait toute une série de sculptures plantées dans les terrasses de vignes derrière la maison, qui m’accompagnent dans mon ascension, quand je vais au travail et que je vois se dessiner contre le ciel bleu en montant, comme aujourd’hui les silhouettes des arbres morts, vieux troncs d’oliviers, de châtaignier et d’amandier, que j’ai défendu contre la tronçonneuse au défrichage avant la plantation.

J’aime les livres – la lecture était pour moi la chose la plus importante, qu’on m’a appris. Je savais lire avant d’entrer à l’école, parce que je voulais savoir, ce qui était écrit partout, dans mes livres, le journal ou sur les boites de lait concentré. Quand je me plonge dans un livre, le monde autour de moi n’existe plus. La maitrise d’autres langues, comme l’anglais et le français m’a ouvert aussi la littérature de ces langues, donc déjà trois littératures à explorer – une vie ne suffit pas. Ne plus pouvoir lire, rentrer dans un autre monde, au début de mon deuil était une des choses les pires, qui ont pu m’arriver.

J’aime regarder les choses qui jalonnent mon chemin tous les jours. C’est rare que je retourne à la maison sans avoir ramassé un beau caillou, un bout de bois formé bizarrement, une plante, que je ne connais pas ou un petit bouquet de fleurs ou d’herbes, qui poussent au bord du chemin. Je collectionne des bouts d’os, des morceaux de vaisselle cassée, des clous rouillés, et j’en passe....

Et me voilà déjà arrivé au septième voile – cela va vite, une fois commencé.... Maintenant, il faut choisir dans la foultitude des choses, qui restent encore dans l’ombre. Je vais donc taire mon faible pour le chocolat, mon amour de la cigarette, que je ne fume plus, mais qui m’apparait encore dans mes rêves (j’avais arrêté pendant 15 ans, repris pour 5 ans, re-arrêté il y a 17 mois, donc affaire à suivre...). J’aime regarder et rencontrer des femmes, qui portent les traces de leur vécu au visage – et qui ainsi ont vieilli avec grâce. Où chaque ride et chaque plie raconte une histoire et où une lueur dans les yeux fait mentir la sagesse des mèches grises, bien pliées ou rebelles.

Le week-end du Coolporteur à Gap m’a fait cadeaux de pleins de rencontres de ce genre – je vous mettrais ma petite gallérie de visages et têtes dans un prochain billet.

Reste à nommer 7 autres blogueurs à qui rendre le bâton – pas facile, parce que beaucoup étaient déjà sollicités, mais je vais essayer, de motiver Ségolène, Aude, Ulysse, Emmanuelle, Jean-Paul, Amy et Luc, cela le détournera de la météo!








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On ne perd rien à attendre...

29 Juin 2007, 06:37am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Regis me passe le baton des 7 vérités à dévoiler, Olif (que j'ai rencontré pour la première fois "en personne" - fort sympathique - la semaine dernière) attend mon vin oxydatif pour les VdV et Slow Food à Gap m'attends pour les journées du Coolporteur demain et dimanche.

Si vous avez de la patience, vous allez tous m'attendre pour tout cela jusqu'à mon retour dimanche soir, pendant que moi je saute dans ma vieille Peugeot pour faire 1 h de route le longue de l'Orb (Roquebrun, Murviel, cela flaire bien le vin) et de Béziers 7heures et demi de trains (avec 1h et demi à Valence - ah, la vallée du Rhône.... pour arriver à Gap) -

pas sans ma petite caméra, bien sûr!


En route et à la semaine prochaine !

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Vous ne voulez pas une louche de Pub?

2 Avril 2007, 15:06pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Email reçu ce matin dans ma boîte à lettre:

"Bonjour,

Je voulais savoir si il est possible de publier un article de présentation de Primeurs Bordeaux sur votre blog ?

Dans l'attente de connaitre votre retour.
Ce message vous est envoyé par le formulaire de contact accessible en bas de page de votre blog: lisson.over-blog.com Le visiteur qui vous envoi cet e-mail n'a pas eu connaissance de votre adresse de messagerie.

L'adresse qui apparaît comme expéditeur n'a pas été vérifiée."


Moi, j'ai vérifié l'expéditeur, c’est un site purement commercial. Je me demande, s'il ne s'agit pas d'un poisson d'avril en retard d'un jour - ou est-ce que vous auriez une explication, pourquoi je passerais un article de pub pour un vendeur de vins de Bordeaux, que je ne connais ni d'Adam ni d'Ève, sur mon blog? J'espère, qu'on ne va pas voire polluer des articles de pub  sur les  blogs vins -  et pour les Bordeaux Primeurs, il y a actuellement déjà assez de remue ménage médiatique...



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Objet insolite pour 1er avril?

1 Avril 2007, 11:22am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Trouvé ce matin de pluie dans la  Lettre info n° 34 mars 2007 de Jean-Pierre Mascaron de la fameuse collection privée tire-bouchons:



"L'OBJET INSOLITE
Chaque mois j’essaierai de dégoter un objet insolite, toujours en rapport avec notre hobby. Ce mois ci, j'ai trouvé sur la toile cet objet ou devrais je dire cette oeuvre d'art! Car on ne peut parler ici de tire-bouchon même s'il en possède la classique mèche en queue de cochon. Comment pourrait-on extraire un bouchon avec un tel instrument sans s'abimer la main? Certainement sorti d'un délire éthylique, façonné par la main d'un habile artisan fana de tire-bouchon, cette cuillère tire-bouchon appelons cela de cette façon si vous le permettez est toutefois très esthétique. Elle ferait avec son manche "mèchilique" une superbe pièce dans la ménagère du salon.


 


Je serai curieux de connaître le facécieux inventeur de la cuillère tire-bouchon, comment a t-il pu avoir l'idée géniale d'associer une cuillère à une mèche de tire-bouchons. Est ce dans un but commercial ou tout simplement parce que l'envie de créer un objet original à pris le dessus? A t-il crée un exemplaire unique ou existe t-il un ensemble complet de douze couverts? Si le créateur peut me lire, qu'il m'écrive pour satisfaire l'appétit de mes interrogations."

Et malgré la date de la reception, je ne crois pas, que cela soit un poisson d'avril!


 

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Femmes et blogs vigneron(ne)s

28 Mars 2007, 20:17pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Je viens de travailler sur les liens que je recommande dans ce blog et je viens de me rendre compte, qu’il n’y a pas beaucoup de femmes vigneronnes, qui tiennent un blog.

 

J’en ai pas encore croisé dans ma langue maternelle (mais de toute façon, mêmes les vignerons males ne se sont pas encore précipités nombreux dans la blogosphère en germaphonie).

 

En France, je ne connais qu’Emmanuelle Dupéré, qui tient sont blog ensemble avec son mari de Laurent et – comme pour le vin, je pense que s’est une œuvre conjointe – et Annie Sauvat-Blot, dont le blog était couronné meilleur blog vigneron  de la vallée de la Loire dernièrement.

 

Après il y a Amy Lillard de La Gramière, qui tient un blog, que j’apprécie beaucoup, mais c’est plutôt la version anglaise, qui est bien fournie et entretenue – son blog en français ressemble un peu à mon blog en allemand, quand il faut délaisser un, faute de temps, c’est le français chez elle et l’allemand chez moi.

 

Mais si vous lisez l’anglais, je vous conseille  les blogs américains, comme celui d’Annette Hoff de Cima Collina, que j’aime lire, comme pour Amy, il montre aussi bien la vie quotidien de leurs domaines, de la vigne à la cave et aussi jusqu’aux routes pour la commercialisation, mais aussi des réflexions plus variés autour du vin et du goût.

 

Et ma dernière découverte m’a amené en Afrique, au Kenya, où Louise Leakey  de Zabibu fait des micro-vinifications, qui me rappellent bien Lisson… une aventure à suivre !

 

Mais reste la question, pourquoi il y a si peu de blogs vignerons tenus par des femmes en France. Cela ne peut pas être la peur de l’ordinateur  ou de l’Internet – vous n’avez qu’à regarder le monde des blogs dans d’autres domaines, pour voir, que les femmes manient le clavier et les logiciels avec brio.

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La neige à l'heure d'été

25 Mars 2007, 17:19pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Hier soir au ciel, entre deux passages de nuages un peu moins poussés par le vent que les derniers jours, on pouvait voire ce beau croissant de lune, que Klaus a photographié pour vous :


 


croissant de lune sur Lisson fin mars 2007

Quelle surprise ce matin, pas seulement que l'heure avait changé, sans que j'en avais entendu parler hier - mais en plus, à la place de saluer l'heure d'été avec un grand soleil, la journée se révélait encore bien grise et la montagne d'en face s'ornait encore d'une couche de neige.

 


la femme couchée sous la neige


On  l’appelle « La femme couchée » - même si certains donnent ce nom plutôt à la silhouette du Caroux, je le revendique bien pour ses rondeurs ondulants que je vois tous les jours en me levant. D’après la légende, c’est Cebenna une fille des Titans, qui un jour, par chagrin d’amour s’allongeait là et devenait pierre – et là, où coulent ses cheveux, se trouve encore son peigne en or, un vrai trésor, qu’on peut découvrir  en suivant le rayon d’arc en ciel jusqu’à l’endroit, où il touche la terre.  

 

Donc souhaitons, que le printemps va revenir vite avec son soleil et ses arcs en ciel. Si, en finissant la taille, du haut de ma colline je vois l’endroit, où il touche par terre, je vous ferrais une photo, vous chercheriez le trésor avec votre GPS à la prochaine randonnée !


 

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Le vin, a-t-il un sexe?

11 Mars 2007, 16:43pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Nathalie Merceron  (alias Tiuscha?) de Saveur Passion me propose de répondre à ce questionnaire, qui circule depuis deux ou trois semaines dans les blogs culinaires sur le vin.

 Comme une fois n’est pas coutume et comme la question m’hérisse d’habitude assez
les poils, pour que cela va de toute
façon me trotter dans la tête, j’ai décidé de m’y coller :


Selon vous, le vin est-il féminin ou masculin (et vous...) ?

Selon moi (vigneronne, donc femme en apparence), le vin est le résultat de tout un tas de paramètres, ne citons que cépage, sol, exposition, conduite, climat et mode de culture, qui influencent  maturité et concentration du raisin.

Facteurs dépendants du choix de l’homme (qui peut être une femme) aussi bien que dépendants des aléas de la nature (comme le temps qu’il fait). S’ensuivent les décisions au moment de la vinification et de l’élevage du vin, plus au moins interventionnistes, selon la philosophie du vigneron / de la vigneronne.

Sur ce fond, je pense, que le vin qu’on fait est dépend du goût qu’on a – même si aujourd’hui, la solution à la crise du vin semble résider dans le choix de faire des vins, qui donnent le moins de fil à retordre à un consommateur lambda.

 Une citation comme :

« L'homme et la femme n'ont pas la même subtilité d'appréciation, et chacun ne ressent pas les mêmes plaisirs à déguster un vin. La femme aime les vins flatteurs, subtils, aromatiques qui explosent au nez, avec des tanins fondus veloutés, en bouche qui lui caressent les papilles, tandis que l'homme aime la puissance au palais, de la matière en bouche, l'expression des tanins nobles et du boisé, qui les lui percutent. »

Isabell Forêt de www.femivin.com  dans :Les femmes ont une perception différente du vin que les hommes

me laisse songeuse (sans parler du fait que j’ai mis du temps, avant de comprendre, qu’est-ce qu’ils percutaient).

Cela mène à des articles comme celui, qu’avait trouvé La Pipette en septembre 2006  un jour de pluie en feuilletant ELLE .

Quand on énumère des femmes dans le vin, il ne s’agit pas forcement de femmes, qui participent à toute la chaîne de l’élaboration du vin, de la terre au verre. Surtout dans les grandes structures, il y a peut-être des femmes œnologues, sommelières, mais la plupart des femmes travaillent dans la communication et la commercialisation, elles représentent
un produit fait par des hommes – parfois pour « le goût féminin », donc pour les structures, où les femmes achètent le vin pour la maison : les supermarchés.

J’étais contente, dans le premier reportage, qui était fait sur Lisson, et qui était publié dans le numéro 24 de Terre de vins consacré aux femmes, d’être à côté de  vigneronnes comme Marlène Soria et de Hildegard Horath de la Grange des 4 Sous. « Sous le charme des aventurières » était le sous-titre du numéro et ayant gouté leurs vins, je ne pense pas, qu’on peut les réduire aux  caricaturales saveurs « féminines ».

Comme écrivait Sylvie Augereau à l’époque :

« Lasses des rondeurs faciles et dorées elle vont chercher les « tripes » du raisin, laissent macérer longtemps, pigegent fréquemment. … Chez l’une comme chez l’autre, de longs élevages sous bois prolongent encore les vins. Chez toutes deux, on peut imaginer attendre les bouteilles longtemps, presque par respect de toutes ces années passées à réinventer un patrimoine oublié. » (TdV, p. 90)

Bref :  point de vin féminin à Lisson, mais un vin qui reflète le plus vrai possible son terroir et son cépage – et ces terres caillouteux, accroché en flanc de colline sont rudes sous le soleil.


Etes-vous plutôt vin rouge, blanc ou rosé ?

J’ai une préférence pour les vins rouges – plus facile à trouver dans la région aussi. En blanc, j’aimais pendant longtemps que  le vin aux arômes minéraux, comme les Riesling de la Moselle. Mais depuis que j’ai découvert  les grand blanc d’Alsace, comme les font Bruno Schueller ou Jean-Pierre Frick, le Bu N'Daw et les autres blancs de Hildegard Horath, les blanc de Pierre Overnoy de Pupillin, les blancs des « spécialités » (petite arvine, amingne ) du Valais en Suisse, où en plus doux, les vin de Loire, de Château Suronde, de Patrick Baudoin ou les liquoreux de Cru Barrejat en Sauterne de Mireille Daret, j’aime aussi les blancs.

Rosé n’est pas vraiment ma tasse de thé, mais j’ai un grand souvenir d’un Tavel des Pères Blancs ( ?)  et j’adore le rosé du Domaine Bourdic  servi bien frais l’été.


Êtes-vous plutôt Champagne blanc ou rosé ?

Je ne me souviens pas, d’avoir bu du Champagne rosé dans ma vie, mais j’aime beaucoup les Champagnes de Francis Boulard et les Champagnes bios d’André et Jacques Beaufort.


Quelle est votre "première fois" ?

Je ne me souviens plus exactement, peut-être, par ce que jusqu’à mes trente ans, je ne bu que de l’eau (un problème d’alcool dans la famille peut rendre très abstinent...), mais j’ai raconté mes premiers souvenirs dans un autre post sur ce blog. La première fois dans ce domaine n’est pas toujours inoubliable !


Votre meilleur souvenir "émotionnel" avec un vin ?

Un repas entre vignerons dans une taverne en banlieue après une journée au Salone del Gusto à Turin, il y a deux ans. Mike Tommasi nous avait amené là et nous avions demandé l’autorisation, de sortir nos vins à table – et après un repas très amical et convivial accompagné de pleins de bons vins, j’avais la chance de gouter un petit verre de l’Essence (Le sens) du Chenin de Patrick Baudouin, qui m’a tellement transporté de bonheur, que j’étais obligé d’aller me recueillir dehors sous les étoiles, pour communiquer ce plaisir intense avec celui, avec lequel j’ai partagé tant de souvenir émotionnel autour du vin avant qu’il ne disparaisse. ..

Votre meilleure association mets/vin ?

Un vieux vin (1978) de Château Coujan à base de Cabernet et Merlot, bu il y a 9 ans à X
noël sur un foie gras poêlé.

Mon Bel Hazard 2000, vin elévé sous voile, sur un morceau de vieux Cheddar trouvé chez Slow Food.

Un vieux Carignan de « derrière les fagots » de chez Thierry Navarre, qui datait du temps de son grand père et qui était une merveille en accompagnement d’un gigot de mouton aillé…

La « buvette » que nous vendait notre ami Serge Boissezon en cubi: en vérité son meilleur Syrah-Grenache, qu’il mettait aussi en barrique et en bouteille et qui, contrairement à  la plupart des rouges,  « résistait » à merveille aux fromages, au contraire, qui les mettait tellement en valeur, qu’il fallait enchainer souvent « la petite goutte » pour finir le fromage avec « le petit morceau » pour finir le verre….


Votre prochaine dégustation (prévue ou fantasmée) ?

Pas prévue et pas fantasmée, par ce que déjà passée fin 2005, la dégustation des 6 cuvées rouge 2002 du Domaine Romanée Conti en présence d’Aubert de Vilaine.

Et comme cela m’est arrivé, que sur un forum de discussion sur le vin, que quelqu’un compare mon Merlot « Les Moulenty » au Petrus, mon fantasme sera bien sûr de faire une verticale de ce vin un jour.

Un voyage en Piemont, pour déguster les meilleurs Barolo reste aussi encore un fantasme.

Rendre visite à tous les vignerons bloguers que j'aime lire, partout dans le monde....



Qui choisit le vin dans votre foyer et qui "gère" la cave ?

Vous l’auriez deviné : c’est moi


Combien de vin avez-vous en cave ?

Sans compter mes propres vins de Lisson (j’essaye de garder quelques bouteilles « témoin » de chaque cuvée et chaque millésime depuis 1996, cela commence à prendre de la place), donc dans ce que j’appelle ma « cave privée », il doit y avoir dans les 400 bouteilles actuellement. Majoritairement en rouge (je suis seule à les boire, Klaus ne boit que des blancs et rosés), surtout Languedoc, un peu d’Alsace et Loire – donc largement encore à développer !


Question subsidiaire :
Comment initieriez-vous un "jeune" au vin ?

Par du bon, peut-être avec un Bella Para du domaine de Beau Thorey (en biodynamie) – avec une ballade dans une vigne, une journée de vendanges. Je crois beaucoup dans le

« learning by doing » !

Et apprendre, d’où vient un produit, quel contexte  l’a vu naître, quel homme/femme l’a accompagné sur son chemin, st la meilleur méthode pour comprendre et apprécier et devenir sensible au goût authentique de ce produit.


Et comme il fait partie de ce  "jeu", de passer le sujet à d'autres blogguers, j'invite mes collègues de s'y coller, si la vigne et la cave leur laissent le temps.

Ps: je m'excuse pour les drôles de couleurs, mais j'ai joué aux aprenties sorciers avec la mise en page du blog et je n'arrive pas à annuler mes bêtises!

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