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Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

vendanges sur les Échelles de Lisson

28 Septembre 2005, 00:00am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Cela grimpe, cela grimpe – cela ne s’appelle pas pour rien : Les Échelles de Lisson. Sept terrasses à monter pour arriver en haut des Cabernet Sauvignons – il faut d’abord récupérer son souffle avant de commencer le travail.

 

Il y a déjà un visiteur sur la dernière terrasse :

une perdrix, qui s’en va sans trop se presser – elle aussi, elle doit aimer les baies bien mures !

La vue sur la vallée d’Olargues tout en bas est toujours un bon prétexte pour une pause – c’est superbe, de voir la silhouette du village médiéval couronné de sa Tour – et la distance permet de ne plus voir les constructions plus récentes, qui, vu de plus près, défigurent un peu le site…


 

Le Cabernet Sauvignon est bien mur – au dernier pesage, il affichait 13,5°. Le rendement est encore une fois minuscule – pendant que je coupe les petites grappes, je fais mon calcul de tête :  deux caisses de 12 kg chacune sur 200 pieds, cela fait 24 kg – cela donne grosso modo 24 bouteilles de 75 cl – donc 1 petit verre par pied. Cela sera difficile à ce tôt, de faire comme certains domaines, qui annoncent 1 bouteille par pied et louent les pieds aux particuliers… Il faut bien s’occuper la tête en coupant – ai – c’était trop de distraction, un coup dans le pouce et ce n’est pas le sang de la vigne qui coule, mais le sang de la vigneronne.

 

Donc d’abord une petite pause – temps d’identifier l’origine de cette odeur agréable, de nouveau très floral avec une pointe de miel, qui caresse les narines : ah! c’est la salsepareille, petite liane avec des feuilles bien luisantes, des petits crochets, qui ne la rendent pas la bienvenue dans les souches, mais à qui son odeur embaumant garantie une petite place dans le talus et sur les murs.

  

 

Entre les rangs (du nombre de 2 ou 3, tellement c’est étroit, une marche d’échelle ici), la dernière pluie a fait repousser la marjolaine sauvage, ou l’origan, qui tapisse le sol caillouteux – et nos semelles écrasent des touffes de menthe sauvage – il y a pour tous nos sens.

 

Nous travaillons en descendant : après les Cabernets Sauvignon, qui sont majoritaires ici, viennent les Cabernets Francs et « au fond » quelques rangs de Cot, qui a déjà fait la joie des petites bêtes – les peaux sont plus tendres que celles des cabernets.

 

Ouf, le soleil commence à baisser, le dos accuse la gymnastique à ras du sol. Les vignes sont plantées en cordon de Royat et guidées surfil de fer, les bras se séparent à 30 cm du sol – c’est bien bas, et il faut en plus plonger à travers fils et feuilles, pour ne rien oublier de l’autre côté du palissage. Je finis sur les genoux.

 

Klaus vient chercher les précieuses caisses avec le rampi-car, petite brouette à chenilles et seul outil, qui peut manœuvrer dans ce terrain, qui n’était jamais aménagé  pour les tracteurs, mais plutôt pour une mule…

 

Reste la mise en cuve en bas, mais cela sera un nouveau chapitre.


    petite question: quesaquo?

 

 

 

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