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L’olive – ancien pilier de l’économie locale

28 Novembre 2007, 15:22pm

Publié par Iris Rutz-Rudel



La balade dans la vigne, qui a perdu ses feuilles sous l’influence du froid, de la pluie et du vent, qui se sont finalement aussi installés dans notre Midi, ne va reprendre avec la cueillette des olives, qui eux aussi commencent à tomber par terre. Il est donc temps de préparer les filets pour cette dernière récolte de l’année, si nous voulons ramasser assez d’olives pour les porter au petit moulin de Saint André de Sangonis et repartir avec notre petite provision d’huile.


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L’olivier et la production de l’huile d’olive  faisaient partie de l’économie locale depuis longtemps. On nous a dit, qu’on produisait dans les 300 l d’huile d’olive à Lisson dans le temps. Vu qu’il faut environs 6 kg d’olives mures pour obtenir 1l d’huile, cela fait dans les deux tonnes d’olives, qui étaient produites à la ferme.  Cela rapportait probablement plus de d’argent que la vigne et formait, avec le marron,  la troisième source de revenu de la polyculture, qui était pratiquée ici.

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Les oliviers de Lisson sont encore nombreux dans les terrasses derrière la maison. Ils avaient  subit le grand gel de 1956 – et comme à l’époque la ferme était déjà déserte, personne ne s’est vraiment occupé de les reprendre et reformer comme il faut.  Nous trouvons donc encore plein de vieux troncs morts aux formes biscornues au milieu d’une haie de repousses, eux mêmes devenues de la taille d’un arbre. Chaque année, nous essayons d’en reprendre quelques uns, en coupant le bois mort et triant dans les repousses, essayant d’ouvrir les couronnes, pour laisser rentrer la lumière et ainsi redonner une forme, qui aide l’arbre à se développer et à porter de nouveau des fruits.

J’admets, que j’ai parfois du mal à voir disparaître la vieille souche du milieu, qui pour moi est le témoin de l’histoire de ces arbres à travers plusieurs siècles – des monuments historiques d’une certaine façon. Mais je vois aussi la pousse vigoureuse d’arbres, qui étaient taillés sévèrement et qui repartent deux fois plus vite que ceux, qui sont encore concurrencés par la pousse sauvage.

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L’avantage de nos vieilles variétés est aussi, qu’elles n’ont pas besoin des traitements, que les agriculteurs doivent appliquer aujourd’hui, pour protéger leurs variétés plus productives des maladies et des parasites. La plupart des plantations nouvelles se sont effectuées avec des olives „de bouche“, comme la Luque, qui se récoltent plus tôt pour la confiserie et qui me semblent beaucoup plus sensibles.


pub-blog-expression-alencon.jpgVous avez remarqué, que cette période intermédiaire entre récolte,  fermentation et taille me laisse le temps, de me balader un peu plus loin – d’aller voir les fêtes locales et les voisins un peu plus loin.
Les articles en résultants m’ont probablement rendu sensible à l’appel de Guillaume Lapaque d’il y a quelques semaines, qui incitait à la participation aux rencontres des blogs d’expression locale. Comme il y avait aussi une rubrique économie locale, prévu pour des vignerons, je me suis laissée tenter de m’inscrire.  Nous ne sommes pas très nombreux dans cette catégorie – la plupart des autres participants viennent du Nord (Le Havre,  la Bretagne, ...) et en tant que blogueur  du Midi je me sens un peu perdu - mais ce ne sont que les deuxièmes rencontres...

Allez donc voir sur la page – et je ne vais pas vous demander, de voter pour moi, mais de profiter de „feuilleter“ cette vitrine de blogs d’expression locale, pour y faire vos découvertes.


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Tiuscha 28/11/2007

Ca m'intéresse énormément cette initiative (et ton billet retraçant les anciennes productions et vantant les anciennes variétés d'olive aussi au passage), je vais aller jeter un oeil... en revanche, une rencontre le 7 est impossible, on verra l'année prochaine.

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