Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Articles avec #vendredis du vin

Vendredis du Vin # 31: wine and rock'n roll - no go!

26 Novembre 2010, 08:06am

Publié par Iris Rutz-Rudel

vdv-logoLe thème de ce Vendredis du Vin 31 décrété par notre présidente du mois de Novembre, la pétillante Eva Robineau du blog oenos, est de ceux, qui déchaînent les foules. La blogosphère retentit des tubes rock depuis qu'elle à annoncé, qu'elle veut  "un vin de rebelle, un vin d’écorché vif, de quelqu’un qui fait son vin avec ses tripes, qui dit merde aux AOC et qui s’en fout pas mal de rentrer dans le moule! Un vin rebelle, un vin de rebelle aussi, un vin qui envoie bouler tous les autres, qui fait ce qu’il veut quand il veut, et tant pis si ça plaît pas!"

 

J'acclame  les deux mains (et deux pieds souvent mal lavés) ce postulat - mais je ne vais pas vous parler de mes vins pour autant, d'autres l'ont déjà fait sur la toile (et ailleurs aussi). Non, j'ai bien essayé, de me décider, quel morceau de Rock, qui a déjà bercé mes oreilles à l'enfance, vue que mes parents, comme toute leur génération privée de joie et de musique de "sauvages", écoutaient bien sur du Bill Haley et du Elvis, qui étaient les premiers ambassadeurs de ce courant à la radio Allemande. Mon premier disque, un cadeaux pour mes 12 ans, était "a hard days night", qui venait de sortir  d'un groupe émergent à coupe de cheveux, qui allait faire école... suivie de tout ce qui arrivait après, Janis Joplin, les riffs de Jimi Hendrix , même s'ils ne se sont probablement pas shootés au vin....

 

Pourait suivre une liste interminable de morceaux "préférés".... mais s'il s'agit pour moi, de les accorder avec du vin, je cale... point de rock pour accompagner le vin pour moi...point de bruit, d'émotions venues d'autre chose que ce qui se trouve dans mon verre, si je veux vraiment découvrir, savourer - et, si le contenu de mon verre me touche - rentrer en communication avec le vin et par son intermédiaire - avec le lieu et les hommes (ou femmes), qui l'ont aidé à naître... vieux jeu... démodée...pas in...pensez ce que vous voulez...je m'en fous! 

 

 

 

 

Pour moi, le vin, qui m'apaise face à la médiocrité ordinaire de tous les jours, m'emporte et me rend heureuse et me procure de la joie, le vin qui reflète l'esprit de son créateur rebelle, se passe de décibels - allez donc voire ailleurs, il y aura pleins de contributions sur la blogosphère aujourd'hui, qui vont vous proposer de quoi écouter en buvant,  regardez sur facebook sur twitter, lisez la compte rendu, que la présidente va nous faire, mais ne cherchez pas sur le blog de la baladeuse de la colline de Lisson- vous risquez de tomber sur une autre forme de rock, si vous la surprendrez le nez dans un verre et un sourire au lèvres...


et bon, pour les amateurs, qui veulent des émotions aussi fortes dans un autre genre: ma Callas du Rock, et là, je n'ose même pas imaginer  l'effet que cela doit faire, si en plus on a bu avant de l'écouter...

 


 

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Vendredis du Vin # 30: Le vin, a-t-il un sexe?... revisité

29 Octobre 2010, 08:31am

Publié par Iris Rutz-Rudel

vdv-logoC'est Vendredi et c'est la trentième édition des Vendredis du Vin, chers à la blogosphère vinesque - aujourd'hui tout débridé, excité en émoi par le thème décrété par le président du mois, le bicéphlae buveur, qui essaye de tester, jusque où les sbires de la Loi Evin vont encore tolérer la communication sur le vin sur Internet.

 

Écartant des sujets, qui auraient bien cadrés avec les soirée automnales de veillé au coin du feux, en grillant une poelé de châtaignes, comme

 

"Les vins et ma grand-mère"

 

ces deux énergumènes ont voulu faire dans le médiatique sure, les mots clefs, qui donnent des cliques, l'effervescence, qui n'a pas (toujours) besoin de Champagne:

 

Le Vin et le sexe

 

et ils nous expliquent:  "on veut du vin sulfureux, graveleux, un peu (beaucoup) cochon et sans complexe!!!...le vin, "votre" vin peut exprimer l'attraction des corps, la montée des sens, ou l'orgasme brut et sans contrainte."...

 

Pendant que sur facebook, les passionnés du vin de tout bord, hommes/femmes mélangés, se déchaînent déjà depuis tôt ce matin (trop tôt même, à l'avis de certains), votre vigneronne, qui s'est déjà prêtée au jeu des 7  voiles levés, sans être nue à la fin sur ce blog, a réfléchit, quelle pourrait être sa contribution à ce thème,  tout en gardant sa conduite humble et sereine - et sans scandaliser ses voisins, grands-mères et phîltres de logiciels contre les pages mal famées, qui pourront détourner nos mineurs et blesser les âmes sensibles.

 

Et comme elle a un passé fort individualiste et aime les préambules, qui prennent les thèmes à rebrousse poile, elle ose braver les consignes du président et recentre le sujet sur une question, qui l'occupe souvent, victime qu'elle est elle-même des éternels dossier spéciales "Vin et femmes", "femme vigneronnes" chers aux média, journalistes  et autres marketeurs du vin.

 

Que ceux, qui arrivent sur son blog par les machines de recherche en tappant "geile schöne Winzerin" (vigneronne lubrique et belle)

 

http://img.over-blog.com/262x317/0/18/12/83/ein-Fass-aufmachen.jpg

 

lui pardonnent, ce n'était qu'un poster, offert par une amie Norvégienne, pour orner la cave, qui les a détourné sur des pages, dédiées sagement à la vigne et au vin et où le sexe n'apparait que sous une forme très nature...

 

devant ma fénêtre

 

où les ébats ne finissent pas toujours bien pour la gente masculine...

 

dans le mâle tout est bon p

Mon sujet détourné pour ce Vendredi ne va donc pas vous livrer  des images plus publiz que pulitzer , mais sera  la question, qui me concerne et qui m'est posée à répetition- depuis des années :

 

Le vin, a-t-il un sexe?

 

 

Nathalie Merceron  de Saveur Passion me proposait de répondre à ce questionnaire, qui circulait il y a quelques années  dans les blogs culinaires sur le vin.

Comme une fois n’est pas coutume et comme la question m’hérissait assez
les poils (pas épilés;-), pour que cela 
me trotte dans la tête, j’avais décidé de m’y coller :


Selon vous, le vin est-il féminin ou masculin (et vous...) ?

Selon moi (vigneronne, donc femme en apparence), le vin est le résultat de tout un tas de paramètres, ne citons que cépage, sol, exposition, conduite, climat et mode de culture, qui influencent  maturité et concentration du raisin.

Facteurs dépendants du choix de l’homme (qui peut être une femme) aussi bien que dépendants des aléas de la nature (comme le temps qu’il fait). S’ensuivent les décisions au moment de la vinification et de l’élevage du vin, plus au moins interventionnistes, selon la philosophie du vigneron / de la vigneronne.

Sur ce fond, je pense, que le vin qu’on fait dépend du goût qu’on a – même si aujourd’hui, la solution à la crise du vin semble résider dans le choix de faire des vins, qui donnent le moins de fil à retordre à un consommateur lambda.

 Une citation comme :

« L'homme et la femme n'ont pas la même subtilité d'appréciation, et chacun ne ressent pas les mêmes plaisirs à déguster un vin. La femme aime les vins flatteurs, subtils, aromatiques qui explosent au nez, avec des tanins fondus veloutés, en bouche qui lui caressent les papilles, tandis que l'homme aime la puissance au palais, de la matière en bouche, l'expression des tanins nobles et du boisé, qui les lui percutent. »


Isabell Forêt de www.femivin.com  dans :Les femmes ont une perception différente du vin que les hommes

me laisse songeuse (sans parler du fait que j’ai mis du temps, avant de comprendre, qu’est-ce qu’ils percutaient).

Cela mène à des articles comme celui, qu’avait trouvé La Pipette  un jour de pluie en feuilletant ELLE .

Quand on énumère des femmes dans le vin, il ne s’agit pas forcement de femmes, qui participent à toute la chaîne de l’élaboration du vin, de la terre au verre. Surtout dans les grandes structures, il y a peut-être des femmes œnologues, sommelières, mais la plupart des femmes travaillent dans la communication et la commercialisation, elles représentent un produit fait par des hommes – parfois pour « le goût féminin », donc pour les structures, où les femmes achètent le vin pour la maison : les supermarchés.

J’étais contente, dans le premier reportage, qui était fait sur Lisson, et qui était publié dans le numéro 24 de Terre de vins consacré aux femmes, d’être à côté de  vigneronnes comme Marlène Soria et de Hildegard Horath de la Grange des 4 Sous. « Sous le charme des aventurières » était le sous-titre du numéro et ayant goûte leurs vins, je ne pense pas, qu’on peut les réduire aux  caricaturales saveurs « féminines ».

Comme écrivait Sylvie Augereau à l’époque :

« Lasses des rondeurs faciles et dorées elle vont chercher les « tripes » du raisin, laissent macérer longtemps, pigegent fréquemment. … Chez l’une comme chez l’autre, de longs élevages sous bois prolongent encore les vins. Chez toutes deux, on peut imaginer attendre les bouteilles longtemps, presque par respect de toutes ces années passées à réinventer un patrimoine oublié. » (TdV, p. 90)


Bref :  point de vin féminin à Lisson, mais un vin qui reflète le plus vrai possible son terroir et son cépage – et ces terres caillouteux, accroché en flanc de colline sont rudes sous le soleil.

 

La question était d'ailleurs aussi reprise dans l'excellent livre de l'historienne des aliment et blogueuse Ségolène Lefevre dans son remarquable livre sur  "Les femmes et l'Amour du Vin", que nous a présenté tonton Olif à sa sortie et qui contient une interview avec la dame de Lisson sur le sujet, mais aussi avec d'autres femmes du vin, bien plus célèbres:-).


Êtes-vous plutôt vin rouge, blanc ou rosé ?

J’ai une préférence pour les vins rouges – plus facile à trouver dans la région aussi. En blanc, j’aimais pendant longtemps que  les vins aux arômes minéraux, comme les Riesling de la Moselle. Mais depuis que j’ai découvert  les grand blanc d’Alsace, comme les font Bruno Schueller ou Jean-Pierre Frick, le Bu N'Daw et les autres blancs de Hildegard Horath, les blanc de Pierre Overnoy de Pupillin, les blancs des « spécialités » (petite arvine, amingne ) du Valais en Suisse, où en plus doux, les vin de Loire, de Château Suronde, de Patrick Baudoin ou les liquoreux de Cru Barrejat en Sauterne de Mireille Daret, j’aime aussi les blancs:-).

Rosé n’est pas vraiment ma tasse de thé, mais j’ai un grand souvenir d’un Tavel des Pères Blancs ( ?)  et j’adore le rosé du Domaine Bourdic  servi bien frais l’été.


Êtes-vous plutôt Champagne blanc ou rosé ?

Je ne me souviens pas, d’avoir bu du Champagne rosé dans ma vie (sauf en visite dans le maison de retraite, où réside ma mère en Allemagne), mais j’aime beaucoup les Champagnes de Francis Boulard et les Champagnes bios d’André et Jacques Beaufort.


Quelle est votre "première fois" ?

Je ne me souviens plus exactement, peut-être, par ce que jusqu’à mes trente ans, je n'ai bu que de l’eau (un problème d’alcool dans la famille peut rendre très abstinent...), mais j’ai raconté mes premiers souvenirs dans un autre post sur ce blog. La première fois dans ce domaine n’est pas toujours inoubliable !


Votre meilleur souvenir "émotionnel" avec un vin ?

Un repas entre vignerons dans une taverne en banlieue après une journée au Salone del Gusto à Turin, il y a cinq ans. Mike Tommasi nous avait amené là et nous avions demandé l’autorisation, de sortir nos vins à table – et après un repas très amical et convivial accompagné de pleins de bons vins, j’avais la chance de goûter un petit verre de l’Essence (Le sens) du Chenin de Patrick Baudouin, qui m’a tellement transporté de bonheur, que j’étais obligé d’aller me recueillir dehors sous les étoiles, pour communiquer ce plaisir intense avec celui, avec lequel j’ai partagé tant de souvenir émotionnels autour du vin avant qu’il ne disparaisse. ..

Votre meilleure association mets/vin ?

Un vieux vin (1978) de Château Coujan à base de Cabernet et Merlot, bu il y a 12 ans à Noël sur un foie gras poêlé.

Mon Bel Hazard 2000, vin elévé sous voile, sur un morceau de vieux Cheddar trouvé chez Slow Food.


Un vieux Carignan de « derrière les fagots » de chez Thierry Navarre, qui datait du temps de son grand père et qui était une merveille en accompagnement d’un gigot de mouton aillé

La « buvette » que nous vendait notre ami Serge Boissezon en cubi: en vérité son meilleur Syrah-Grenache, qu’il mettait aussi en barrique et en bouteille et qui, contrairement à  la plupart des rouges,  « résistait » à merveille aux fromages, au contraire, qui les mettait tellement en valeur, qu’il fallait enchaîner souvent « la petite goutte » pour finir le fromage avec « le petit morceau » pour finir le verre….


Votre prochaine dégustation (prévue ou fantasmée) ?

Pas prévue et pas fantasmé, par ce que déjà passée fin 2005, la dégustation des 6 cuvées rouge 2002 du Domaine Romanée Conti en présence d’Aubert de Vilaine.

Et comme cela m’est  arrivé sur un forum de discussion sur le vin (pour ne pas nommer LPV), que quelqu’un compare mon Merlot  2000 « Les Moulenty » au Petrus, mon fantasme sera bien sûr de faire une verticale de ce vin un jour.

Un voyage en Piemont, pour déguster les meilleurs Barolo reste aussi encore un fantasme.

Rendre visite à tous les vignerons bloguers que j'aime lire, partout dans le monde....


Qui choisit le vin dans votre foyer et qui "gère" la cave ?

Vous l’auriez deviné : c’est moi

Combien de vin avez-vous en cave ?

Sans compter mes propres vins de Lisson (j’essaye de garder quelques bouteilles « témoin » de chaque cuvée et chaque millésime depuis 1996, cela commence à prendre de la place), donc dans ce que j’appelle ma « cave privée », il doit y avoir dans les 500 bouteilles actuellement. Majoritairement en rouge (je suis seule à les boire, Klaus ne boit en dehors des vins natures de Lisson que des blancs et rosés), surtout Languedoc, un peu d’Alsace et Loire , quelques Bourgognes, que m'ont offert mes amis/clients– donc largement encore à développer !

Question subsidiaire :
Comment initieriez-vous un "jeune" au vin ?

Par du bon, peut-être avec un Bella Para du domaine de Beau Thorey (en biodynamie)  ou un beau Beauolais de chez Bruno et Isabelle Perraud – avec une ballade dans une vigne, une journée de vendanges. Je crois beaucoup dans le

« learning by doing » !


Et apprendre, d’où vient un produit, quel contexte  l’a vu naître, quel homme/femme l’a accompagné sur son chemin, est la meilleur méthode pour comprendre et apprécier et devenir sensible au goût authentique de ce produit.

 

Donc encore toutes mes excuses: au président(s) de ce Vendredi, d'avoir dévié et donc loupé le sujet du jour et aux lecteurs, qui seront restés sur leur faim et auront tenu jusqu'au bout de cet article, en éspérant, qu'il y trouveront encore des ébâts et ne pas que ce discours "stérile"  - qu'on me pardonne:-)!

 


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Vendredis du Vin # 29: la chasse à la bouteille ou Vive la quille?

27 Septembre 2010, 09:29am

Publié par Iris Rutz-Rudel

vdv-logoJe vous l'admet tout de suite, le thème de ce Vendredis du Vin # 29 - présidé avec bravoure de BourgogneLive - qui a même travaillé le dimanche, pour recevoir tous les articles - même les retardataires -  cette chasse au trésor du packeging moderne et du marketage, m'a pas mal occupé l'esprit pendant mes premières journées de vendanges ...

 

... et comme Michel Smith, autre président mémorable des Vendredis de cette année, j'aurais pu vous pondre une réflexion en prámbule sur le malaise du terme choisi - mais comme il l'a déjà bien fait et que je manque un peu de temps ces jours-ci, je m'en passe et je vous conseil, de le lire.

 

 

Je me suis donc mis à la chasse de la bouteille, qui illustre bien ce malaise - et j'en ai trouvé dans mes archives (comme quoi, la question devait m'occuper déjà depuis un moment...).

 

quille chasse

 

Trouvée - vous le devinez aisément - sur le comptoir de mon boucher du village, cette icône du design à la gloire du passe temps préféré local, choisie et remplie par un vigneron de notre chère AOC Saint Chinian, qui lui, n'a apparemment pas de problème, de sauver son raisin de sus scrofa..

 

sanglier

 

Je vous avoue, que je me suis contenté, de la prendre en photo - donc pas de note de dégustation sur le contenu - comme cette autre merveille d'imagination de marketeur - aussi du Sud, mais plus à l'Est, pour une autre frange de consommateurs éclairés:

 

quille rugby

 

 

Les deux doivent poser quelques problèmes pour le rangement dans une cave - mais je pense, qu'elles trouvent facilement leur place sur la table des joyeuses bandes de copains rugbymen ou chasseurs...et maintenant, chantons en  choir:

 

« Viive la Quille ! », « Demain c'est la Quille ! » Ou « La Quille, bordel ! »

 

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Vendredis du Vin # 28: Oenotourisme - deuxième partie

31 Juillet 2010, 12:44pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

 

La petite fille, qui passait avec ses parents à Lisson en 1989, au moment, où nous avions commencé à défricher la colline, pour créer le vignoble, avait des dons de visionnaire: pour elle, c'était le future de Lisson en 1994 (à 12 ans,, 5 ans dans l'avenir, c'est une éternité:-) - vu d'aujourd'hui, on dirait, qu'elle avait déjà prévue les derniers cries de l'oenotourisme, avec terrain de jeux pour les petits et bannières de pub jusqu'au ciel...

 

lisson-en-1994jpg.jpg

 

Vous pouvez lire pleins de bons analyses sur ce courant à la mode dans les contributions d'autres blogueurs-vin, comme Olif, Michel Smith, Philippe Rapiteau, et d'autres, que vous allez très vraisemblablement trouver dans le compte rendu prochain de notre président du mois, Patrick Boettcher.

 

Un article trouvé ce matin (grâce à l'infatigable Oliv (celui avec le V à la fin, pour ne pas le confondre avec le blogueur), qui nous fournit presque tous les jours une revue de presse vinique nationale et internationale sur LPV, le forum des passionnés du Vin, comme d'autres, qui fleurissent depuis que ce terme est devenu la coqueluche des politiques, marketeurs et médias, dépeint bien le cadre et donne aussi la parole à des vignerons.

 

Je vous ai dit ce que j'en pense dans mon préambule au sujet de ce Vendredi,

 

Et je vous cite une phrase d'Olif, terroirist hédoniste jurassique, qui arpente souvent les vignobles, pas en touriste, mais en vrai amateur passionné:

 

Si l'œnotourisme de masse a la faveur de nos élus, grâce aux retombées financières susceptibles de faire vivre l'économie locale, le vinotourisme artisanal a (heureusement!) encore droit de cité. Seul ou en groupe, le véritable amateur ne demande qu'à arpenter les vignes, visiter les caves, rencontrer les hommes et les femmes qui font le vin, le goûter et l'appréhender avec eux, sans qu'on lui anime et balise son parcours de façon superficielle, comme dans n'importe quel voyage organisé.

 

Bien sur, que nous sommes tous amené à communiquer sur notre travail et ses résultats, même si beaucoup de vignerons font aujourd'hui appel à des proféssionnels du marketing, pour le faire à leur place, comme le confrère commentateur de ma préambule par ex. - il il dit bien dans son commentaire, pourquoi:

 

"Je prends beaucoup de plaisir à parler de la vigne et du vin et à rencontrer des gens que cela intéresse, mais je suis las : aujourd'hui il faut être commercial et pas vigneron; cela m'insupporte.. "

 

 

Bien sur, si moi aussi, j'ai un site Internet, tiens depuis bientôt 5 ans plusieurs blogs et participe aux  discussions sur le Web autour du vin, ce n'est pas "innocent" - c'est aussi, pour suivre la bonne devise: si on veux vendre quelque chose, il ne suffit pas de le faire, il faut aussi le dire.

 

La vérité est peut-être aussi dans le verre, mais avant d'arriver là, il se passent beaucoup de choses et comme toute dégustation est subjective - même avec les meilleurs fiches d'analyse dans ses poches;-), -  vaut mieux en parler de ces "détails", qui font la différence et forment le style d'un vin,  pour aider à comprendre.

 

Donc nous communiquons avec des belles images sur nos vins

 

grande reserve kl

 

Mais aussi de vive voix dans les vignes et dans le chai de Lisson, où les visiteurs sont les bienvenus, s'ils ont pris rendez-vous à temps avant:-).

 

À petite dose, j'adore ces rencontres et je vous en ai parlé du temps en temps sur ce blog, que cela soit de Ranghild et Ninne, deux Norvégiennes, qui sont devenues des amis, que je revoie aussi chez eux, quand elles passent dans un petit village, pas loin d'Olargues - Claude Desneux, mieux connu comme Ulysse, infatigable randonneur de notre bel arrière Pays, qui rajoutait sa balade sur la colline de Lisson à son blog. Yannick Poirier du Canada de 1001vins, qui amenait un ami vigneron de Saint Chinian pour sa visite  et qui, comme l'Américain Tom Fiorina en avait fait un article sur son blog, à me faire rougir de plaisir.

 

visiteurs oeno kl

 

 

Il y avait aussi les deux grand seigneurs du blog vin et des balades dans les vignobles à la rencontre des vignerons, Olif, déjà cité plus haut, et Philippe Rapiteau, mieux connu comme la Pipette.

 

L'un donnait  les conseils indispensables pour une visite à Lisson:

 
"prévoir, pour une visite en bonne et due forme, avec tour complet des différents clos:

- un minimum de temps (deux bonnes heures, au bas mot)
- une bonne paire de chaussures de marche
- une gourde bien remplie
- un bon appareil-photo
- une mémoire de botaniste, pour retenir le nom de toutes les petites fleurs croisées sur le chemin, dont des iris, ça c'est une certitude, d'où le  pluriel du titre,
- en saison, un fusil pour les sangliers et un sac pour ramasser les châtaignes et/ou les champignons."

 

et l'autre allait jusqu'à des allusions Californiennes (pas méritées), pour parler de notre cadre:-):

 

"Après un passage par le cuvier hors normes (!), dans lequel il est possible de prendre le plus grand soin du raisin, grâce notamment, à une liaison par gravité, vers le chai à barriques, des plus artisanales, mais des plus efficaces, retour sur la terrasse (qui ferait pâlir Opus One!...), pour apprécier un Clos des Cèdres 2001  : puissant, élégant, suave. Il était supposé austère, fermé et le voilà délicatement aromatique, avec une très belle mineralité et une tension qui ne peut laisser indifférent!..."

 

Il y en a, qui passent à l'improviste et me loupent, comme c'est arrivé à mon grand regret à Jean-Paul Conil du vigneron blog il y a peu... mais je pense, que ce n'est que partie remise:-).

 

et il y a beaucoup d'autres, plus anonymes, mais pas moins bienvenus, comme ce couple de Canadiens, à qui nous avons pu réaliser leur rêve: passer une journée à vendanger des raisins - et qui m'ont laissé un capteur de rêve en souvenir, pour me protéger de cauchemars... et tous les fidèles de Lisson, qui reviennent depuis des années, chercher leur vins commandés "en primeur" lors de la sortie de chaque  nouveau millésime - ils font le tour de "leurs vignerons" venant de Suisse ou de l'Alsace, de Belgique et du Luxembourg, d'Autriche et des 4 coins de France... souvent l'occasion, de partager un bon repas pour prolonger les échanges de la rencontre...

 

Et de l'échange, il y en a - en paroles, expériences, découvertes (beaucoup nous apportent aussi des vins d'autre vignerons engagés, qu'ils aimerions nous faire découvrir, ma cave privée peut toujours en témoigner:-)) et même d'autres petits cadeaux, des produits régionaux de chez eux, comme de la bière Belge ou Alsacienne  pour Klaus, du Sirop d'érable, de la bonne huile d'olive de Provence, du fromage du Jura à se mettre à genoux., de la viande de Grison, du vrai Emmental de Suisse.. des chocolat Belges pour moi:-)  - à rien que d'énumérer cela, j'ai l'eau, qui me monte à la bouche...

 

 

cadeaux

 

 

D'autres, petits ou grands, plus artistes, nous laissent un dessin, que leur a inspiré la visite, J'ai même déjà eu un petit concert au violon, improvisé rien que pour moi dans la cave, pour chanter le plaisir, qu'avait procuré notre vin:-).

 

Et même ceux, qui viennent pour la première fois, les mains vides, ce qui est bien normal, nous apportent toujours quelque chose, quand nous nous apercevons, qu'ils sont curieux d'apprendre, suivent dans la vigne, les 5 sens en éveille, posent des questions, parlent de leur préférences, leur vies, s'approchent du vins sans préjugés - après, ils aiment ou ils n'aiment pas, cela, c'est une question de goût. C'est cet échange, qui nous enrichit mutuellement, ce partage d'un moment de la vie, où on prête son attention à l'autre, est à l'écoute et élargit mutuellement son horizon, qui peut faire naître l'amitié parfois, sinon au moins un peu plus de compréhension et tolérance mutuelle, si important pour tout être humain.

 

Si c'était cela, l'idée derrière le concept de " l'oenotourisme", j'en voudrai bien, mais en attendant, faut que tous ceux, qui maintenant le portent en grand sur leur bannière, ont font la preuve, pour me convaincre...

 

Vous imaginez, que des rencontres intenses comme cela, cela coûte du temps, mais surtout de l'énergie - et j'avoue, que même si les heures passées avec des visiteurs sont presque toujours très agréables, elles me laissent aussi fatiguée, contente de retrouver le calme et ma vie de tous les jours, à la vigne en compagnie de mes autres invités, plus calmes eux et toujours accueillis avec grande joie devant l'oeil de ma caméra:-)!

 

 

  still-leben

 

 

Donc, si vous ne craignez pas l'effort de me suivre en balade dans ma vigne, si vous êtes curieux, de tout savoir sur notre travail au chai et si vous voulez gouter les Vins de (très bonne) Table de Lisson, prenez impérativement rendez-vous, par émail ou téléphone quelques jours d'avance.

 

Vous trouvez toutes les informations nécessaires ici.

 

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Vendredis du Vin # 28: Oenotourisme - première partie

30 Juillet 2010, 00:01am

Publié par Iris Rutz-Rudel

vdv-logoPour cette édition # 28 des Vendredis du Vin, c'est le monomanique d'Alsace, qui s'avère pas si mono que cela dans ces goûts, Patrick Boettcher, qui nous à imposé le sujet, qui cadre si bien avec la période de vacances d'été d'un amateur du vin:, qui va à la rencontre des vignerons et de leurs vignes: l'oenotourisme.

 

Petit problème pour moi, depuis que je passe toute l'année dans ma vigne, les occasions, pour aller faire de l'oenotourisme, donc d'aller voir mes confrères et consoeurs dans leur vignoble et goûter leurs vins dans leur chais,sont devenus de plus en plus rares.

 

 

 

Depuis quelques années, mes absences du domaine m'ont amené plutôt dans les villes, que cela soit Bordeaux pour la rencontre en  2009 pour l'Off de  Vinexpo avec les vignerons blogueurs,

 

Belen.jpg

 

 

Montpellier pour notre Off Hors Piste pendant Vinisud en Février  ou mes multiples voyages en Allemagne, que peu motivés viniquement, vers ma ville natale de Düsseldorf.

 

 

hors piste 16

 

Un oenotourisme d'un tout autre genre, parce que ma curiosité d'amatrice de vins, m'avait amené il y a deux ans à un lieu dépaysant pour moi, comme le sont pour beaucoup d'entre mes lecteurs les vignes: les rencontres Re-Ve-Vin à Saint Jean des Monts en Vendée, organisées avec main(s) de maître(s) par Philippe Gaillard et Philippe Rapiteau, mieuc connu chez les blogueurs comme l'auteur du blog la pipette - que des beaux souvenirs de rencontres avec des passionnés et de proménades à la plage.... Un blog, qui est une mine inépuisable d'oenotourisme dans plein de régions du hexagone...

 

http://img.over-blog.com/393x124/0/18/12/83/Weinralley/17-EU/gl-ser-tokay-copie-1.jpg

 

J'y avait même rencontré des oenotourists de première heure, Delphine et Christophe Derouet, qui avaient fait le tour du monde de l'oenotourisme, presque avant que le terme deviennent à la mode. C'est dommage, que leur journal de bord du voyage ne semble plus être en ligne, mais vous pouvez toujours trouver leur livre, Tour du monde des vignes et des vins : Récit de voyage d'une odyssée viticole, qu'ils ont publié depuis, en librairie.

 

Et si les visites chez d'autres vignerons faisaient parti de notre quotidien dans les années 90, pendant la création du vignoble de Lisson, parce que elles nous apportaient des exemples et conseils valeureux - visites avec Claude Rudel chez Olivier Julien, Laurent Vaillet, Pierre Overnoy, Pierre Frick, Bruno Schueller, Parcé, et j'en passe et oublie probablement, rencontres toujours plein de renseignements, d'échanges passionnées et de plaisir, qui n'ont pas seulement enrichi notre cave, le rayon des déplacement devenait plus limité à la suite, travail dans la vigne et au chai obligent...

 

danse-des-cepes.jpg

 

Je m'en suis servie souvent dans mes participations aux Vendredis du Vin, comme dans cet article sur mon amie Hildegart Horat de la Grange des 4 Sous - cet autre sur Thierry Navarre de Roquebrun ou celui d'une belle soirée en compagnie d'oenotourists venus d'Allemagne chez Francoise Guy de Château Coujan ou la visite avec Slow Food chez Cathy et Jean-François Izarn du Borie la Vitarelle...

 

et il restent pleins de projets, que j'espère pouvoir réaliser un jour,pour aller voire sur place les vignerons et les vignobles de vins, qui sont dans ma cave, mais dont je n'ai jamais foulé les terroirs, comme Isabelle  et Bruno Perraud en Beaujolais, où ils font les vins naturels (et bio) du Domaine des Côtes de la Molière, comme Christophe Beau du Domaine Beau-Thorey, à qui j'aimerais rendre sa visite à Lisson, pour aller voire sa vigne étrusque... à Francis Boulard en Champagne, bien sure:-), dont je connais entre temps la tête et les bulles, mais pas ses vignes bichonnées, même si son blog me donne l'impression, de l'accompagner souvent. Et un jour, il va falloir repasser en Moselle, chez Harald Steffens, dont j'aime tant les Riesling, pour faire un tour avec son chenillard à treuille dans les pentes vertigineuses de sa Reiler Goldlay.

 

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Si vous auriez suivi bien patiemment tous ces liens, vous auriez eu votre plein de photos, plein d'idées, où aller pendant vos prochains vacances - et si après une petite pause avec un  verre de bon vin, vous êtes prêts à vous lancer dans la deuxième partie, qui va suivre, je vous promet que vous auriez encore pour vos yeux: cela sera la découverte des oenotouristes, vu par le vigneron:-)!

 

 

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préambule au Vendredis du Vin # 28: pourquoi je n'aime pas l'oenotourisme

29 Juillet 2010, 19:59pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

C'est en lisant les premiers articles, qui commencent à arriver sur la page de l'évènement facebook de cette édition des Vendredis du Vin, qui démarre à minuit, en particulier celui d'Olivier Lebaron, qui tient son blog sur Terre de Vin - le portail du vin et du oenotourisme, que j'ai senti comme un petit frisson:

 

"L’oenotourisme, c’est quoi ? La question revient de temps en temps. Ce mot interpelle encore et il faut l’expliquer. La tendance enfle. Tout est oenotourisme. On ne peut plus faire un magazine de vins sans le consacrer à l’oenotourisme !

Ce serait le nouvel eldorado des vignerons ! Pas si sûr ! En attendant, il est légitime que dans les vignobles, le terroir sublime l’univers du vin. Les initiatives se multiplient pour faire rencontrer le touriste et le vin, du banal caveau à la chambre d’hôte en passant par les balades vigneronnes etc…"

 

C'est peut-être le fait de voir pour la première fois le mot "touriste" séparé du mot oenos, qui m'est si familier... Parce que finalement, j'aime plus le passionné de vin, l'amateur de la dive bouteille, que le "touriste" -  peut-être parce que je l'ai déjà entendu de la bouche de nos politiques régionaux il y a bien 25 ans, quand ils ont décidé, de faire de notre arrière pays de l'Hérault un centre du "tourisme social", pour remplacer l'agriculture, jusque là le pilier économique du pays, mais en train de se mourir suite à l'exode rural des derniers 50 ans et aux crises successives des différentes branches de production, à commencer par la vigne, basé sur un système de coopératives surannées, qui n'ont pas su prendre le train de la qualité à temps, pour en convaincre leurs adherants, en parallèle du marron, anciennement fameux, quand il était d'Olargues, mais qui périclitait suite aux différentes maladies et au manque d'entretien, faute de bras - aujourd'hui ressuscité pour des fêtes des village, pour attirer le tourisme de proximité en arrière saison, la cerise, victime d'une suite d'années climatiquement difficiles, qui ont fait perdre des marchés - et les primes à l'arrachage, celle des années 80, contre la surproduction, qui ne se passait vraiment pas sur ces coteaux arides de la vallée du Jaur et de l'Orb, et celle d'aujourd'hui - toujours même drame: ce sont les meilleurs terres en termes qualificatifs, qui s'arrachent - tombent en friche ou sont transformés en terrain à bâtir, s'ils se trouvent à proximité du village...

 

Résultat chez nous: l'agriculture se meure, les chambres d'hôtes, campôtels, gîtes et même restaurants, ouverts que l'été, poussent, mais souvent monté et géré par des gens venus d'ailleurs, et les touristes, que cela attire, font comme eux: ils achètent leur nourriture et leur vin aux super et hypermarchés à 25 km, où les prix sont plus sociaux que sur le marché ou chez le petit producteur du coin.

 

C'est Michel Smith, sur son blog pourlevin, qui me réconforte encore ce matin dans mon sentiment mitigé par rapport au terme barbare de ce mot oenotourisme, mis à toutes les sauces du marketing aujourd'hui - et qui en plus est le nouveau remède miracle, subventionné, si vous le faites "bien", selon des chartes et des standards pour votre caveau de dégustation, (on vous cite souvent l'exemple de la Californie) bientôt (déjà) inclus dans des tours opérateurs des agences de voyage - avec des vignerons comme gentils animateurs, des "villages vignerons", des spectacles -

 

Bon, je me calme, je suis sure, qu'il y aura plein de récits de visites chez "le" vigneron passionné, faites par des amateurs passionnés, des rencontres inoubliables avec des hommes/femmes et leurs vins, qu'on va pouvoir lire aujourd'hui chez les Vendredistes, qui vont me contredire - mais j'ai bien trop peur, que cela sera comme pour le "bio" ou le "naturel": que le fait d'en faire un hype, une mode, donner des recettes, passer par des agences spécialisés...   va galvauder l'idée de base: celle d'une rencontre à l'échelle humaine, entre des individus, unique, chaque fois différent et enrichissant - comme un bon vin....

 

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Vendredis du Vin # 26: Vin des copains

28 Mai 2010, 17:40pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

vdv-logoC'est de nouveau le jour des Vendredis du Vin, qui ont vu une belle croissance de leur popularité depuis leur relance il y a un mois. Cela m'a même valu un bel hommage ad personam, qui m'a touché et ému:-). Merci Christian! Mais aujourd'hui, tout le mérite revient à Anne-Laurence Chauvel-Chadronnier, qui a pris la présidence du mois et a su électriser les foules des blogueurs du vin avec son thème de ces 26ièmes vendredis: Le vin des copains.

 

Le vin partagé avec des copains - et le vin fait par des copains vignerons, pas forcement une contradiction à Lisson. Surtout la catégorie des Vendredis du Vin  de ce blog en témoigne et regorge des deux

 

Il y avait le VdV #20: "Une centaine de personnes autour des longues tables devant la maison - à la bonne franquette et avec de la bonne chair de canards au tournebroche et gigots de mouton - aux haricots - salades, rondes de fromages et panoplie de desserts - le tout arrosé du vin des mes amis..."

 

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avec Thierry, Hildegard, Florence et les autres amis vignerons, qui ont partagé cette grande fête entre copains avec nous et tous amené leurs vins...

 

Il y avait le VdV #17: qui parlait de minéralité, et pour lesquels j'avais choisit le vin d'un copain vigneron-blogueur Allemand,  parce que "pour moi, c'est cela aussi, ma définition de minéralité dans les Riesling Allemands - cet équilibre en bouche, qui donne envie d'en boire et reboire (presque sans modération - attention: danger!) Les vins de Steffens sont toujours vinifiés en sec "trocken", même les Auslese, avec leurs levures naturelles - ils s'accordent à merveille à toute une panoplie de plats,  aux entrées et même à des fromages à pâte cuite bien affinés, parce que là, leur richesse en glycérine ensemble avec cette touche saline les rends des vrais partenaires, qui s'harmonisent en bouche sans écraser ni être écrasés."


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Ou ce VdV #23: là il y avait question de vin pour le printemps, et j'avais trouvé mon bonheur avec le vin d'une consoeur, devenue copine, pas seulement dans le virtuel échange sur blogs et facebook, mais entre temps aussi dans le vrai, grâce à notre rencontre à Bordeaux l'année dernière...

 

 

http://img.over-blog.com/300x224/0/13/35/04/VdV/VdV-23-printemps/cotes-de-la-moliere-3-bt-carton.jpg

 


"Du fruit pure, du vrai, pas de bonbon anglais,  dense dans la bouche, on le croque, il tapis le palais, il monte au nez, il reste dans la bouche, il s'avale avec un tel plaisir,  qu'il non restait plus, le temps de vouloir prendre une photo du verre.

Du vrais vin, ce Gamay de vignes de 60 ans, naturel comme le revendique Isabelle sur son blog  et comme ils le mettent sur l'étiquette - cela saute au papilles - cela rend heureux, on en boit, sans se prendre la tête - mais en ayant chaud au coeur!

Un vin, pas du tout "un petit vin", pas prétentieux, mais vrai, une gourmandise, pas gouleyant, ce mot, que je n'aime pas, tellement il est appliqué la plupart du temps aux vins passe partout et insipides, mais qui donne envie, d'en boire et ré-boire, pour retrouver le plaisir - je sens, qu'il va falloir commander vite un autre carton - surtout avec les flacons, que ma libation involontaire à laissé s'imbiber dans le sol de ma cave..."

 

Même le thème des étiquettes du VdV # 10 m'avait fait choisir des vin de copains un peu spéciales - un hommage aux vins et leur géniteur, tous des copains, certains même des amis:

 

http://idata.over-blog.com/0/13/35/04/VdV/vin-bleu-et.-rouge.jpg


"Comme tous ces vins  me sont chers par leur origine, leur créateur, cela sera de nouveau  un rapport plutôt  émotionnel, que je vais évoquer.
D'ailleurs: aucun des flacons, dont je vais vous parler, est encore à la vente - certains n'étaient jamais destinés au commerce-  chacun a son histoire personnelle, qui se reflète parfois dans l'étiquette."


Et même au premier VdV # 1: moins de douze (degrés) il s'agisait bien d'un vin d'un vigneron, qui est devenu un copain, rencontré dans la réalité entre temps et qui m'a rendu visite à Lisson l'année dernière.


Là, il s'agissait d'un vin, qui va contenter les amateurs des vins, qui glissent dans le gosier:

 

"Un vin qui descend tout seul, comme l’œillade est un cépage qui n’est pas trop tannique, il n’accroche nulle part au passage et pourrait sans problème accompagner les spaghettis  de midi, la charcuterie,  un poulet, la côte de porc ou le steak – bref les repas simple de tous les jours."

 

ubac-11.jpg

 

On peut d'ailleurs rencontrer le vigneron Christophe Beau à Paris où  Le Vin en Tête ouvre sa troisième boutique  la NOUVELLE CAVE SAINT-PLACIDE, 53 rue Saint-Placide Paris 6. les samedi 5 et dimanche 6 juin.

 

Après, il y a tous les autres vins des copains, que j'adore ouvrir, quand je reçois à la maison - les Schueller, les Dupéré-Barrera, les Barral, les Champarts, les Izarn, les Hürlimann, les champagne de Francis Boulard et j'en oublie... vous en trouvez les traces en fouillant mes archives.

 

et il y a aussi encore d'autres, qui attendent à la cave, d'être débouchés, comme cette jolie bouteille de rosé, qui est arrivé par la poste il y a quelques jours - je sens, que je vais devenir copine avec:-)!

 

  les3petiotes rosé-copie-1


Et les copains, qui viennent à la maison, s'attendent bien sur aussi à boire du Lisson - mais de celui là, je vous parle déjà à longueur d'année, de sa naissance, son éducation, ses premiers pas dans le monde...

 

2009-au-soleil.jpg


Pour les fêtes, pourquoi aller chercher un BiB de la coopérative, sous prétexte, que les copains ne sont pas tous connaisseurs - si je bois avec eux, j'aime me faire plaisir - et s'il s'attardent au milieu de la conversation sur le liquide, qui s'épanouit sur leur langue, je ressent une petite satisfaction intérieure et l'espoir, qu'un jour, chez eux aussi, ils vont me servir autre chose que leur "vin des copains", qui a surtout l'avantage, d'être bon marché pour pouvoir  couler à flot... Moi, qui ne boit jamais plus qu'un verre ou deux à ces occasions, vu que c'est moi, qui va conduire, je serais tellement heureuse, de pouvoir me régaler un jour avec:-)...

 


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Vendredis du Vin # 25: Vins demi-sec - à l'honneur?

1 Mai 2010, 10:33am

Publié par Iris Rutz-Rudel

vdv-logo Donc c'est réparti: les Vendredis du Vin , qui somnolaient pendnant l'automne et l'hiver,  se sont reveillés pour le printemps sur facebook avec le groupe Vendredis du Vin, qui a déjà 170 menbres:-) et un président du mois d'avril du  Canada, Mathieu Turbide, le méchant raisin, qui nous a lancé le défi, de mettre les demi-secs à l'honneur!


Et comme ils dit si bien "On préfère souvent les extrêmes: les vins très secs ou très liquoreux. Pourtant, il se fait de belles choses en demi-sec. Et c'est un art d'atteindre cet équilibre qui donne au vin juste ce qu'il faut de moelleux, sans lourdeur."


Donc moi aussi, étant en maque de vendanges tardives de l'Alsace et de Spät- et Auslese de la Moselle dans ma cave, j'ai du chercher ailleurs.(Parce qu'on a tout bu, tellement on peut aimer ces vins de Riesling, qui, même avec des raisins à haute maturié gardent cet équilibre avec l'acidité - et pour les vins de Moselle, cette minéralité, qui les rends chers à ma table - s'alliants aussi bien à la cuisine exotique ou Japonaise, qu'à la cuisine Allemande, que je connais de chez moi). Et ce n'est d'ailleurs pas, parce qu'il tombent dans la cathégogie Spätlese ou Auslese (sélection des grains) par leur dégrée potentiel à la vendange, qu'ils sont automatiquement demi-sec ou doux - beaucoup de ces vins aujourd'hui sont vinifiés en sec, donc on n'arrête tout simplement pas la fermentation à un bas dégrée d'alcool (à fort rajout de SO2), pour garder du sucre résiduel.


Que j'ai aussi un penchant pour les vins moeulleux, plutôt doux, quand ils sont bien faits comme ici ou , est connu des lecteurs de la cathégorie des Vendredis du Vin sur mon blog.

 

La recherche pour du demi-sec, ailleurs que dans ma cave s'imposait donc - et par manque de temps, m'amenait dans une grande surface pendant mes courses, lieu, où il ne m'arrive jamais à acheter mes vins...

 

J'ai trouvé du demi-sec, c'est écrit à plusieurs endroits sur la bouteille même, avec une blanquette de Limoux du Sieur d'Arc.

 

demi sec collerette

 

La contre étiquette explique l'origine, les cépage: Mauzac, Chenin et Chardonnay et énonce des arômes

 

blanquette contre étiquette

qu'on devrait trouver en dégustant. Bon, heureusement, que j'avais amener la bouteille au déjeuner chez une copine de Norvège, donc le cadre était chaleureuse et conviviale - et les mets - comme d'habitude chez Ragnhild, très à mon goût.

 

demi-sec

La bouteille présentait donc bien sur sa table - mais je n'ai pas trouvé autre chose qu'une envahissante sucrosité en bouche, donc cela s'accordait ni à l'entrée Stolslefser (crêpes à la pomme de terre farcies au saumon, crème fraîche et herbes), ni à l'excellente tarte aux orties et lardons et sa petite salade, ni aux fromage plus forts - heureusement, que j'avais troué un fromage frais de brebis fermier, qu'on mangeait en dessert avec les fraises de la région et une cuillerée de confit de cerise noire - là cela passait.

 

brebis frais fraise et confit de cerises noires

 

Il aurait peut-être vraiment fallu le servir à 6 à 8°C, comme c'est conseillé sur la contre étiquette (pour moi une température inimaginable pour un vin - même mon eau de source, elle n'est pas glacial comme cela en été).


Mais je pense, que la prochaine fois que j'ouvre une Blanquette de Limoux, je me débrouille de nouveau, d'avoir une ancestrale en bio de chez Beirieu, naturellement demi-sec ou doux, que j'achète chaque année au marché bio d'Olargues en août. Il va falloir prendre quelques cartons de plus cette année, pour qu'elle ne soit pas tout bu avant l'hiver!



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Les Vendredis du Vin reviennent avec le printemps!

12 Avril 2010, 11:43am

Publié par Iris Rutz-Rudel

vdv-logoIls m'ont manqué, les Vendredis du Vin - pas à vous? 24 éditions d'articles sur les blogs de la vinosphère pendant 2 ans, qui réunissaient chaque dernier Vendredi du mois les amateurs du Vin, qui tiennent un blog (et même parfois quelques uns, qui se font publier "par procuration", parce qu' ils ne bloguent pas, mais peuvent participer quand même, comme Antoon), des comptes rendues par le "président du mois", celui, qui à choisi le sujet à la fin - bref: du convivial et instructif pure souche:-).

 

 

Maintenant, c'est reparti - facon Web 2.0 - on n'arrête pas le progrès. Il y a un nouveau groupe Facebook crée pour cette renaissance, qui permet d'inviter des futures participant, faire passer l'information à ses ami(e)s - publier des liens et poser sa candidature pour devenir président d'une prochaine édition...


 

VdV facebook sreenshot

 

 

Démarré hier, ce groupe a déjà accueilli 32 membres, prêtes à se lancer dans l'aventure, aussi tôt que le "président volontaire" des prochains Vendredis du Vin - Mathieu Turbide alias méchant raisin nous dévoile son sujet, sur lequel nous allons plancher pour le dernier Vendredi de ce mois: le 30 Avril 2010.

 

Vous pouvez poser votre candidature pour les Vendredis suivants, sur la page du groupe facebook ou le blog des Vendredis, ou en bas en commentaire sous cet article ... l'embarras du choix.

 

vdv-logologo téléchargeable en cliquant dessus

 

Mais surtout: parlez-en autour de vous, recrutez des candidats - et aidez nous à faire revivre cette belle aventure de partage virtuel mais pas moins convivial, que sont les Vendredis du Vin!


Vendredis du Vin # 25 : les vins demi-secs à l'honneur!

 

 

 

 

Tous mes article publiés pour les Vendredis passés se trouvent dans la catégorie Vendredis du Vin à gauche - il y a de la lecture pour une après-midi pluvieuse...

 


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Vendredi du Vin # 23: mon vin pour le printemps

24 Avril 2009, 00:50am

Publié par Iris Rutz-Rudel

C'est Rémy Charest, ami blogguer Canadien de  à chacun sa bouteille , qui nous pose la question de ce dernier vendredi du mois, qui est le traditionnel Vendredi du Vin, déjà dans sa 23ième édition

Quels vins pour vos printemps?

"Avec le retour de la belle saison, que sortez-vous de vos caves - ou de vos frigos? Pour les premiers apéros sur la terrasse, zyeutez-vous un rosé? Un petit muscadet bien frais?

Ou est-ce que pour vous, le retour du printemps fait songer aux premières grillades, avec un rouge gouleyant et bien en fruit?

En ce temps pascal, voyez-vous un riesling chantant pour le jambon ou un rouge ensoleillé pour l’agneau?"

Chez nous, cela sort de la cave - parce que, comme vous le savez, point de frigo à Lisson! Et même si la belle saison semblait bien au rendez-vous pendant le mois de mars, elle n'était pas encore assez chaude, pour prendre l'apéro en terrasse, avoir envie de rosé ou d'autres vins à boire frais...

Même chose pour les grillades: trop de vent, pour allumer un feu devant la porte - et Pâques, avec son retour du froid et la pluie se passait plutôt au tison.

Donc sujet raté? cela aurait été dommage - la nature se pare malgré le temps changeant d'une éclatante verdure et de couleurs ravissantes, donc le printemps est bien là, faut juste garder sa veste. J'ai donc débouché une bouteille, qui venait d'arriver il y a peu dans ma cave, ensemble avec 5 autres, commandés dans la boutique en ligne, toute fraîche d'une vigneronne, que je suis par blog entre-posé depuis un moment.



Isabelle Perraud, du Domaine des Côtes de la Molière en Beaujolais, qui cultive - en agriculture biologique  - ensemble avec son mari Bruno depuis 1988 ce domaine, situé à Vauxrenard, qui s'étend sur une superficie de 8,5 hectares sur 4 appellations:

- Beaujolais
- Beaujolais Villages
- Moulin à Vent (élaboré sur Chénas et Romanèches Thorins)



Le colis de 6 bouteilles, que j'avais commandé à l'ouverture de sa boutique. m'arrivait en quelques jours:


Les belles bouteilles, cachetées à la cire, avec des étiquettes bien sobres pour les derniers millésimes faisaient plaisir à voire:


Cela me donnait envie, de les prendre en photo tout de suite, dans leur carton et sur la table devant la porte



Et j'ai bien fait, parce que pendant le transport dans le frais de ma cave, m'est arrivé un petit malheur, j'ai trébuché et patatras


Le précieux contenu de deux bouteilles, qui se répand par terre... en laissant, flotter dans l'aire des  arômes si allèchants et plein de fruit, avant d'imbiber le sol en béton de chaux, que je décide tout de suite, d'ouvrir une des rescapées le plus vite possible.

Chose faite pour ce Moulin à Vent 2007, qui pourra décidément devenir mon vin du printemps - et facilement un de mes vins de l'été, de l'automne et pourquoi pas de l'hiver!


Du fruit pure, du vrai,
pas de bonbon anglais,  dense dans la bouche, on le croque, il tapis le palais, il monte au nez, il reste dans la bouche, il s'avale avec un tel plaisir,  qu'il non restait plus, le temps de vouloir prendre une photo du verre.

Du vrais vin, ce Gamay de vignes de 60 ans, naturel comme le revendique Isabelle sur son blog  et comme ils le mettent sur l'étiquette - cela saute au papilles - cela rend heureux, on en boit, sans se prendre la tête - mais en ayant chaud au coeur!

Un vin, pas du tout "un petit vin", pas prétentieux, mais vrai, une gourmandise, pas gouleyant, ce mot, que je n'aime pas, tellement il est appliqué la plupart du temps aux vins passe partout et insipides, mais qui donne envie, d'en boire et ré-boire, pour retrouver le plaisir - je sens, qu'il va falloir commander vite un autre carton - surtout avec les flacons, que ma libation involontaire à laissé s'imbiber dans le sol de ma cave...

et que les vins du Domaine sont tout à fait dans l'air du (prin)temps, n'est plus à prouver. Lisez les louanges chez Hervé Lalau  et Olif:-).


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