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Voyage en Allemagne Janvier 2009 - 1

17 Janvier 2009, 16:03pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Pour les lecteurs fidèles, qui se sont déjà inquiétés de mon silence en ce début d'année, ici l'explication: j'étais partie en voyage éclair en Allemagne, comme chaque année à cette époque, quand le temps est assez mauvais, pour ne pas regretter la taille - pour voir ma maman dans sa maison de retraite...

Comme la météo annonçait à nouveau de la neige jusque dans notre Midi et le départ de mon TGV de Béziers était programmé à 5 h du matin, je m'y suis même prise avec une demi journée d'avance. Une précaution, qui m'a permis de faire deux découvertes à Béziers, que je ne regrette pas:

La première, c'était une nuit à l'Hôtel des Poètes, petit d'hôtel plein de charme, qui donne sur le parc des poètes, en bas des Allées Paul Riquet, à 200 mètres de la gare - la situation et le nom de cet hôtel m'avaient attirés depuis ma première visite à Béziers, il y a bien 35 ans - pas trop tôt, pour y passer finalement une nuit - bien au chaud, même dans ma chambre au quatrième étage, accueilli avec beaucoup de chaleur aussi par Isabelle à mon arrivé - ravi, de trouver du wifi dans ma chambre et le numéro spécial sur Béziers de Terre des Vins au pied du lit:-).


 

La deuxième découverte en y allant: un bar à vin, Le Chameau Ivre, à 100 mètres de là, 15 place Jean Jaurez, qui me semblait l'endroit idéal, pour manger quelques tapas le soir et finalement rendre visite à cet établissement, qui appartient à Philippe Catusse, celèbre caviste du Clos Saint Gabriel à  Béziers et un de premiers, à nous avoir fait confiance pour nos premiers vins de Lisson fin des années 90...


Quel plaisir donc, pas seulement de découvrir encore une bouteille  des Échelles de Lisson 1998 dans ses étagères, bien remplies de 3500 références de vins Français et étrangers, mais surtout de retrouver Philippe et Vincent, son sympathique collaborateur/sommelier, à qui je laissait volontiers le choix du vin au verre (toujours au moins 20 vins au choix, et pas les moindres - comme Jadis de Barral ou la Grange des Pères ce jour là...) pour accompagner les petites assiettes de tapas, eux aussi préparées avec soin à partir des produits des meilleurs charcutiers et fromagers de la région.

Il m'a versé un vin de Cahors bien noir et dense, qui m'a bien rappelé mes vins de Lisson, fait par un ancien Rugby-man, dont j'ai malheureusement oublié de noter le nom... et en blanc la cuvée Vieilles Vignes catalane, un assemblage de Carignan gris et Grenache, du Domaine Danjou-Bannessy à Agly, qui vaut bien des blancs plus célèbres des Côtes de Rhône, même si personnellement, je préfère entre-temps les blancs plus nerveux et minéraux de mon pays natale - les Riesling.

Atmosphère sympathique tout le longue de la soirée, public de tous les âges, des jeunes et des moins jeunes, des hommes, mais aussi des femmes seules - les températures finalement encore assez clémentes  ce soir permettaient même de communiquer  joyeusement en pull entre fumeurs devant la porte pour la pause cigarette...
 


Douche chaude en rentrant à l'hôtel (les connaisseurs de Lisson savent, pourquoi cela vaut d'être mentionné pour moi:-)  - nuit courte, mais paisible et descente à la gare avant 5 heures le longue des grilles fermées du parc, qui scintillaient avec leurs dorures dans la nuit, pour prendre le TGV sur un quai encore presque désert - seul b-mol: pas de petit déjeuner à l'hôtel à ces heures, c'est normal - mais bar ouvert au TGV pour le premier café qu'après la gare de Nîmes, presque deux heures plus tard - gobelet de café au lait bien trop vite vide et tartine au beurre glacé, qui casse le coteau en plastique - je comprends, pourquoi ils servent la confiture entre temps dans un sachet, qu'on n'a plus qu'à presser...

Pas de lever de soleil spectaculaire sur la Provence, comme en été, mais nuit noire jusqu'en Bourgogne - et à partir de là: que du blanc, d'abord des terres givrées, gelées, suivie d'une mince couche de neige, en arrivant à Paris - qui devenait de plus en plus épaisse, en partons par la Belgique pour l'Allemagne - et ne me quitté plus pendant tout mon séjour à Düsseldorf - -14,5°C le matin, avec les perturbations, que cela cause pour les transports publiques... mais aussi tous les côté féeriques ou pittoresque pour les objets et les paysages...




En Allemagne, pas de chaufferettes pour les passagers, qui attendent sur les quais des gares glacés, comme à la gare du Nord - mais du chauffage pour les légumes sur le marché - chacun ses priorités!

Et des mitaines, que j'ai fini par me tricoter en tenant compagnie aux dames de la maison de retraite - mon premier travail avec 5 aiguilles après 35 ans d'abstinence... cela va me rendre service à l'ordinateur, pour la main à la souris - et même pendant la taille!

 

 

 

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