Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Articles avec #lisson

Message on a bottle

3 Avril 2008, 12:14pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Après des journées plutôt froides et très ventées fin mars, un temps de giboulées quoi - l'avril s'annonce beaucoup plus clément et il fait de nouveau plaisir, de travailler dans la vigne. Après la floraison des amandiers fin février, celle des pêchers en mars, c'est aux coings et reines-claudes, d'épanouir leurs fleurs.

 


Tout avance très vite, la vigne se transforme en potager, par ce que à côté des poireaux sauvages, qui nous régale depuis la fin de l'hiver, toutes ses rosettes de salades sauvages, qui sont excellents cueillies tendres, on voit aussi depuis quelque temps les têtes juteuses des asperges sauvages dans les terrasses des oliviers et dans la vigne.


 


Les cèpes de vigne s'éveillent aussi de leur dormance hibernale, les larmes coulent toujours en abondance, et sous le soleil, les cépages les plus précoces ouvrent leurs bourgeons petit à petit, comme ce Cot (aussi appelé Malbec en Cahors) sur la photo de hier.



Abeilles et Bourdons se regalent des premières fleurs et le vigneron se regale aussi, même s'il voit, qu'encore une fois la course contre la montre, pour suivre le rhythme de la nature, va lui demander une sacrée condition.

Aussitôt la taille d'hiver terminée, il faut s'occuper des fils de fer du palissage pour les souches en cordon de Royat, qui doivent être retendus. En plus des salades sauvages, qui agrémentent notre menu, il y a aussi les autres herbes, qui poussent avec force et à toute vitesse. Il va donc bientôt être temps de les tondre

 

 


Une vue du haut de notre colline sur la vallée du Jaur nous montre, que d'autres ont déjà bien fait leur travail de tonte chimique - tout propres, tout jaunes et bien lisses et nues, les vignes traitées au désherbant s'étalent le longue de la route et de la rivière...

La seule tache marron de terre remuée de frais signale une vieille vigne arrachée contre prime!


Au même temps les vins de la récolte de l’année dernière évoluent dans la cave. Si la température reprends quelques dégrées, la fermentation malo-lactique va pouvoir redémarrer dans les barriques. Des contrôles réguliers par chromatographie pour chaque barrique, permettent de suivre cette évolution.

Nous surveillons aussi l’évolution de l’acidité volatile dans les vins, qui nous indique, si nous vins sont suffisamment protégés contre des déviations vers une piqure. Profitant du mauvais temps de la semaine dernière, nous avons pu consacrer une journée aux travaux de laboratoire, pour contrôler un petit échantillon de chaque vin selon la méthode de distillation.



Les résultats étaient très satisfaisants, même les vins, qui n’ont pas encore reçus une petite dose de SO2, parce qu’ils n’ont pas encore fait leur fermentation malo-lactique, montrent des résultats très rassurants.

En plus il y a le vin du millésime 2006, qui attend sa mise en bouteille. Contrôle et dégustation montraient, qu’il est maintenant prêt pour le déménagement en bouteille.

Nous sommes contents, d’avoir déjà le lot de bouteilles nécessaires dans la cave. La pénurie de bouteilles, qui s’annonçait déjà chez nos voisins Allemands depuis l’automne, commence à gagner aussi la France.


Les nouveaux bouchons avec notre Logo et le tampon du millésime 2006 doivent encore être commandés, pour les recevoir à temps, ensuite nous pouvons effectuer ce travail si satisfaisant pour le vigneron, qui finalement sait le fruit d’un travail de presque trois ans dans des langes propres.


Peut-être devrions
nous cogiter cette année, qui nous a déjà apportée
une nouvelle mise en garde sanitaire à caler sur l’étiquette, s’il n’était pas temps de mettre aussi une information sur tout ce que les consommateurs de nos vins ne vont pas trouver dans les vins de Lisson. La liste, si on regarde les analyses publiées ces derniers jours sur les résidus courants dans la majorité des vins sur le marché, est bien longue:


cliquer sur l'image pour une vue agrandie


Un tableau, qui compare les résultats de l’analyse du PAN, qui ont soulevés quelques commentaires dans la presse et sur Internet, avec les résultats d’analyses qui étaient effectuées au début des années 2000 sur un échantillonnage de 2298 vins Français par l’IFV (Institut Français de la vigne et du vin). Le tableau devrait prouver, que le phénomène des résidus n’est rien de nouveau et qu’on peut prouver par ces chiffres, que les valeurs publiées par le PAN sont déjà bien inférieur à celles de l’étude antérieure

Je ne sais pas, comment cela vous fait – moi, cela me rappelle étrangement la déclaration du Professeur Pellerin après la catastrophe de Tchernobyl : « d’abord, il n’y a pas de danger, et en plus, il est déjà en train de diminuer… »

Les deux dernières colonnes montrent les LMR pour le vin fini (limites maximales de résidus), que va proposer l’OIV (Office International du vin), vu qu’ils n’existent pas encore officiellement. Après suivent les LMR pour les raisins de cuve.
Je comprends mieux, qu’il faut
alerter les femmes enceintes avec leurs fœtus dans le ventre!

 
Comme notre vignoble n’as jamais fais connaissance avec toute cette panoplie de molécules, il serait peut-être plus facile de suivre l’exemple de Randall Graham de
Bonny Doon, qui s’est décidé de mettre tous les adjuvants, qui rentrent encore en plus du raisin cultivé en bio-dynamie dans ces vins propres, pour mieux informer ses clients, pendant que les autorités américains discutent encore  un projet de rendre l‘indication des valeurs nutritives, genre sucre et calories, obligatoire.

Notre Message on the bottle serait avec le dosage du soufre total contenue dans les vins finis (entre 12 et 23 mg/l  l’année dernière) déjà complet. C’est tout ce que nous rajoutons en plus de nos raisins sains et mures – et dans la vigne, nous n’utilisons que de la bouillie bordelaise (un passage l’année dernière avec 200g/ha de cuivre) et du soufre naturel – éventuellement encore une décoction de prêle mélangée de purin d’ortie, pour renforcer le feuillage après récolte.

Le reste du travail font les êtres microbiens dans nos sols, les insectes utiles, qui peuvent survivre dans un environnement sauvegardé, un climat équilibré et bien ventilé dans nos vignes, des sols pas boostés aux engrais et nos bons soins – et souvent la chance d’un climat favorable, pour lequel nous ne pouvons rien:-).  

 






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Début retentissant dans la Nouvelle Année

4 Janvier 2008, 16:10pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Début retentissant dans la Nouvelle Année avec mise en alerte orange  pour cause de tempête sur la côte du Golf de Lyon hier et mise en garde de notre arrière pays autour de l'Espinouse pour la nuit pour cause de violents orages et cumul de pluie vers 100mm en peu de temps.

Meteo France ne s'était pas trompée. Même si nous étions bien à l'abris des rafales de la tempête au creux de notre petite vallée de Lisson, mieux abrités que la
côte, les éclairs et la tonnerre après minuit nous ont bien tenu éveillés! Pas de soleil au matin aujourd'hui, mais un bon remake de  "singing in the rain“, comme vous avez déjà pu le lire il y a deux ans.



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Comme chaque fois, c'est le fond sonore autour de la maison, qui est le plus impressionnant. Nos ravins, normalement à sec, et le petit  ruisseau de Lisson se transforment en torrents bruyants et les multiples cascades remplient l'air de leur tonnère, même bien après que les précipitations soient revenues à la normale. 

Pas question de se rendre au village d'Olargues aujourd'hui. Le gue sur le chemin est encore trop profondément inondé et nous risquerions de noyer le moteur - et les bottes ne sont pas assez hautes...


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Restons donc bien au chaud et au sec dans la maison et contrôlons juste du temps en temps l'hauteur des flaques dans nos bâtiments annexes (pas de quoi fouetter un chat) et soyons contents, que la foudre n'as pas touché la ligne téléphonique et qu'aucun grand chêne s'est abattu sur les fils. Après le millésime 2007, plutôt peu arrosé, nous souhaitons même encore plus de pluie - cela refait les réserves des sources et du sol. Et comme il y aura toujours le soleil après la pluie, le travail dans la vigne pourra bientôt continuer.

Reste donc juste à profiter de l'occasion pour souhaiter encore une très bonne année 2008 à tous nos amis de Lisson. Que l'eau se transforme en vin d'ici aux prochaines vendanges!





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L’olive – ancien pilier de l’économie locale

28 Novembre 2007, 15:22pm

Publié par Iris Rutz-Rudel



La balade dans la vigne, qui a perdu ses feuilles sous l’influence du froid, de la pluie et du vent, qui se sont finalement aussi installés dans notre Midi, ne va reprendre avec la cueillette des olives, qui eux aussi commencent à tomber par terre. Il est donc temps de préparer les filets pour cette dernière récolte de l’année, si nous voulons ramasser assez d’olives pour les porter au petit moulin de Saint André de Sangonis et repartir avec notre petite provision d’huile.


Lisson---oliviers-soleil-matin.jpg

L’olivier et la production de l’huile d’olive  faisaient partie de l’économie locale depuis longtemps. On nous a dit, qu’on produisait dans les 300 l d’huile d’olive à Lisson dans le temps. Vu qu’il faut environs 6 kg d’olives mures pour obtenir 1l d’huile, cela fait dans les deux tonnes d’olives, qui étaient produites à la ferme.  Cela rapportait probablement plus de d’argent que la vigne et formait, avec le marron,  la troisième source de revenu de la polyculture, qui était pratiquée ici.

Olivier-Cot.JPG

Les oliviers de Lisson sont encore nombreux dans les terrasses derrière la maison. Ils avaient  subit le grand gel de 1956 – et comme à l’époque la ferme était déjà déserte, personne ne s’est vraiment occupé de les reprendre et reformer comme il faut.  Nous trouvons donc encore plein de vieux troncs morts aux formes biscornues au milieu d’une haie de repousses, eux mêmes devenues de la taille d’un arbre. Chaque année, nous essayons d’en reprendre quelques uns, en coupant le bois mort et triant dans les repousses, essayant d’ouvrir les couronnes, pour laisser rentrer la lumière et ainsi redonner une forme, qui aide l’arbre à se développer et à porter de nouveau des fruits.

J’admets, que j’ai parfois du mal à voir disparaître la vieille souche du milieu, qui pour moi est le témoin de l’histoire de ces arbres à travers plusieurs siècles – des monuments historiques d’une certaine façon. Mais je vois aussi la pousse vigoureuse d’arbres, qui étaient taillés sévèrement et qui repartent deux fois plus vite que ceux, qui sont encore concurrencés par la pousse sauvage.

Olives.jpg

L’avantage de nos vieilles variétés est aussi, qu’elles n’ont pas besoin des traitements, que les agriculteurs doivent appliquer aujourd’hui, pour protéger leurs variétés plus productives des maladies et des parasites. La plupart des plantations nouvelles se sont effectuées avec des olives „de bouche“, comme la Luque, qui se récoltent plus tôt pour la confiserie et qui me semblent beaucoup plus sensibles.


pub-blog-expression-alencon.jpgVous avez remarqué, que cette période intermédiaire entre récolte,  fermentation et taille me laisse le temps, de me balader un peu plus loin – d’aller voir les fêtes locales et les voisins un peu plus loin.
Les articles en résultants m’ont probablement rendu sensible à l’appel de Guillaume Lapaque d’il y a quelques semaines, qui incitait à la participation aux rencontres des blogs d’expression locale. Comme il y avait aussi une rubrique économie locale, prévu pour des vignerons, je me suis laissée tenter de m’inscrire.  Nous ne sommes pas très nombreux dans cette catégorie – la plupart des autres participants viennent du Nord (Le Havre,  la Bretagne, ...) et en tant que blogueur  du Midi je me sens un peu perdu - mais ce ne sont que les deuxièmes rencontres...

Allez donc voir sur la page – et je ne vais pas vous demander, de voter pour moi, mais de profiter de „feuilleter“ cette vitrine de blogs d’expression locale, pour y faire vos découvertes.


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À l'aube des dernièrs jours de vendange

14 Septembre 2007, 15:27pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Les terrasses des Échelles de Lisson sont ramassées depuis mercredi - les raisins de Cabernet Franc, Cabernet Sauvignon et petit Verdot ont rejoints les Merlots dans la cuve pour entamer tranquillement leur fermentation, poussés sans hâte de leurs levures indigènes à transformer les sucres (des 13 à 14,5 ° naturels) en vin. Le Pinot à presque terminé sa fermentation et quand nous ouvrons la cuve pour le pigeage quotidien, il y a moins de mousse qui remonte du jus à travers le marc, mais il y a déjà cette belle odeur prometteuse du future vin. Il aura une sacre structure et densité, ce Clos du Curé 2007!


Tous les vins s'annoncent de nouveau beaucoup plus dense qu'en 2005 par exemple - les années se suivent mais ne se ressemblent jamais (comme vous pouvez voir ici ou ), si on suit attentivement la nature dans la vigne...

Deux jours de relative repos dans la vigne avant d'attaquer le dernier cépage: un magnifique Mourvèdre, qui nous attend dans l'arène du Cirque des Cèdres et derrière la maison. Nous nous occupons à la préparation des caisses et des sécateurs et de la cuve (il va probablement falloir celle de 10 hl cette année - les nouvelles clôtures et les efforts des chasseurs montrent leurs premiers effets...). Nous ne chômons pas, mais il reste assez de tranquillité pour nous dépayser et pour passer une soirée chez nos amis, les Schwann, à leur ferme de Dausse, au dessus de Cailho le Haut, qui ont échappée à la menace de l'incendie, que je vous ai relaté dans mon dernier article.

Après une soirée animée autour de leur table de ferme, nous nous couchons sous un ciel étoilé en regardant les étoiles filantes, Orion et la magnifique voie lactée.




À l'aube, je me délecte à sentir la vapeur fraiche dans l'air et à voir Venus, l'étoile du matin, laisser sa place au soleil levant.


lever-du-soleil-1.jpg

Une balle rouge, presque sombre, qui se lève à l'horizon, qui enflamme le ciel avant de monter plus haut et de transformer tout en un tableau magnifique couleurs pastelles, devant lesquelles les rochers au premier plan prennent du relief.


lever-du-soleil-2.jpg

Le dos appuie à un tel roc, je suis le spectacle jusqu'à ce que la colline de Lisson et ses vignes se détachent au loin des brumes en bas. Je reprends des forces pour la dernière étape des vendanges 2007, qui va commencer demain.




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Nous changeons d’horizon

22 Juillet 2007, 19:49pm

Publié par Iris Rutz-Rudel



Un effet secondaire du passage du Tour de France vendredi dans la vallée Orb/Jaur: comme nous ne pourrions pas passer avec notre Peugeot plein d’outillage par la route départementale, qui était barrée pendant plusieurs heures en attendant la caravane et les coureurs, nous avons pris des chemins de travers pour arriver en haut de la vigne.
piste-de-Fenouillede.jpgla piste de Fenoullèdes

Une piste, celle qui mène à Fenouillèdes, était ouverte il y a quelques années, pour permettre aux pompiers, d’intervenir en cas d’incendie. Elle ouvre des vue superbes sur la vallée, les Montagnes en face et à un endroit aussi sur la colline de Lisson. C’est un peu comme le survol avec Google Earth: toutes les terrasses, que nous voyons normalement d’en bas bien raide au-dessus de nos têtes, sont étaler presque „à plat“ deux cent mètres plus bas.

Klaus-vigne.jpgVue sur Lisson et la vallée du Jaur

vigne-vue-du-haut.jpgLes Échelles de Lisson et le Clos du Curé vue d'en haut

Un vent de nord-ouest bien frais rendait la course moins crevante pour les cyclistes et nous permettait aussi, de travailler bien loin dans l’après-midi sous le bruit des hélicoptères du Tour au nettoyage de la clôture électrique avec la débroussailleuse et à l’enfoncement des piquets de fer, pour doubler la grande clôture extérieur par d’autres, plus petites, qui contournent chaque parcelle séparément.

Cela fait beaucoup de travail et coute aussi quelques milliers d’Euros pour l’achat des piquets, des queues de cochons, (isolateurs), des rubans et fils, prises de terre, éléctrificateurs , accumulateurs et panneaux solaires, pour les tenir chargés – mais si cela nous permet de sauver ne serait ce que les raisins pour deux barriques de plus, cela peut nous sauver l’exploitation, qui ne survivra pas à une deuxième récolte décimée à 80% par sangliers et blaireaux, comme encore en 2006.




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Offre en primeur du Millésime 2005

21 Mars 2007, 17:51pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Après ce temps de printemps précoce du début de mars, qui nous a valu les premières photos des bourgeons de vigne « dans le coton » et des pleurs, le vent glacial qui nous descend avec force et en rafales du plateau enneigé de la montagne en face, nous chasse de la vigne et laisse le temps de s’occuper des préparations de la prochaine mise en bouteille.

 

À Lisson, où nous avions déclassé et pas mis à la vente le millésime 2004, qui ne correspondait pas à nos critères de qualité, nous sommes contents, de préparer la mise du 2005.

 

Les bouteilles sont commandés, les bouchons doivent être imprimés avec notre logo et millésimés – on nous annonce, qu’il faut repayer la fabrication du tampon, par ce que notre fournisseur était avalé par une grosse boîte, qui ne fait pas de conditions de faveur pour les petits producteurs : donc 150 € pour le tampon – pour mille bouchons, cela augmente le prix presque de 50%. Mais le fabricant des cartons ne proteste cette année pas de notre petite commande.

Tout est promis pour le début d’avril – pourvu que les transporteurs veuillent bien nous trouver. Les derniers petits collies ont prix 12 et 14 jours pour nous arriver.

Après, il nous reste à actualiser les étiquettes (c’est Klaus à l’ordinateur) à les photocopier et à les découper (vous vous rappelez : la petite couronne se termine au ciseau à ongle).

Mais nous n’y sommes pas encore à cela. Le froid de hier et d’aujourd’hui nous a servi à nous occuper de la relance de nos clients, à qui nous proposons l’envoie de notre brochure


« Offre en primeur du Millésime 2005 »


avec la liste des prix et le bon de commande au choix par émail en document PDF ou bien traditionnellement sur papier par la poste.

Les jours du repos tranquille des vins dans leurs barriques au calme de notre cave sont donc comptés !


 


 

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tempora mutantur - les temps changent

24 Février 2007, 17:41pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Une pluie douce et bienvenue me laisse le temps de fouiller un peu dans mes "archives" - et je ne résiste pas à l'envie de vous montrer la petite galerie d'images historiques, que j'ai trouvé à cette occasion.

Cela commence avec la plus vieille photo de Lisson, que je possède: une petite image noir et blanc de la maison et de la colline derrière, qui doit dater de 1975, l'année dans laquelle Claude Rudel l'achetais la ruine, qui n'avait plus été vraiment habité depuis les années 30 et dont les terres étaient tombées en friche, laissant le chêne vert et la broussaille reprendre les terrasses anciennement en vigne et oliviers jusqu'en haut.




Lisson 1975


 

14 ans plus tard, après quelques transformations apportées par Claude à la maison, qui trahissent bien son origine du pied du Larzac et son amour pour la forme traditionnelle des toits de ferme du plateau, l'aventure de la ré-création du vignoble commence avec le défrichage successive des terrasses - qui à lui tout seul va prendre presque un an...







Lisson 1989 - les premières défrichages




La petite fille d'une amie, qui passe par là pendant cette période, est inspirée par les travaux et nous dessine l'avenir de Lisson - pour elle dans un futur "lointain" qu'est 1994!


dessin par Cloé Dubuc en 1989


Nous n'avons pas construit la buvette et jusque là, il n'y a pas encore de flotte aérienne, qui fait la publicité pour nos vins, mais le changement sur la colline était bien deviné, comme montre cette photo de 1990, à la fin du défrichage.





Lisson 1990

Un autre jeun visiteur - visiblement inspiré par le métier de son papa architecte- résolument moderne ce jeunot, nous dessinait quelques années plus tard sa vision futuriste de Lisson:


 



Lisson - cité du vin ????



histoire à suivre.....




 

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Images d'automne

21 Novembre 2006, 14:17pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Quelques images de l’automne, qui nous a tant gâté cette année avec des journées splendides, plein de soleil et de belles couleurs. Des impressions de la fête des marrons et du vin nouveau à Olargues et des vues sur la montagne en face de Lisson,  la « femme couchée » et le Caroux, « montagne de la lumière », qui nous guide au retour de chaque  visite à Béziers tout le longue de la route, qui remonte la vallée de l’Orb. La première salamandre de l’année – moins photogénique que sa congénère  chez le collègue de Champagne, plus sauvage, comme il se doit à Lisson….

Et les fleurs de l’arbousier, qui cohabitent à cette époque avec les fruits écarlates – plus beau à voir qu’à manger. J’ai trouvé aussi quelques sorbes cette année, petits fruits en forme de poire, indigestes tant qu’ils ne sont pas « blets », mais un régal une fois arrivé à ce stade. Et comme pour tous les cadeaux de la nature de ce genre, il faut être plus vite que les animaux, qui aiment aussi s’en empiffrer avant que l’hiver leur rend la vie plus difficile. Je pense, pour les sorbes, ce sont les blaireaux, qui sont ma plus lourde concurrence, pour les noisettes, je perds toujours contre les écureuils, les châtaignes sont assez généreuses, pour nourrir tout le monde tout en me laissant un panier – les champignons trouvent tellement d’amateurs à deux pâtes, que je ne me lance pas dans la course – les derniers raisins et figues ont nourris les oiseaux (je ne parlerais pas des sangliers dans ce contexte, évitant les sujets qui fâchent).


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Pour nous, ils restent les olives à ramasser pour la petite provision d’huile d’olive avant que le gèle ne fasse tout tomber.


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Cueillette de champignons pas du tout indigeste

1 Novembre 2006, 18:26pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

 
En attendant la fin des fermentations du  raisin dans les cuves et le travail du décuvage et de la presse, il restait cette année assez de temps, pour se régaler des belles journées de l'été indien, que nous offrait ce mois d'octobre. 
 



vue sur le Caroux du chemin de Lisson - Blick auf den Caroux vom Weg nach Lisson aus

Pendant que les feuilles  des arbres  et de la vigne se paraient de leurs plus belles couleurs,  je me suis donc réjouie de ballades sur la colline de Lisson.


Lisson automne 2006 - Lisson Herbst 2006



Lisson automne vigne vierge sur pergola - Lisson Herbstfarben wilder Wein

Mais ce coup-ci pas en traversant  la vigne, mais en crapahutant à travers bois tout autour - sous le couvert de chênes verts et châtaigniers,  longeant des buis et des arbousiers et marchant sur le doux tapis des aiguilles sous les cèdres et autres résineux.

Quelques belles averses au milieu du mois avaient donné le climat idéal pour des poussées de champignons. Mais cette année, ma "cueillette" ne m'a pas encombré: pas de panier à porter, juste mon petit appareil photo numérique, qui rentre facilement dans la poche de mon pantalon, quand je dois escalader un mur dans mon ascension des terrasses cachées sous les bois à droit et à gauche de la clairière que forme le vignoble de Lisson sur le flanc de la colline.

Voici donc un échantillonnage de mes trouvailles - plus diversifié que dans une cueillette à but culinaire, vu que ce n'était pas nécessaire de me restreindre aux seul champignons comestibles que je connais assez bien, pour ne pas me laisser prendre par les doutes, qui me venaient normalement au plus tard quand je comparaissais à la maison mes candidats "pas 100% sûres" avec les images et description de mes livres sur les champignons et surtout les passages intitulés: "à ne pas à confondre avec...." et leurs descriptions détaillées des symptômes d'intoxications diverses, parfois relevées que par un verre d'alcool ou au bout de plusieurs heures ou jours - quel horreur !

Je vous laisse trouver vous même leurs noms - j'aime beaucoup aussi les champignons de troncs - des plus petits aux plus grands.



champignon 2006



champignon 2006



champignons 2006



champignon 2006



champignon 2006



champignon 2006



champignon 2006



champignon 2006



champignon 2006



champignon 2006



champignon 2006



champignon 2006



champignon 2006



champignon 2006



champignon 2006

Et si après tout cela vous ne sentez pas l'envie de partir aussi dans les sous-bois, pour humer les senteurs et vous remplir aux moins les yeux et les poumons (et les poches de quelques marrons à déguster avec le vin bourru le soir à la maison) - ben - cela vous regarde - mais je vous assure, vous allez manquer quelque chose.

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