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Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Articles avec #lisson

26 Février 2001

26 Février 2010, 09:16am

Publié par Iris Rutz-Rudel



entre amis du vin naturel - visite chez Bruno Schuller en 2000



visite chez Schüller 2000 ji
Bruno à gauche, Claude Rudel à droite

et de la lecture, qui l'aurait plu...

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tour de maison du vin naissant

4 Novembre 2009, 12:08pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

ce n'est pas tout, de se pâmer dans les éloges des vins des millésimes précédents, même si cela console des déceptions de la récolte. Pendant ce temps, c'est le vin nouveau, qui demande notre attention et nous remplit d'espoir.

Il y a un peut plus d'un mois, c'était encore du jus de raisin prometteur



qui commençait sa fermentation en douceur dans la cuve en haut, au grès de ses levures indigènes, donc ceux, que les baies avaient apporté sur leur pruine. C'est le petit coté brumeux sur les grains, qu'on voit, quand les raisins ne sont pas maquillés par les résidus de trop de traitements à la vigne. Les nôtres étaient vierges cette année, le beau temps sec depuis le mois d'août nous avait dispensé de tout traitement, donc même pas une trace bleu-cuivre de bouilli bordelaise en 2009 - on c'est régalé à croquer les raisins à la vigne et en dessert à la maison, même pas besoin de les laver avant - c'est rare!



La couleur du jus est encore particulièrement profond cette année, cela montrait déjà le premier échantillon, au goût encore dominé par les sucres pas transformés - jus encore trouble, parce que la fermentation tient les levures et d'autres molécules en suspension et nos pigeages du chapeau de moût, qui remonte chaque jour en haut du jus dans la cuve, mélangent allègrement tout cela, pour une meilleurs extraction.


Mais maintenant, le bouillonnement dans la cuve c'est calmé et le miracle de la transformation du jus en vin touche à sa fin. J'ai choisi un "verre d'amitié" - un des verres à dégustation, que Francis Boulard m'avait offert à Bordeaux et qu'il utilise dans sa cave en Champagne, pour honorer ce moment: du vin presque noir de Lisson, qui tapi déjà les parois du verre de ses larmes épaisses et contraste avec le bleu de notre ciel et le rouge flamboyant de notre pergola...

Et fière, comme tous les parents, j'ai porté ce bébé partout dans la maison, pour le présenter à son environnement pour les prochain 18 mois (une fois enfermé dans sa barrique à la cave, il n'aura plus trop l'occasion, de le voire).


rouge sur blanc

sur le tapis persan

couleurs sauvages

en musique

J'ai même joué à la devinette du compte de fée:



Miroir, mon miroir, qui est plus beau

la réponse était sans équivoque:



c'est lui!




dans toute sa splendeur!


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impressions d'un mois d'été mouvementé

26 Août 2009, 12:45pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Pas d'article sur ce blog depuis plus d'un mois -  les raisons sont multiples - il y a d'un côté, le travail de nettoyage et surveillance dans la vigne - accompagnement de la maturation du raisin, qui a achevé sa véraison


 

avec ce merveilleux changement de la couleur des baies et l'aoûtement des sarments, qui tournent également du vert au marron, à mesure que leur texture devient plus boisée.


Entretient des clôtures électriques autour de nos parcelles, censées de protéger les raisins des attaques voraces des sangliers, blaireaux et autres prédateurs de fruits...


 

 

 

malheureusement pas toujours couronné de succès - comme montrent ces trous à l'intérieur de la clôture et les raffles nues des grappes de Côt et Pinot - sur un bon demi-hectare, la récolte a déjà disparu avant la première intervention des chasseurs à l'ouverture de la saison de chasse sur les sangliers - nos cépages précoces les attirent chaque année - le bois autour leur fournit a couverture qu'ils aiment, pour se cacher dans la journée - et la taille des crottes trouvée dans le terrain nous montre, que les petits rentrent - et forcement les grands suivent...


une raison de sentir le blues, qui n'inspire pas forcement à se mettre au clavier....

Mais il y avait aussi le voyage en Allemagne, pour le 82ème anniversaire de ma Maman


 

 

avec - comme à chaque voyage - halte au train bleu - un bouquet de fleurs champêtre et des moments émouvants entre mère et fille - un ciel magnifique en traversant le Rhin à Düsseldorf - des expériences de couchsurfing pour la première fois dans ma ville natale, qui méritent un article à part. Peu de vin - hélas, dans cette région à bière...

Et, retourné à la maison, le choc des températures (d'une semaine passée sous un ciel souvent voilé et en sortant des trains rapides avec climatisation: 36° à l'ombre le soir, cela vous achève sur un quai de gare - et la semaine qui suivait, n'était pas faite pour atténuer le choc.
Et comme tout le temps dans la vie du vigneron: on scrute le ciel, on suit la météo - même si à ce stade de l'année, cela ne sert plus à grand chose, vu qu'il faut subir ce qui vient, en attendant la récolte:


 

 

Parfois, juste des nuages, qui se dressent et menacent, mais se dissipent - parfois une grosse pluie d'été - plutôt bienfaisante pour la végétation, parce qu'elle enlève le stress hydrique de la vigne, qui pourrait autrement aussi occasionner des arrêts de maturation - souvent des orages, qui éclatent et vous laissent sur les nerfs, tellement la peur de la grêle vous colle à la peau - pour l'instant, nous avons eu plus de chances, que certains collègues, mais personne est à l'abri face à cette menace.

 

 

 

Mais il y a aussi  les plaisirs de l'été
 

 

Les tomates bien mures et goûteux dans mon jardin, la belle potérie "bio" de Francoise Fichet de l'atelier Terramice, que je rencontre chaque année sur le marché bio d'Olargues, qui a lieu le 15 août - le lendemain de mon retour d'Allemagne. Aussi l'occasion de faire le plein de la blanquette  méthode ancestrale demi-sec du Domaine Beirieu de Limoux, superbe pour accompagner un gâteau aux pommes à l'allemande.

et les rencontres avec des amis et clients de passage - occasion pour partager une salade de ces tomates succulentes de toutes les couleurs, mélangées à du fromage de chèvre frais local avec quelques feuilles de basilic de devant ma porte, arrosés d'un filet d'huile d'olive extra vierge (cadeaux d'Astrid Berndts, slow-foodienne de Gap   et de quelques gouttes de vinaigre balsamico (le vrai, qui à plus que 25 ans, ramené du salone del gusto à Turin il y a quelques années) -
 

 

 

 

 

le tout accompagné d'une bouteille originale de rosé (Demeter) du domaine Beauthorey, échangé avec Christophe Beau lors de sa visite à Lisson en début du mois...


 

Mais le sommum du mois était quand même le champagne Les Rachais de chez l'ami Francis Boulard,dans les verres de dégustation, qu'il m'avait offert à l'Off des vignerons blogueurs à Bordeaux, bulles fines et arômes superbes, partagés avec Astrid  (qui a les photos, qui vont avec sur son appareil:-)  pour fêter et clore sa visite- sublime!!!!
 

 

 

Les Rachais , Champagne Boulard - un régal de chez l'ami Francis :-)

Les Rachais , Champagne Boulard - un régal de chez l'ami Francis :-)

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la femme couchée - cachée

13 Juillet 2009, 14:57pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Elle veille sur nous, de l'autre côté de la vallée du Jaur, la montagne avec le beau nom de femme couchée, changeant de parure au fil des saisons, parfois blanc vêtue en Hiver, couvert d'un vert tendre au printemps, quand les châtaignerais se réveillent, jaune  à certains endroits, quand les genêts sont en fleurs et couverte des tons rougeâtres de ses champs de bruyère, de l'orange flamboyant quand l'automne arrive, avant que les châtaigniers perdent de nouveau leurs feuilles.



Mais aussi chaque heure de la journée la montre sous des lumières et des couleurs différentes, les cimes rocheuses teints en rouge le matin, quand elles reflètent le soleil, mises en relief quand il se couche de l'autre côté le soir...


découpée nette devant le ciel bleu azur ou ceinte de nuages, quand l'orage approche -


 rarement complètement cachée, comme ce matin...


Pas de pluie, juste une brume légère, comme vaporiser sur les plantes - bienvenue pour les feuilles, qui ont subi la chaleur brûlante et le vent desséchant pendant ses derniers dix jours - ou propice à l'éclosion du mildiou, qui nous a épargné jusque-là?

Le paysan/vigneron est jamais sur, les touristes, qui viennent d'arriver, eux, ont moins de doute: ils préfèrent le soleil!

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Vive le gobelet - pas seulement dans la vigne...

8 Avril 2009, 17:37pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Il ne me manquent plus que deux après-midi pour terminer la taille dans la vigne - une petite dépression avec des pluies légères m'a retardé sur les derniers mètres avant la bande de la fin tout en haut au Clos du Curé , où les Pinots m'attendent, maintenant prêtes au démarrage.


La taille se fait ici aussi en gobelet, taille traditionnelle du Midi, avant le passage à la mécanisation des travaux de la vigne, qui a introduit les palissages, souvent taillé en guillot, simple ou double, plus productives et propice pour les passages des tracteurs, que cela soit au labours, pour les traitements ou la récolte à la machine.

Mais ce n'est pas seulement dans la vigne, qu'on taille sévèrement: partout dans la région, les hommes s'affairent, pour mettre en forme et rajeunir la végétation:



Comme ici sur l'allée des platanes plus que séculaire de l'esplanade d'Olargues, qui abritent tant de marchés et fêtes pendant l'été et l'automne sous leur ombre.



Un de nos voisins taille ses oliviers séculaires, toujours en suivant le même principe qu'à la vigne: aérer le milieu, pour mieux laisser rentrer le soleil, faire de la place, pour les nouvelles pousses . 



Et pendant que la floraison des cerisiers a presque atteint son sommet et le pays retient le souffle en espérant que cette année le ciel soit plus charitable pour une bonne prise des fruits et une bonne récolte, que les dernières années,


ce sont les pommiers à Lisson, qui ouvrent leurs boutons floraux, sans se laisser décourager de la bruine, qui tombent depuis deux jours, comme cette vieille variété de pommes d'été, qui nous rafraichissent au mois d'août.


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cb où bc? - ou le potentiel marketing de l'écologiquement correct.

16 Février 2009, 17:03pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Que la culture biologique (cb) à le vent en poupe, il y a ce dernier temps pas mal d'articles, qui nous l'affirment. Vous n'avez qu'à lire les blogs de mes consoeurs Corinne Comme ou  Isabelle Perraud . Et tant mieux, je suis la première, à m'en réjouir.

Mais maintenant il y a autre chose, qui est en train de devenir bcbg: le bilan carbone - et cela même avec  un grand ®, comme nous l'apprend cet article de viti-net:

"Au delà de la préservation de l’environnement, les opérateurs ont aussi conscience du potentiel marketing d’un Bilan Carbone®, à l’heure où “l’écologiquement correct” est très porteur. En Grande-Bretagne, la chaîne de distribution Tesco prévoit de créer une “étiquette carbone” pour ses produits alimentaires, dont les vins. En France, Casino a l’intention de l’imiter."

Il y a même toute une liste de mesures, qui sont citées, pour parfaire son bilan  et réduire les émissions de gaz à effet de serre (et diminuer son coût de production, si possible, au passage):

“-  raisonner ses itinéraires techniques. Limiter les interventions sur les parcelles revient à diminuer les quantités de phytos et les consommations de carburant du tracteur ”

 “-  récupérer et valoriser en chaudière les bois de taille,

"- optimiser l’isolation des chais,

"- privilégier les barriques dont le bois est un puits de carbone,

"- préférer l’azote au dioxyde de carbone pour l’inertage des équipements de vinification.” 

"- biocarburants,

"- piquets en bois plutôt qu’en acier galvanisé,

"- bouchon liège plutôt que bouchon synthétique ou capsule vis.

"- En matière de logistique, l’optimisation des expéditions et les transports par bateau ou train sont préconisés,

"- allègement du poids des bouteilles.

Si je prends cette check-liste pour notre petit Domaine, cela m'indique, dans quelle direction pencherait notre propre bilan:

Pas de tracteur à Lisson - le terrain ne s'y prête pas - nous nous déplaçons à pied dans le terrain pour toutes les interventions - par contre, cela fait pas mal souffler - est-ce que nous ne risquons pas d'augmenter l'effet de serre par le CO2 expiré dans cette exercice ?

Nous récuperons pas mal de bois de taille, qui sert l'hiver, à allumer le poel à bois, qui chauffe notre pièce - idem pour les vieux piquets (non traités) et les quelques souches mortes, donc là, nous avons des bons points.

Nous ne travaillons pas avec des températures contrôlées pendant la vinification - la pièce en haut de la maison, où se trouvent les cuves, n'est pas particulièrement isolée.  Quand les jus sont descendus à la cave dessous par gravité, elle poursuivent leur élevage à une température ambiante, qui reste entre environ 8°C au plus froid de l'hiver et 12 à 15°C au moment le plus chaud de l'été - comme le veut l'inertie des voûtes en pierre de cet espace en partie creusé dans le roque et protégé d'épaisses murs en pierre. Le local de stockage de bouteilles à côté est en plus doublé d'une épaisse couche d'isolation chaux - chanvre sur les murs, qui donnent sur l'extérieur... une isolation idéale, qui laisse en plus encore respirer.

Nous faisons que des élevages dans des barriques, c'est bien, d'apprendre, qu'en plus d'être un gouffre pour nos finances, ce sont des puits à carbone!

Pas d'inertage supplémentaire pour cet équipement de vinification.

Biocarburants: là, on pêche encore - pour tout, qui ne se fait pas à l'huile de coude. Ces carburants sont  difficile à se procurer par ici, surtout depuis que le prix de l'huile de tournesol (bio ou pas bio) a pris un envol vertigineux. Nous devons donc admettre, que notre débroussailleuse et notre tronçonneuse, ainsi que l'atomiseur à dos, qui sort 2 ou 3 fois dans une saison, tournent encore à l'essence et nous empestent les poumons au même temps que l'environnement:-(.

Piquets en bois: il n'y a que cela dans le terrain, (du châtaignier locale) aussi bien pour les palissagesevec le
fil de fer que pour les grands tuteurs individuels de Pinot, Merlot et petit Verdot.

Bouchons en liège - cela va de soi pour des vins faits pour une garde longue - et du premier choix.

Logistique: Les transports par bateau ont encore du plomb dans l'aile. Notre ruisseau de Lisson disparaît
dédales d'un système de grottes souterraines au dessous de la maison - le Jaur n'autorise même pas le transport par canoë-kajak l'été (cela ne commence qu'à partir de Tarrassac en direction de Béziers) - donc peut de clients, qui viennent en bateau - et les quelques rares personnes, qui arrivent à pied ou en vélo, pour rapporter leurs bouteilles ensuite dans le sac à dos, sont plutôt l'exception. Donc la plus grande partie de notre production part encore dans les coffres d'amateurs de vins en tournée chez leurs vignerons préférés et souvent en même temps en vacances avec leurs familles dans le Midi.
Pour les envoie par transporteur: ils refusent, de venir dans notre arrière pays, nous gaspillons donc du carburant de notre petite Polo, quand nous devons apporter nos cartons jusqu'à Roquebrun, pour les faire partir de chez un ami vigneron, qui est mieux loti.

L'allègement des bouteilles, cher à mes amis Emmanuelle et Laurent, n'est pas non plus dans nos projets pour l'instant. J'aime beaucoup notre modèle de bordelaises lourdes aux épaules légèrement coniques, qui n'existe pas en allégé chez notre fournisseur - mais comme nous ne vendons pas des palettes entières , ma conscience me laisse encore dormir tranquille. Au moins toutes celles, que nous vidons nous-mêmes, finissent dans le recup verre du village et seront ensuite recyclées - au moins, je l'espères.


Si on ajoute notre production d'électricité avec quelques panneaux photovoltaiques, qui nous fournissent l'énergie 12 Volt, que nous stockons dans des batteries et dont la quantité est forcement limité en dehors de l'été - donc une recherche permanente d'économiser cette énergie un maximum - éclairages par LED partout (qu'on éteint, quand on quitte une pièce) - ordinateurs portables, donc aussi avec bas voltage. L'eau chaude l'hiver fournie par une bouillare sur le poêle et l'été par le soleil, qui chauffe un tuyau à l'extérieure - cuisine sur le poêle ou au gaz - peu de déplacements en voiture (peut-être 2500 km dans l'année) - des voyages plus loin en train et des recyclages de tout genre, parce qu'on a du mal à jeter les choses...

Donc probablement jamais de
Bilan Carbone® - certifié par un organisme bien dans le vent - pas plus qu'une certification bio d'un organisme agrée par notre cher état - mais un bilan personnel, à vérifier sur place en voyant notre vie au quotidien et un travail respectueux de l'environnment  à la vigne et au chai depuis toujours, et pas pour des raisons de marketing et d'un "écologiquement correct porteur".








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Voyage en Allemagne Janvier 2009 - 1

17 Janvier 2009, 16:03pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Pour les lecteurs fidèles, qui se sont déjà inquiétés de mon silence en ce début d'année, ici l'explication: j'étais partie en voyage éclair en Allemagne, comme chaque année à cette époque, quand le temps est assez mauvais, pour ne pas regretter la taille - pour voir ma maman dans sa maison de retraite...

Comme la météo annonçait à nouveau de la neige jusque dans notre Midi et le départ de mon TGV de Béziers était programmé à 5 h du matin, je m'y suis même prise avec une demi journée d'avance. Une précaution, qui m'a permis de faire deux découvertes à Béziers, que je ne regrette pas:

La première, c'était une nuit à l'Hôtel des Poètes, petit d'hôtel plein de charme, qui donne sur le parc des poètes, en bas des Allées Paul Riquet, à 200 mètres de la gare - la situation et le nom de cet hôtel m'avaient attirés depuis ma première visite à Béziers, il y a bien 35 ans - pas trop tôt, pour y passer finalement une nuit - bien au chaud, même dans ma chambre au quatrième étage, accueilli avec beaucoup de chaleur aussi par Isabelle à mon arrivé - ravi, de trouver du wifi dans ma chambre et le numéro spécial sur Béziers de Terre des Vins au pied du lit:-).


 

La deuxième découverte en y allant: un bar à vin, Le Chameau Ivre, à 100 mètres de là, 15 place Jean Jaurez, qui me semblait l'endroit idéal, pour manger quelques tapas le soir et finalement rendre visite à cet établissement, qui appartient à Philippe Catusse, celèbre caviste du Clos Saint Gabriel à  Béziers et un de premiers, à nous avoir fait confiance pour nos premiers vins de Lisson fin des années 90...


Quel plaisir donc, pas seulement de découvrir encore une bouteille  des Échelles de Lisson 1998 dans ses étagères, bien remplies de 3500 références de vins Français et étrangers, mais surtout de retrouver Philippe et Vincent, son sympathique collaborateur/sommelier, à qui je laissait volontiers le choix du vin au verre (toujours au moins 20 vins au choix, et pas les moindres - comme Jadis de Barral ou la Grange des Pères ce jour là...) pour accompagner les petites assiettes de tapas, eux aussi préparées avec soin à partir des produits des meilleurs charcutiers et fromagers de la région.

Il m'a versé un vin de Cahors bien noir et dense, qui m'a bien rappelé mes vins de Lisson, fait par un ancien Rugby-man, dont j'ai malheureusement oublié de noter le nom... et en blanc la cuvée Vieilles Vignes catalane, un assemblage de Carignan gris et Grenache, du Domaine Danjou-Bannessy à Agly, qui vaut bien des blancs plus célèbres des Côtes de Rhône, même si personnellement, je préfère entre-temps les blancs plus nerveux et minéraux de mon pays natale - les Riesling.

Atmosphère sympathique tout le longue de la soirée, public de tous les âges, des jeunes et des moins jeunes, des hommes, mais aussi des femmes seules - les températures finalement encore assez clémentes  ce soir permettaient même de communiquer  joyeusement en pull entre fumeurs devant la porte pour la pause cigarette...
 


Douche chaude en rentrant à l'hôtel (les connaisseurs de Lisson savent, pourquoi cela vaut d'être mentionné pour moi:-)  - nuit courte, mais paisible et descente à la gare avant 5 heures le longue des grilles fermées du parc, qui scintillaient avec leurs dorures dans la nuit, pour prendre le TGV sur un quai encore presque désert - seul b-mol: pas de petit déjeuner à l'hôtel à ces heures, c'est normal - mais bar ouvert au TGV pour le premier café qu'après la gare de Nîmes, presque deux heures plus tard - gobelet de café au lait bien trop vite vide et tartine au beurre glacé, qui casse le coteau en plastique - je comprends, pourquoi ils servent la confiture entre temps dans un sachet, qu'on n'a plus qu'à presser...

Pas de lever de soleil spectaculaire sur la Provence, comme en été, mais nuit noire jusqu'en Bourgogne - et à partir de là: que du blanc, d'abord des terres givrées, gelées, suivie d'une mince couche de neige, en arrivant à Paris - qui devenait de plus en plus épaisse, en partons par la Belgique pour l'Allemagne - et ne me quitté plus pendant tout mon séjour à Düsseldorf - -14,5°C le matin, avec les perturbations, que cela cause pour les transports publiques... mais aussi tous les côté féeriques ou pittoresque pour les objets et les paysages...




En Allemagne, pas de chaufferettes pour les passagers, qui attendent sur les quais des gares glacés, comme à la gare du Nord - mais du chauffage pour les légumes sur le marché - chacun ses priorités!

Et des mitaines, que j'ai fini par me tricoter en tenant compagnie aux dames de la maison de retraite - mon premier travail avec 5 aiguilles après 35 ans d'abstinence... cela va me rendre service à l'ordinateur, pour la main à la souris - et même pendant la taille!

 

 

 

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Bilan d'une année en images

18 Décembre 2008, 14:25pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Que j'aime le magazine online de l'équipe des rédactrices de Vinifera  (weinsinnig weiblich - bienheureusement vineuses et féminines - j'admet: cela perd à la traduction) et cela déjà avant qu'elles m'avaient choisi pour illustrer la vie d'une vigneronne de l'hémisphère Nord, je vous en avais parlé ici.



Mais maintenant, la première série des photos est en-ligne - et je suis bien contente du choix de la rédaction et de la mise en page.

Pour moi aussi, ces photos rappellent des beaux souvenirs, la plupart était pris pendant la dernière année et elles m'ont inspirées de passer en revue les articles correspondants sur ce blog.


Blick von oben - vu d'en haut sur le Mourvèdre derrière la maison de cette été, quand nous étions si fières, qu'il y avait finalement du propre dans la vigne, grâce au travail rigoureux de Klaus à la débroussailleuse.



La météo très capricieuse  (jamais en sécurité - nuages d'orages à l'horizon) partout en Europe cet été, occupait tous les vignerons jusqu'à la veille des vendanges...



Le défilé des différents visiteurs, comme ici (en client critique), un amateur de nos vins venu d'Alsace, inspirait mon photographe pour cette dégustation de Lisson en boucle.


Bufo Bufo fait, comme d'autres membres de la faune locale, partie de l'équipe de solidarité dans la vigne. .


Il n'y a que les lecteurs de la version Allemande de ce blog, qui ont déjà eu l'occasion de rencontrer une future reine du vin , la petite Emiline Kaul, fille d'un vigneron-bloguer  Allemand, qui était passé nous rendre une visite impromptue cet été:-).


...et, bien d'actualité, ce souvenir d'une mise en bouteille dans notre cave, comme nous venons de nouveau la pratiquer "von Hand statt vom Band - à la main pas au tapis roulant" il y a quelques jours pour le millésime 2007 - là encore une fois, j'aimerais trouver une formule aussi percutante pour la traduction en Français...!


reste à nous décider maintenant, comment intégrer cette abominable excroissance de la fureur de réglementation  dans nos étiquettes.

Qu'une petite sélection des textes, que vous avez pu lire ici depuis plus que 3 ans - et l'occasion de remercier tous ceux, qui m'encouragent - en laissant un commentaire, m'envoyant un émail ou en nous rendant visite à Lisson - à continuer en consacrant un peu (parfois même beaucoup) de mon temps à cela!




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de l'eau - que de l'eau

27 Mai 2008, 16:21pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Trois jours déjà, que cela tombe finalement aussi dans le Sud - de l'eau, que de l'eau - quelques jolis orages cette nuit et encore ce matin - avec quelques grêlons comme point sur les i...

Trop humide et trop tôt encore, pour allez voire dans la vigne - météo France annonce encore des orages jusqu'à ce soir - une petite pause pour demain et rabelot pour la nuit de jeudi...





Devant la porte on se croyait dans la forêt tropicale - à quoi cela resemble plus loin était déjà largement décrit ici - cela peut arriver à chaque moment de l'année, même si d'habitude, cela arrive plus tôt au printemps ou pendant les vendanges:-)...


Poue l'instant donc encore pleins de points de suspension - bilan à tirer et rendez-vous après le déluge!

(et pendant ce temps là, les collègues
Allemands de la Moselle souffrent de manque de reserves d'eau - le monde à l'envers...)








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