Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Articles avec #Vin

Vigne et Vin - deux mois bien remplis

7 Juillet 2013, 10:25am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Ne plus rien publier pendant 2 mois sur un blog, qui est cité dans la presse comme exemple d'un vigneron blogueur
article sur les vignerons blogueurs dans Réussir Vigne

article sur les vignerons blogueurs dans Réussir Vigne

article sur les vignerons blogueurs dans "Viti"

article sur les vignerons blogueurs dans "Viti"

et même cette semaine dans la presse "people", comme un des plus authentiques des amoureuses du vin.
article dans Voici

article dans Voici

donc avoir tant de "pub" pour mon petit blog et ne plus rien vous écrire, cela ne fait pas sérieux et demande au moins une explication.

Elle est vite trouvé: le travail principal du vigneron, ce n'est pas sur le Web et les réseaux sociaux, que cela se passe, mais dans la vigne et à la cave :-).

Et c'est ainsi, que Mai et Juin étaient largement consacrés à suivre l'épanouissement des souches dans la vigne
vigne Lisson Mai/Juin 2013

vigne Lisson Mai/Juin 2013

et de mettre à jour le travail à la cave, comme la mise en bouteille des 2011 et le premier soutirage des 2012 après la fin de la deuxième fermentation (la malo pour les initiés)
travail de Shadok à la cave pour la mise du 2011 et le soutirage du 2012

travail de Shadok à la cave pour la mise du 2011 et le soutirage du 2012

Bien occupée à pomper toute seule en tout plus que 20hl de vin avec ma petite pompe à matelas gonflable, je n'ai pas pu vous en faire des photo actuelles avec votre vigneronne au premier plan. Pour vous faire une image de tout le processus "artisanal" dans ma cave vouté, je vous renvoie donc à un
ancien article
, qui montre la même chose faite à deux, donc avec Klaus devant et moi derrière la caméra
photo souvenir de votre Shadok dévoué en 2007

photo souvenir de votre Shadok dévoué en 2007

et après avoir terminé tout cela et avoir bien rangé la cave
cave bien rangé, vaisselle faite, on peut fermer la porte

cave bien rangé, vaisselle faite, on peut fermer la porte

j'ai pu partir pour deux autre "V" - voyage et Vinocamp Deutschland #vcd13, dont je vais vous parler dans mon prochain article :-).

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Vendredis du Vin # 55: le vin à contrepied

28 Avril 2013, 14:12pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

 

Prendre un thème pour les Vendredis du Vin en retard et à contrepied - cela n'étonnera plus tellement mes lecteurs ou les présidents éphémères du mois - comme pour cet Avril David Faria aka le Bicéphale Buveur . J'admets, que j'aurai du mal, à afficher son logo pour ce VdV - pas trop fan du foot ou d'autres jeux de ce genre, que je suis...

 

Je lui préfère le dessin du mois pour les Vendredis de Rémy Bousquet, toujours dans le contexte, mais plus discrète à mes yeux ;-).

Et voici les consignes du président, comme il nous les a donné il y a 3 semaines:
 

"Pour le mois d'avril, j'aimerais que vous me trouviez votre plus beau vin "surprise".

Un vin qui vous a dérouté, bu en aveugle ou pas, bluffé et qui vous a emmené loin de ce que vous pensiez connaitre.

En voyant l'étiquette, vous avez reconnu la région, le cépage.

Vous êtes en territoire conquis et vous savez à quoi vous attendre.

Et paf, rien ne se passe comme prévu. C'est une claque vinique, vous pensiez que le vin allait vous passer par la droite et c'est par la gauche qu'il vous atomise, vous laissant tout penaud, verre à la main et plongé dans la plus sympathique des hébétudes."

Et comme il m'est arrivé,de tomber en arrêt sur un vin, dont, vu le contexte, je ne m'y attendais pas, je vais vous raconter ma petite histoire.

Petit repas sympathique chez un ami, amateur de vin, mais peu porté d'investir dans le prix d'une bouteille, je m'attendais à être amenée de passer une soirée agréable, avec de la bonne cuisine, faite avec des bon produits sains, mais arrosée pour ma part avec plus d'eau que de vin, une fois trempé mes lèvres dans le verre de vin rouge, sortant d'une bouteille neutre, sans étiquette, provenant  d'un BIB bon marché et, presque toujours, peu accordé à mes gouts.

La région n'est pas un secret dans ces cas, ce sont des vins du coin, des Faugères ou Saint Chinian des coopératives ou des gros vignerons des villages alentours. Tous corrects (au moins la plupart du temps), mais d'un ennuie pour moi profond, sans surprise, rien, qui m'arrête sur le palais, à longueur courte et qui glissent mieux, baptisés avec une bonne rasade d'eau dans le verre (là, ou j'ose le faire, prétextant la difficulté de mon chemin au retour).

Je lève donc mon ballon de rouge - au nez d'abord, déformation professionnelle oblige - et déjà, ma curiosité est éveillée - je prends une gorgée en bouche, fais tourner, aère.... et le miracle est là: cela m'amène loin en arrière, éveille des tonnes de souvenirs, me submerge d'hébétude - c'est un vin de Serge - notre ami vigneron de Boissezon, petit village, qui surplombe l'Orb face à Vieussan... c'est son "vin de tous les jours", vendu en cubi, tiré brut de la cuve, qui m'accompagnait pendant des longues années à chaque repas - qui s'adaptait à tout, pas, parce qu'il était insipide, mais parce qu'il procurait un plaisir chaleureux à chaque gorgé, qui rehaussait tous les gouts, même les plus simples, tout en tenant tête au plus épicés... ma madeleine de Proust, qui déclenche invariablement le même effet en fin de repas: encore une goutte de vin,pour finir le fromage,encore un bout de fromage,pour finir le vin, ...., .... et qui imprègne invariablement un grand sourire au visage de celui, qui le boit. :-) Pour moi le commentaire le plus concluant et convainquant d'un bon vin, qui m'émeut!

Pas de photo prise ce soir-là - juste ce souvenir dans mon coeur - ces images des temps passés dans ma tête - et le plaisir, de pouvoir les revivre un instant grâce à ce gout, ces arômes, ce toucher dans la bouche, ce velours savoureux et chaleureux...

Il existe donc encore, pour les amis, les copains du coin, probablement toujours aussi difficile à obtenir, toujours aussi bon marché - le bonheur liquide - il faut lui faire la pub auprès des autres copains....
 

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Vendredis du Vin #49 : les notes florales - le bouquet final

14 Octobre 2012, 14:49pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

L'apell pour cette 49ième édition des Vendredis du Vin sur les fameuses notes florales dans le vin nous a apporté un beau florilège... d'images, de poésie, de bouquets et de vins, même si quelques habitués ont préféré, de mettre leurs fleurs à sécher pour un autre moment sur leurs blogs...

 

abeille salsifice 2

 

Je remercie donc tout ceux qui ont senti, humé, ne pas rechigné devant l'étude des flores ou se sont rappelés de leurs cours de Français - et ont surtout ouvert moultes bouteilles, pour répondre à ce sujet léger, mais pas facile....

 

Image Remy VdV 50

 

Commençons avec Rémy Bousquet, entre temps le dessinateur "attitré" des Vendredis du Vin, qui pas seulement n'avait refait un de ces dessin humoristiques, dont il a le don, mais qui, pour la première fois, a aussi osé de nous faire un joli texte assorti, qu'il a publié sur facbook, et que je me fais un plaisir de reprendre ici. Écoutons sa charmante abeille:

 

"N'ayant pas de blog et plus dessinateur qu'écrivain, je vais quand même tenter de m'exprimer sur ce 49ème thème : le vin et les notes florales.
En partant des notes florales, la vigne n'est plus raisin, mais devient un pré, un espace multicolore remplit d'odeurs et de couleurs différentes, un espace de sensation, qui éveille au premier abord deux de nos sens, la vue et l'odorat, un espace ou les abeilles sont reines et ou une abeille règne. Une femme à la tête d'autant de saveurs finalement ce n'est pas une surprise, un miel de fer dans une ruche de velours. Sous le regard monarchique de cette dame, nous oeuvrons, tels des ouvriers du goût,de fleurs en fleurs, d'arômes en arômes en navigant au milieu de toutes ces couleurs.

N'est ce pas cela déguster, regarder, se poser et goûter, chaque fleur est une vigne, et chaque vigne est un vin, avec sa reine ou son roi. Aujourd'hui j'ai l'âme d'une abeille donc je vais croire en la reine. Je n'ai jamais gouté de vin, mais je connais le goût de toutes les fleurs, il y en a que j'aime et d'autre que je redoute, il y en a de saines et d'autres qui soufrent, elles me font mal à la tête de temps en temps, mais je les oublies rapidement. Boire ou butiner il faut choisir, je butine avec modération pour ne pas avoir le bourdon. Le bourdon je le croise souvent le week end, quand on sors en disco-ruche mais il a toujours de mauvaises intentions. Bon la fleur dans le vin, je ne peux en parler, car je n'en ai jamais gouté (du vin), mais j'ai été content de m'exprimer ! ;-)"

 

Nina Izzo nous admet, que le sujet lui donne du fil à retordre - et sa photo symbolise son problème:

Lost in wine

 

elle se sent un peu perdue - la dame de lost in wine - à détecter les fleurs dans un bouquet, mais elle se prête bien courageusement au jeu.

Beaucoup plus courageux et en grand routinier des dégustations et des Vendredis, et comme d'habitude aussi en grande équipe, s'est Patrick Böttcher, qui nous fait un de ses majestueux compte rendu de la séance du Club des Vendredis Bruxellois autour des vins et des fleurs. Je lui remercie, pour l'hommage, qu'il me rend, on mettant une bière à mon nom en fin de son article:

 

Böttcher Iris

 

Mais soyez rassurés, avant d'en arriver là, vous gouteriez pleins de vins avec lui et sa joyeuse troupe.

Natalie Merceron nous cueille un bouquet fleuri de Côtes de Rhône.

Jacques Berthomeau nous sert carrément un vin de Magnolia.

Olivier Grosjean, du fameux blog d'Olif, a puisé dans sa cave et une flore savante.

Eric Bernardin, pour le caviste des Vins Étonnants, pour qui il tient depuis quelque temps un blog intéressant, a lui puisé dans le stock d'étiquettes fleuries de la maison.

Jean Marc Imberdis nous gratifie sur facebook aussi d'une photo d'étiquette et d'un lien à écouter en parallèle.

Yann Dereu participe sur son blog communitaire en nous contant du Fleuri. 

Pendant que Michel Smith reste dans son pays d'adoption, et nous laisse nous enivrer des odeurs de thym de son Roussillon.

 

Thym Michel Smith

Eric Leblanc nous parle de rose et de pivoine sur lepeitiblancsanscol.

Ma madeleine de Proust en matière de vin pour ces Vendredis du Vin vient du Beaujolais.

Stephane Couturier erre au bords du Lac d'Annency à la recherche des fleurs et des vins.....

Et Catherine, une femme des vins, nous sort des ...ols... et en conclusion une belle chanson fleurie.

Fleurs du mal sériot

Mais venons aux poètes de ces Vendredis - à ceux, qui nous ont ressorti leurs souvenirs littéraires inspirés par le thème, brut de de coffrage, comme Benjamin Poussardin, qui nous copie les Fleurs du Mal .

Isabelle Sériot, qui nous les illustre savament et savoreusement en vin.

Laurent Baraou, qui nous sort Ronsard, qu'il admire depuis longtemps....

et last, but not least, notre chère Anne Graindorge, la Bacchique fille de la Loire, qui nous emporte dans un poème de sa plume à la gloire de la vigne et de toutes ses fleurs, à lire en toute longueur sur son blog, ce beau

"petit hommage à la terre d'Aubance et sa rivière du même nom, bel endroit où les notes florales vivent en harmonie"

Donc encore merci à tout ceux et celles, qui se sont prêtés aux fleurs dans le vin et aux textes fleuris de ce Vendredis du Vin #49 - et champs libre au président suivant, Laurent Baraou, qui, pour fêter la 50ième édition des Vendredis du Vin, dans il était jadis un des fondateurs, et sa cinquantaine personnelle, nous fait plancher sur ce chiffre, en nous demandant de sortir nos flacons de 50cl... et rien que cela!

Vdv 50

 

 

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Vendredis du Vin #49: Le Vin et les Fleurs ... à la recherche des notes florales..

29 Septembre 2012, 17:45pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

et oui,je suis la présidente de ce Vendredis du Vin #49: Les Vin et les Fleurs , que je vous avais mis comme thème pour cette rentrée des Vendredis...et même si j'ai essayé, d'accompagner le retour de vos contributions tout le longue de la journée de hier, j'ai manqué à ma tâche de blogueuse vin, de publier à temps ma propre contribution.

 

VdV #49

 

Des excuses à cela ... facile à trouver et à la pelle: en tant que vigneronne, je sors tout juste des vendanges, cette période si agitée de l'année, où en quelques jours, il faut rentrer le fruit de toute une année de travail, pour créer un nouveau millésime à vous offrir dans 2 ans...

 

es-gibt-auch-noch-ein-paar-schone-Trauben.jpg

 

bon, pour moi, cette période est terminée - reste juste à vous en faire un récit détaillé sur ces pages , pour en garder trace...

 

tout-sous-toit.jpg

 

Encore en plein boume: les vinifications de ce 2012 en haut de la maison: 5 cuves rutilantes de leur Inox de différentes tailles et dans différentes stades de fermentation spontanée - à piger et surveiller chaque jour - en plongeant le nez,les mains et plus parfois profondément dans les jus, qui pétillent, sont chauds et doux au toucher et entêtants avec leurs arômes de plus en plus prononcés.

Mourvèdre mousse

 

Guere de fleurs là-dedans, le fruit intense l'emporte sur le Pinot et le Merlot - tout juste quelques relent d'herbes aromatiques  sur le Mourvèdre, pas de menthe, qui domine en ce moment dans la vigne, quand on passe dessus et l'écrase sous les pieds.... même pas du thym, si cher à Michel Smith, qui borde le haut de la colline - peut-être un peu d'origane, qui à survécu au fauchage de toute cette flore estivale, qui couvre nos terres naturellement... et pas encore le moment, où mon préféré passe en catimini de sa barrique dans ce stade tant apprécié, où il m'envahi les papilles de chèvrefeuille - comme le raconte Arnaud Septime dans son guide  écrit avec Laurent Baraou, à qui j'ai dévoilé ce petit secret....

et comme je suis seule à la maison à vivre et travailler depuis cet été, aussi de moins en moins d'occasions, d'ouvrir une bouteille - votre vigneronne n'est pas de ceux, qui boivent seul - il lui faut le partage, l'échange, la communion avec d'autre amateurs et passionnés....

 

vero-elise-iris-cave.jpg

 

Les derniers visiteurs de l'arrière saison, qui passent pour découvrir mes vins m'occupent aussi encore entre tout cela - là voilà, une occasion, de goûter mes vins, à chaque dégustation, où j'ouvre des bouteilles fraîches de ma cave, pour les présenter, c'est moi, qui a la primeur avant de remplir les verres des autres - mais peu de fleurs dans ces rouges denses dans leur écrin de forteresse, comme les a appelé l'année dernier Aaron Akira dans son article sur la dégustation des vins de vignerons blogueurs à l'Hédoniste...

Mais c'est en relisant son article en Anglais, que je suis retombée sur un commentaire, que je lui avais ajouté sous son article, dans mon humble version tronquée der la belle langue de Shakespeare... et où j'ai retrouvé le souvenir d'un vin aux notes florales par excellence -qui plus est, un vin de collègues, qui me sont chers:
 

"There are big differences in our wines, normal, with regards to the different regions, soils, grape varieties, climates, quantities of production, style of our winemaking, (just low sulphur for me), everything, you would sub-summarize under "terroir" in its large sense for me... But this doesn't hinder us from appreciating each others engagement and it's results. I love her wines and was particularly thrown back (or raised up?) into a proustian dream, when tasting her Côtes de Poquelin red last February at Millésime Bio in Montpellier, even in the middle of the noisy and crowded restaurant of the trade-faire...and I don't think, its just because we are friends (she and her discrete but as attaching husband Bruno), that I felt carried away in memories of young girls in a fully flowered rose-garden on an late summer evening, when freshness comes back, but you are still surrounded by the scent of all the fading beauties of a hot day...
This is what I'm looking for in wines: food for dreams and imagination, more silent and deep then noisy and talkative when you meet them first. "

je me traduit, et pardon, si mon Francais n'est pas parfait non plus;-):


"Il y a une grande différence dans nos vins, c'est normal, eu égard des différnces entre nos régions, sols, variétés de raisins, climats, rendements, style de nos vinifications (juste un peu de sulphite pour moi), tout ce que'on pourra additionner comme Terroir dans son sens large pour moi... Mais cela ne nous  empêche pas de nous apprécier mutuellement dans nos engagements et ses résultats. J'aime ses vins et était particulièrement mis sur le cul (ou élevée?) en dégustant leur Côte de Poquelin 2010 rouge en février dernier (2011) à Millésime Bio à Montpellier, même coincé au milieu d'un restaurant de foire bruiyant et surpeuplé... et je ne crois pas, que c'est simplement du au fait que nous sont amis (elle et son mari Bruno, aussi discret qu'attachant),... que je me suis senti transpoté loin en souvenirs de jeunes filles en fleur dans un jardin de roses épanouies un soir de fin d'été, quand la fraicheur revient, mais vous êtes encore entouré des frangances de toutes ces beautés évanescentes d'une chaude journée...

 

Cote-de-Poquelin.jpg

 Domaine Côte de la Molière, Côte de Poquelin 2010

 

 

C'est cela, que je cherche dans un vin: de la nourriture pour mes rêves et mon imagination, plus silencieux et profond que bruyant et exubérant, quand on se rencontre pour la première fois."

Voilà mon histoire fleurie... et maintenant, je vais me remettre à la lecture de toutes vos belles contributions florales, pour vous concocter un compte rendu digne de vos efforts poétiques, analytiques ou à rebrousse poile ... En attendant des vocations inspirées pour un sujets moins "filfille" pour les prochains Vendredis, les 50ièmes autour du Vin:-)!

 

 

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Vendredis du Vin #49: Le vin et les fleurs...les fameuses notes florales

10 Septembre 2012, 15:49pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

C'est la rentrée ...des Vendredis du Vin - et pendant que les vignerons s'activent dans leurs vignes, pour rentrer leur future millésime 2012, je vous propose un sujet bien léger pour les Vendredis du Vin #49 de ce mois de Septembre:

Le Vin et les Fleurs  ..... les fameuses  notes florales

Ils se trouvent dans des innombrables notes de dégustations, soit sommairement comme "notes florales", soit spécifiées dans une énumération de tout un bouquet de fleurs, au choix:
acacia, tilleul, ciste, genêt aubépine, acacia, chèvrefeuille rose pivoine géranium, gardénia, violette, fleur d'oranger, iris, amandier, jacinthe, jasmin, réséda et giroflé plus toute la panoplie des fleurs de garrigue et herbes arômatiques... et il y a même les fleurs des vignes....

 

Bluten-1.jpg

Donc réveillez votre mémoire olfactive, vos souvenirs des senteurs de jardins en fleurs, de bouquets cueillis dans un près des alpages, sous le soleil brillant de la garrigue, un verger au printemps au bourdonnement des butineuses

 

butineuses.jpg

Fermez les yeux, pour mieux les sentir, ces fameux notes... si fragiles... des vieille rose, de pivoine,cette douce senteur de violettes ... et parlez nous en sur vos blogs le 28 Septembre ou sur facebook, où partout, où vous pouvez partager vos impressions.

Faites le avec candeur, émotion, passion, humour... à votre manière. Mais attention, on vous en mettant plein le nez et les papilles, ne finissez pas comme sur la belle affiche de Rémy Bousquet pour ce Vendredis #49, ne confondez pas la rosée du matin avec le rosé du soir:-)!


VdV--49.jpg

 

N'oubliez pas, de me faire parvenir vos liens ici en commentaire ou/et sur Facebook et de vous inscrire sur la page de l'événement de ce Vendredi fleuri.

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Vendredis du Vin #48: les Vins en Série font leur Cinéma

27 Juillet 2012, 14:28pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Iris-comic-VdV-48.jpg Les Vendredis du Vin #38 du mois de Juillet, sous la présidence de Sonia Dégustation du blog Vin de Presse, nous appellent d'accorder "une musique de film ou de série télévisée. Peu importe le genre ou la date de diffusion de cette musique, ce qui compte c’est l’univers qui l’entoure, l’émotion qu’elle vous procure et ce qu’elle vous donne envie de boire."

Pour les filmes, j'ai déjà donné pour les Vendredis du Vin  #35 "Le Vin en haut de l'affiche" et ma contribution ne manquait pas de musique entraînante, J'avoue, que je l'emboucherai bien, cet Adriano Celentano, dont je vous avez dit à l'époque:

"Sans savoir, quel vin va sortir de cette partie endiablé de pigeage, qui montre bien la superiorité des méthodes naturelles sur la technologie moderne, je dirais, que n'importe quel cru fera recette aujourd'hui avec un pigeur de cet acabit et surtout avec ce tour des reins;-)!"

 

La LA LALALA :-)!

 

Mais j'ai eu une autre musique, qui me trottait dans la tête depuis quelques jours - un peu pathétique, certes, mais que j'aimai souvent chanter dans ma voiture en revenant des courses...sur les beaux tronçons de la chaussé, qui longe l'Orb au pied du Caroux, où la disparition des tournants au fil des années permet même à une pitre conductrice comme moi, de se distraire en chantant à tue-tête en contemplant la belle vue au loin, vers Tarrassac et Olargues à l'horizon :-).

Et par chance, elle était aussi choisie pour le générique d'une série, qui doit avoir fait le tour du monde des télévisions - au point, que même moi, dans ma petite vallée perdue, je n'y ai pas échappé.


ship.jpg

   cliquez sur l'image

"I've known the wind so cold, I've seen the darkest days. But now the winds I feel, are only winds of change. I've been through the fire and I've been through the rain. But I'll be fine... Cause I've got faith of the heart. I'm going where my heart will take me. I've got faith to believe. I can do anything. I've got strength of the soul, and no one's gonna bend or break me. I can reach any star! I've got faith. Cause I've got faith of the heart ........ It's been a long road."

Yeah! (bon, j'arrête de chanter;-) en France (ndlr)

Pour les puristes de Startrek... je ne saurais pas vous énumérer des différentes éditions de cet épos qui se sont suivies au fil des années, 20 ans sans télévision ont laissé des traces, respectivement des trous dans ma culture sérielle... mais je me suis instruite et si vous voulez faire pareil, vous trouvez une mine inépuisable d'informations sur tous les détails sur cette page

 

http://en.memory-alpha.org/wiki/

 

que cela soit sur le vin ou sur le vignoble de Capitain Picard, dont on aprend entre autre:

 

"Chateau Picard was an estate red wine produced at the Picard vineyards in La Barre, France. The head vigneron or winegrower during the mid-24th century was Robert Picard.

When Jean-Luc Picard returned to Earth to meet his family in 2367, he sampled a glass of Chateau Picard 2347 and mistook it for a 2346 vintage. (TNG: "Family") "


Mais aussi sur le breuvage préféré des Klingons , le bloodwine  (à ne pas à confondre avec une cuvé bien connu de la Maison Espagnole Torres;-)

 

Klingon_bloodwine_bottles-_The_way_of_the_warrior.jpg

  copyright: Paramount Pictures

"Klingon captains and generals were fond of carrying several barrels of their favorite vintages to celebrate victories. Martok considered the vintage of 2309 to be the finest. (DS9: "Treachery, Faith and the Great River", "Once More Unto the Breach", "When It Rains...", "What You Leave Behind") Worf liked his bloodwine very young and very sweet. (DS9: "Change of Heart")

Constable Odo found it a pity that bloodwine had no bubbles. (DS9: "Apocalypse Rising") "


Mais même si le vin est parfois nommé "le sang de la vigne" et que c'est même le titre d'une série policier, sur la télévision Francaise, comme Wikipédia vient de m'apprendre à l'instant, mais que je n'ai jamais vue, je ne vais pas finir avec un breuvage  Klingon pour ce Vendredi.

Plutôt avec un vin, qui, si ma mémoire est bonne, a vu couler le sang d'un de nos vendageurs pendant la récolte - un de ces petits accidents, qui arrivent souvent, quand les grappes se cachent bien dans le feuillage ou que le coupeur manque de prudence. Mais pas peur, le sparadrap était vite tiré du sac et appliqué, il s'agit donc d'un vin sans autre adjuvents que du raisin bien sain et bien mure pour ce rouge vénerable: Les Moulenty 2000, Merlot boisé, comme il est marqué sur l'étiquette.

 

Merlot-2000.jpg

 

Comme 2000 était encore une année "à sangliers", nous avions décidé, d'aller acheter et récolter la récolte sur pied du frère de Claude Rudel du côté de Saint Etienne de Gourgas, 1 ha, le patrimoin du père viticulteur, bichonné, sur un beau coteaux calcaire surplombé par le Larzac - planté avec du Merlot, du Grenache et de l'Oeillade. Travaillé sur nos conseils sans desherbant et seulement traité à la bouilli bordelaise - du propre quoi.
Le tout avait donné 25 hl - de quoi vinifier 3 vins sous le beau nom de la parcelle: Les Moulenty - en allusion au vent, qui assure toujours une atmosphère bien aérée au souches.

Et comme toute cette charge ramenée illico à la maison à Lisson, pour être vinifiée en 3 vins rouges, monocépages et deux barriques de rosé de saigné (Oeillade et Merlot) nous semblait enfin "pléthore", comparé avec les malheureuses 3 barriquse, que nous laissaient les bêtes sur notre propre colline, nous avions même décidé,de faire une "fleur" aux clients, en les offrant à des prix doux - entre 4,50 et 10 €, selon le cépage. Cela nous semblait normal, vu que, même payé un bon prix au kilo, ces raisins nous avaient quand même couté beucoup moins de travail et de sueur pendant l'année, qui préparait la récolte.

Particuliers et cavistes en France et jusqu'au Japon se les arrachaient - les louanges dans les listes de discussion et des forums me faisaient rougir. Il y en avaient, qui allaient jusqu'à comparer le Merlot avec du Petrus (tient, celui-là, il apparait aussi dans la liste des vins de Startrek:-)... un franc succès quoi - et assez de revenu en perspective, pour continuer à nous occupper tranquillement de notre danseuse derrière la maison - même commencer petit à petit, à restaurer la grande ruine, qui nous abritait dans la seule pièce habitable - 16 m2 dans l'ancienne écurie du mulet à côté de la cave vouté pour les barriques...

Bon, la vie à décidé autrement - Lisson perdait son vigneron, pendant que le vin achevait sa malo, moi mon compagnon et bâtisseur - m'occupper du travail sur place tout en surveillant de loin le travail sur le terrain de la famille, remplacer le "grand frère" en poid et mesure envers la famille et les voisin, pas encore tous aquis au travail "bio", qui supporte parfois des ronces au bord et les préfére au sol nu grâce au rond-up... tout cela me semblait impossible à ce moment-là - les Moulenty retournaient donc au beau-frère, d'abord vinifié par une coopérative et ensuite arrachés contre prime.... comme à beaucoup d'endroit dans le pays.

Les dernière bouteilles de cette cuvée, soigneusement gardé dans ma cave et pas goûté depuis quelques années, sont donc (coucou Francis Boulard;-) des collecteurs. Et quelle meilleur occasion que ce Vendredis du Vin présidé par une ethnologue et voué aux "oeuvres historiques", pour en ouvrir une bouteille en écoutant "Faith of the Heart"  upright in the sunshine:-).

 

transat.jpg

 

J'ai choisi m'installer sur le transat à l'ombre du Salix matsudana, le Saule tortueux, ramené tout petit de l'Allemagne il y a 10 ans et planté et bichonné au bord du ravin, qui continue sa descente devant la porte, avant de rejoindre le ruisseau de Lisson plus bas. Mon faucheur salarié, qui a déjà sauvé la vigne de la verdure envahissante ce dernier mois,  m'avait fait quelques heures sup, pour nettoyer aussi un peu la dschungle des alentours de la maison, laissés s'ensauvager depuis un moment - et je m'applique chaque matin, à peaufiner son travail de dégrossissement au coupe branche et au sécateur  - fallair bien fêter le progrès!
 

verre-a-pied.jpg

Et le vin me l'a rendu bien - soyeux, encore rouge profond, une bombe de fruits, pas une ride et avec le bois bien digéré au bout de ses 12 ans... et cela depuis l'ouverture - j'étais contente, fière de lui...et aussi un peu fière de moi, qui l'avait élevé seule....un de ces moments, où on croit bien pouvoir aller jusqu'aux étoiles....
 

 

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Vendredis du Vin #44: sur ma colline avec un vin de Loire

31 Mars 2012, 11:14am

Publié par Iris Rutz-Rudel

C'est Anne Graindorge, présidente musico-poético-vino-pétillante de ces Vendredis du Vin #44: rigolades et régalades en Loire du  mois de Mars, qui nous avait convié avec beaucoup d'entrain à un pique-nique virtuel au bord de l'eau pour le dernier Vendredis de ce mois printanier.

 

comme consigne, nous avions:

 

"Chacun apporte sa bouteille ligérienne et une spécialité culinaire de sa propre région (pratique à transporter et facile à grignoter pour un bon buffet) pour un pique-nique en bord de Loire, les pieds dans le sable et les verres posés au milieu des bois flottés."

 

loire-festif-rivernet.org.psd.jpg

 

 

Des vins de Loire, j'en avais dans ma cave, dans le temps, c'étaient des vins de Charles Jouguet, de Didier Daguenau, de Francis Poirel ou de Patrick Baudoin...ramenés d'un voyage d'études dans cette belle région au début des années 1990 ou échangés plus tard lors de rencontres inspirées par le Web - feux iacchos - mêmes parfois commandés par un caviste différentiel et itinérant et livrant à domicile:-).

Mais tout cela est bu avec régal et en bonne compagnie depuis quelques années, des traces des dernières bouteilles se trouvent encore dans les archives de ce blog...souvent d'ailleurs dans mes contributions aux Vendredis du Vin...

 

Et les souvenirs de trempage de pieds dans l'eau de la Loire remontent encore plus loin...presque une quarantaine d'années, au temps, où je parcourrais encore la France pendant l'été en touriste - toujours un guide vert de la belle série des guides Michelin en poche - comme co-équipier du conducteur de la DS Pallas 21, ce canapé ambulant sur les routes, bordées d'un trait vert sur les cartes jaunes - jamais plus que 300 km par jour - de l'Est en Ouest et du Sud au Nord - à vitesse pépère avec des haltes là, où le guide annonçait un beau site insolite...

Pas moyen malheureusement, de retrouver le nom de l'endroit exact au bord du fleuve, où nous avait amené un de ces périples un soir dorée du soleil couchant, après avoir visité un château...découvert une source "pétrifiante"  à l'écart de la route et traversé des interminables bois...avant d'arriver dans ce Logis de France isolé sur les berges - souvenir de colonnes grecs, blanches, de chambre spacieux et de baignoire encadrée de marbre et avec des armatures digne d'un filme hollywoodien...pas de restaurant dans les parages, donc vraiment un pique-nique tiré du panier sur le sable et les galets au bord de l'eau aux dernier rayons du soleil, épiés que par quelques oiseaux dans les roseaux...

Le lendemain, c'était le château de Saumure, qui nous voyait dans ses remparts et salles impressionnantes - encore sans son et lumière et multimédia...mais je dois admettre, que je ne m'intéressais pas encore au vin à cette époque...donc pas d'anecdote vinique à rajouter...et des images, qui n'existent que dans ma tête...

 

Mais revenons en 2012 et aux Vendredis :-) ... et là,  pas une période dans l'année de la vigneronne, où elle rigole beaucoup entre copains - la taille de la vigne, qui tire (heureusement) sur sa fin, vue que les larmes de la vigne coulent et les bourgeons commencent à gonfler - est plutôt un travail solitaire - même si je m'en régale, si j'arrive à avancer en montant toujours plus haut... donc on n'entende pas des rires fuser - juste les chants des oiseaux et le vent dans les bois des cimes autour, qui apporte un peu de fraîcheur bienvenue sous ce soleil, qui chauffe déjà bien sur les coteaux caillouteux - surtout au dos, qui est en plus déjà réchauffée par le pack de batteries du sécateur électrique..

Donc, comment arriver avec une contribution pour satisfaire la chère présidente, ligérienne de surcroit?

Une visite de ma cave m'a révélé, qu'il y a quand même quelques quilles de cette région, qui s sont accumulées sur les étagères entre temps - grâce aux cadeaux apportés par mes amicaux clients, qui aiment bien me faire faire des découvertes en partageant les leurs...

vins de Loire

Je me décide donc, de lier l'utile à l'agréable et de me faire mon pique-nique improvisé toute seule en haut dans ma vigne ce vendredis 30 Mars! Reste encore à choisir, lequel des vins doit m'accompagner dans le sac...

Appel lancé sur la page du groupe des Vendredistes - une réponse unanime (vue que je ne reçois qu'une seule;-): DocAdn alias Aurélien Litron (pardon pour le "Torchon" de hier ...je viens tout juste de découvrir l'erreur, j'en pouffe de rire:-))):

Résevoir Grolle 2010 de Cyril LeMoing et Nam-Jo Son, vignerons en Anjou.


Chose dite, chose faite - avant de partir dans la vigne, je prépare donc le liquide:

Reservoir Grolle 2010 p


Je me bats un peu avec la cire du bouchon (surtout pour l'empêcher à tomber dans le goulot), mais finalement, j'ai le jus sombre et limpide dans mon verre - à pied... je hume, je lui laisse le temps de respirer, j'en prend une gorgée...

ce n'est pas un costaud, ce Grolleau - mais peut être que c'est le propre du cépage, que je ne connais pas encore...ou le petit degré (11,5°),  dans ma région cela sera plutôt un vin désalcoolisé (ou à grand rendement ramassé en sous-maturité) ... donc un peu fluet pour mon palais de Sudista:-). Mais c'est correct: il y a un jolie fruit net de bonbons à la framboise de mon enfance, une acidité, qui tire sur une note métallique, qui contrebalance - et cette impression  de  sucrosité sur es bord de la langue à l'arrière de la bouche, que je retrouve normalement dans les vins dites naturels - mais oui, c'est écrit sur l'étiquette: ce vin n'a subit aucune adjonction de sulfites... il me donne soif ...chez les inconditionnels du vins naturel, cela appelle le deuxième verre - chez moi aussi: je prends un verre d'eau, pour m'en débarrasser...Mais il a de la persistance,ce bougre: encore 5 minutes après, ses arômes discrets de fruit sont présents dans la rétro-olfaction - qui est intense, parce que je viens d'entamer mon ascension dans la vigne - et comme cela monte tout le temps derrière la maison à Lisson, je souffle...

Dans mon sac en bandoulière, j'emporte un peu du vin - transféré pour faire moins lourd dans un petit flacon, un verre plus solide et de quoi l'accompagner en "casse croûte" plus tard...

4 heures plus tard, c'est le moment, de le ressortir de l'ombre...J'ai taillée quelques belles rangées de Pinot dans le bas du Clos du Curé - au soleil, encore haut dans le ciel, cela doit être 5 heures, j'entends le coup du clocher au village et mon dos me dit aussi, qu'il est temps, de m'arrêter et de passer à la partie "régalades":-).

 

Pique Nique dans la vigne VdV #44 p

 

Je remplace le bois flotté du bord de rivière par un vieux tuteur en châtaignier, un de ceux, que les tempêtes de cette hiver ont encore cassé - sors mon bout de baguette (le chèvre prévu comme accompagnement - produit local - avait trop évolué,  pour lui imposer  la balade...), mon duralex reçoit une belle rasade du vin, qui pétille un peu, mais cela doit être du au transport - cela estompe un peu le fruit primaire en lui donnant un peu plus d'angles, qui accrochent, moins de douceur, qui empâte - une note plus rustique, qui s'adapte bien au lieu - oui, c'est un bon petit vin franc et sans fioriture, comme les litrons, qu'on trouvait dans le pays il y a trente ans - un "vin aliment", pour nourrir l'ouvrier et lui redonner des forces - et quoi de mieux et de plus naturel, que le traiter de la même manière, comme je l'ai appris en arrivant dans ce pays dans les maisons paysannes: je le rallonge avec une bonne rasade de mon eau de source - admire sa belle couleur framboise dans le verre contre le ciel, ma montagne de la femme couchée à l'horizon - et là, je vide mon verre d'un seul trait - et il me désaltère - comme le deuxième verre d'eau, ce coup-ci baptisé du vin, comme on le faisait si souvent l'été en défrichant cette colline.. et il me désaltère encore - et je me régale:-)!

Pour en savoir plus sur les vignerons et leurs vins, faites comme moi ce matin, allez sur le blog de Philippe Rapiteau, La Pipette - il y a des très beaux articles sur Cyril LeMoing, qui me semble un vigneron sincère et engagé!

ici - ici et encore
 

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Voyage en Allemagne Janvier 2009 - 1

17 Janvier 2009, 16:03pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Pour les lecteurs fidèles, qui se sont déjà inquiétés de mon silence en ce début d'année, ici l'explication: j'étais partie en voyage éclair en Allemagne, comme chaque année à cette époque, quand le temps est assez mauvais, pour ne pas regretter la taille - pour voir ma maman dans sa maison de retraite...

Comme la météo annonçait à nouveau de la neige jusque dans notre Midi et le départ de mon TGV de Béziers était programmé à 5 h du matin, je m'y suis même prise avec une demi journée d'avance. Une précaution, qui m'a permis de faire deux découvertes à Béziers, que je ne regrette pas:

La première, c'était une nuit à l'Hôtel des Poètes, petit d'hôtel plein de charme, qui donne sur le parc des poètes, en bas des Allées Paul Riquet, à 200 mètres de la gare - la situation et le nom de cet hôtel m'avaient attirés depuis ma première visite à Béziers, il y a bien 35 ans - pas trop tôt, pour y passer finalement une nuit - bien au chaud, même dans ma chambre au quatrième étage, accueilli avec beaucoup de chaleur aussi par Isabelle à mon arrivé - ravi, de trouver du wifi dans ma chambre et le numéro spécial sur Béziers de Terre des Vins au pied du lit:-).


 

La deuxième découverte en y allant: un bar à vin, Le Chameau Ivre, à 100 mètres de là, 15 place Jean Jaurez, qui me semblait l'endroit idéal, pour manger quelques tapas le soir et finalement rendre visite à cet établissement, qui appartient à Philippe Catusse, celèbre caviste du Clos Saint Gabriel à  Béziers et un de premiers, à nous avoir fait confiance pour nos premiers vins de Lisson fin des années 90...


Quel plaisir donc, pas seulement de découvrir encore une bouteille  des Échelles de Lisson 1998 dans ses étagères, bien remplies de 3500 références de vins Français et étrangers, mais surtout de retrouver Philippe et Vincent, son sympathique collaborateur/sommelier, à qui je laissait volontiers le choix du vin au verre (toujours au moins 20 vins au choix, et pas les moindres - comme Jadis de Barral ou la Grange des Pères ce jour là...) pour accompagner les petites assiettes de tapas, eux aussi préparées avec soin à partir des produits des meilleurs charcutiers et fromagers de la région.

Il m'a versé un vin de Cahors bien noir et dense, qui m'a bien rappelé mes vins de Lisson, fait par un ancien Rugby-man, dont j'ai malheureusement oublié de noter le nom... et en blanc la cuvée Vieilles Vignes catalane, un assemblage de Carignan gris et Grenache, du Domaine Danjou-Bannessy à Agly, qui vaut bien des blancs plus célèbres des Côtes de Rhône, même si personnellement, je préfère entre-temps les blancs plus nerveux et minéraux de mon pays natale - les Riesling.

Atmosphère sympathique tout le longue de la soirée, public de tous les âges, des jeunes et des moins jeunes, des hommes, mais aussi des femmes seules - les températures finalement encore assez clémentes  ce soir permettaient même de communiquer  joyeusement en pull entre fumeurs devant la porte pour la pause cigarette...
 


Douche chaude en rentrant à l'hôtel (les connaisseurs de Lisson savent, pourquoi cela vaut d'être mentionné pour moi:-)  - nuit courte, mais paisible et descente à la gare avant 5 heures le longue des grilles fermées du parc, qui scintillaient avec leurs dorures dans la nuit, pour prendre le TGV sur un quai encore presque désert - seul b-mol: pas de petit déjeuner à l'hôtel à ces heures, c'est normal - mais bar ouvert au TGV pour le premier café qu'après la gare de Nîmes, presque deux heures plus tard - gobelet de café au lait bien trop vite vide et tartine au beurre glacé, qui casse le coteau en plastique - je comprends, pourquoi ils servent la confiture entre temps dans un sachet, qu'on n'a plus qu'à presser...

Pas de lever de soleil spectaculaire sur la Provence, comme en été, mais nuit noire jusqu'en Bourgogne - et à partir de là: que du blanc, d'abord des terres givrées, gelées, suivie d'une mince couche de neige, en arrivant à Paris - qui devenait de plus en plus épaisse, en partons par la Belgique pour l'Allemagne - et ne me quitté plus pendant tout mon séjour à Düsseldorf - -14,5°C le matin, avec les perturbations, que cela cause pour les transports publiques... mais aussi tous les côté féeriques ou pittoresque pour les objets et les paysages...




En Allemagne, pas de chaufferettes pour les passagers, qui attendent sur les quais des gares glacés, comme à la gare du Nord - mais du chauffage pour les légumes sur le marché - chacun ses priorités!

Et des mitaines, que j'ai fini par me tricoter en tenant compagnie aux dames de la maison de retraite - mon premier travail avec 5 aiguilles après 35 ans d'abstinence... cela va me rendre service à l'ordinateur, pour la main à la souris - et même pendant la taille!

 

 

 

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