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Articles avec #Vendredis du Vin

Vedredis du Vin # 10: compte rendu de vos plus belles étiquettes

27 Janvier 2008, 16:39pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Bon, tout le monde a rendu sa copie, mêmes les retardataires (et même votre  prétentieuse "reine" d'une session).  Les arrivages succescives m'ont tenus en haleine, mais chaque billet était une découverte, que j'ai fais avec beaucoup de plaisir.

Vendredis du Vin # 10: place aux buveurs d'étiquettes
le théme était posé ici.

D'abord, on bon comptable, le bilan en chiffres: Ont participé, si je n'ai oublié personne, 18 participants, dont 17 bloguers. Ils nous parlent de 26 vins et nous montrent pas moins que 31 étiquettes. Les participants viennent de France, de  la Suisse, de  Grande Bretagne et du Canada - les vins de France, de Corse, des USA, d'Italie, du Canada, de l'Australie et de l'Afrique du Sud, donc pour les deux, un beau choix international...

Maintenant, dans l'ordre de leur arrivé dans mes tablettes, les contributions - mettez vos chaussons confortables, installez votre fauteuil devant l'écran, arrêtez votre portable, versez vous un bon verre de vin (sans regarder l'étiquette ce coup-ci), au choix: allumez un bon cigar,  et reservez vous une bonne heure pour tout lire et savourez les étiquettes et leurs vins, en cliquant sur les vignettes, pour suivre les liens:

undefinedNous commencons avec Daniel S. de passionné de la rive droite, qui resume, que "derière  l'étiquette se cache un choix culturel et personnel, qui engage vraiment son géniteur", avant d'avouer sa préférence pour des étiquettes plutôt sobres et dépouillées et de nous présenter le Côtes de Castillon, Domaine de l'A - 2004.

 undefined Loick des Vins du Languedoc aussi préfère les étiquettes épurées. Il nous présente Le Clos du  Rouge Gorge blanc 2004, Vin de Pays des Côtes Catalans et donne au passage un petit coup de nez à un producteur illustre, dont il adore les vins, mais dont les étiquettes son le nom ne lui donneront jamais le reflexe, d'acheter une bouteille...

undefinedGeneviève Samson, de gare aux goûts à Londres, préfère ses étiquettes "artistiques, surprénantes et originales" et nous raconte sa rencontre avec les vins et étiquettes de Randall Graham, propriétaire de Bonny Doon. Il y a des images pour nos yeux et en dégustation le Big Red House 2004, Ca'del Solo, Californie de Bonny Doon - et au passage nous aprenons aussi des choses sur les vins Californiens.

undefinedTop Slurp avec Estèbe de la Suisse nous amène un ovni baptisé The Picrate - Vin de Table Francais, Cuvée les Chiens 1996, un Chenin blanc d'Anjou "un vin, qui n'existe plus, d'un vigneron, qui n'existe plus ... mais qu'on trouve encore, comme nous aprennent les commentaires, chez Lavinia et les ZinZins du Vin.

undefined Arrivent les petits nains d'Olif, qu'on ne présente plus, qui, après nous avoir doctement expliqué que "le design, s'il ne doit pas fausser l'appréciation du vin, doit savoir se hisser à la hauteur de ce qu'on boit" retrouve son esprit espiègle ensuite et nous raconte l'histoire des 3 petits cochons à sa manière, avant de nous parler de La Mère Grand 2000 du Domaine  Le Loup Blanc.

undefinedChez Francois du MeliMelo gastronomique nous trouvons une étiquette et sa contre étiquette d'une cuvée, chère à son coeur, qui aurait pu être son vin sentimental pour les VdV 9. La cuvée Le Sang du Calvaire 1997, Château de Cazeneuve en Pic Saint Loup, un pur Mourvèdre!

undefinedPremière victime de l'action est Eric de à boire et à manger, qui me traite de perverse :-)), de l'avoir amené à se comporter en buveur d'étiquette. Son Un Scoubidou, 2004, Domaine des Gardelles, Minervois lui n'a pas donné satisfaction à la dégustation et il n'est pas si tôt prêt à refaire l'experience...

undefinedLa joyeuse équipe de Maigremont s'est aussi "fait violence", mais à leur facon. Ils ont bravé la nuit et le froid hivernal, Gildas, David et Gil, pour déguster le Vin de Pétanque 2005 du Mas de Libian, VdP des Coteaux de l'Ardèche dans l'ambiance juste.

undefined   Emmanuel Delmas, notre sommelier Parisien, nous a pas fait le coup, de ressortir sa collection d'étiquettes prestigieuses, mais est aussi resté dans le sentimenttal avec Tutuka 2002, de Laurence Buthelezi. Un vin d'Afrique du Sud à l'étiquette ornée d'un guerrier Zulu.

Stéphane Villette
du forum si bien nommé pour l'occasion buveurs d'étiquettes s'est joint à nousundefined avec un vin rouge Reserva 2001 Adega Coop. Borba, aus Alentejo, Portugal, qui ne l'a pas décu.

undefined Julie Coutton
de find a wine nous a trouvé un rosé entre far-west et moyen-âge à moins de 3€. L'Estabel de la cave coop. de Cabrière en Coteaux du Languedoc, quelle n'a pas trouvé déagréable et le Jaja de Jau, signé Ben, VdP d'Oc des vignobles Dauré - l'étiquette est en plein dans notre sujet, mais le vin l'a décu dans le verre "l'habit ne fait pas le moine...".

undefinedLisa du Vinorati Blog se dévoile buveuse d'étiquettes à l'occasion et nous a ramené un très bel exemple du LCBO d'Ontario, Canada,  avec le Megalomaniac Contrarian Sauvignon 2006 de John Howard Cellers de la Presquîle de Niagara, haut en couleurs.

undefinedVincent, de sommelier virtuel, amateur très éclairé en matière de vin de Montréal au Quebec, fait aussi ses débuts aux VdV avec une bouteille d'Australie: Cabernet Sauvignon Barossa 2004, Maison Peter Lehmann, qui "sait conserver une certaine étiquette" même dans le verre.

undefined  Laurent Baraou, caviste voyageur de parlons bien-parlons vins, est le seule à nous sortir une  étiquette du style "buveurs" avec son Chasse Spleen 1996, Moulis Médoc:-)) et un Chat-Pitre un peu flou sur son Moblog.

undefined Arrive enfin Philippe Rapiteau du blog de la Pipette, qui reste dans le classique point de vu étiquettes avec Perdaudin 2005, Roero Arneis, Piemont, Italie. Vin Jaune d'Arbois 1999 de Michel  Gahier et un Clos Dady 2002, Sauternes, mais qui nous fait saliver avec un succulent "petit dîner entre amis"...

undefined Dernière arrivée tout à l'heure est Les Piccoleuses, qui nous présnt le Norma Jean young Merlot 2000, dont nous a déjà parlé Geneviève de gâre aux goûts - Marilyn Monroe sur une bouteille de vin, très amerloc.

Une contribution d'Antoon, sans blog, par émail  laisse de la place à notre imagination, parce qu'elle n'était pas accompagnée d'une photo. Il nous amène en Corse et écrit:

hola,
je suis toujours impressionné plus par le prix que par les vins eux mêmes que peuvent atteindre des DRC, Pétrus, Margaux ...
L'etiquette du moment est celle de : Mélusine (2006) de Florence Giudicelli , Domaine Aghje Vecchie, AOC Vin de Corse. Une bouteille ogive, avec un autocollant transparent marqué en doré sérigraphié mélusine et un soleil-étoile de mer. Sur le col est apposé par une cordelette un feuillé explicatif avec les mentions légales. Est-ce bien légal ?
Bref, le vin est somptueux, robe : d'un or au reflet emeraude ; le nez : mélange d'épices (cannelle,
safran), agrumes, pêche blanche, un tantiné fleur d'acacia. La bouche est équilibré entre terre (opulence,
et volume) et mer (mineralité et longueur). Bravo !
Antoon

Et finalement, facile à trouver sur ce blog, ma propre contribution avec 7 étiquettes de ma cave et des vins, chers à mon coeur.


 

 

 

 



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Vendredis du Vin # 10: mes plus chères étiquettes

26 Janvier 2008, 19:34pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


Avant de vous mettre le compte rendu  de ces VdV #  10  sur les plus belles étiquettes choisies par  les blogueurs, qui ont  répondus présents  à mon appel  en ligne  - je vous dois ma propre contribution.

Je dois avouer, que, comme beaucoup des participants, je me laisse rarement aller à l'esthétique comme seul critère de choix. La plupart du temps, c'est soit parce que je connais le vigneron, soit, parce qu'on ma rendu curieuse on me parlant d'un vin, qu'une bouteille trouve le chemin dans ma cave et sur ma table.

Mais au fond de moi, je dois avouer, que je serais bien capable, de flancher sur un coup d'œil, si l'occasion se présente. Mais l'occasion, que j'espérais rencontrer pendant mon voyage en Allemagne la semaine dernière, n'était pas vraiment au rendez-vous.  J'ai  du beau  scruter  les vitrines  de quelques cavistes sur mon chemin  et quelques rayons  dans des magasins -  beaucoup de classique, de noir et blanc  standard,  pas vraiment de coup de foudre...


Je suis rentrée donc un peu bredouille - et avant  de  complètement sécher  mon propre thème (quelle  honte!), j'ai décidé de fouiller les cartons de ma cave  pour voir, si je n'y trouvais pas quelques trésors cachés.


J'ai en effet  ramené  un choix de bouteilles, que j'ai envie de vous présenter, même si je n'ai pas eu le courage de tout ouvrir.  Je les ai tous déjà goûté á un moment ou l'autre, mais sous ces conditions, vous allez me pardonner, si je ne vous livre  pas de notes de dégustation  précises.  Comme tous ces vins  me sont chers par leur origine, leur créateur, cela sera de nouveau  un rapport plutôt  émotionnel, que je vais évoquer.


D'ailleurs: aucun des flacons, dont je vais vous parler, est encore à la vente - certains n'étaient jamais destinés au commerce-  chacun a son histoire personnelle, qui se reflète parfois dans l'étiquette.


D'ailleurs: aucun des flacons, dont je vais vous parler, est encore à la vente - certains n'étaient jamais destinés au commerce-  chacun a son histoire personnelle, qui se reflète parfois dans l'étiquette.

 

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Donc commençons  avec les vins de deux vignerons, qui ont abandonnés leurs vignes ou leur exploitations, suite à la crise, qui ne leur a pas laissée le temps, de s'établir sur le marché et de survivre aux contretemps (grêle, qui détruit une récolte entière, fournisseurs, qu'il faut payer avant de gagner sa vie en vendant complètement sa première récolte, et banquiers, qui ne prennent pas le risque à financer des gens, qui démarrent dans un climat économique moros...).

Vin Bleu label rouge
Les photos de leurs bouteilles, rescapées dans ma cave, montrent, que ce n'est pas faute à un habillage négligeant et morne de leurs premiers bébés, qu'ils ont du jeter l'éponge après 3 et 4 ans. Et je peux vous assurer, que ce n'est pas la faute du contenu non plus. Des vins à la base des cépages traditionnels du coin (Grenache, Carignan, Cinsault), vieilles vignes de coteaux à petit rendement, vendange manuelles et vinifications classiques, sans matraquer les jus avec trop d'adjuvants, mais aussi sans tomber dans le laisser faire, qui peut être dangereux, tant qu'on manque d'expérience.


Des beaux vins avec de la densité, la typicité de leurs cépages, des prix modestes (autour de 5 à 6 € départ cave) et, comme je trouve, un beau habillage, qui attire l'œil et donne envie de découvrir, ce qui se cache derrière. Pascal Brunier, du Mas des Cerisiers, qui avait opté pour la belle étiquette de gauche sur sa Belle de Nuit, rosé de saignée,  me racontait les heures, qu'il avait fallu, pour mettre la vieille étiqueteuse au diapason d'une étiquette en deux morceaux. Chas Haskins, du Vin Bleu, collait à la main ces étiquettes, symbolisant le raisin suspendu à un bout de sarment, dont le graphisme simple mais expressif est de Els Knockaert, artiste belge, qui s'est installée à Olargues il y a quelques années. Le label rouge indiquait le Carignan comme cépage, un autre en vert ornait le plus gouleyant Cinsault.

 


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Le troisième vigneron, Serge Boissezon du Hameau de Boissezon, face à Vieussan, n'a pas fait faillite, mais simplement pris sa retraite à 58 ans, possibilité, qui existe, quand on transmet ses terres à un jeune agriculteur (ici son neveu), qui s'installe. Ses étiquettes, qu'ils fallait souvent coller soi même sur les rares bouteilles de son Syrah Grenache, élevé dans des vieilles barriques et d'une couleur profonde et une  densité magnifique, plein de fruit et de soleil, n'ont jamais vu un rayon de supermarché ou de caviste. Il fallait lui les extirper, on venant chez lui. La plupart trouvait le chemin vers la Belgique ou l'Allemagne, dans les coffres des propriétaires de résidences secondaires autour de Vieussan, qui, souvent amateurs de bons vins, avaient tôt compris, que derrière ces étiquettes sobres et discrètes, qui reflétaient bien le  caractère du vigneron, se cachait la quintessence des terres ensoleillées et arides des coteaux de schistes, qui les avaient vu pousser. Vignes menées en culture biologique depuis toujours (Serge était le premier, à avoir le label AB), à rendement minuscule, récoltées souvent en surmaturité par une bande d'ami(e)s, qui savaient, que qualité primait ici sur quantité, dans une ambiance si joyeuse et détendue, qu'on n'avait même pas mal aux reins le soir, quand on vendangeait pour lui... Ces bouteilles, qu'il bradaient à 12 F à l'époque, qui, au bout de quelques années dégustées à table entre amateurs, tenaient souvent la tête à des bouteilles autrement cotées (comme le même millésime de Daumas Gassac par ex.) ... Merci Serge, de nous avoir fait des si beaux cadeaux!

 

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Et pour compléter cette série d'étiquettes, chères à mon cœur, qui survivent - souvent en pièce unique - dans ma réserve personnelle, encore une œuvre de Lorie, fille de Patrick Henquel, de la Closerie de Betrand, dont je vous ai déjà raconté l'aventure d'un vigneron à temps perdu, itinérant entre Toulouse et Dio ici.

Encore un vin, que vous ne trouvez pas dans le commerce, qui n'a pas de prix, mais qui raconte la passion de son géniteur et vous transmet sa part du rêve, quand vous mettez le nez dessus.


Et pour clore cette épisode sur l'habillage de nos chers contenants, je vous ai trouvé quelques exemples d'étiquettes de fortune, collées sur les premières bouteilles de vin de Lisson, avant qu'on était au stade de nous décider pour une vraie.

 


Lisson après le déluge 1987  Lisson 1994 Nr 5 Lisson Mourvedre claret 1998

Chacune a son histoire, celle du milieu, par exemple, est le numéro 5 de 9 bouteilles "numérotées", qui représentaient notre première récolte sur la colline de Lisson en 1994. Un passe-tout-grain, mélange de tout nos cépages des vignes en troisième feuille (3 ans après plantation). Une caisse, sur les quelques grappes, que nous avaient laissées les bêtes. éraflées à la main, vinifiées devant le poêle dans la pièce d'habitation, pour maintenir la fermentation et pressées dans un torchon tordu des deux côtés, comme sur les fresques égyptiennes, pour en extraire le jus..... Il m'en restent  6, que je traite comme le collectionneur ses plus prestigieuses flacons: je les regarde, je n'ose pas les boire!

 



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Vendredis du Vin # 10: les femmes ratrappent le peleton

25 Janvier 2008, 16:43pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Encore deux bonnes copies rendues par  des vinophiles  au feminin: ici et ici  . Et un "buveur d'étiquettes", qui n'a pas peur de ce mot.

Cela prend de l'allure  et je me régale déjà en vu  de la compilation, qui me permettra de tout revoir dans le détail, pour vous faire le compte rendu!


La  prochaine Weinrallye Allemande partira d'ailleurs  sous les mêmes auspices (et, comme par hasard: ma présidence) le mercredi des Cendres, donc dans 10 jours et je serais curieuse, de pouvoir comparer  les trouvailles  allemandes avec vos  choix "francais".


22h13:  Laurent Baraou  rapplique en double ici et ici  .

Et bienvenu à Vincent du Canada, qui pour son début chez les VdV nous a trouvé une belle étiquette chez la SAQ ici.

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Vendredis du Vin # 10: bonne affluence à la mi-temps!

25 Janvier 2008, 13:30pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


À midi,  une bonne dizaine de blogueurs avaient déjà rendu leur copie.  Les premières contributions féminines  commencent à mettre de la couleur ici et ici. Mais  les hommes rattrapent la course avec des coureurs  aguerris  au jeux:  ici , ici , ,   et . Même une belle contre-étiquette a trouvée son amateur ici. Notre amie Marsha, la wine babe, doit encore être en train de se remettre d'une dégustation d'étiquettes prestigieuses marathon et l'assaut d'un kangourou, mais je lui fais confiance, d'arriver encore à temps. 

Les autres ont encore le temps de rendre leur copie jusqu'à minuit  - et même aux retardataires de demain, il y aurat une place de réservée dans le compte rendu - n'oubliez pas, de me signaler votre contribution en commentaire sur le blog ou par émail à lisson (at) wanadoo (point) fr.

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VdV#10 - 1: cela vient de démarrer

25 Janvier 2008, 00:37am

Publié par Iris Rutz-Rudel

C'est le jour J du Vendredi du  Vin numéro 10 : place aux buveurs d'étiquettes - et depuis minuit, les premiers blogs m'annoncent les articles, qu'ils ont publiés sur leurs blogs, en suivant mon appel comme actuelle "présidente".


Le Languedoc,  avec Loick, de  vinsduLanguedoc, et Bordeaux avec Daniel S.  de rivedroite arrivent en premier, allez voir leurs contributions ici et ici.  Pour l'instant, les préférences vont à l'étiquette classique, voire épurée.


Il restent encore 23 heures jusqu'à minuit, pour nous présenter votre préférée!  Osez choisir!

 


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Vendredis du Vin # 10: place aux buveurs d'étiquettes!

6 Janvier 2008, 12:00pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


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Aye, j'ai eu la fève, en ouvrant ma boîte émail l'autre jour! C'est Lisa, qui m'a passé le bâton du pèlerin des Vendredis du Vin pour la dixième édition, qui était tout juste revenu de Suisse, où notre commandante Estèbe venait de publier de compte rendu du N° 9 avec brio.

Du brio donc à la brioche, celle des rois, qui est de mise aujourd'hui - et comme j'ai eu la fève, me voilà votre nouvelle reine!


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Je vous annonce donc mon seul et unique décret, le sujet de la dixième édition des VdV - copies rendable ici pour le dernier vendredi, le 26,  de ce mois de janvier de l'an 2008.

Sortez vos bouteilles avec les plus belles étiquettes! Celles, que vous avez pieusement gardé sur le linteau de la cheminé (ou une étagère au-dessus de votre bar), parce qu'elle vous a couté une fortune, mais qu'il fallait l'avoir gouté au moins une fois dans votre vie. Vous l'avez peut-être vidé à plusieurs dans une dégustation,

Mouton 1970style François Audouze,  pour partager les frais et le plaisir de la découverte et ne pas mourir ignare. Ou vous l'avez eu comme cadeaux généreux de votre bien aimé(e), Romanée Contiqui pour une fois a voulu donner du sucre à votre singe (pardonnez l'expression germanique!) et vous l'avez savouré en tête à tête.

Ou elle a tout simplement attiré votre attention sur un rayon de supermarché ou chez votre caviste (de ville ou d'Internet), parce qu'elle se distinguait pour une fois des éternels châteaux en noir sur blanc ou des black-labels aux dorures ennuyeuses par son graphisme, ses couleurs ou son sujet, sa taille, sa forme, son nom, son humour, son attitude insolite ou le fait, qu'elle allait bien s'accorder à votre nappe de ce repas d'été sur la terrasse.



swimming poule L'important c'est, qu'elle vous a fait sortir du droit chemin de vos habitudes, des étoiles dans les guides et des notes de dégustation sur les forums, de votre Lulu B. ratio qualité/prix ou d'autres critères, qui sont habituellement à la base de vos achats.


Si vous en avez une dans votre cave, que vous n'avez pas encore osé ouvrir, allez-y, sacrifiez vous. Si vous avez jamais succombé à la tentation du packaging: faites un tour dans un magasin de vin et laissez vous guider rien que par vos yeux. (Je vous rassure, il y a entre temps des habillages faites pour cela: à reconnaître à une distance de 6 mètres du rayon - du vrai "tape à l'œil"). N'ayez pas honte, si vous êtes un(e) adepte du "critter-label" tellement en vogue depuis le kangourou jaune avec sa grosse queue, montrez nous votre cochon rose, votre loup blanc ou votre french rabbit


Cuvee A  Nieport  man and wine

Si vous voulez vous inspirer un peu plus, allez voir les pages d'oenographilie ou d'oenosémiophilie des collectionneurs ( ici, ici ou ici) ou la récente "discussion": Etiquettes et Contre Etiquettes, qui sévit sur LPV  depuis Noel ou allez voir dans les archives de notre grand frère anglophile des Wine Blogging Wednesdays d'il y a deux ans (ici).

Donc profitez bien de cette période du carnaval pour vous libérer du gris de vos habitudes d'œnophile sérieux,
bien français . Trois conditions: goutez le vin, prenez son habillage en photo et publiez votre commentaire sur votre blog avant minuit du dernier vendredi du mois, en m'avertissant de votre publication (lisson arobase wanadoo.fr).

À vos yeux et vos papilles!










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Vendredi du Vin # 9: le vin à l’affectif

28 Décembre 2007, 00:00am

Publié par Iris Rutz-Rudel


Il s’appelle lui même le boss, le dude, el comandante. Qui d’autre que Jérôme Estèbe annoncerait  avec tant de modestie le nouveau sujet des Vendredis du Vin N°9, derniers de l’année: le vin à l’affectif.
Le patron nous demande, de déboucher une bouteille que nous  aimons „pour des raisons extra-œnologiques. Pour des raisons sentimentales, culturelles, intimes, esthétiques, affectives, mémorielles, etc.“.... Point besoin d’être  „diplômé en dégustation ou collectionneur de vieux bordeaux rances“ – bref: tout le monde peut jouer.

J‘aurais pu choisir tous les vins que j’ai déjà présentés dans les précédents rondes des VdV, j’en parle que s’il y a affinité affective, j’aurais pu reprendre mes souvenir sur mon parcours d’amatrice de vin, que vous avais livré en partie sous: des goûts et des couleurs (ici) ou aussi le vin, a-t-il un sexe (ici). Mais l’hasard, qui fait si bien les choses, m’a offert une autre rencontre  il y a peu de temps, que je vais vous raconter.

Je veux parler de cette bouteille de la Solera 1999 – 2003  de la Closerie de Bertrand, vin issu de quelques arpents plantés en vigne du côté de Dio et Valquière (ici), entre Bédarieux et le lac du Salagou, dans l’Hérault.

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C’est Patrick Henquel, à l’époque fervent et prolifique  contributeur de la liste iacchos, chercheur au CNES de Toulouse, comme l’omniprésent Laurent Gibet, qui en est propriétaire et cultive aussi bien que possible ses Cabernets Sauvignons, Merlots et quelques Syrahs..

undefinedPatrick Henquel à Lisson (2003?)

Nos premiers échanges portaient sur mes vins (des 1996, si je m’en souviens bien), qu’il avait découvert par Philippe Catusse et dont il m’avait envoyé ses appréciations – en somme, les premières notes de dégustation d’un vin de Lisson

Suivait cet émail :

Bonsoir,
Peut-être disposez vous d'un fût de 225 litres (ou 228 litres) d'un ou deux vins que vous désirez vendre ?
Je suis à la recherche d'un tel contenant (passé initialement entre de bonnes mains) pour tenter d'améliorer mon 99, toujours en cuve inox, qui se refuse obstinément à faire sa malo (volume total : 350 litres, donc de quoi ouiller)...
Même  si le taux d'acide malique n'est que de l'ordre de 2,5 (de tête car j'ai provisoirement égaré le résultat de l'analyse que m'avait très gentiment fait faire Didier Barral), il est un peu dur et j'espère (peut être à tort ?) que le passage en bois du 99 avec rajout des lies fines du 2000 et chauffage du chai à partir d'Avril (à 18 °C) améliorera la "sauce“.
A défaut connaissez-vous des vignerons "sérieux" de vos amis qui seraient prêts à me céder un tonneau ?
D'avance merci
Patrick

Si la base de la solera est du vin de 1999, c’est probablement dans cette ex-barrique de Lisson, qu’elle était élevée  et donc déjà ma première « affinité ».

Pour mieux situer ce vignoble « insolite », géré à coup de sueur et coup de vent par Patrick Henquel et Claudy Pazet en va et vient entre Toulouse et Valquière je vous retranscris le texte de sa contre-étiquette :

« La « Ruffe » c’est le nom qu’on donne à cette terre ocre/rouge chargée en oxyde de fer autour du lac du Salagou, l’impression visuelle est celle des canyons américains. (voir)
La terre acide, de type argilo sablo limoneux, est pauvre organiquement, légère et profonde, encombrée de paillettes de roches et de plus gros cailloux : grès, schistes métamorphiques, détritiques.
La parcelle, dont est issue cette cuvée « Solera » - assemblage verticale de millésimes – se trouve à 300 m d’altitude sur le piémont du Larzac et à 45 km de la mer méditerranée ; le climat y est relativement frais et arrosé et l’ensoleillement généreux.
Le vin issu de raisins (Cabernets à 80% et Merlot) conduits dans le plus grand respect des équilibres naturels est austère en jeunesse. »


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L’étiquette, une contribution de leur fille Lorie, est plein de soleil et de chaleur.

Noir, austère, vraiment peu accueillant à l’ouverture, au point, que je l’ai écarté de la table ce soir, en me demandant, quel défaut  pourrait bien être responsable de ces goûts et arômes déroutants, le vin c’est livré que deux jours après l'ouverture (oh, comme je connais cela de mes propres vins !)

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 Et là : une bombe ! Un vin qui ne finit pas d’emplir la bouche,  fruits noirs, bois de santal, une pointe mentholé et toutes les senteurs de la garrigue, tannique, mais pas dure, une structure presque minérale, sur un petit fond sucré (mais garanti sans gomme arabique), d’une longueur considérable, je le sirote sur plusieurs jours par petit verre, pour renouveler et faire durer ce plaisir aussi longtemps que possible.

Voilà un vin, comme je les aime, qui me parle, qui me fait fermer les yeux, pour lui suivre sur son long et patient voyage, du raisin mûri au soleil sur ces sols arides l’été, de la fraîcheur des nuits, du tintamarre des vendanges, des mains, qui s’affairent pour l’érafler, du foulage au pied,  de sa lente fermentation  pendant l’hiver, quand il s’entête, de contrarier l’impatience du vigneron, qui le guette, de lui apprendre la patience et la modestie, jusqu’à ce qu’il se plie à son rythme et le laisse faire, laisse le temps au temps, leur part aux anges… le titille encore plus, en ce montrant ingrat à celui, qui s’attend à le boire tout de suite, comme un glouton. Pour se livrer pleinement à celui, qui a su l’attendre, de lui laisser l’air et sa liberté, de sortir la tête haute du fond du verre, en maître et dans toute sa majesté.

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Bienvenu chez moi, ami vin,  vin d’un ami, qui t’a enfanté – peut-être malgré lui – à qui tu as appris la lenteur, l’attente, le miracle de la transformation substantielle du raisin en vin. Redonne lui la force de continuer sur ces terres caillouteuses, pour nous ressortir encore longtemps de tes semblables !




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Vendredis du Vin # 8: retour aux sources

30 Novembre 2007, 13:34pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


Le thème de l'édition d'aujourd'hui des VdV nous vient de Lisa du blog Vinorati, l'ordre du jour était: sélectionnez un vin provenant d’un cépage provenant de son chez soi. Bon, j'ai vite compris, qu'elle ne voulait pas un vin de chez moi, je vous avais déjà fait le coup pour le vin de la sixième édition de votre vin tout neuf , donc il ne faut pas exagérer!

Mais comme mon amour de l'expression locale dépasse allègrement les limites de Lisson, je suis allée plus loin, passant par le Pont de Tarrassac  et suivant le cours de l'Orb jusqu'au beau village de Roquebrun, parce que je s'avais, que j'allais y trouver un spécimen, qui colle bien avec la rédaction du jour.


pont_de_tarrassac.jpg

           val_e-du-jaur.jpg  roquebrun.jpg

Roquebrun fait partie de l'appellation Saint Chinian et peut même se vanter depuis 2004 de l'appellation Roquebrun village. Le premier domaine du village vinifiant en cave particulière, donc mettant son vin en bouteilles était il y a bien longtemps le Domaine Navarre, aujourd'hui exploité avec amour et une profonde connaissance de son terroir si particulier de schistes brunes par Thierry Navarre

Roquebrun.jpg


Et s'est Thierry, qui à la recherche de vieux cépages adaptés au climat et au sol, s'est rappelé de ce rang de cépage oublié mais encore bien existant de ses aïeuls:

Le Ribeyrenc, aussi nommé Aspiran, ou encore Spiran, Espiran (cité déjà en 1686 par Magnol), Espirant noir, Epiran, Piran. Dans l'Aude : Riveyrenc, Riveyrène, Riverain (ce nom désigne aussi le Rosé du Var), Verdaï, Verdal noir, Peyral, Peyrar. Ferrandel (ancienne collection de Saumur). Rutherglen (collection Australie).

comme nous apprend la page de l'ENSAM

Thierry-2.jpg

Si vous voulez tout savoir sur la rocambolesque histoire de cette réintroduction d'un cépage oublié et donc entre temps même plus autorisé par l'administration française, allez écouter his masters voice - Thierry Navarre lui même, qui la raconte dans cette vidéo.





La description de l'ENSAM nous explique aussi, pourquoi le cépage n'était plus replanté après l'attaque du phylloxéra entre 1880 et 1890: c'est la même histoire comme pour la Carmenère, si chère à mon cœur ou d'autres autochtones délaissés: fertilité moyenne et rendements  moyens à faibles, sensibilités à la pourriture grise, au mildiou, à l'oïdium et aux gelées d'hiver (particulièrement fatal en 1956). Donc rien qui vaille pour une viticulture productiviste à la recherche du gros rendement reproductible. Il fallait donc un mordu, comme Thierry, pour prélever les bois, le donner à greffer et replanter le cépage, sans savoir d'avance, quel résultat il allait obtenir.


Ce résultat est toujours plutôt confidentiel: les premières récoltes ont donné que quelques rares flacons, distribués au compte goute aux amateurs et même pas encore présents sur le tarif du domaine ou sur son site. Mais les notes de dégustations commencent à apparaître ici et .

"Léger, peu coloré, légèrement parfumé, robe rubis très clair, presque groseille, un bien joli fruité, avec un toucher de bouche très soyeux"

pas du tout étonnant, que certains trouvent même, qu'il "pinote".

Donc à surveiller dans les années à venir, pour voir, quel potentiel vont développer les souches en vieillissant et comment le vigneron va apprivoiser ce cépage, qui s'avère bien différent des habituel costaux de l'appellation, que sont le Carignan, la Syrah, le Grenache et entre temps le Mourvèdre.

Et si vous lisez l'anglais et voulez vous instruire encore un peu plus sur les indigènes d'ailleurs, je vous conseille le compte rendu

wine blogging wednesday # 37: go native - indigenous varieties chez Dr.Vino de septembre 2007.






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Vendredi du Vin # 7: les accords inratables

28 Octobre 2007, 15:23pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


C’était le sujet donné par le président actuel, Eric B. de „ À boire et à manger “.  Je ne suis pas la reine des accords inratables (pour cela, je suis beaucoup trop curieuse et toujours prête à oser un accord nouveau, donc parfois bien raté). Mais je m’étais quand même décidée de sortir un de ces accords osés et à mon avis pas ratés de mes archives.  Les impondérabilités du Net (problèmes chez le serveur de mon blog), m’ont empêché de le mettre en ligne le vendredi, mais comme Eric m’a encouragé d’arriver même avec un peu de retard, je vous le livre ici.

Il s’agit d’un repas chez des amis, qui m’a déjà servi comme exemple (
ici). J’avais amené les vins – et comme le repas (une bonne choucroute alsacienne comme plat de résistance), n’est pas quelque chose que nous cuisinons souvent chez nous à Lisson, il fallait improviser sur les vins.

choucroute.jpg

Je m’étais décidé d’apporter deux vins bien opposés par leur arômes et leur texture, un liquoreux pour le contraste avec l’acidité du choux – et un vin d’Arbois, bien sec au contraire et plein d’acidité, pour combattre le surcroit de gras, qui représente parfois la charcuterie, qui orne le choux.

À Lisson, comme dans notre Rhénanie natale, le choux se mange souvent cru ou mijoté avec un vin blanc sec (un bon Riesling) – accompagné par une purée et une tranche de rôtie de porc préparé en salaison (donc encore une forme de lacto-fermentation, comme pour le choux) ou très, très légèrement fumé (contrairement aux viandes  fumées très forts, quand trouve pour la choucroute dans les supermarchés du Sud). Avec notre préparation maison, je préfère un bon champagne (comme ici).

arbois-pupillin-overnoy.jpg

Mais venons à mon accord. Un Vin d’Arbois, de Pupillin et de la facture de Pierre Overnoy de 1998, que nous avions ramené d’une mémorable visite chez lui en 2000. Nous l’avons décanté une heure avant le repas, en admirant sa couleur jaune claire et en humant pour la première fois ses arômes plein de saveur et fraicheur.

decanter.jpg
Comme le deuxième vin était un Château de Suronde à la couleur dorée orangée, le plaisir pour les yeux était parfait. Ensuite, les convives autour de la table ont pu choisir selon leur goût avec lequel des deux accompagner le plat. Les bouches sucrées se sont rabattues sur le liquoreux, mais pour moi, l’accord avec les saveurs plus frais et l’acidité plus prononcée du Pupillin était juste ce qu’il me fallait, pour contrebalancer le gras des garnitures et leur fumé assez prononcé.

Pour apprendre plus sur Pierre Overnoy, ce vigneron d'anthologie, ancètre des vins biologiques sans soufre, allez sur le blog d'Olif et tapez Arbois ou Overnoy ou Pupillin.


Pour moi donc un accord pas raté, pour le déclarer « inratable », faudrait bien connaître les goûts des compagnons autour de la table et leur dégré d'ouverture d’esprit et de sens.

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Vendredis du Vin # 6: mon vin tout neuf

28 Septembre 2007, 19:55pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


Cette sixième édition des VdV à failli me voire à court d'idées.

Elle était initiée par Gildas, du cercle de Maigremont. sous la dévise:
place à "votre vin tout neuf". Un vin que vous n'aviez jamais goûté auparavant, mais qui constitura certainement une entrée dans le best off de votre cave. Si vous voulez, ce sera votre coup de coeur de l'été 2007.

Malheureusement en été: pas de vacances dans le métier du vigneron - au moins pas à Lisson, où nous ne sommes que deux, pour soigner et surveiller vigne et cave et recevoir les visiteurs, qui sont plus nombreux en été qu'en hiver. Normal: eux, ils sont en vacances, quand ils viennent dans le Midi!

Ce sont un peu cela aussi, nos vacances: les rencontres avec les ami(e)s fidèles de nos vins et celles avec des nouveaux amateurs, qui apportent toujours beaucoup de plaisir, surtout quand ils montrent pendant leur visite, qu'ils s'intéressent vraiment à notre travail et qu'ils nous disent - une fois leur souffle retrouvé, leur plaisir, d'admirer le paysage du haut de nos vignes.


Ceux qui ensuite partagent ce plaisir par la voie du Web, comme cette été Olif et Philippe de la Pipette, sont nos meilleurs ambassadeurs, mais aussi les autres, qui nous envoient simplement leur plus belle photo de la visite ou nous racontent la dégustation d'un de nos flacons, nous rendent contents - vous pouvez vous l'imaginer.

Mais trêve d'introduction: l'idée, qui m'est venue en lisant les premiers post des autres blogueurs aujourd'hui sur leurs "20 tout 9" est toute simple:

Bon sang mais bien sûr: mon vin tout neuf depuis quelques semaines est le millésime 2007 de Lisson


issu tout frais de ma vigne: que cela soit sous forme de jus encore un peu herbacé courant août, lors des premiers prélèvements ou à l'occasion des derniers pesages au mustimètre la veille de la récolte ou ces derniers jours le jus tiré aux cuves en différents stades de fermentation: tout cela, c'est mon vin nouveau à moi!



jus-2007.jpg

Celui là (les futures Echelles) est encore chargé en sucre, mais il a déjà pris une teinte bien foncé, l'autre (le Clos du Curé) n'a plus que 2 grammes à digérer et laisse un peu deviner le vin, qu'il va être, une fois élevé 18 mois dans le calme et la fraîcheur de notre cave. Le troisième (le Clos des Cèdres) est encore plein de bulles et il faut dégager la mousse, pour pouvoir le peser et goûter. Tous exhalent cette magnifique odeur plein de fruits, qui embaume le haut de la maison avec la rangé des cuves.

Je vais donc attentivement lire les compte rendus des autres blogueurs, pour voire ce que j'ai manqué cet été en restant à la maison - et essayer de les rattraper en hiver, quand les soirée sont plus longues pour partir à la découverte dans ma cave et où j'aurais peut-être un peu plus de temps pour bouger, pour faire mes propres découvertes - et en attendant, il me reste encore 18 mois, pour m'occuper de mes nouveaux bébés....



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