Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Articles avec #Lisson

Taille, Millésime Bio et Vinisud - et encore un 26 Février...

26 Février 2014, 16:49pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Le LISSON 2006 - copyright  photo Alain Reynaud

Le LISSON 2006 - copyright photo Alain Reynaud

Encore une année bien avancée, sans nouveau message sur mon blog. Et pourtant, les deux premiers mois étaient riches en travail et évènements...

Pour le travail, c'est la taille d'hiver du vignoble - d'abord retardée par un temps plutôt frais-humide en Janvier/ Février - sans les catastrophes d'autres régions, comme la Côte d'Azur, la Bretagne ou le Bordelais, mais assez désagréable, pour ne pas sentir un besoin urgent, de commencer sous des vents violents et les averses - maintenant de plus en plus pressant, parce que les températures inhabituellement douces même pour le Midi (soit disant l'hiver le plus chaud depuis 1950 selon météo France...) ont fait avancer la végétation et nous promettent un débourrage précoce d'au moins 2 semaines. En clair: maintenant, va falloir se grouiller, pour finir ce travail si important pour le millésime à venir le plus vite possible - en croisant les doigts, qu'il n'y aura pas de gèles une fois les premiers bourgeons éclos...

Mais comme il ne suffit pas, de faire du vin, mais faut-il aussi encore le faire avoir ... il y a cette année déjà deux voyages à Montpellier, pour participer à des petits rencontres de vignerons du même esprit sans sectarisme aux OFF Hors Piste pendant Millé
sime Bio fin Janvier

et ces derniers 3 jours pendant le grand bisannuel salon de VINISUD

.. et après chaque fois retour pleins d'impressions agréables de rencontres avec des collègues, des professionnels avertis et intéressés, des am(e)s, des vins et des mets apportés et partagés à volonté et à la bonne franquette - après tous ces odeurs, images, gouts, bruits, discussions et échangess, retour nocturne sur les routes de plus en plus désertes et tortueuses dans ma montagne - au calme - à faire repasser en revue toutes ces impressions ...

.... et aujourd'hui avec une pensée émue pour celui, avec qui l'aventure à commencé il y a 25 ans, le concepteur et infatigable moteur de l'aventure LISSON, qui se sera tellement régalé au milieu de tout cela, à voire, comme les vins, que nous avons voulu faire ensemble, l'ont survécu, portent toujours aussi son image, parlent aux amateurs de ce rêve commencé à deux, si soudainement terminé un 26 Février il y a 13 ans - des vins aussi à son image, complexes, un peu austères, mais généreux, à celui, qui sait les attendre et apprécier leur profondeur, y retrouver cette histoire, qui se cache derrière...



OFF Vignerons Hors Piste pendant VINISUD  à l'Aéroport Hôtel de Montpellier

OFF Vignerons Hors Piste pendant VINISUD à l'Aéroport Hôtel de Montpellier

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Vigne et Vin - deux mois bien remplis

7 Juillet 2013, 10:25am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Ne plus rien publier pendant 2 mois sur un blog, qui est cité dans la presse comme exemple d'un vigneron blogueur
article sur les vignerons blogueurs dans Réussir Vigne

article sur les vignerons blogueurs dans Réussir Vigne

article sur les vignerons blogueurs dans "Viti"

article sur les vignerons blogueurs dans "Viti"

et même cette semaine dans la presse "people", comme un des plus authentiques des amoureuses du vin.
article dans Voici

article dans Voici

donc avoir tant de "pub" pour mon petit blog et ne plus rien vous écrire, cela ne fait pas sérieux et demande au moins une explication.

Elle est vite trouvé: le travail principal du vigneron, ce n'est pas sur le Web et les réseaux sociaux, que cela se passe, mais dans la vigne et à la cave :-).

Et c'est ainsi, que Mai et Juin étaient largement consacrés à suivre l'épanouissement des souches dans la vigne
vigne Lisson Mai/Juin 2013

vigne Lisson Mai/Juin 2013

et de mettre à jour le travail à la cave, comme la mise en bouteille des 2011 et le premier soutirage des 2012 après la fin de la deuxième fermentation (la malo pour les initiés)
travail de Shadok à la cave pour la mise du 2011 et le soutirage du 2012

travail de Shadok à la cave pour la mise du 2011 et le soutirage du 2012

Bien occupée à pomper toute seule en tout plus que 20hl de vin avec ma petite pompe à matelas gonflable, je n'ai pas pu vous en faire des photo actuelles avec votre vigneronne au premier plan. Pour vous faire une image de tout le processus "artisanal" dans ma cave vouté, je vous renvoie donc à un
ancien article
, qui montre la même chose faite à deux, donc avec Klaus devant et moi derrière la caméra
photo souvenir de votre Shadok dévoué en 2007

photo souvenir de votre Shadok dévoué en 2007

et après avoir terminé tout cela et avoir bien rangé la cave
cave bien rangé, vaisselle faite, on peut fermer la porte

cave bien rangé, vaisselle faite, on peut fermer la porte

j'ai pu partir pour deux autre "V" - voyage et Vinocamp Deutschland #vcd13, dont je vais vous parler dans mon prochain article :-).

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Saine lecture - pas seulement dans le train

18 Avril 2013, 18:33pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Tronches de Vin - le guide des vins, qui ont de la gueule

un nouveau guide de vin, écrit par 5 blogueurs de vin bien connus des lecteurs de mon blog -

ou, comme ils disent eux même:

« Tronches de vin » est un anti-guide des vins conçu par un collectif de blogueurs ; soit cinq blogueurs du vin indépendants, réputés, et affichant, à travers cet ouvrage, la volonté d’être notamment une alternative aux guides des vins et aux critiques professionnels établis, souvent empêtrés dans des contraintes financières et publicitaires. Ou tout simplement blasés du buccal.

En dressant le portrait d’une grosse centaine de vignerons atypiques (et accessoirement de leurs vins), en répertoriant des cavistes affranchis, l’objectif pour les auteurs est de mettre en avant une viticulture alternative, engagée dans une démarche plus globale, souvent consciente d’enjeux qui dépasse la seule production viticole : le vin, en effet, se trouve aux avant-postes de l’agriculture – enjeu systémique s’il en est – et, dans ce grand bazar liquide, chacun peut désormais non seulement boire bon, mais surtout boire juste."

présente sur invitation des auteurs (merci, Eva, Antonin, Olif, Philippe et Guillaume) pour le lancement du livre devant les Parisiens au Bar à vin fort sympathique du Lapin Blanc rue de Ménilmontant, j'ai pu rencontrer une belle assemblé de  Parisiens, pour la plupart 40 ans plus jeunes que moi, qui ont découverts les Mourvèdres du Clos des Cèdres de Lisson  au même temps que ce nouveau guide.

présente sur invitation des auteurs (merci, Eva, Antonin, Olif, Philippe et Guillaume) pour le lancement du livre devant les Parisiens au Bar à vin fort sympathique du Lapin Blanc rue de Ménilmontant, j'ai pu rencontrer une belle assemblé de Parisiens, pour la plupart 40 ans plus jeunes que moi, qui ont découverts les Mourvèdres du Clos des Cèdres de Lisson au même temps que ce nouveau guide.

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26 Février 2001 - 12 ans - in memoriam

26 Février 2013, 09:29am

Publié par Iris Rutz-Rudel

CLAUDE JOSEPH PAUL RUDEL

 

né à Saint Etienne de Gourgas, au contreforts du Larzac le 22. janvier 1949, dans les pierres calcaires, à quelques mètres des restes du château du village, dont il devait restaurer la tour en partie trente ans plus tard.

 Joseph, comme tous les fils aînés des fils aînés de la famille Rudel. Du nom de son grand père paternel, et Paul comme celui du côté de sa mère. Et Claude, Claudius, comme l’empereur, allaient dire ses amis, Claude, comme claudicant, celui qui est boiteux, allait dire Claude lui même. Il allait refuser toute sa vie catégoriquement toute revendication de fausse noblesse et fausse autorité.

 Il était l’aîné de 5 enfants, l’enfant du mariage et de l’amour de Paule Martin, fille de la ferme de Lascot et de Roger Rudel, cultivateur de vignes et d’arbres et bâtisseur de murets. Il a grandit à Saint Etienne avec ses frères cadets, Bernard et Rolland, plus tard venaient au monde Michel et la « petite » sœur Anne-Marie.

Il se rappelait encore le gèle de 1956, qui avait détruit les oliviers et endommagé la vigne, quand la fontaine en haut du village avait transformé toute la rue en patinoire, et qu’il devenait difficile de nourrir une famille avec 1 hectare de vigne et des arbres à reprendre. Mais son père Roger les a repris, comme son fils devait reprendre après chaque passage des fléaux naturels plus tard. Les bras de Roger, son amour et l’amour et les repas soigneusement préparé de Paule ont fait, que ce ne sont pas de souvenirs de misère, que gardait Claude de son enfance.

 Il y avait aussi déjà tôt les participations au travail après l’école et pendant les vacances. L’herbe pour les lapins, les petits travaux dans les vignes, où chacun apportait ses forces, le jardin. Il y avait les jeux avec les frères et les copains, Pierre-Alain, les premiers pipes de tabac volé dans la cachette d’un vieux voisin, les premiers cabanes construites avec du genet.

 Il y avait l’histoire que racontait le grand-oncle Arthur, qui était monté à Paris dans sa jeunesse, y avait travaillé comme maçon, et avait comme plus beau souvenir le jour, où il y avait pu entendre La Callas en concert !

 Il y avait l’école du village, et plus tard le petit séminaire Saint Roche à Montpellier. Avec si peu de terre à partager, l’aîné aurait pu faire curé – mais il se révoltait bien vite de la contradiction entre les paroles de l’évangile et une église, qui accepte, que ses prêtres bénissent des canons, il perdait sa foi. En quittant cette école, il devait lui rester les souvenirs des chants liturgiques avec Monsignore Rouqueirole, et des cérémonies, comme celle de pâques  avec toutes ces bougies, qui seront allumées à mesure.

 Il rentrait à l’école libre à Bédarieux, ´faisait souvent du stop pour le trajet à Lodève, pour économiser l’argent pour s’acheter des livres à la place – il garde un bon souvenir de Paul Rodier, le jeun pion de l'époque, qu’il allait retrouver autour de la musique plus tard. Il allait se faire virer comme meneur de l’insurrection de sa classe avant le BEPC, qu’il passait comme externe – encore une révolte contre l’injustice. Il allait garder le souvenir et le goût de la poésie.

Suivaient des années de recherche et d’apprentissage de la vie :

-  le travail dans une carrière du côté du Salagou à 17 ans, qui était dur et se montrait incompatible avec l’envie d’apprendre le violon. Les travaux de maçonnerie pour des patrons, qu’il ne supportait pas facilement,

 - après avec son frère Bernard, les premières constructions en pierre,

 - les voyages, toujours financés par des travaux en route : la Belgique, l’Hollande, le Nord de l’Allemagne, et même la Norvège, pour revoir l’ami de l’enfance, là il vendait des bijoux fabrication maison dans les rues d’Oslo.

- L’année comme portier d’hôtel dans une station de ski dans le haut Valais en Suisse, qui lui montrait le mépris dans le traitement des travailleurs étrangers.

 

- Une année à Paris, dans une agence d’assurance, qu’il quittait en 68, en plein grève générale, pour rentrer dans l’Hérault en stop, sous un bras une guitare, sous l’autre le tableau, qu’il avait pu choisir chez l’ami peintre, voisin de chambre de l’hôtel Place Blanche.

 - Les mois au Maroc, seul pays, où il n’osait pas demander du travail, vu la pauvreté des autres, qui y vivaient. Il en gardait des souvenirs inoubliables de paysages et cultures, de la musique arabe classique, d’Oum Calsum dans chaque radio transistor, et de l’oppression d’un peuple sous une dictature et un système de bacschich et d’abus de pouvoir par ses fonctionnaires, qui le révoltait.

 Le retour dans le pays devait être un retour à la terre.

  Claude et Bernard achetaient ensemble une maison et des terres à Mezeilles, en 1972. Un peu de vigne, quelques chèvres, le jardin et des années de travail dur de chantier pour payer le prix de la propriété. 

Un mariage, avec Cathérine Ormond, la femme pasteur Suisse, qui était venue marier Bernard et Thérèse.

L’achat de Lisson, pour pouvoir être sur ses terres à lui et y rénover sa maison.

Les années comme mari du pasteur à Mazamet, passage, dont il gardait des contacts chaleureux avec « ses » paroissiens – certains encore aujourd’hui nos amis. Le festival Bach, Cathérine, qui étudiait le piano, encore du travail dur pour rembourser le crédit privé pour l’achat de la maison. La séparation du couple – douloureuse pour Claude, mais en gardant des rapports, qui permettent encore de se revoir amicalement aujourd’hui.

 Notre rencontre en 1980 – encore en musique et sous un ciel étoilé en écoutant les Vêpres de la vierge de Monteverdi –

 et un nouveau départ, installé dans la petite pièce de l’ancienne écurie du mulet de Lisson, il y a 20 ans.

 Il y a tellement à faire – le chemin, la réserve d’eau, défricher les quelques près, reconstruire des murs, et mille choses encore...

Mais petit à petit l’infrastructure avance, et le grand projet de la replantation des vignes de Lisson prend forme. Je suis les cours à l’école de viticulture de Béziers, je les rend le soir à Claude, en digest, et lui potasse les livres, qui rentrent dans notre bibliothèque.

 Il faut défricher la colline – un an avec débroussailleuse et tronçonneuse, derrière le bulldozer, à tirer des cailloux, des racines – finalement la plantation. Les copains donnent un coup de mains, l’album photo en témoigne.

 Mais c’est Claude, qui porte tout, c’est son rêve, de faire un grand vin ici et de pouvoir un jour vivre ainsi des fruits de sa terre, pour ne plus construire que chez les autres, redevenir paysan et devenir vigneron.

 Les chantiers, qu’il a faits, pour financer cette « danseuse », comme nous appelons notre colline, ont laissé des traces dans le pays :

  Il y a les amis, qu’il a formé au travail de la pierre, et qui continuent aujourd’hui seul dans son esprit, comme Kakik et Pomme. Il y a les clients, pour qui il a travaillé, et qui sont presque tous devenu des amis – il n’aurait pas pu travailler longtemps pour ou avec quelqu’un qui ne partageait pas son sens du travail bien fait, de la honnêteté et du sens de responsabilité jusqu’au bout pour son œuvre.

 Il y a les traces de ces constructions – on reconnaît sa « griffe » dans chaque mur. Cela va rester.

 Il y a l’amitié avec Geneviève et Bernard Fruchier, qui nous accompagneront si fidèlement pendant ces dernières années, et qui m’accompagnent tout le longue ces derniers jours.

 Il y a l’aventure avec notre amie Lavinia Snelling, musicienne amoureuse du Prieuré, trop top décédée, qui nous a entraînés avec elle dans la création de l’A.M.V.J.O. et l’organisation des concerts au Prieuré. Nous partagions l’amour de ce lieu magique, de la musique et du bon vin.

Il y a tous les merveilleux moments en musique et les plaisirs des rencontres avec les musiciens et avec d’autres mélomanes, que cela nous a procuré.

 Il y avait notre mariage, déjà en 1989 – la grande fête à Lisson – qui réunissait les amis venue des horizons différents : les anciens de la Chorale d’Olargues avec ses chefs Jean Coustou et le commandant Dupont, les artisans, les amis vignerons, les amis, comme nous, parfois traités de « hippies », les amis anciens clients, un mélange assez international, et bien sûr la famille – Rudel, plus nombreux, et Rutz, père et mère. Ils s’en souviennent tous.

 Les années passent vite maintenant. La vigne pousse, sa culture s’avère aussi difficile qu’attendue. Il faut se battre avec la sécheresse, les mauvaises herbes, la pente, les pluies torrentielles,  la bêtise humaine des jaloux,

finalement, quand il y a les premiers raisins, les sangliers et encore en 2000 le reste de la sauvagine. C’est longue, c’est usant, il y a un poument, qui claque, le dos, qui prend ses coups, mais il y a aussi l’immense joie, de réaliser son rêve, à petit pas, mais continuellement.

Les vignes poussent, les journées de Béziers Oenopole nous permettent, de rencontrer les vignerons, qui sont déjà avancés sur le chemin de la qualité, c’est encourageant. Il y a d’autres, qui croient comme nous, que dans le vin, c’est n’est pas que la culture de la terre, qu’on doit respecter, mais aussi une culture de l’esprit, l’expression des hommes libres aux service de la terre et à la quête de quelque chose de sublime, qu’on peut et doit partager.

Faire le vin, que nous aimerions boire et le partager avec nos amis – c’est le but, et les amis que nous avions déjà et ceux que nous avons rencontrés sur ce chemin en témoignent, que nous étions en bonne voie vers ce but.

 Les vins de Claude sont comme lui, droits, riches, chaleureux, au début parfois un peu austères, mais tellement généreux une fois ouverts, pourvu qu’on leurs laisse le temps de respirer, et plein de promesses pour leur avenir.

 Il ne les verrait plus vieillir, nous ne le verrons plus vieillir.

 Je pense, que chacun de nous garde de lui le souvenir d’une de ses multiples facettes, de ces multiples bouts de rêve, de son sourire derrière ses lunettes et sous sa barbe, qu’il fallait aussi découvrir, mais qui était là si souvent.

 Nous avons toujours dit, que l’important ce n’est pas, d’arriver, mais c’est d’être sur le bon chemin, de se réjouir de chaque jour sur cette terre, qu’on passe ensemble avec les êtres qu’on aime et de faire ce qu’on a choisi de faire librement.

 Claude était trop insoumis, trop anarchiste, pour faire parti d’un groupe, sa droiture dans la poursuite de ces principes ne pouvait pas plaire à tout le monde et froissait plus qu’un.

Mais il a vécu comme homme libre et il est mort dans une situation dont il connaissait les risques, en rendant service à une amie et en partageant jusqu’au dernier moment la richesse de son savoir faire avec d’autres. Il y allait avec joie.

Cette fin est cruelle, bête, comme tous les accidents, elle nous fait tous souffrir – mais nous croyons, que lui n’a pas eu le temps de souffrir.

 Les parents et amis, qui l’ont vu une dernière fois mort sur son lit, ont tous vu et senti encore sa présence, sa force, sa sérénité, sa générosité,

tout ce qui faisait sa beauté se voyait encore sur son visage et sur ses belles mains, qu’il n’a jamais menagé et qui savaient bâtir tant de belles choses, tenir si délicatement un beau verre, souligner ses gestes et caresser.

 Merci à vous tous d’être venue, pour passer ce dernier moment ensemble dans ce lieu, qu’il a beaucoup aimé  et d’écouter les offrandes musicales des amis musiciens, qu’il aimait écouter et avec qui il a pu chanter.

 Ainsi dans nos cœurs il sera avec nous

 Lisson / Prieuré de Saint Julien d’Olargues, fin Février 2001

 

Claude Rudel pendant son séjour à Paris en 1968

Claude Rudel pendant son séjour à Paris en 1968

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Domaine Lison dansleGuide des Alter-Vins de Laurent Baraou et Monsieur Septime

16 Février 2013, 21:47pm

Publié par domainelisson

Domaine Lison dansleGuide des Alter-Vins de Laurent Baraou et Monsieur Septime
Domaine Lison dansleGuide des Alter-Vins de Laurent Baraou et Monsieur Septime

Domaine Lison dans le Guide des Alter-Vins de Laurent Baraou et Monsieur Septime
 

“Pas de vin de soif au domaine Lisson. Une forte concentration des raisins, un élevage de 18 mois ; ledomaine produit des vins de garde qu’il faut savoir attendre. Sans appartenir au “mouvement des vins naturels” ils utilisent très peu de soufrelors de la vinification; certains années, le taux est inférieur à 10mg/l. D’ailleurs, Iris à fait le choix d’afficher le taux sur la contre-étiquette.” ….”Quand elle n’est pas dans lavigne,Iris surf sur la toile et ses commentaires mordants font de son blog un grand cru d’opinion.”…

Voilà quelques extraits de ce qu’ils disent sur le Domaine Lisson sur les pages 174/175, qui montrent bien, qu’ils savent,de qui ilsparlent, les deux compères.

Et chacun a choisi “son” vin de Lisson - un Clos du Curé  pour Arnaud Septime “1999 - un vin, qu’il fallait attendre, mais quel plaisir!” et un vin, qui n’est plus au programme aujourd’hui - Le Plo, une cuvée 100% Grenachede 2002 et 2003, que Laurent Baraou a “découvert grâce aux dégustations des blogueurs commentataires de vins”

Et bien sure, il y a les 132 autres “vignerons hors du commun” a découvrir sur les 319 pages de ce guide - dont bon nombre pas inconnus aux lecteurs de ce blog :-).

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un début et l'éternel retour....

8 Janvier 2013, 09:47am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Il faut un début pour tout - pour la nouvelle année, c'était au 1er Janvier, donc encore tous mes meilleurs voeux -

 

sonnenaufgang-Montpellier-voeux.jpg

pour la nouvelle année de ma vie, c'était il y a 4 jours et je remercie tout le monde pour vos voeux les plus sincères, qui vont m'accompagner -

pour la vigne, c'est également la saison d'un retour: la taille des souches, qui va déterminer déjà une bonne partie de la récolte pour l'automne.


Et comme tout travail dans la vigne, la taille (et surtout le tailleur) est bien tributaire de la météo....

Pour l'instant, elle est clémente, cette dame capricieuse - du beau, du bleu, du soleil - un temps de rêve pour monter dans les terrasses, sécateur en main (ou plutôt sur le dos) -.

 

veste.jpg

S'il faut encore une veste chaude de bon  matin, surtout les jours de grand vent, il y a toujours le moment, où je la pose - et plus je monte en avançant, plus le regard va loin sur ce beau paysage, qui s'offre à mes vues.

jusqu-au-bout.jpg

Au loin, je vois les filets de fumé des amies, qui nettoient leur châtaigneraies après la récolte - bientôt chez moi aussi, le brûlage des sarments va leur signaler mon avancement - on se sent proche comme cela - à vol d'oiseau d'une montagne à l'autre, un peu comme des Indiens, nous communiquons sans Internet ou I-phone - faudra juste apprendre le code :-).

vue vers l'Espinouse

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Vendredis du Vin # 51: des vins Vivants pour les Morts

30 Novembre 2012, 14:08pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Ce n'était pas un Vendredi, mais un Lundi, pas noir quand le soleil s'est levé ce matin à la fin de l'hiver, se mirant dans le blanc du givre, qui couvraient tout parterre dans la vigne et autour de la maison après avoir déjà illuminé le léger voile de neige, qui couvrait les rondeurs de la femme couchée en face depuis la veille... le ciel claire d'étoile de la nuit avait laissé la place au grand bleu imperturbable et immaculé - une mâtiné, pour commencer une semaine sereine, juste la journée a passer, avant de se retrouver pour une dernière soirée en tête à tête au chaud avant l'au-revoir à la gare le lendemain, se séparer pour un court voyage...

Quelques heures après, toujours sous ce soleil éblouissant, le corps silencieux, brisé presque sans trace dans une chute, est rapatrié, allongé sur le lit, le feu éteint, pour laisser rentrer le froid, les yeux derrière les lunettes fermés, les mains calleuses rejoints dans un geste, qu'ils n'avaient guère connus toutes ces années avant,  taillant la pierre ou piochant dans la vigne, soulignant de gestes les paroles, caressant ....

Le mot passe dans la vallée et au delà, inaperçu ici, où tout semble figé dans ce silence soudain... les amis arrivent, seul, par petit groupe, blêmes devant le corps sans vie, des épaules, qui tremblent, on s'embrasse  pour se consoler mutuellement, la famille arrive, voire le père courbé au chevet de son fils aîné brise le coeur, oui, il faut tous les consoler, leur porter du réconfort devant ce mort....

il y a le jambon énorme de  ses 16 kg, ramené avec joie la vieille de la fête du cochon à Saint Pons - il est établie au milieu de la table sur la grosse planche en hêtre, également une trouvaille du marché, quelqu'un coupe des tranches épaisses, nous les mettons sur des larges tranches de pain de l'Arche - quelqu'un met les verres à côté ... je vais à la cave et sors avec des bouteilles, nos premières vendanges, 1996, 1998, Clos du Curé, Clos des Cèdres, Les Échelles de Lisson, tous encore dédié à des personnages du vin, dont nous nous sentions redevables... Roger Rudel et Max Rutz - nos pères, Antoine Tabourièche et Joséphine Clavel, qui nous ont précédés sur ces terres, avant qu'ils tombaient en friche, l'Abbé Rozier, ancêtre d'une viticulture de qualité dans le Languedoc et François Guy, pionnier des années 60... leurs noms inscrits en révérence sous la petite vignette, qui orne nos étiquettes depuis le début - dessous les deux noms des vignerons-éleveurs...
Le vin coule dans les verres, nous les levons en honneur à l'homme, qui ne pourrat plus les goûter, les voire arriver à maturité, ces vins de garde, faits, si ne pas pour l'éternité, au moins pour encore une bonne décennie à venir, les premiers d'une longue série de millésimes à venir... jusqu'à ce qu'on sera trop vieux, pour les travailler, mais toujours aussi amoureux, pour les boire ensemble, partager en se remémorant leur année de naissance, leur temps à la cave, comme ce 1999, qui y dors encore, ce 2000, qui vient juste d'entamer son chemin... et nous les mettons à nos lèvres, ils remplissent nos palais, coulent le long nos gorges nouées... et enfin nous délient les langues, à parler de celui, qui les nous a laissé, ces souvenirs vivants de sa sueur et de ses rêves... et dans cette communion pendant 3 jours, il y a un peu de ce sang, qui ne coule plus dans son corps, qui se mêle au notre, à cette sève chaude de nos vies.

 

Souvenir d'un jour fin février 2001, d'une scène autour d'un vigneron, comme elle a du se passer pareil à chaque mort, que cela soient depuis Didier Daguenau, Marcel Pierre et tant d'autres... un jour, où le grand journal local du Midi refusait de mettre la phrase:  "que ses amis lèvent un verre de bon vin en son souvenir" sur le faire part, comme étant pas conciliable avec son éthique....

 

Cedres-1998.jpg

Merci à Olivier Lebaron, président de ces Vendredis du Vin #51, d'avoir réveillé ces souvenirs jamais bien loin de mon coeur.

 

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Deux belles surprises - deux balades dans la vigne

15 Mai 2012, 08:48am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Ce week-end était plein de bonne surprises pour nous. Pas seulement, parce que le soleil était de nouveau au rendez-vous,avec un ciel radiant bleu, qui nous enlevait les craintes de maladies de la vigne, qui auraient obligé de traiter les souches, qui se dressent de nouveau de plus en plus vers le ciel...

 

es-wachst.jpg

Mourvèdre Mai 2012

 

C'est du Web que venait la bonne nouvelle, que ma modeste contribution, que j'avais envoyé comme participation aux  Born Digital Wine Awards il y a quelques mois dans la catégorie
 

 

Meilleur contenu dans le domaine de l’auto production

 

 "Des d’exemples remarquables de contenus créés par des producteurs de vin afin de promouvoir leurs marques et d’atteindre un publique clé (texte écrit, vidéo)"

 

d'un Jury international parmi les dernier 5 postulants pour le titre:-). Pour une contribution, qui n'est pas écrite en Anglais,c' est déjà un beau succès - il n'y a que 2 articles en Français sur 300 participants de 24 pays, qui ont été retenu toutes catégories confondues - la deuxième est de Ophélie Neiman (Miss Glou Glou)Au coeur du bouchon de liège, quand même une journaliste pro.

Ici donc la liste des  5 articles de vignerons de partout dans le monde, qui ont été choisis par le jury, cela s'appelle la "short-list":

Best Winery Self Produced Content

 

Remarquez, que sur ces 5, il y a 3, qui écrivent et cultivent en France, même si les trois vignerons n'ont pas des patronymes bien Français:-). Il y a donc des bonnes chances,que le "gagnant", élu le 23 Mai et annoncé pendant une foire internationale à Londrès, sera un vigneron Français.

 

Les lecteurs fidèles de ce blogs connaitront déjà ma balade de Juin 2011 dans la vigne. en compagnie de deux visiteurs Allemands - vêtus assorti à une visite oeno-touristique pour la circonstance en couleurs "lie de vin" tous les deux....



Esther-Schwytz.jpg

Esther und Stefan Schwytz à Lisson

 

Et la deuxième belle surprise était cette petite vidéo, cadeau d'un ami, Bernard Vieillescaze, qui contribue avec la caméra au plaisir de lecture, que j'ai toutes les semaines des blogs de sa femme, Gisèle,  sur la vie de nos villages des Hauts Cantons de l'Hérault.

Ils m'avaient accompagné dans les terrasses des Échelles au printemps, pour filmer une petite séquence de taille un jour frisquet ... et je suis toute émue, de voire, que Bernard a réussi à me faire "danser" grâce à son art de montage et au son de sa musique, qu'il compose et interprète, et qui m'accompagne si gaiment:-)! Quel multi-talent! Merci,les amis!!!

 

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Côt - Côt - Côt ....ou comme certains millésimes se ressemblent

2 Avril 2012, 11:52am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Hier, en grimpant dans la vigne, pour finir la taille des Pinots du Clos du Curé en plein soleil et sous un ciel toujours aussi bleu, je suis monté par "Les Échelles" et j'ai visité au passage ma petite terrasse des Côts ou Malbec...cépage assez précoce par ici et taillé il y a quelques semaines...

Et j'ai pu constater, que les premier bourgeons ont bien gonflés - certains, bien placés ont même déja éclos.

Un regard dans mes archives m'a confirmé, que cet avancement est le même qu'en 2008 - où je vous avais fait un petit reportage sur la première souche à droite du deuxième rang:-).
 

 

Le petit bourgeon du Cot du dernier article prend son envole: 4 jours plus tard!

 

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