Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Articles avec #à boire et à manger

Le temps des marrons

13 Octobre 2008, 18:01pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Journée d'automne - premier jour de brumes depuis des semaines - la lumière radieuse du soleil, qui nous accompagnait pendant les vendanges est remplacée par la luminosité des feuilles d'automne des châtaigneraies.



C'est le temps des marrons, qui commence, ils tombent depuis une semaine et je me régale, d'en ramasser dans la châtaigneraies d'en face. L'année est bonne pour le marron, qu'il soit de la variété "d'Olargues" ou d'ailleurs.

J'en ai parlé déjà sur ce blog - nos escapades slow-foodiennes nous avaient amené chez des producteurs de la région il y a deux ans - je vous avais aussi donné le lien vers les deux recueilles de recettes, édités par le Parc Régional du Haut Languedoc, qui vous donnent plein d'idées, comment accommoder ces fruits d'automne.



Regardez moi ce bel exemplaire bien dodu, tout frais tombé de sa bogue, qui l'a protégé sur l'arbre:


Le signe extérieure, qui prouve, qu'on a affaire à un marron et pas à une ordinaire châtaigne, se trouve de l'autre côté: c'est le petit duvet autour du cul de la châtaigne - et si on regarde bien, on voit, que chaque fruit a son dessin individuel, comme une empreinte de doigt:


On trouve autant de variétés de dessins que de fruits:




Et si vous voulez savourer la châtaigne grillée ou acheter du vrai marron pour vos confitures et vos marrons glacés maison, vous pouvez de nouveau cette année vous rendre à Olargues, pour la traditionnelle fête du marron et du vin nouveau.



Rendez-vous cette année:

samedi 1 novembre  09:00h – dimanche. 2 novembre 18:30h

Le programme pour ce grand marché aux produits du terroir, ventes de marrons grillés et de vin nouveau , repas et nombreuses animations durant ces 2 jours va être publié dans les jours qui viennent sur la page de l'Office de Tourisme d'Olargues, où vous pouvez aussi vous renseigner par téléphone au: 04 67 97 71 26



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Automne - temps des récoltes

12 Septembre 2008, 11:51am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Pendant que le Pinot fermente déjà à grand blub et avec une mousse, digne d'un effervescent dans la petite cuve en haut de la maison, nous attendons la maturité idéale des autres cépages.



Assez de temps, pour peaufiner la protection de la maison contre les pluies, qui vont revenir. Klaus change quelques gouttières de l'atelier contre des plus grandes. Mais aussi pour me consacrer à la récolte et cueilette de la pallette de fruits, que chaque automne nous apporte autour de la maison.

Mûres à profusion - là, ils ont pleinement profité des réserves plus importants en eau de cette année - prunes, que je transforme en gâteau presque quotidien depuis deux semaines, les pommes d'été à manger tout crues ou en compote,  figues, savourées fraîchement cueillies sur l'arbre, pêches de vigne aux couleurs chatoyantes, que quelques noisettes, parce que là, les écureuils vont plus vite, et last, but not least, les savoureuses tomates, que me livre depuis quelques semaines mon petit jardin.

Un régal tout les jours, ces salades de
tomates anciennes, avec quelques feuilles de basilic, un petit chèvre frais et un filet d'huile d'olives... J'en mange plus en dehors de cette période - tellement c'est supérieur à tout ce qu'on peut acheter dans le commerce - cela vaut le coup d'être patiente et de s'abstenir le reste de l'année, pour connaître le vrai plaisir d'autant plus intensément  - comme pour beaucoup de choses.




et il reste encore à attendre les noix, qui commencent tout juste à tomber, les marrons et plus tard les olives...


 

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Du Lisson au Bouchonné

13 Juillet 2008, 11:39am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Grasse matinée de dimanche devant l'ordinateur, le premier café au lait à côté de moi, après une après-midi d'orages (sans grêle:-)!), qui ont encore bien arrosé la colline hier tout l'après-midi (merci à Philippe de la pipette, pour son soutient maraboutique!)

Dehors de nouveau soleil et un jolie bruit de vent de Nord-Ouest, qui promet de vite secher la végétation, même s'il va peut-être perturber le traditionnel feux d'artifice, qu'on prépare à Olargues pour cette veille de 14 Juillet.

Le téléphone sonne et me sort de mes lectures à l'écran - une voix sympathique à l'accent prononcé - c'est un jeune sommelier Québécois de Montréal, du joli nom de Steve Beauséjour, qui sort de son service (chez lui, c'est 4 heures du matin) et tient à me dire, à quel point il apprécie deux de mes vin, qu'il sert dans un bar à vin au nom étonnant du bouchonné de  l'autre côté de l'océan.


www.bouchonne.com

Au fil de notre conversation, je veux bien croire, ce qu'écrit un critique anglophone sur son passage au bar: "Incidentally, this was some of the friendliest most genuine service in the city and made a big difference in my appreciation of the evening."

Ils ont Les Échelles et le Clos du Curé 2005 sur leur carte, qui étaient avec quelques bouteilles du Clos des Cèdres, les premiers vins, qui ont fait le longue voyage à travers les périples de l'importation privée par la  SAQ et l'Océan, pour arriver au Québec fin de l'année dernière.

C'est Diane Turcotte de Vini-Vin, que j'avais rencontré il y a deux ans à Vinisud, qui m'avait fait la confiance de les commander - et je me souviens encore bien de mes sentiments, de les laisser partir si loin, sans pouvoir les accompagner, le jour, où je les ai mis sur le cul d'un camion de transporteur à Olargues. (les semis remorques, qu'ils utilisent, ne passent pas dans notre chemin, nous donnons donc toujours rendez-vous au village...).

C'est comme laisser partir ses enfants à l'étranger - et même, s'ils ont déjà voyagé au Japon pendant plusieurs année, chaque nouvelle destination ressemble à une aventure - et j'aimerais bien jouer à la petite sourie, pour savoir, s'ils sont bien reçus, là où ils vont, mes chers petits.

Cela me faisait particulièrement plaisir aussi, de savoir que les deux petits personnages de l'étiquette (mon mari Claude Rudel, décédé en 2001 et moi) allaient voir le pays de résidence de leur
créateur, Paul Driessen, dessinateur de films animés, qui vit l'été à Olargues et hiberne à Montréal!
 

pas au restaurant, mais encore à table à Lisson: le Clos du Curé 2005

Donc encore plus d'importance, de recevoir cet appel ce matin, qui me confirme, qu'on prends soin d'eux, qu'on les traite comme il faut, en les caraffant à besoin, pour leur donner le temps de s'épanouir. Que la salade d'onglet de boeuf mariné les accompagne à souhait et qu'ils surprennent les amateurs, qui découvrent le Pinot sous une forme, qui les surprend et réjouit.

Merci l'équipe du bouchonné, pour ces bons soins, merci Steve, pour ces nouvelles de mes chers petits, qui m'a mis encore plus de soleil au coeur ce matin!

Donc si vous venez à Montréal, fautes de ne pas pouvoir en boire à Paris, vous pouvez goûter des vins de Lisson au:

Comptoir À Vins Bouchonné
9 Fairmount E.
514.273.8846

Et si vous avez un appétit plus grand et plus de temps, vous pouvez aussi visiter son grand frère, le restaurant La Montée du Lait , dont vous ont déjà parlé les amis Dupéré-Barrera sur leur blog l'année dernière et dont ils nous ont dit, que: La carte des vins, elle, ferait pâlir de jalousie plus d'un restaurant gastronomique ! C'est presque un livre.


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rosa - rosae - rosé - au milieu du gris

14 Mai 2008, 23:38pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


Le temps courre, la vigne pousse, la vigneronne - après le petit intermède au bord de la plage vendéenne, a changé le sécateur contre spatule, brosse métallique et  pinceau, pour repeindre sa pièce d'habitation en guise de nettoyage de printemps, avant de reprendre l'ébourgeonnage.

Et comme souvent, quand on veut faire vite fait - bien fait, on se rends compte, que vite n'est rarement bien - et encore plus sur des vieux murs - les premières traces de la maison ne remontent pas pour rien à 1482...

Me voilà donc pas au vert, mais depuis plusieurs jours dans la poussière grise de la vieille chaux, que je gratte des murs, pour pouvoir finalement tout remettre blanc. Mes affaires empilées dans des caisses (de vendange) et rangées en vrac dans l'atelier (et vous connaissez le truc, tous ce qu'on cherche d'urgence est toujours dans la dernière au fond du tas...). Notre matelas dans le camion - heureux, qui peut faire du camping devant sa porte...

   


Après deux échecs carabinés avec une peinture super chère, qui s'écaillait aussitôt l'œuvre terminé et le dos tourné, deux fois des heures à gratter et faire tomber par terre, ce qu'on croyait déjà terminé, nous le prenions avec de l'humour (ou presque) et avons même fait une petite pause de réflexion sur la démarche à suivre, pendant laquelle nous ont pris le temps, de nous régaler des couleurs (sans poussière) autour de la maison, que mettent les rosiers abondamment en fleur à cette saison - et de déguster deux rosés, comme l'exigeait le programme de la dernière winerallye - pendant des Vendredis du Vin en Allemand.


Roses et rosés faisaient bon ménage, comme vous pouvez voir dans l'album photo sur la droite de ce blog. Deux styles bien différents d'habillage trouvaient leur cadre idéal dans les buissons de roses.


Une fois déshabillés, la différence était moins nette, les couleurs se ressemblaient beaucoup, les arômes aussi entre ce vin de pays en habillage branché à capsule à vis de la coopérative de Montpeyroux, Syrah-Grenache et la cuvée du Domaine de la Tour de Penedesses à Gabian (en AOC Coteaux du Languedoc), issu d'une majorité de Cinsault avec quelques pourcentages de Grenache et Mourvèdre. Deux vins assez capiteux avec leurs 13° d'alcool, avec une bonne structure d'acidité, sans arrière goût sucré, mais plus faits pour accompagner un repas que pour être consommés en terrasse.

Après cet interlude haut en couleurs, retour à la corvée grise, pour bientôt revoir la vie en rose...



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Femmes et vins de caractère - 4ième journées Slow Food Coolporteur à Gap

22 Juin 2007, 17:43pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


Il n’y a pas que les vignerons des « vins d’auteurs », qui se réunissent à Gap ce week-end, mais aussi une semaine après, deux femmes de « vins de caractère », si on croit le programme de la section Slow-Food du Vaucluse.

C’est le Convivium Gap Le Coolporteur qui convie à la 4ième édition des journées du Coolporteur, du samedi 30 juin au dimanche 1er juillet au Centre de Loisirs « La Clairière » à Gap – sous le thème : Le Savoir des Femmes cette année pendant deux jours une douzaine d’intervenantes d’horizons et de générations différentes vont faire partager leurs savoir et régaler de leurs recettes et produits le public de la rencontre.



Samedi après-midi, à 17h30, c’est dans le cadre d’un atelier « Femmes et vins de caractère », que je vais donc avoir l’immense plaisir de présenter deux de mes vins à côté d’une personne énigmatique de la viticulture de Bandol.

"Dans un monde du vin qui longtemps a été l'apanage des hommes, il a fallu beaucoup de détermination et de talent aux vigneronnes. Nos deux invitées n'en manquent pas! Voici deux générations, deux styles, deux histoires. Lucie Peyraud, à l'aube de ses 90 printemps, est membre de l'Ordre des Dames du Vin et de la Table. Aux côtés de son mari Lucien, au Domaine Tempier, elle a oeuvré pendant plus de vingt ans, pour donner à l'appellation Bandol le lustre qu'elle a aujourd'hui.

Iris Rutz-Rudel, c'est un projet un peu fou et plein d'embûches entrepris il y a 16 ans: défricher une colline dans l'arrière-pays de l'Hérault pour redonner vie aux murets de pierres sèches et replanter les terrasses. De très faibles rendements et une vnification méticuleuse font le reste au Domaine Lisson.

Quatre vins ponctuent cette histoire à deux voix avec un point commun, le Mourvèdre, un cépage .... de caractère."

participation: 9 €

Pour camper un peu le personnage et vous mettre l’eau à la bouche, je vous cite quelques lignes de Kermit Lynch de son livre Mes aventures dans le vignoble de France, édition Jacques Legrand :

Kermit-Lynch.jpg

« En France, il est proverbial, qu’un vin reflète le caractère de celui qui l’a fait. Mais n’est-ce pas tout aussi convaincant de prétendre que vous pouvez voir dans un vin le caractère de la bien-aimée du vigneron? Après tout, celui-ci est un artiste (enfin, espérons-le!) et il tend à faire un vin aussi idéal que possible par rapport à ce qu’il croit bon et beau, non seulement en termes d’aspect physique mais encore au point de vue de caractère et de la personnalité, c’est à dire de l’être tout entier.
Dans un village où j’achetais autrefois les vins de deux propriétés différentes, Mme. A. du Domaine A., avait des cheveux décolorés et une coiffure chic ; elle s’habillait à la pointe de la mode, était copieusement fardée, et roulait en Mercedes flambant neuve. Les hommes la remarquaient dans la rue. Le vin de son mari était tout aussi tape-à-l’œil ; il sautait quasiment du verre et j’avoue qu’il m’a quelque temps tout à fait séduit. Mais malgré ses arômes plutôt éblouissants j’ai fini par trouver à la longue un manque de profondeur, une sorte de superficialité. Et mon intérêt est tombé.
Mme Z, du Domaine Z., ne déguisait aucunement son âge. Elle aimait par-dessus tout faire la cuisine chez elle pour sa famille et ses amis. Pour elle, rien n’avait plus d’importance que le bien-être de siens et elle restait auprès d’eux quoi qu’il arrive. Elle était chaleureuse et généreuse de façon rare. Elle se sentait bien dans sa peau. Le vin de son mari ne gueule pas et ne brandit pas de drapeau rouge mais je continue d’y découvrir des qualités qui n’étaient pas évidentes lors de mes premières dégustations.
Est-ce aller trop loin de faire un parallèle entre les femmes et le vin ? Il est certain que le cru du Domaine Tempier ne serait pas le même sans Lulu. Sa personnalité ressemble à celle du vin, avec ses qualités de robustesse terrienne et de finesse. Sa propre pétillance n’a pas été gazée au SO2., encore qu’elle mériterait une légère filtration de temps à autre, pour rendre propre à la consommation du public son sens d’humour qui ne manque pas de sel, voire de piment. Discutant de l’encépagement avec un vigneron du Rhône, je lui ai dit en passant que j’achetais un vin largement fait de mourvèdre, au Domaine Tempier. « Aahh ! Lulu, soupira-t-il tandis que ses yeux se mirent à briller, elle st notre légende, vous savez. » Son sourire était comme celui d’un amoureux. « page 133/134

Et vous pouvez suivre ce qu’appelle Kermit Lynch « La petite fable de la famille Peyraud et du Domaine Tempier à Bandol » sur une bonne partie des pages qu’il consacre ensuite au vignoble de Provence.

Et si vous salivez bien et possédez quelques connaissances de l’anglais, vous pouvez ensuite vous plonger dans un magnifique livre de cuisine, écrit par Richard Olney, un autre Américain, tombé sous le charme de la maitresse de maison du Domaine Tempier : « Lulu’s Provencal Table » aux éditions TenSpeed Press, Berkeley, Californie, 2002.

Richard-Olney.jpg

Après 50 pages illustrés de magnifiques photos de famille de l’époque de Lucien Peyraud et du domaine qui retracent aussi l’histoire du couple et de son vin, suivent plus de 270 pages de recettes avec leur petites vignettes en noir et blanc mais hautes en couleur de saveur avec bouillabaisse et grand aïoli et gigot à la ficelle en pièces de résistance – plein d'aromates de Provence des amuses gueules jusqu’aux treize desserts de Noel… Ici, les photos en couleur sont l’œuvre de Gail Skoff, à la ville la femme de Kermit Lynch – on reste en famille.

Lulu-poissonnier.jpgLulu au marché de poissons

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reprinted with permission from Lulu’s Provencal Table by Richard Olney. Published by Ten Speed Press, Berkeley, CA.

Quand j’avais lu le bel article sur « Lucie Peyraud, une fée à Bandol » dans le numéro 29 de Terre de Vin de janvier/février 2006 et quand à l’époque ce récit de 60 ans passés en couple à œuvrer pour le renouveau d’un vignoble et d’un cépage longtemps méconnu, le Mourvèdre, en travaillant beaucoup, avec ténacité et passion et en entrainant son entourage par la générosité et le sens d’accueil et de partage d’une table familiale, tout cela m’avais rappelé des souvenir de mes 20 ans avec Claude Rudel et de nos rêves pour le vignoble de Lisson – mais je n’aurais jamais cru me retrouver à côté de cette dame presque nonagénaire un jour.

Je me sens honoré et me réjouie déjà à l’idée de cette rencontre.

Si vous voulez voire le programme complet de la manifestation et vous inscrire aux atélier, repas et sorties, allez voir ici, cela vaut le déplacement et l’équipe du Coolporteur autour de Philippe Rostain sera ravi de vous accueillir !


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Soirée gourmande à Château Coujan

3 Mai 2007, 20:59pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

J’aurais pu garder mes impressions de la dégustation de lundi pour la troisième édition des vendredis du vin fin Mai, que le nouveau „président pour un mois“ Emmanuel Delmas du blog Sommelier-Vins.com vient de consacrer aux „Vins de Femmes“ = élaborés par des femmes.

Parce qu’à la tête de Château Coujan, où j’ai passé une forte agréable soirée en dégustations aussi bien à la cave que pendant un excellent repas, se trouve depuis 1990 une femme: Florence Guy, cinquième maillon de la famille Guy à Coujan et fille de François Guy, une des figures marquantes dans l’histoire du vin en Languedoc. (Vous vous rappelez? „François Guy de Château Coujan, grand homme du vin et précurseur des cépages nobles dans la région avec ses Vins de Pays Cabernet-Merlot, ses Mourvèdres de sa propre sélection massale était notre premier idole...“)

Donc lundi en fin d’après midi j’arrivais sur les terre du Château (100 ha, dont 65 en vigne) par la petite route qui méandre de Murviel à travers les soubergues vers le domaine. Des magnifiques champs de fleurs me surprennent à l’entrée du terroir – cette étendu mauve, que j’ai pris pour des chardons, s’avère plus tard être de la phacélie, la plus belle illustration de ce qu’on appelle une « jachère apicole » entre-temps.

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Sous les majestueux platanes de la place devant la maison de maitre attend déjà un groupe Allemand de passionnés du vin de Hambourg, qui sont ici à la 5ième et dernière étape de leur voyage dégustation dans le Languedoc, accompagné par Torsten Tesch, dynamique caviste de la ville du Nord, qui leur à fait découvrir les vins de notre région dans sa boutique « Guter Wein » (bon vin) et son bar à vin à Eppendorf, quartier chic de le ville de la Hanse. (Je peux faire sa pub, il ne me prend plus de vin, depuis qu'il m'a expliqué, que les Allemands comparent les prix avec Lidl et Aldi et là, je ne suis pas concurentielle!)

Florence Guy, que je connais depuis notre passage commun à l’école de viticulture de Béziers –Montfloures dans les années 80, m’a appelé au secours, pour faire l’interprète auprès de mes compatriotes pendant les dégustations à la cave et pendant le repas convivial, qui va suivre.

Nous suivons François Guy, toujours aussi fascinant et espiègle malgré ses presque 90 ans, d’abord dans la chapelle du domaine, ou une partie de la mosaïque a trouvé un abri. Cette mosaïque, qu’on a trouvée sous le parking et qui est le plus sûr témoignage de l’existence de la villa romaine, qui était construite à Coujan. Peut-être, comme dit la brochure de Coujan, que le dignitaire romain fondateur était « séduit du site, où vignes, oliviers et cyprès dégageait une singulière impression de douceur florentine ».
Une partie de la chapelle date encore du 11ième siècle – elle n’est pas classée monument historique, son entretient revient donc entièrement aux propriétaires.

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Dehors de nouveau résonne le chœur des paons,

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habitants traditionnels du parc et des vignes de Coujan, qui aiment se pavaner devant les visiteurs ou de leur envoyer leurs cries stridents du haut des toits et des arbres. François Guy nous explique le terroir particulier du domaine : un sol de cailloutis gréseux sur une roche mère d’une grande rareté : un ilot de corail fossilisé, ancien atoll de la mer helvétique, qui confère au sol son pouvoir drainant formidable et aide au même temps de reconstituer de la fraicheur des profondeurs en temps de sécheresse.

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Ensuite nous entrons dans cette impressionnante cave avec ses rangés de foudres alignées à droit et à gauche : des foudres en chêne de 210 hl chacun, cela ne se voit plus beaucoup, même en Languedoc. Une vieille calèche à l’entrée, une petite exposition des vieilles « poêles à vapeur » au fond, qui servaient dans le temps à désinfecter les foudres et tonneaux et à gonfler le bois – il y aurait tant de choses à regarder, mais un demi-muid au milieu de la travée nous attire pour la dégustation.

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On cultive au domaine une large palette de cépages : Encépagement : AOC Saint Chinian - Mourvèdre 17 ha, Grenache 9 ha, Syrah 7 ha, Cinsault 7 ha, mais aussi Merlot, Cabernet Sauvignon, Rolle et Sauvignon Blanc pour la gamme des vins de pays.

gamme des vins Château Coujan

Les Cabernets et Merlots viennent des « vraies » vieilles vignes, parce que François Guy était déjà il y a 40 ans le précurseur d’une démarche de qualité pour Château Coujan, longtemps avant que les pontes de la viticulture daignaient réfléchir aux cépages améliorateurs et que la manne des subventions encourage les autres à prendre « le risque » de faire autre chose que la viticulture de masse, où la quantité payait longtemps plus que la qualité.

Dégustation Château Coujan 2007



Nous dégustons donc la gamme des AOC Saint Chinian, issus de Syrah, Grenache et Mourvèdre avec la Cuvée Bois Jolie et la Cuvée Gabrielle de Spinola (il faut écouter François Guy réciter l’acte officiel du contrat, qui il y a des siècles obligeait le fermier de Château Coujan de livrer un tonneau du meilleur vin rouge digne de la table de cette dame, qui recevait le roi de France lors de ces passages dans le Midi – un chef d’œuvre !) Des vins plein de fruit, avec des tannins soyeux, qui donnent plaisir à boire jeune, mais qui savent aussi vieillir avec charme.



Le Divin d'Achille 2006

Ensuite les Vins de Pays, cuvée Kenza-Marie 2003, un assemblage de Merlot, Cabernet et Mourvèdre, encore corsé et influencé par l’élevage en bois – son prédecesseur, le Vins de Pays de Coteaux de Murviel 1998, déjà bien fondu et finalement l’ancêtre de ce vin, encore en vente avec quelques rares flacons, le millésime 1977, toujours débout et surprenant par la délicatesse de ses tannins et de son fruité fondue.

Et j’aurais presque oublié de parler des blancs aux fraicheurs vives et parfumées, en AOC la cuvée Bois Jolie constituée de Rolle (Vermentino), Grenache blanc et Roussanne et de la nouvelle cuvée Le DiVin d'Achille, née cette année des vignes de Sauvignon et de Muscat. L’ AOC Saint Chinian rosé aves ses notes originales de fruits rouges et l'odeur des garrigues nous rafraichit. Enfin un moelleux de raisins botrytisés (rendement 5 hl â l’ha) allie arômes, douceur et vivacité, la Dernière Cueillette, qui s’est fait en Novembre – et qui n’a pas droit à l’appellation « vendange tardive » dans le Midi – c’est une appellation, que se réservent nos amis alsaciens.

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Une dégustation à la petite cuillère de l’huile d’olive du domaine clos cette séance et redonne un peu de gras au gosiers des participants, avant de passer à table dans cet endroit magique qu’est la salle couverte et ouverte sur la cours intérieur au rez-de-chaussée de la maison de maître.

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Ici s’offre l’occasion de redéguster tous les vins, que nous avons encore courageusement crachés à la cave dans le contexte d’un repas vigneron, composé des produits fermiers de la région et servi avec charme par Florence Guy et le jeune Achille.

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Les huitres viennent du étang de Thau et côtoient le Rolle, la charcuterie de Lacaune se marie bien avec le rosé, les asperges vertes avec l’huile d’olive du domaine un filet de vinaigre maison sont une merveille avec les blancs du domaine.


feu de grillade

Dans la cour se consument des vieilles souches de vigne pour donner une braise pour griller à point des tranches de gigot d’agneau fermier succulent, comme j’en ai rarement mangé (la dernière fois chez Thierry Navarre pour un repas de vendanges…). Ratatouille et des de patates sautées aux herbes accompagnent la viande – et les rouges sont à leur place ici.


plâteau de fromage repas Château Coujan 2007

Le plateau de fromage réunit un Roquefort fermier bien gras et persillé et sa corolle de chèvres fermiers, crémeux et affinés – ici, L’Ile de Corail est à sa place, cette cuvée réalisée les meilleures années, celles où le mourvèdre "cépage délicat" s'exprime d'une façon pleine et entière.

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La bouteille, présenté avec sa cire à cacheter et sa belle étiquette par Florence, fière de son bébé de luxe enchante encore une fois tout le monde. Suivent encore une triplé de gâteaux et une nouvelle bouteille du moelleux de la Dernière Cueillette, qui inspire les convives à chanter une belle berceuse allemande en honneur de leurs hôtes, avant que le café redonne l’élan qu’il faut, pour se séparer de cette cour, qui embaume entre temps des senteurs des fleurs, qui ne se livrent qu’à la nuit...


Fleur

Au clair de la lune, les 3 Taxis emportent le groupe vers leur dernière nuit à Béziers – l’expression Allemande „leben wie Gott in Frankreich“ – vivre comme Dieu en France – qui signifie le bonheur du gourmet était dans la bouche de tout le monde ce soir!


Je refuse le gîte, qu’on me propose pour la nuit et reprend la route sur les 45 km le long de la vallée de l’Orb, en traversant Roquebrun endormi, pour retrouver ma vallée du Jaur et mes montagnes, ma maison au pied de la colline, contente, d’avoir retrouvé la famille Guy, 3 générations réunies et unies par l’amour, l’amitié, la magie de Coujan et la passion de ses vins.

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Florence et Francois Guy



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Économies pas toujours domestique, marrons chauds et vin nouveau

2 Novembre 2006, 12:49pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Après avoir mis en ligne hier mon éloge de la ballade aux champignons digeste et désintéressée, je viens de trouver deux articles ce matin sur le Midi Libre - notre journal du coin, qui parlent d'autres aspects de la cueillette.

Comme vous le savez peut-être, Olargues et Lisson se trouvent en plein milieu des Hauts Cantons de l'Hérault - au pied de l'Espinouse, qu'on cite dans l'article et les histoires d'invasions nocturnes et barbares des ramasseurs venus de loin avec râteaux et lampes de poche se racontent aussi à l'épicerie du village.  S'ajoutent des anecdotes de vitres brisées pour voler un panier plein de champignons à l'arrière d'une voiture, de pneu crevés par les autochtones, exaspérés de ne plus pouvoir emprunter leurs chemins menant dans leurs terres et bois à cause des voitures de ramasseurs garées n'importe où - de gendarmes venus enquêter dans une voiture banalisée, qui subit le même sort.

L'histoire des camionnettes qui lâchent des troupeaux de Vietnamiens aux aurores dans nos bois ne date pas de hier. Je l'avais entendu la première fois raconté il y a presque 20 ans en arrière par notre confrère Olivier Julien du Mas Julien,  adepte à la chasse, la pêche et la cueillette au même dégrée qu?au bon vin depuis toujours....

Cela me fait le même effet que l'histoire des écologistes, qui lâchent des vipères par avion pour le compte de l'institut pasteur sur la région, qui resurgit régulièrement l'été dans la presse locale - j'avais fait le teste de raconter le bruit il y a quelques années en attendant dans la file devant le boucher - il a mis deux semaines pour me revenir comme histoire confirmée.

C'est cela aussi, la vie à la campagne - cela agrémente le quotidien - il faut seulement tout prendre avec un grain de sel.


Et tant que j'y suis encore dans les histoires de nos villages, il y a une information que je ne devrais pas passer sous silence:




Le week-end prochain, Olargues fête le Marron et le Vin Nouveau, deux jours d'animations autour du marron chaud grillé sur place et le vin nouveau de la coopérative de Berlou et de quelques vignerons du saint chinianais, qui se sont mis sur le créneau.

Samedi matin à 9 heures, une visite organisé par le Centre Cebenna à Olargues vous permet d'aller visiter une authentique châtaigneraie du Haut Languedoc avec découverte de la châtaigne traditionnelle, le secadou à l'ancienne et le fabuleux gouter d'Almuth à la ferme de Dausse, au dessus de Saint Etienne d'Albagnan - Tarif 2Euro50 l'animation et 7Euro50 le gouter.

Cette visite vaut le coup, le chemin vers Dausse monte jusqu'à 600 m sur le flanc de l'Espinouse, où les maisons s'accrochent sur les petites terrasses rocheuses au milieu d'une châtaigneraie, que le couple Fritz et Almuth Schwab a restauré avec beaucoup d'énergie et assiduité pendant les dernières années.


Tout y est aux antipodes d'une exploitation "technologique" mécanisable avec des variétés nouvelles et des récoltes à la machine. Un environnement et des modes de travail vraiment dans la pure tradition des paysans des Cévennes - à l'exception d'une grande installation de panneaux photovoltaïque fournie par EDF, qui permet de produire une énergie propre et durable sur place.

La vue de là haut plonge au dessus de la vallée du Jaur et peu aller jusqu'à la Méditerranée à l'horizon, les jours clairs comme en ce moment. Sur cette photo prise à Dausse en soirée cet été, on voit même les vignes de Lisson en flanc de colline au milieu des bois.


Le dimanche à midi, "Les boutiques Gourmandes" sur la place de la Mairie vous proposent une découverte du terroir à travers de leurs produits avec l'association Art & Saveurs du Haut Languedoc. Je vous met l'eau à la bouche avec leurs assiettes gourmandes.


Vous allez reconnaître quelques producteurs, que vous connaissez déjà de ce blog  - et apprendre à connaître d'autres, que je n'ai pas encore eu le temps de vous présenter.



 

Inscription au: 04 67 97 88 00 centre Cebenna ou 04 67 97 71 26 Office de tourisme Olargues


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6e Fête des Jardiniers et de la Brouette - Dimanche, 14 Mai 2006 à Olargues

6 Mai 2006, 20:50pm

Publié par Iris Rutz-Rudel



renseignements: Office de Tourisme: 04 67 97 71 26

Comme le titre l’indique déjà : c’est la sixième édition de cette fête dans notre village – donc une « tradition » assez récente, vous allez dire. Mais pour moi, elle a une longue tradition et signifie depuis mon arrivé dans le pays le début du jardinage d’été. Parce que bien avant que elle prenne son nom de « fête des jardiniers et de la brouette », cette journée du début du mois de mai  était la date d’un des derniers grands marchés d’Olargues : celui des plantes et des fleurs. Il y a toujours les jardiniers ambitieux, qui commencent très tôt leurs plantations au jardin, pour avoir des légumes précoces – mais le bon sens de la date du marché des plantes m’a toujours rassuré : Olargues n’est pas Roquebrun, plus précoce de bien 2 semaines et nous ne sommes pas sur la côte. Jusqu’en mai, les nuits peuvent encore être fraiches, des gelés tardives ne sont jamais à exclure et les légumes et fleurs plantés après les saints de glaces rattrapent normalement rapidement les autres, mis en terre plus tôt.

J'admets, que je tiens ce discours d’autant plus facilement, que les préparations du jardin prennent du retard, depuis que je mon grand « jardin plein de souches » derrière la maison.

Et jusqu’au moment, où les travaux dans la vignes sont assez avancés, pour se sentir à jour, le jardin reste un beau rêve – une sorte de consolation au bout de notre peine : nettoyer 300 ou 400 m2 de bonne terre meuble sans cailloux et bien à plat directement à côté de la maison avant de planter semble tellement reposant comparé avec la tâche d’arriver au bout des 20 000 m2 de toutes ces terrasses et talus plus ou moins inclinées (plutôt plus…), plein de ronces et de cailloux, qui rendent l’utilisation d’une tendeuse avec ou sans tracteur impossible, qu’il faut travailler à pied, en montant, avec des outils à dos ou à la main. Un peu de jardinage après cela : un régal, des vacances – et le signe, qu’on à maitrisé avant le « vrai » travail.

C’est donc le 14 mai, que nous allons remplir nos paniers sous les platanes le long de l’avenue de la gare et sur la place de la mairie à Olargues : d’abord des plants de tomates, aubergines, piments, poivrons et courgettes, comme chaque année – des bottes d’oignions et de poireaux, des quelques aromates, qui nous manquent encore – cette année, il va même falloir acheter des plants de salades, parce que j’ai pas eu le temps de faire des semis.

Il y a dix, quinze ans passés, je faisais encore venir mes grains des producteurs bio, souvent de loin, pour avoir des vieilles variétés de toutes sortes. Entre-temps, il y a des jardiniers biologiques dans la vallée, qui se sont spécialisés dans les légumes oubliés, donc je peux acheter mes plants tout prêts, sans me priver d’avoir des belles tomates noires, vertes, jaunes, oranges, de Crimée,  des Andes, des cœur de bœuf ou des géantes, des tomates cerises de toutes formes et toutes couleurs, et j’en oublie encore. Tour cela me fait déjà saliver d’avance : je les vois dans le creux d’un plat, arrosées d’un filet d’huile d’olive, accompagné de quelques tranches de chèvre frais et saupoudrées de basilic cueilli tout frais…

Mais je ne voulais pas me perdre dans ma liste d’achat pour le marché, mais vous parler de l’évolution, qu’à pris ce marché, pour se transformer petit à petit en « Fête ».

Aujourd’hui, il y a bien sur, les premiers touristes de proximité, qui viennent le week-end se balader dans notre bel arrière-pays : les gens de Toulouse ou de Montpelliers, les Biterrois des alentours de Béziers aiment bien remonter la vallée de l’Orb jusqu’ à celle du Jaur. Pour eux, cela fait un joli tour à la campagne, avec Olargues, un des plus beaux villages de France, comme but et la fête comme cerise sur le gâteau, qui garantie en plus, que les bistros et restaurants seront tous ouverts ce jours-là.  Même s’ils ne vont pas s’encombrer de plants de tomates, ils trouveront peut-être un pot avec une plante aromatique ou une jolie fleur à ramener. Le vide grenier va les attirer, et les stands d’artisanat et de produits de terroir comptent sur eux.



Mais c’est vraiment la « fête » pour les gens du village et des autres hameaux dans la vallée : il descendent avec leurs cageots pour les plantes le matin, quitte à revenir plus tard pour faire un tour chez les stands des vins, fromages, miels et confitures, acheter un bibelot, regarder l’exposition sur la flore et les insectes, s’amuser pendant la course des brouettes, admirer les « engins roulants fleuris non identifiés (ERFNIS) » fabriqués par les enfants, manger à la bonne franquette sur la place Alexandre Laissac à des grandes tables pour le repas des jardiniers ou plus sophistiqué dans un des restaurants d’Olargues et de ses environs, découvrir l’atelier d’art de Patricia Nénaire, artiste fleurographe, dont je vais encore vous parler ou les trésors de Monique Ferrand à la boutique « Un Air de Campagne », que je vous présente plus loin.

Mais le plus important, c’est de pouvoir flâner, monter et descendre la rue entre les stands à pas lent, s’arrêter, pour tchatcher avec les voisins d’autres villages de la vallée, qu’on ne croise plus si souvent  de nos jours, échanger les dernières nouvelles, les trucs et astuces pour le jardin, les potins. Du temps en temps il faut faire la place pour les échassiers musiciens de la compagnie « Les Zazimuts tous azimuts », qui déambuleront au milieu de la foire, applaudir les gagnants du concours des engins fleuris, se reposer les pieds au Centre Cebenna le temps d’une conférence savante sur l’eau et le développement durable par Alain Gioda. Et avec un peu de chance, on aura gagné quelque chose à la tombola avec tirage en fin de journée.

Et si vous ne pourriez pas venir à Olargues le 14 Mai (ce qui sera bien dommage !) – venez un autre jour ou mettez Olargues au programme pour vos vacances d’été.



 Les artisans d’arts sont là toute l’année et Monique Ferrand à « Un Air de Campagne »  vous ouvre tout l’été sa boutique, qui n’est pas seulement consacrée aux objets de brocante et de collection, quelle vend, mais où elle expose aussi les jolie cadres qu’elle fabrique elle-même autour de vieilles gravures, cartes postales et objets insolite d’un autre temps – vous allez tomber amoureux de ses marque pages et sachets de lavande, idéal comme petits cadeaux ou repartir avec un des coussins, qu’elle crée avec beaucoup de goût à partir de vieux tissus et vieilles broderies et dentelles.





Et la partie « Produits du terroir » de sa boutique, fournie par le regroupement des producteurs du Haut-Languedoc réunis dans l’association « Terre d’Arômes » vous console, d’avoir loupé la foire des produits.



Vous trouvez vins du pays, huile d’olives, tapenades artisanales, produits de marrons, de noix, confitures, herbes médicinales, tisanes, farine biologique et j’en oublie encore pleins d'autres – à l’unité ou réunis dans des jolies paniers garnis – il y a l’embarras du choix, mais Monique se ferra un plaisir, de vous renseigner et conseiller.

"Un Air de Campagne" - Olargues - Avenue de la Gare - Téléphone: 04 67 23 02 21.

Chaque producteur vaut un article à part – si j’ai un peu de temps au fil de l’année, je vais essayer de vous présenter toutes ces richesse de notre pays et les gens, qui s’appliquent à nous les servir.



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Vinisud de la France

23 Février 2006, 19:55pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Cela fait longtemps, que je ne me suis pas sentie aussi à l’aise sur un salon. Une journée à Vinisud, à Montpellier, mais juste en visiteur, sans contrainte de travail ni programme fixé d’avance.

Je me suis laissée entrainer au hasard des halls et leurs allées, j’ai dégusté pareil au hasard « au bord du chemin ». 

Je reviens donc avec des impressions assez éclectiques, que je dois encore mettre « dans l’ordre ».  J’essaye de trouver des compléments d’information sur le Web, pour pouvoir vous donner au moins des liens assez illustratifs, fautes de pouvoir vous faire partager le goût des vins dégustés.

J’admets aussi, que je me suis laissée tenter plus par le « coup d’œil » à la recherche des traces du nouveau marketing, qui est sensé sauver notre viticulture du Sud, que par la chasse à l’occasion de goûter gratuitement des vins archi courus, genre Clos des Fées ou autres Prieuré de Bébian, que je peux facilement trouver chez mes cavistes (et j’ai bien fait, sinon Hervé n’aurait même pas eu le temps de manger son sandwich).

La chance d’y trouver du TotoVino ou le French Rabbit ou Pink du Ventoux ou de rencontrer Lulu B. est peu probable, mais si on doit écouler 15 millions d’hectolitres de vins du Sud, c’est bien par là, qu’il va falloir passer.

Je vous reparlerais de quelques vrais vins, que j'ai dégusté, quand j'aurais retrouvé ma petite caméra, qui me sert de pense bête pendant les salons.





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