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Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Impressions automnales - petit intermède de Lisson

13 Novembre 2010, 14:36pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Pour vous faire patienter, avant de vous parler de la fin des vendanges, vous donner des nouvelles de nos cuves (tout va bien:-)) et de tirer d'autres plans sur la comète du Web, quelques impressions de ce matin, prise sur le chemin vers ma boite à lettre - comme quoi 150 m suffisent, pour découvrir tout un monde, il suffit de bien ouvrir les yeux:-)!

 

DSCF8654

 

 

cliquez sur l'image ou ici, pour voir le diaporama

 

et, si vous coulez, une petite musique de circonstance, qui va avec:

 

 

 

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Vendredis du Vin # 30: Le vin, a-t-il un sexe?... revisité

29 Octobre 2010, 08:31am

Publié par Iris Rutz-Rudel

vdv-logoC'est Vendredi et c'est la trentième édition des Vendredis du Vin, chers à la blogosphère vinesque - aujourd'hui tout débridé, excité en émoi par le thème décrété par le président du mois, le bicéphlae buveur, qui essaye de tester, jusque où les sbires de la Loi Evin vont encore tolérer la communication sur le vin sur Internet.

 

Écartant des sujets, qui auraient bien cadrés avec les soirée automnales de veillé au coin du feux, en grillant une poelé de châtaignes, comme

 

"Les vins et ma grand-mère"

 

ces deux énergumènes ont voulu faire dans le médiatique sure, les mots clefs, qui donnent des cliques, l'effervescence, qui n'a pas (toujours) besoin de Champagne:

 

Le Vin et le sexe

 

et ils nous expliquent:  "on veut du vin sulfureux, graveleux, un peu (beaucoup) cochon et sans complexe!!!...le vin, "votre" vin peut exprimer l'attraction des corps, la montée des sens, ou l'orgasme brut et sans contrainte."...

 

Pendant que sur facebook, les passionnés du vin de tout bord, hommes/femmes mélangés, se déchaînent déjà depuis tôt ce matin (trop tôt même, à l'avis de certains), votre vigneronne, qui s'est déjà prêtée au jeu des 7  voiles levés, sans être nue à la fin sur ce blog, a réfléchit, quelle pourrait être sa contribution à ce thème,  tout en gardant sa conduite humble et sereine - et sans scandaliser ses voisins, grands-mères et phîltres de logiciels contre les pages mal famées, qui pourront détourner nos mineurs et blesser les âmes sensibles.

 

Et comme elle a un passé fort individualiste et aime les préambules, qui prennent les thèmes à rebrousse poile, elle ose braver les consignes du président et recentre le sujet sur une question, qui l'occupe souvent, victime qu'elle est elle-même des éternels dossier spéciales "Vin et femmes", "femme vigneronnes" chers aux média, journalistes  et autres marketeurs du vin.

 

Que ceux, qui arrivent sur son blog par les machines de recherche en tappant "geile schöne Winzerin" (vigneronne lubrique et belle)

 

http://img.over-blog.com/262x317/0/18/12/83/ein-Fass-aufmachen.jpg

 

lui pardonnent, ce n'était qu'un poster, offert par une amie Norvégienne, pour orner la cave, qui les a détourné sur des pages, dédiées sagement à la vigne et au vin et où le sexe n'apparait que sous une forme très nature...

 

devant ma fénêtre

 

où les ébats ne finissent pas toujours bien pour la gente masculine...

 

dans le mâle tout est bon p

Mon sujet détourné pour ce Vendredi ne va donc pas vous livrer  des images plus publiz que pulitzer , mais sera  la question, qui me concerne et qui m'est posée à répetition- depuis des années :

 

Le vin, a-t-il un sexe?

 

 

Nathalie Merceron  de Saveur Passion me proposait de répondre à ce questionnaire, qui circulait il y a quelques années  dans les blogs culinaires sur le vin.

Comme une fois n’est pas coutume et comme la question m’hérissait assez
les poils (pas épilés;-), pour que cela 
me trotte dans la tête, j’avais décidé de m’y coller :


Selon vous, le vin est-il féminin ou masculin (et vous...) ?

Selon moi (vigneronne, donc femme en apparence), le vin est le résultat de tout un tas de paramètres, ne citons que cépage, sol, exposition, conduite, climat et mode de culture, qui influencent  maturité et concentration du raisin.

Facteurs dépendants du choix de l’homme (qui peut être une femme) aussi bien que dépendants des aléas de la nature (comme le temps qu’il fait). S’ensuivent les décisions au moment de la vinification et de l’élevage du vin, plus au moins interventionnistes, selon la philosophie du vigneron / de la vigneronne.

Sur ce fond, je pense, que le vin qu’on fait dépend du goût qu’on a – même si aujourd’hui, la solution à la crise du vin semble résider dans le choix de faire des vins, qui donnent le moins de fil à retordre à un consommateur lambda.

 Une citation comme :

« L'homme et la femme n'ont pas la même subtilité d'appréciation, et chacun ne ressent pas les mêmes plaisirs à déguster un vin. La femme aime les vins flatteurs, subtils, aromatiques qui explosent au nez, avec des tanins fondus veloutés, en bouche qui lui caressent les papilles, tandis que l'homme aime la puissance au palais, de la matière en bouche, l'expression des tanins nobles et du boisé, qui les lui percutent. »


Isabell Forêt de www.femivin.com  dans :Les femmes ont une perception différente du vin que les hommes

me laisse songeuse (sans parler du fait que j’ai mis du temps, avant de comprendre, qu’est-ce qu’ils percutaient).

Cela mène à des articles comme celui, qu’avait trouvé La Pipette  un jour de pluie en feuilletant ELLE .

Quand on énumère des femmes dans le vin, il ne s’agit pas forcement de femmes, qui participent à toute la chaîne de l’élaboration du vin, de la terre au verre. Surtout dans les grandes structures, il y a peut-être des femmes œnologues, sommelières, mais la plupart des femmes travaillent dans la communication et la commercialisation, elles représentent un produit fait par des hommes – parfois pour « le goût féminin », donc pour les structures, où les femmes achètent le vin pour la maison : les supermarchés.

J’étais contente, dans le premier reportage, qui était fait sur Lisson, et qui était publié dans le numéro 24 de Terre de vins consacré aux femmes, d’être à côté de  vigneronnes comme Marlène Soria et de Hildegard Horath de la Grange des 4 Sous. « Sous le charme des aventurières » était le sous-titre du numéro et ayant goûte leurs vins, je ne pense pas, qu’on peut les réduire aux  caricaturales saveurs « féminines ».

Comme écrivait Sylvie Augereau à l’époque :

« Lasses des rondeurs faciles et dorées elle vont chercher les « tripes » du raisin, laissent macérer longtemps, pigegent fréquemment. … Chez l’une comme chez l’autre, de longs élevages sous bois prolongent encore les vins. Chez toutes deux, on peut imaginer attendre les bouteilles longtemps, presque par respect de toutes ces années passées à réinventer un patrimoine oublié. » (TdV, p. 90)


Bref :  point de vin féminin à Lisson, mais un vin qui reflète le plus vrai possible son terroir et son cépage – et ces terres caillouteux, accroché en flanc de colline sont rudes sous le soleil.

 

La question était d'ailleurs aussi reprise dans l'excellent livre de l'historienne des aliment et blogueuse Ségolène Lefevre dans son remarquable livre sur  "Les femmes et l'Amour du Vin", que nous a présenté tonton Olif à sa sortie et qui contient une interview avec la dame de Lisson sur le sujet, mais aussi avec d'autres femmes du vin, bien plus célèbres:-).


Êtes-vous plutôt vin rouge, blanc ou rosé ?

J’ai une préférence pour les vins rouges – plus facile à trouver dans la région aussi. En blanc, j’aimais pendant longtemps que  les vins aux arômes minéraux, comme les Riesling de la Moselle. Mais depuis que j’ai découvert  les grand blanc d’Alsace, comme les font Bruno Schueller ou Jean-Pierre Frick, le Bu N'Daw et les autres blancs de Hildegard Horath, les blanc de Pierre Overnoy de Pupillin, les blancs des « spécialités » (petite arvine, amingne ) du Valais en Suisse, où en plus doux, les vin de Loire, de Château Suronde, de Patrick Baudoin ou les liquoreux de Cru Barrejat en Sauterne de Mireille Daret, j’aime aussi les blancs:-).

Rosé n’est pas vraiment ma tasse de thé, mais j’ai un grand souvenir d’un Tavel des Pères Blancs ( ?)  et j’adore le rosé du Domaine Bourdic  servi bien frais l’été.


Êtes-vous plutôt Champagne blanc ou rosé ?

Je ne me souviens pas, d’avoir bu du Champagne rosé dans ma vie (sauf en visite dans le maison de retraite, où réside ma mère en Allemagne), mais j’aime beaucoup les Champagnes de Francis Boulard et les Champagnes bios d’André et Jacques Beaufort.


Quelle est votre "première fois" ?

Je ne me souviens plus exactement, peut-être, par ce que jusqu’à mes trente ans, je n'ai bu que de l’eau (un problème d’alcool dans la famille peut rendre très abstinent...), mais j’ai raconté mes premiers souvenirs dans un autre post sur ce blog. La première fois dans ce domaine n’est pas toujours inoubliable !


Votre meilleur souvenir "émotionnel" avec un vin ?

Un repas entre vignerons dans une taverne en banlieue après une journée au Salone del Gusto à Turin, il y a cinq ans. Mike Tommasi nous avait amené là et nous avions demandé l’autorisation, de sortir nos vins à table – et après un repas très amical et convivial accompagné de pleins de bons vins, j’avais la chance de goûter un petit verre de l’Essence (Le sens) du Chenin de Patrick Baudouin, qui m’a tellement transporté de bonheur, que j’étais obligé d’aller me recueillir dehors sous les étoiles, pour communiquer ce plaisir intense avec celui, avec lequel j’ai partagé tant de souvenir émotionnels autour du vin avant qu’il ne disparaisse. ..

Votre meilleure association mets/vin ?

Un vieux vin (1978) de Château Coujan à base de Cabernet et Merlot, bu il y a 12 ans à Noël sur un foie gras poêlé.

Mon Bel Hazard 2000, vin elévé sous voile, sur un morceau de vieux Cheddar trouvé chez Slow Food.


Un vieux Carignan de « derrière les fagots » de chez Thierry Navarre, qui datait du temps de son grand père et qui était une merveille en accompagnement d’un gigot de mouton aillé

La « buvette » que nous vendait notre ami Serge Boissezon en cubi: en vérité son meilleur Syrah-Grenache, qu’il mettait aussi en barrique et en bouteille et qui, contrairement à  la plupart des rouges,  « résistait » à merveille aux fromages, au contraire, qui les mettait tellement en valeur, qu’il fallait enchaîner souvent « la petite goutte » pour finir le fromage avec « le petit morceau » pour finir le verre….


Votre prochaine dégustation (prévue ou fantasmée) ?

Pas prévue et pas fantasmé, par ce que déjà passée fin 2005, la dégustation des 6 cuvées rouge 2002 du Domaine Romanée Conti en présence d’Aubert de Vilaine.

Et comme cela m’est  arrivé sur un forum de discussion sur le vin (pour ne pas nommer LPV), que quelqu’un compare mon Merlot  2000 « Les Moulenty » au Petrus, mon fantasme sera bien sûr de faire une verticale de ce vin un jour.

Un voyage en Piemont, pour déguster les meilleurs Barolo reste aussi encore un fantasme.

Rendre visite à tous les vignerons bloguers que j'aime lire, partout dans le monde....


Qui choisit le vin dans votre foyer et qui "gère" la cave ?

Vous l’auriez deviné : c’est moi

Combien de vin avez-vous en cave ?

Sans compter mes propres vins de Lisson (j’essaye de garder quelques bouteilles « témoin » de chaque cuvée et chaque millésime depuis 1996, cela commence à prendre de la place), donc dans ce que j’appelle ma « cave privée », il doit y avoir dans les 500 bouteilles actuellement. Majoritairement en rouge (je suis seule à les boire, Klaus ne boit en dehors des vins natures de Lisson que des blancs et rosés), surtout Languedoc, un peu d’Alsace et Loire , quelques Bourgognes, que m'ont offert mes amis/clients– donc largement encore à développer !

Question subsidiaire :
Comment initieriez-vous un "jeune" au vin ?

Par du bon, peut-être avec un Bella Para du domaine de Beau Thorey (en biodynamie)  ou un beau Beauolais de chez Bruno et Isabelle Perraud – avec une ballade dans une vigne, une journée de vendanges. Je crois beaucoup dans le

« learning by doing » !


Et apprendre, d’où vient un produit, quel contexte  l’a vu naître, quel homme/femme l’a accompagné sur son chemin, est la meilleur méthode pour comprendre et apprécier et devenir sensible au goût authentique de ce produit.

 

Donc encore toutes mes excuses: au président(s) de ce Vendredi, d'avoir dévié et donc loupé le sujet du jour et aux lecteurs, qui seront restés sur leur faim et auront tenu jusqu'au bout de cet article, en éspérant, qu'il y trouveront encore des ébâts et ne pas que ce discours "stérile"  - qu'on me pardonne:-)!

 


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Lisson: vendanges 2010/5- surveiller la fermentation

17 Octobre 2010, 13:44pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

La fermentation de notre première cuve a  suivi son chemin pendant les dernière deux semaines. Le jus frais, plein de sucre du raisin cueilli dans la première partie de notre vendange 2010 s'est transformé petit à petit en vin.

 

Comme les nuits se font plus fraîches, il a fallut protéger la cuve, pour éviter des perdition de chaleur - à Lisson, ce genre de "contrôle de température" se passe de chauffage électrique, comme vous voyez

 

tenir chaud

 

du "No-Watt" comme chez nos amis du Clos de la Procure  avec les moyen du bord, qui sont assez efficace, pour garder la température pendant la nuit.

 

Les premières balbutiements dans la cuve étaient très attendus, là aussi, une méthode très pratique, pour surveiller les premières bulles du CO2, qui montent à travers le moût

 

c'est grave docteur

 

blub, blub, blubblubblub...

 

respirez soufflez  

 

respirez... soufflez...

 

c'est bon

 

cela boue et cela ce transforme

 

Entre temps, il ne reste plus que quelques grammes de sucre à finir,  le goût du nouveau vin, qui ne sera pas un "vin nouveau" se dessine, profond, à ce stade dominé par les arômes primeurs du fruit, avec les notes florales, que développe le Mourvèdre dans sa jeunesse -  j'en sort un verre à chaque contrôle au mustimètre et je luis fais faire le tour de la propriété, toute fière de ce nouveau né...

 

jus Mourvèdre 2010

 

comme chaque année

 

vin Mourvèdre 14.10.2010

 

dans les jours qui viennent, je vais récolter les derniers Mourvèdres de la parcelle plus tardive - le soleil, revenue après un passage pluvieux, qui  heureusement n'a pas eu de conséquence néfaste sur le raisin, va accompagner cette dernière partie des vendanges, inhabituellement étalées en 2010....

 


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Lisson: vendanges 2010/4- le premiers raisins commencent leur fermentation

29 Septembre 2010, 16:03pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Nous attendons le moment "juste" pour notre dernière parcelle, l'arène du Clos des Cèdres, où la partie du Mourvèdre, que j'avais taillé plus tard et le petit Verdot avaient encore besoin de quelques journées de plus, pour arriver à pleine maturité. 


Heureusement que le temps chez nous au Sud est idéal, pour y arriver tout en gardant la pleine santé des raisins - soleil, ciel bleu et des températures encore assez cléments (23°C à l'ombre pendant que je vous écris ces lignes:-)! - de quoi rendre jaloux les lecteurs, qui habitent plus au Nord) - le tout accompagné d'un léger vent de Nord-Ouest - tout ce qu'il faut, pour fournir encore quelques sucres en plus aux raisins et laisser mûrir les arômes. 

 

 

Mais comme vous le savez: nous ne sont pas les seuls à surveiller de prêt cette avance des maturités - nos aide-vendangeurs à quatre pâtes sont également attentifs au progrès et font leurs prélèvements quotidiens  nocturnes, malheureusement en traitant les raisins avec moins de respect que nous... 

 

Mourvèdre freshly crushed

 

 

Autant plus grande notre joie de chaque grappe, que nous avons pu rentrer il y a quelques jours sain et sauve dans la petite cuve. 

 

 

Comme on peut voire sur la  photo, nous n'enlevons pas les rafles, avant de mettre le raisin dans la cuve. Les raisins, récoltées - cela va de soi - à la main, sont tout juste légèrement écrasées avec la vieille quiche en bois, pour libérer le premier jus et ensuite versées dans la cuve. Nos cuves en inox sont à chapeau flottant, cela veut dire ouvert en haut - nous pouvons les fermer ensuite avec des couvercles rondes, qui sont entourés d'une boué en caoutchouc, que nous gonflons avec la petite pompe, qui va avec, pour assurer la fermeture de la cuve.

 

Faut il encore le répéter, que nous nous passons ensuite de tous les adjuvants utilisés dans la vinification classique: donc pas d'ajout de SO2  à la cuve (le fameux soufre), pour tuer une partie des levures, qui viennent de la vigne (les raisins ont subi aucun traitement pendant cet été, vu que la météo était plus que favorable chez nous), assisté par ceux, toujours présents dans une cave - jamais contaminées par des apports du commerce, qui en offre sa large gamme de levures sélectionnées et d'autres poutingues.

 

 

Que les raisins et rien d'autre, comme le millésime les nous a donné - cela nous différencie encore de la plupart des vignerons certifiés en bio ou biodynamie, pour qui l'utilisation de certains produits n'est pas exclu par leurs cahiers de charge en vinification, même si cela ne veut pas dire, que tous les vignerons certifiés utilisent tout ce qui ne leur n'est pas interdit;-). Les meilleurs, sur qui j'ai déjà parlé à différentes occasions sur ce blog, ont sont la preuve.  

 

Notre démarche se rapproche plus des idées du mouvement des vins naturels - même si là encore, nous nous différencions, vue que nous ajoutons des doses minimales de SO2 après la fin de la fermentation malo-lactique au cours de nos longues élevages en barrique et ne jamais à la mise en bouteille...

 

La construction de nos cuves facilite le pigeage quotidien, qui remplace chez nous les pompages et remontages, qu'on applique ailleurs: en enlève le couvercle . et enfonce la quiche dans le chapeau de marc - cela demande une sacre force, pour faire le premier trou, mais après, cela devient beaucoup plus facile et les odeurs, qui montent de la cuve entêtent et enchantent pendant le travail, jusqu'à ce que tous les morceaux du chapeau sont de nouveau imbibés du jus et continuent l'extraction et la transformation des sucres en alcool, du jus de raisin en vin...

 

fresh juice and blue sky

 

Je suis curieuse, comme bien de temps il va falloir, pour transformer ce jus du départ, qui m'a indiqué le premier jours, qu'il sera capable, de nous donner des vins autour de 13,8 dégrée d'alcool - avec l'acidité présente au goût, une bonne base pour un vin, qui se bonifiera pendant le longue élevage en barriques, qui va suivre dans quelques semaines...


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Vendredis du Vin # 29: la chasse à la bouteille ou Vive la quille?

27 Septembre 2010, 09:29am

Publié par Iris Rutz-Rudel

vdv-logoJe vous l'admet tout de suite, le thème de ce Vendredis du Vin # 29 - présidé avec bravoure de BourgogneLive - qui a même travaillé le dimanche, pour recevoir tous les articles - même les retardataires -  cette chasse au trésor du packeging moderne et du marketage, m'a pas mal occupé l'esprit pendant mes premières journées de vendanges ...

 

... et comme Michel Smith, autre président mémorable des Vendredis de cette année, j'aurais pu vous pondre une réflexion en prámbule sur le malaise du terme choisi - mais comme il l'a déjà bien fait et que je manque un peu de temps ces jours-ci, je m'en passe et je vous conseil, de le lire.

 

 

Je me suis donc mis à la chasse de la bouteille, qui illustre bien ce malaise - et j'en ai trouvé dans mes archives (comme quoi, la question devait m'occuper déjà depuis un moment...).

 

quille chasse

 

Trouvée - vous le devinez aisément - sur le comptoir de mon boucher du village, cette icône du design à la gloire du passe temps préféré local, choisie et remplie par un vigneron de notre chère AOC Saint Chinian, qui lui, n'a apparemment pas de problème, de sauver son raisin de sus scrofa..

 

sanglier

 

Je vous avoue, que je me suis contenté, de la prendre en photo - donc pas de note de dégustation sur le contenu - comme cette autre merveille d'imagination de marketeur - aussi du Sud, mais plus à l'Est, pour une autre frange de consommateurs éclairés:

 

quille rugby

 

 

Les deux doivent poser quelques problèmes pour le rangement dans une cave - mais je pense, qu'elles trouvent facilement leur place sur la table des joyeuses bandes de copains rugbymen ou chasseurs...et maintenant, chantons en  choir:

 

« Viive la Quille ! », « Demain c'est la Quille ! » Ou « La Quille, bordel ! »

 

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Lisson: vendanges 2010/3- encore du beau raisin en perspective

19 Septembre 2010, 08:55am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Bon, hier, ce n'était pas à rire (et merci aux premiers lecteurs, de ne pas avoir essayé de me divertir avec des recettes sur les accords charcuterie de sanglier et vin;-)...

 

Mais de mes contrôle quotidiens dans les parcelles restantes des cépages tardives (Mourvèdre et petit Verdot), j'ai gardé des images plus encourageantes et l'espoir, de pouvoir quand même rentrer de quoi vous concocter quelques bouteilles de Lisson 2010 - vin, si pas issu du millésime du siècle, sera aux moins encore une fois très rare.

 

mourvèdre18 ans

 

Que ce sont les souches des clones de Mourvèdre sur R 110, que nous avions plantés à la création du vignoble en 1991, formées en gobelet bas avec 3 bras et menés en taille courte, pour donner peu de raisins, mais des jus bien concentrés

 

mourvèdre 9 ans

 

ou des souches plus jeunes, greffées sur place il y a 9 ans sur des porte greffes (également R 110) avec du bois de greffe, que Claude et moi avaient prélevé dans son dernier hiver dans les vigne des la Grange des Pères (bien sure avec l'autorisation du propriétaire;-)

 

Elles nous ont toutes donné des belles grappes cette année, malgré un printemps perturbé par les aléas de la météo, et semblent toutes assez bien enracinées entre temps, pour résister au stress hydrique, qui peut arriver avec un été en déficit hydrique et un mois d'août bien caniculaire, comme nous l'avons eu encore  cette année.

 

mourvèdre 1

 

des grappes bien charnues, avec des grains dodus et bien gonflés - d'autres plus typiques pour le Mourvèdre, un peu plus lâches et donc encore plus résistants à la pourriture, si jamais le temps s'était mis au chaud-humide - ce qui n'est heureusement pas le cas cette année, contrairement à ce que subissent nos amis en Champagne...

 

mourvèdre 2

 

et cela montre aussi bien, que même venant du même cépage et plantés sur le même sol, les raisins ne se ressemblent jamais - le porte greffe, le greffon, l'emplacement dans la vigne (plus haut ou plus bas sur le coteaux), la position sur un rang (avec les ombres portés à certains heures par les autres), même l'emplacement sur la souche (en pleine soleil ou plutôt derrière, à l'ombre), à la base ou plus haut sur le sarment - tout cela joue et lui donne sa singularité à chaque grappe - et le vin, c'est le résultat de la synergie de tous ces caractères individuels pour former une entité, où, comme dit déjà le philosophe, le tout et plus que la somme de ses parts....

 

baies mourvèdre

 

Pas de traces d'un seul traitement sur la pruine des baies cette année, qui nous a encore gâté par des conditions climatiques, qui ne rendaient aucun passage au cuivre nécessaire.

 

chenin 1

 

et même les quelques grappes perdues  du Chenin au milieux des Mourvèdres, anecdotiques, comme vous le savez , montrent encore une belle promesse, de refaire su "passérillé" à la fin...

 

Vous imaginez, que je les suis de près maintenant, pour guetter le bon moment, de les rentrer - mais j'ai combattu le premier réflexe, de vouloir tout mettre à l'abri, tant qu'il en reste. Cela sert à rien, de sauver la quantité, tant que la qualité recherchée pour un Lisson, qui n'est pas un petit vin frais et gouleyant à avaler sans s'y attarder un moment sur la langue - le moment d'une pensé à son origine, son histoire de l'année, c'est  cette qualité là, sa singularité, que je recherche à dévoiler chaque année.

 

presse citron

 

 

Donc je poursuis le controle de la monté des sucres (proche de 13° antre temps derrière la maison) et l'évolutions du goût et la maturation des pépins - et des sucres, il y en a, comme me montrait cette petite visiteuse:-):

 

 

sucré

 

 

et même la couleur - peut prononcée sur le jus frais de Mourvèdre, s'intensifie de plus en plus -

 

jus 4 cépages

Donc le prochain post parlera du "vrai" jour des vendanges à Lisson - c'est sure. Demain, après demain - le soleil nous laisse le choix heureusement en ce moment.

 

jus saft juice

et merci, pou tous vos voeux d'encouragement, cela fait du bien à l'âme...

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Lisson: vendanges 2010/2- traçabilité à la vigne

18 Septembre 2010, 17:21pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Faut tenir ses promesses, ici donc enfin le deuxième chapitre de ces vendanges 2010 à Lisson.

 

J'aurais pu vous l'écrire samedi dernière, après mon contrôle de maturité, mais le constat, que j'ai du faire pendant ce tour complet des vignes sur la colline était trop traumatisant pour toute une série de nos cépages, pour que j'aurais trouvé le courage, de publier les images et le confier au clavier tout de suite.

 

Il y a des mauvaises nouvelles, qu'il faut d'abord digérer - méditer les conséquences - tirer un bilan - faire son deuil des espérances, que nous avaient donnés tous ces beaux raisins, choyés depuis le début de la saison - avaler la pillule, d'avoir dépensé beaucoup de travail, temps, argent pour rien - et cela malheureusement pas pour la première fois.

 

 

dégâts sur le sol

 

trous holes löcher

 

Des trous, l'image ne le montre pas bien, mais c'est souvent dans les parties les plus en pente, donc là, où cela rends après tout passage à pied pendant les travaux dangereux (et nos visiteurs savent, qu'on ne peut passer qu'à pied...). Ici, les derniers dans la pente à gauche du Clos des Cèdres

 

passage

 

Mures éboulés, les passages encombrées par des pierres déterrées et bousculées entre les terrasses des Échelles, nos sentiers piétons raides,  essentiels, pour porter les caisses de raisin plus haut ou plus bas aux points, où on peut accéder avec notre rampicar, la brouette à chenilles, qui aide, à tous les transports dans la vigne.

 

après sanglier

 

et, pire que tout cela: des parcelles entières avec des souches vidées des raisins, juste mures à points - à commencer avec les cépages précoces, comme toujours: Pinot, Merlot, Côt, mais aussi déjà les deux Cabernets...

 

vide 2

 

Sangliers, blaireaux - et probablement aussi de nouveau les chevreuils, que nous avions rencontrés l'année dernière pour la première fois à l'intérieur de nos clôtures électriques- se sont largement servis - les uns (chevreuils) plus proprement que les autres (sangliers) - mais tous avec une effarante efficacité, qui nous a laissé tout juste quelques grains sur les rafles, qui permettent, de mesurer la perte, aussi en qualité...

 

vide 3

 

Contrairement à la grêle, le fleau le plus connu, qui peut anéantir les récoltes en quelques minutes, on ne peut pas s'assurer contre ces nuisibles. Et comme déjà l'indemnisation des assurances risque d'être aléatoire, surtout dans des vignes menées volontiers avec des rendements inférieur à la "norme", elle l'est encore plus dans le cas des dégâts par le gibier, qui tombent sous la responsabilité des fédérations de chasse. Pour nos vignes, les taux de "remboursement" du kilo de raisin estimé bouffé, sont alignés sur le prix d'un kilo de raisins payé par la coopérative du coin aux viticulteurs: autour de 0,27 €/kg - nous aurions donc jamais bien plus que 500 €/ha à attendre - avec  nos 1,5 ha en tout de surface plantée et l'espoir, de pouvoir au moins sauver les dernières parcelles des cépages pas encore assez mures au goûts des intrus (et au notre)...  

 

Pour les autres traces, pas listées dans les cahiers de charges des organismes de contrôle;-), je continue ma collection de photos, guidé parfois aussi par mon nez, qui m'indique la m.... des sangliers déjà quand j'enjambe la clôture - une arôme, que vous n'aimeriez pas retrouver dans votre verre, croyez moi!

 

defections

 

Il y a de toutes les tailles, grands et petits se sont donné à coeur joie au banquet:

 

merde pas vin

 

J'arrête là les illustrations frustrantes, si vous en voulez plus, pour vous initier à la scatologie es vigne, suivez le lien.

 

Et je vous écris un autre billet demain, avec des belles photos de beaux raisins, prises il y a 3 jours - les Mourvèdres, qui vont arriver à 13° et qui montraient les premiers pépins murs, donc avec un peu de chance, enfin les vraies vendanges, où on rentre des raisins à Lisson en début de semaine, comme l'année dernière.

 


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Lisson: vendanges 2010 - première parti

11 Septembre 2010, 17:55pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Hier ascension dans la vigne, pour faire les prélèvements des baies de raisin pour le contrôle de la maturité, qui décide du début de notre récolte.

 

J'ai commencé avec le Clos des Cèdres, où poussent  Mourvèdre, petit Verdot et Merlot, la verdure des souches, toujours très saines, m'a accueillit en sortant du bois en bas de l'arène:

 

Clos des Cèdres Septembre 2010

 

 

Grand plaisir, à parcourir le petit Verdot - enfin arrivé - à 18 ans -  à l'âge de la maturité des souches, qui, comme le nom indique, font des baies minuscules, mais nombreuses et bien saines - cépages bien tardif, il lui va falloir encore gagner 2 degrés...l'acidité est encore bien présente, comme pour le Mourvèdre "du haut", pour arriver à un bon équilibre.

 

petit Verdot Septembre 2010

 

De lès, grand tour par le haut, en sense inverse du parcours, que je fais faire aux visiteurs de Lisson - passage rapide par les pinots du Clos du Curé, taillés très (trop) tard cette année, pour des raisons pas du tout agricoles et également encore bien verts (souvent, les souches jaunissent tôt sur ce terrain, dans les années à l'été sec, comme nous avions en  2010) - le peu de baies, qui ont survécus le mauvais temps de la floraison tardive fin mai, ne justifie pas l'envoie d'une colle de vendangeurs...

 

Ensuite, j'enjambe la quatrième clôture électrique sur mon périple - elle fonctionne bien, aie...-  pour descendre par les terrasses des Échelles: les deux Cabernets et le Côt (Malbec) en bas.

 

souche Cabernet Franc Septembre 2010

J'avais constaté les habituelles coins à l'oïdium sur Cabernet Sauvignon en revenant d'Allemagne en juillet - quelques dégâts sur raisins, mais la végétation s'en était bien remise...la diminution du rendement sur ces souches avait l'air d'être bien compensé par d'autres.

 

Cabernets Septembre 2010

 

Un dernier grand pas pour sortir en bas de la clôture - ne pas glisser sur le passage étroit, qui descend du dernier mur, pour bien rentrer mes sachets avec les baies ramassées sans les écraser déjà dans une chute en route.  

 

Et me voilà revenue à la table sous la pergola devant la maison, avec presse citron, pour extraire le jus, passoire, pour le filtrer, entonnoir, pour bien glisser chaque précieuse goutte dans le haut verre gradué, qui reçoit le mustimètre, qui me donne la teneur en sucre du liquide et ainsi le degré potentiel du vin.

 

contrôle maturité

 

C'est aussi l'occasion, de bien regarder, voire croquer les pépins, et bien sure aussi les jus, qui disent, avec quelque expérience, bien plus long sur l'avancement de la maturité, que tous les instruments de mesure.

 

premiers jus contrôle 2010

 

Voilà les 4 candidats: de gauche à droite Cabernets 13°, petit Verdot 10,8°, Mourvèdre haut 9°, Merlot 13,5°.

 

Une belle image, ces 4 jus frais et nuancés - du qui colle au doigts, et du qui fait encore faire la grimasse par son acidité dominant - je finis là mon billet pour aujourd'hui - jusque là c'est encore une belle histoire,et je ne veux pas gâcher votre repos de dimanche....

 

 


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bientôt 5 ans de balades dans la vigne et autres choses....

7 Septembre 2010, 09:54am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Ciel gris, nuages basses, météo encore en alerte orange, pas de balade dans la vigne aujourd'hui, mais le temps, de regarder, qui vient en visite sur ce blog, et ce que vous lisez...

 

Et ce regard dans les statistiques m'apprends, que vous étiez nombreux ces derniers jours - classement wikio et le remuage suivant dans le landernau des blogueurs vin oblige;-)?

 

Mais cela m'a aussi mis en mémoire, que ce petit blog, mon journal d'une vigneronne Allemande dans le Midi de la France, va bientôt avoir 5 ans. J'ai commencé en Septembre 2005 - le 19, pour être précise, avec justement  une "balade dans la vigne", où il est question de beauté, de maturité de raisin, de patiance et du risque, d'attendre...

 

308 articles ont suivis depuis, dans lesquels vous m'avez suivi

 

vue-surmaison.jpg

 

à Lisson (39)

 

 

 

pointe-Cabernet-Franc-juin-09.jpg

dans la vigne (42),

 

 

c'est grave docteur

à la cave (18),

 

vous avez

 

des-bulles.jpg

 

bu et mangé (21)

 

 

copie-1-guide-de-l-amateur-des-vins-naturels.jpg

 

lu, regardé ou écouté (41)

 

 

fleurs-seches.jpg

 

visité (12)


vous m'avez accompagné

 

Medienhafen p

 

en voyage (24)

 

et partagé les

 

vdv-logo 


Vendredis du Vin (34)

 

avec moi...

 

... et toutes les autres trouvailles, coups de gueule, pense bêtes et idées, qui me sont passé par la tête, et qui se sont retrouvés comme le bois flotté à la plage dans la rubrique

 

noeuds.jpg

 

Strandgut (87)

 

merci pour cette fidélité - et peut-être, si vous avez le temps, la patience et la curiosité, envie de "classement"  vous pourriez me faire part de votre "article préféré" - la liste complète se trouve aussi dans la colonne à droite - il suffit, de copier le lien ou la date de la parution dans un commentaire.

 

Je serais curieuse, de connaître vos préférés:-)!

 

 

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