Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

26 Février 2001 - le vin ressemble à son vigneron

27 Février 2011, 09:00am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Reçu il y a quelques jours par émail, un message, que j'aurais aimé partager avec le vigneron, à qui Lisson doit son existence, et dont c'était la première cuvée mise en bouteille:

 

"Hier encore nous avons débouché une cuvée Max Rutz 1996 (c’est un des derniers flacons dont nous disposons) et nous avons été une fois encore été émerveillé par la qualité du produit…

 

Seulement voilà toute les choses ayant une fin, nous venons aujourd’hui vous demander s’il est possible de passer une commande et dans quelles conditions.

Amateur de vins que nous sommes et toujours à la recherche de produits racés et typique, nous serions enchanté non seulement de pouvoir réitéré quelques achats mais aussi (et seulement si vous êtes disponibles) connaître les vignerons que vous êtes.Généralement le vin ressemble à son vigneron…" Antibes, Février 2011

 

 

Oui, le vin ressemble à son vigneron et il lui a survécu... de dix ans déjà. Et Lisson porte toutes les traces de ce vigneron-bâtisseur-défricheur, mort d'un accident ce jour froid et ensoleillé de fin février 2001.

 

lisson-1975-d--en-face.jpg

 

La vieille bâtisse, au pied de sa colline à l'achat en 1975, abandonnée depuis l'entre deux guerres par des propriétaires, qui ne sont jamais venu vivre sur place, tombait en ruine...les terres, peu entretenues par des métayers de fortune, tombées en friche sur le flanc de la colline...

 

lisson-1989.jpg

 

En 1989, la bâtisse a retrouvé depuis dix ans un toit, fait main à l'aide d'un treuil archaïque et de tonnes de lauzes, et son visage, création de Claude, bâtisseur, en souvenir des maison du Larzac, qui surplombait son village natal. Les grands travaux de défrichage pour la création du petit vignoble de Lisson, lieu de vie et de travail de nouveau, commencent... "pour nettoyer le terrain", des pommes de terres et des fèves derrière la maison, là, ou poussent entre temps une partie des vignes pour le Clos des Cèdres...

 

lisson-printemps-1990.jpg

 

Au printemps 1990, en revoie les murets des terrasses, se ré-dessiner jusqu'en haut - et le cirque de l'arène des Cèdres au fond à droite... encore quelques mois de travail dure, à éliminer les racines des arbres coupés et de sortir les gros cailloux laissé par le passage du bulldozer à la main... et la plantation du vignoble, sa renaissance, peut débuter.

 

La cuvée des Échelles de Lisson, dédiée à mon père Max Rutz, fait partie des 3 premiers vins, récolté en 1996 et mis en bouteille après 2 ans en barriques en 1998... la fiche technique, retrouvée dans mes archives, en raconte l'histoire, avec des notes, qui vont revenir bien trop souvent depuis:

 

 

Claude et Iris Rutz-Rudel

vignerons - éleveurs

LISSON 1996

Les Echelles de Lisson

Cuvée Max Rutz

Cépages : 75 % Pinot Noir

25 % : Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Merlot, Cot, Petit Verdot

 

Conduite : Plantation très dense. Taille en gobelet, palissage sur échalas individuel, en « quenouille » pour le Pinot Noir et le Petit Verdot,  taille en royat et conduite sur fil de fer pour les Cabernets et le Cot. Fumure organique, pas de pesticides ou fongicides de synthèse. Travail du sol

 

Vinification : Récolte manuelle en caissette avec trie à la vigne. Légèrement écrasée, 3 jours de macération préfermentaire. Levures indigènes. 18 jours de fermentation jusqu’à 21 °C. Pigeage quotidien. Presse légère (pressoir vertical). 2 ans d’élevage en barrique de deux vins. Mise en bouteille fin juin 1998 sans collage ni filtrage. (13,80% vol.)

 

Terroir : Terrasses étroites en terrains schisteux et calcaires en flanc de colline de Lisson (240 à 300 m), exposition sud-ouest.

 

Pourquoi cet assemblage – et pourquoi ce nom ? Max Rutz, c’est simple, c’est le père d’Iris, qui est mort en Mai 1992. Il a encore pu voir la plantation, monter avec nous sur la colline, contempler ce paysage grandiose à ses pieds et comprendre là-haut, pourquoi nous nous entêtions tant de vouloir planter là et pas ailleurs, où cela aurait été plus facile. Il n’a plus eu le temps de goûter  notre vin, lui, qui avait mangé ses premiers raisins rouges à 19 ans, couché dans les vignes de la pleine de Narbonne. C’était la guerre, mais on ne tirait pas encore là-bas – et c’était sa jeunesse, la mer, le soleil et ces vignes à perte de vue ... Il a toujours compris pourquoi sa fille unique avait choisi de vivre ici et nulle part ailleurs.

Et l’assemblage ? C’est la faute aux sangliers.  Cette année là, ils avaient encore cassé la clôture et dévoré les raisins, aidés par les blaireaux et les merles. Tout heureux que finalement quelqu’un a de nouveau eu la bonne idée de planter ces fruits juteux, qui sont si délicieusement sucrés et étanchent la soif quand le reste de la végétation souffre de la sécheresse estivale. Pour remplir la deuxième barrique, donc pas de monocepage, mais ce mesclun, qui donne un résultat surprenant." (fiche technique, Cuvée Max Rutz, première des " Échelles de Lisson" millésime 1996).

 

Claude Rudel était arraché à notre vie et à ses terres, quand les souches avaient 10 ans et le "monde du vin" commençait à prendre notice de ce que nous faisions - j'étais seule au Sénat à Paris, pour représenter les "Vignerons pour demain" le jour de la Saint Vincent, son anniversaire, en 2003, seule l'année suivante, pour parler des nos "vins sauvages" au Salone del Gusto à Turin, chez Slow Food, mais fière, de pourvoir, avec l'aide d'un ami, continuer ce qui était le rêve d'une vie.

 

J'aurais aimé partager la lecture du Émail, revenue 10 ans après -  comme l'écho de notre premier  message mis en bouteille et parti à la mer...

 

et comme c'est le plus ancien vin de la maison encore dans l'armoire des trésors de ma cave, je vous l'offre aussi pour les Vendredis Du Vin # 36: vin 2000 et avant ... que nous fait sortir notre président du mois Philippe Rapiteau de la Pipette à 4 Vins pour le mois de Mai 2011...

 

 


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Vendredis du Vin # 32: Trop de livres et pas assez de litres...

3 Février 2011, 18:38pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

vendredis du vinQuel sujet pour ce Vendredis du Vin aurait pu être plus proche de mes deux passions: les livres et le vin, que celui, que nous avait posé Hub Jaming du blog l'Oenothèque: des Litres et des Lettres

 

La 32ème édition des VDV sera littéraire ou ne sera pas.

 

C'est le mot d'ordre, qu'il avait lancé aux blogueurs vin et ils sont nombreux, à avoir répondu à cet appel.

 

Je les ai tous lu, ces contributions poétiques, originelles, touchantes, et Hub attend patiemment , que je rende ma copie, pour publier son compte-rendu.... De retour de 3 jours à Montpellier, pleins de rencontres, images et goûts nouveaux au Salon Millésime Bio 2011, c'était claire: j'allais m'y mettre... mais une semaine plus tard, c'est évident: je dois déclarer forfait: il y aura pas de billet sur les litres et les lettres de ma part, digne d'un Vendredis du Vin et de ses auteurs et lecteurs!

 

Iris lectüre

 

Je me suis noyée, perdue - pas dans le vin, que je n'ai pas appelé à ma rescousse, parce que l'expérience m'a montré, que mon inspiration ne s'améliore pas sous ses effets, qu'au contraire, il me coupe l'envie de parler ou écrire - reste une affaire entre moi et les émotions, qu'il fait naître en moi, s'il est vraiment à mon goût, s'il me touche, comme peut me toucher une musique - dans mon fort intérieur, en me rapprochant de son créateur, mais en m'isolant du reste du monde - je ne serais donc jamais un vrai poète...

 

collage biblio

 

Non, je me suis perdu dans les livres, comme déjà si souvent dans ma vie, dans les miens sur le vin - si nombreux partout dans la maison, dans mes souvenir de ces lieux magiques, que sont pour moi les librairies et bibliothèques depuis ma plus petite enfance..où que je sois...à Paris

 

shakespeare + Compagnyimage volée sor le blog d'une de mes amies Norvégiennes: une de mes madéleines de Proust...

 

ou en province, comme ici à Bordeaux, à la librairie Mollat:

 

livres vin mollat

 

ou en visite dans ma ville natale, chez mes amis libraire de la Altstadt Buchhandlung à Düsseldorf, qui ont aussi un très confidentiel rayon vin dans leur caverne d'Ali Baba et qui étaient mes premiers clients "professionnels" pour les premiers vins de Lisson, avant de devenir des amis, parce qu'il m'était plus facile, d'accoster un libraire avec mes premières bouteilles, que cette gente pour moi encore si étrangère des cavistes...

 

altstadt buchhandlung

 

Donc toutes mes excuses à Hub, de ne pas vous écrire une belle note de dégustation lyrique pour ce Vendredi - mais encore un grand merci, de m'avoir inspiré de reprendre  dans mes mains tant de livres, empoussiérés sur mes étagères, de pouvoir retrouver des vieux amis, même découvrir des perdue et des égarés,  deux pas encore lus... peut-être que vous allez les retrouver ici un jour, quand j'aurais "décanté" ce trop plein, qui me remplit la tête à presque me saouler....

 

 

 


 

 

 


 


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Feux d'artifice à la cave: Bonne Année 2011 !

31 Décembre 2010, 14:12pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Pout tous les amis de Lisson, de nos vignes et de nos vins - ceux, qui sont déjà passé et ceux, qui projètent encore une visite pour l'année prochaine, ceux qui trinquent déjà avec nos vins et ceux, qui veulent encore les découvrir: 

 

 

bonne année 2011


nous vous souhaitons une bonne et heureuse Année 2011, plein de bonheur, de bons vins, de belles rencontres...

 


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Allemagne, un conte d'hiver en neige, musique, amitié et vin

27 Décembre 2010, 11:55am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Les vins de cette récolte 2010 une fois bien au frais à la cave, pour qu'elle se décantent tranquillement dans leur barrique pendant l'hiver - le deuxième, le petit tardif du Clos des Cèdres même encore dans sa cuve, bien émitouflée, pour qu'il rattrape un peu son frère premier né, plus  fort en couleur et structure tannique pour l'instant, il était temps de faire le voyage d'hiver, pour aller voire ma maman à Düsseldorf, en Allemagne, comme chaque année.

 

Et si la dernière visite de Juin/Juillet était sous le signe de la chaleur,  avec les thermomètres en hausse pendant 3 semaines, des températures rarement vues en Rhénani, qui donnaient un flair nouveaux au rues et parcs et permettaient aux Allemands, de revivre leur fameux conte d'été du Mondial en 2006, ce coup-ci en regardant partout les retransmissions de l'Afrique du Sud sur grands écrans en plein air....et je me réfugiais dans l'art et les musées, pour échapper à cette frénésie un peu surprenante de mes compatriotes ...il y a 4 semaines, fin Novembre, j'allais vivre toute une autre ambiance.

 

 

Winter - hiver Düsseldorf 2010 p

 

la neige, précoce cette année, qui allait encore transformer le paysage pendant presque tout mon séjour...

 

Medienhafen p

 

des balades sous le soleil hivernal et un vent glacial dans le nouveau quartier du Medienhafen, le vieux port fluvial de Düsseldorf, avec son architecture contemporaine...

 

Weihnachtsmarkt - marché de Noel p

 

bien sure, les inévitables marchés de Noël, partout dans les rues et places de la ville, pris d'assaut par des cars d'Hollandais en quête de folklore Allemande...made in Chine souvent....

 

Concert de Noel - Weihnachtskonzert - Essen p

un somptueux concert de Noel dans la Philharmonie de Essen - deux concertos pour violon de Johann Sebastian Bach et après la pause (et avant la grande bouffe au buffet) la neuvième Symphonie de Beethoven - grand orchestre, de la Philharmonie jeune chef Lituanien (Ainars Rubikis), des chanteur solistes et un choeur de 100 chanteurs du Musikverein Düsseldorf - j'étais venue pour Bach, cher à mon coeur - j'attendais un peu blasée le Beethoven, que j'ai toujours préférés dans les quatuors pour cordes tardives, comme les Rasumowski... et j'étais emportée par cette deuxième partie, la folie du grand mouvement de la fin, presque un French Cancan...une vraie Hymne à la Joie ce soir - seid umschlungen,  Millionen....et après les standing ovations méritées, j'avais même le plaisir tout personnel, de rattraper en coulisses une des chanteuses du choeur, dans laquelle j'avais découvert une ancienne copine de classe, pas vu depuis 45 ans...

 

Essen unter Freunden - repas chaleureux entre amis p

 

Rajoutez des repas chaleureux entre amis, mes hôtes, des retrouvailles avec des anciens visiteurs de Lisson,des amis de mes amis, des repas au restaurant...

 

weine Düsseldorf p

et des vins, de tous les pays et toutes les couleurs, toujours un plaisir, de découvrir les vins Allemands, mais aussi la large palette des vins étrangers, qu'on trouve dans tous les magasins et sur toutes les tables - quelle plaisir, d'être dans un pays, qui n'est pas chauvin dans ses goûts...

 

et bien sure, le temps passé avec ma maman, qui allait beaucoup mieux que en été, même si sa démence n'est plus réversible...un apprentissage d'une nouvelle relation sur les dernières étapes, qui en fait partie de la vie...et relativise beaucoup ma vue sur les choses, qui nous tracassent d'ordinaire....

 


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Calendrier de l'AVin # 14: une chaussette à l'Italienne envoyée de l'Allemagne

14 Décembre 2010, 00:00am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Belle initiative des amoureux du vin en manque d'action commune des Vendredis du Vin ce moi-ci, qui en ont marre, de trouver que des chocolats derrière les petite portes de leur calendrier de l'Avent. Action coordonnée de main de maîtresse par Eva Robineau, déguisé pour l'occasion comme il se doit en fille du père Noël - elle collectionne nos chaussettes isolées (le grand énigme toujours pas élucidé: pourquoi il en manque toujours la deuxième après le lavage...), pour les publier sur son blog Oenos chaque jour, où ils vont former le premier calendrier à contenu liquide pour  attendre le le 24, justement nommé pour l'occasion le

 

Calendrier de l'AVin

 

J'ai eu la tâche de vous remplir la chaussette du 14ièm jour, vu les jolies vins déjà dévoilés les précédents jours, pas facile à trouver. Mais heureusement  je suis encore en Allemagne, où on trouve pleins de vins de tous les pays du monde - et pas seulement le sempiternelle vin chaud des marché de Noël, qui pullule des gosiers des visiteurs et surtout des touristes, qui croient que c'est un must, pour se plier au coutumes du pays...

 

J'ai eu aussi l'embarras du choix pour la chaussette, certains, comme celles, que j'ai rempli pour ma Maman, un peu trop petites

 

calendrier chaussettes

 

d'autres carrément prévu pour les magnums, qu'il vaut mieux réserver pour les fêtes autour d'une table avec plein de convives...

 

chaussette blanche

 

 

J'ai donc choisit finalement plus modeste, moins chaud aussi,parce que c'est le contenu, qui s'applique déjà à réchauffer le buveur:

 

chaussette rouge

 

 

Mais maintenant trêve de vous faire patienter, passons au contenu: je vous offre un vin Italien, trouvé à tables chez des copains l'autre soir - un Primitivo au nom de la Selezione del Re millésime 2007 de Hazienda Agricole Torrevento (un gros machin de 100ha, si j'ai bien compris) du temps en temps en vente sur Internet avec l'offre alléchante de 12 pour le prix de 6 (dans les 68 €).

 

primitivo et verre

 

J'ai d'abord aimé l'étiquette, bien adapté à un calendrier de Avent avec ces dorures et étoiles sur fond bleu profond, lui préfèrent un Brunello de Montepulcino 2001 pour accompagner le canard, mais avec le fromage bien fait, ce Primitivo, plus connu dans le monde sous son nom de Zinfandel, bien implanté en Californie, plein de sève, d'épices et plus fort en alcool en bouche, que son compatriote, assagi , est un vin très Sudiste, qui aurait aussi pu venir du Roussillon et ne pas des Pouilles,dans le Sud de l'Italie,  il m'a finalement plu, même si j'aurais aimé savoir plus de détails sur son origine, les vignes, les rendements, la vinification... toutes les informations, qui m'aident  d'habitude à mieux comprendre un vin et qui peuvent m'inciter, d'y revenir, malgré certains défauts, ressentis lors d'une première rencontre....

 

Donc bonne continuation pour vos dégustations de AVin, et dans cette semaine, qui précède le 4ième Avent, je vous offre une petite lumière chaude, pour vous accompagner.

 

ein wärmendes Licht

 


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le mardi de l'amour: BourgogneLove - vive BourgogneLive!

30 Novembre 2010, 12:00pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Après les Vendredis du Vin, ré-démarrés avec brio cette année avec l'aide des président(e)s successives, qui ont fait plancher les blogueurs passionnés du vin sur des sujets de rencontre, qui nous montrent de plus en plus de facettes de notre boisson fermentée préféré, que cela soit par les voyages de l'oenotourisme cher à l'Alsacien Patrick Boetcher, par le vin, bu entre copains sur l'idée de la Bordelaise Anne-Laurence Chardonnier, le vin et le sexe conseillé par les bicéphales David Faria et Stephane Francois et le vin en bruitage de rock'n roll cher à Eva Robineau, ambassadrice de la Loire, il est temps de regarder vers la Bourgogne, qui faisait longtemps défaut sur le Web....

 

Arrivent un jour deux amoureux de la communication, du networking, du verbe et de l'image, pour remédier à cette lacune:

 

BLteam

 

 

Francois Desperriers pour les paroles et Aurélien Ibanez pour les images

 

Parcourent depuis presque un an inépuisables et bénévole la Bourgogne et nous la livrent en "live" sur leur blog commun

 

BL Logo

 

Des vrais ambassadeurs de cette belle région, il nous livrent de ses nouvelles presque quotidiennement - des évènements prestigieux, comme la vente aux enchères des Hospices de Beaune, des festivals autour du vin, mais aussi des visites de vignoble - et, comme François est un vrai networker (vinocamps) et écumeur du Web, aussi plein de trucs et astuces trouvés autour du vin - des liens vers d'autres blogueurs, beaucoup d'humour - et toujours une recherche sérieuse, pour appuyer le scoop et faire "buzz" - tout en restant humble et subtil;-)...

 

Cela leur a valu la première place dans le tout nouveau classement wikio des blogs vin - place bien méritée par leur engagement pour le vin et la communication autour au delà de leur région de prédilection, qui est la Bourgogne. Et bien sure, que BL était aussi déjà à la tête d'un Vendredis du Vin, avec les fameuses "quilles"...

 

On leur suit sur facebook et twitter, les photos d'Aurélien sont visibles aussi sur sa page web et son blog - bref: le monde des blogs vin en langue Française sera bien plus pauvre et moins imagé sans eux - pour ce mardi de l'amour - sur une idée d'Eva Robineau, chantons en choeur sur le coup de midi:

 

 BourgogneLove! longue vie à BourgogneLive!

 


 

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Vendredis du Vin # 31: wine and rock'n roll - no go!

26 Novembre 2010, 08:06am

Publié par Iris Rutz-Rudel

vdv-logoLe thème de ce Vendredis du Vin 31 décrété par notre présidente du mois de Novembre, la pétillante Eva Robineau du blog oenos, est de ceux, qui déchaînent les foules. La blogosphère retentit des tubes rock depuis qu'elle à annoncé, qu'elle veut  "un vin de rebelle, un vin d’écorché vif, de quelqu’un qui fait son vin avec ses tripes, qui dit merde aux AOC et qui s’en fout pas mal de rentrer dans le moule! Un vin rebelle, un vin de rebelle aussi, un vin qui envoie bouler tous les autres, qui fait ce qu’il veut quand il veut, et tant pis si ça plaît pas!"

 

J'acclame  les deux mains (et deux pieds souvent mal lavés) ce postulat - mais je ne vais pas vous parler de mes vins pour autant, d'autres l'ont déjà fait sur la toile (et ailleurs aussi). Non, j'ai bien essayé, de me décider, quel morceau de Rock, qui a déjà bercé mes oreilles à l'enfance, vue que mes parents, comme toute leur génération privée de joie et de musique de "sauvages", écoutaient bien sur du Bill Haley et du Elvis, qui étaient les premiers ambassadeurs de ce courant à la radio Allemande. Mon premier disque, un cadeaux pour mes 12 ans, était "a hard days night", qui venait de sortir  d'un groupe émergent à coupe de cheveux, qui allait faire école... suivie de tout ce qui arrivait après, Janis Joplin, les riffs de Jimi Hendrix , même s'ils ne se sont probablement pas shootés au vin....

 

Pourait suivre une liste interminable de morceaux "préférés".... mais s'il s'agit pour moi, de les accorder avec du vin, je cale... point de rock pour accompagner le vin pour moi...point de bruit, d'émotions venues d'autre chose que ce qui se trouve dans mon verre, si je veux vraiment découvrir, savourer - et, si le contenu de mon verre me touche - rentrer en communication avec le vin et par son intermédiaire - avec le lieu et les hommes (ou femmes), qui l'ont aidé à naître... vieux jeu... démodée...pas in...pensez ce que vous voulez...je m'en fous! 

 

 

 

 

Pour moi, le vin, qui m'apaise face à la médiocrité ordinaire de tous les jours, m'emporte et me rend heureuse et me procure de la joie, le vin qui reflète l'esprit de son créateur rebelle, se passe de décibels - allez donc voire ailleurs, il y aura pleins de contributions sur la blogosphère aujourd'hui, qui vont vous proposer de quoi écouter en buvant,  regardez sur facebook sur twitter, lisez la compte rendu, que la présidente va nous faire, mais ne cherchez pas sur le blog de la baladeuse de la colline de Lisson- vous risquez de tomber sur une autre forme de rock, si vous la surprendrez le nez dans un verre et un sourire au lèvres...


et bon, pour les amateurs, qui veulent des émotions aussi fortes dans un autre genre: ma Callas du Rock, et là, je n'ose même pas imaginer  l'effet que cela doit faire, si en plus on a bu avant de l'écouter...

 


 

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Fête des Marrons et du Vin Olargues 2010

14 Novembre 2010, 17:13pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Chaque année, début Novembre, Olargues fête ses marrons - et pleins d'autres bons produits de la région : vin, fromage de chèvre, charcutérie, pain, crême de marrons et confitures, noix, ail, olives, navets et les derniers fruit de saison se donnent rendez-vous sous les platanes de l'avenue de la gare, parfois chassés par l'orage et le vent, mais souvent, comme cette année, benis du dernier soleil de l'automne et sous un ciel bleu.

 

peler le marron

Diaporama de la fête des marrons d'Olargues 2010

 

 

d'autres articles sur les marrons sur ce blog: 

 

Le temps des marrons


Économies pas toujours domestique, marrons chauds et vin nouveau


au bout d'une autre piste - un peu de chaleur nostalgique

 

Fête des Marrons et du Vin Nouveau 2007


escapade slow-foodienne

 

 

 

 

 

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Impressions automnales - petit intermède de Lisson

13 Novembre 2010, 14:36pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Pour vous faire patienter, avant de vous parler de la fin des vendanges, vous donner des nouvelles de nos cuves (tout va bien:-)) et de tirer d'autres plans sur la comète du Web, quelques impressions de ce matin, prise sur le chemin vers ma boite à lettre - comme quoi 150 m suffisent, pour découvrir tout un monde, il suffit de bien ouvrir les yeux:-)!

 

DSCF8654

 

 

cliquez sur l'image ou ici, pour voir le diaporama

 

et, si vous coulez, une petite musique de circonstance, qui va avec:

 

 

 

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Vendredis du Vin # 30: Le vin, a-t-il un sexe?... revisité

29 Octobre 2010, 08:31am

Publié par Iris Rutz-Rudel

vdv-logoC'est Vendredi et c'est la trentième édition des Vendredis du Vin, chers à la blogosphère vinesque - aujourd'hui tout débridé, excité en émoi par le thème décrété par le président du mois, le bicéphlae buveur, qui essaye de tester, jusque où les sbires de la Loi Evin vont encore tolérer la communication sur le vin sur Internet.

 

Écartant des sujets, qui auraient bien cadrés avec les soirée automnales de veillé au coin du feux, en grillant une poelé de châtaignes, comme

 

"Les vins et ma grand-mère"

 

ces deux énergumènes ont voulu faire dans le médiatique sure, les mots clefs, qui donnent des cliques, l'effervescence, qui n'a pas (toujours) besoin de Champagne:

 

Le Vin et le sexe

 

et ils nous expliquent:  "on veut du vin sulfureux, graveleux, un peu (beaucoup) cochon et sans complexe!!!...le vin, "votre" vin peut exprimer l'attraction des corps, la montée des sens, ou l'orgasme brut et sans contrainte."...

 

Pendant que sur facebook, les passionnés du vin de tout bord, hommes/femmes mélangés, se déchaînent déjà depuis tôt ce matin (trop tôt même, à l'avis de certains), votre vigneronne, qui s'est déjà prêtée au jeu des 7  voiles levés, sans être nue à la fin sur ce blog, a réfléchit, quelle pourrait être sa contribution à ce thème,  tout en gardant sa conduite humble et sereine - et sans scandaliser ses voisins, grands-mères et phîltres de logiciels contre les pages mal famées, qui pourront détourner nos mineurs et blesser les âmes sensibles.

 

Et comme elle a un passé fort individualiste et aime les préambules, qui prennent les thèmes à rebrousse poile, elle ose braver les consignes du président et recentre le sujet sur une question, qui l'occupe souvent, victime qu'elle est elle-même des éternels dossier spéciales "Vin et femmes", "femme vigneronnes" chers aux média, journalistes  et autres marketeurs du vin.

 

Que ceux, qui arrivent sur son blog par les machines de recherche en tappant "geile schöne Winzerin" (vigneronne lubrique et belle)

 

http://img.over-blog.com/262x317/0/18/12/83/ein-Fass-aufmachen.jpg

 

lui pardonnent, ce n'était qu'un poster, offert par une amie Norvégienne, pour orner la cave, qui les a détourné sur des pages, dédiées sagement à la vigne et au vin et où le sexe n'apparait que sous une forme très nature...

 

devant ma fénêtre

 

où les ébats ne finissent pas toujours bien pour la gente masculine...

 

dans le mâle tout est bon p

Mon sujet détourné pour ce Vendredi ne va donc pas vous livrer  des images plus publiz que pulitzer , mais sera  la question, qui me concerne et qui m'est posée à répetition- depuis des années :

 

Le vin, a-t-il un sexe?

 

 

Nathalie Merceron  de Saveur Passion me proposait de répondre à ce questionnaire, qui circulait il y a quelques années  dans les blogs culinaires sur le vin.

Comme une fois n’est pas coutume et comme la question m’hérissait assez
les poils (pas épilés;-), pour que cela 
me trotte dans la tête, j’avais décidé de m’y coller :


Selon vous, le vin est-il féminin ou masculin (et vous...) ?

Selon moi (vigneronne, donc femme en apparence), le vin est le résultat de tout un tas de paramètres, ne citons que cépage, sol, exposition, conduite, climat et mode de culture, qui influencent  maturité et concentration du raisin.

Facteurs dépendants du choix de l’homme (qui peut être une femme) aussi bien que dépendants des aléas de la nature (comme le temps qu’il fait). S’ensuivent les décisions au moment de la vinification et de l’élevage du vin, plus au moins interventionnistes, selon la philosophie du vigneron / de la vigneronne.

Sur ce fond, je pense, que le vin qu’on fait dépend du goût qu’on a – même si aujourd’hui, la solution à la crise du vin semble résider dans le choix de faire des vins, qui donnent le moins de fil à retordre à un consommateur lambda.

 Une citation comme :

« L'homme et la femme n'ont pas la même subtilité d'appréciation, et chacun ne ressent pas les mêmes plaisirs à déguster un vin. La femme aime les vins flatteurs, subtils, aromatiques qui explosent au nez, avec des tanins fondus veloutés, en bouche qui lui caressent les papilles, tandis que l'homme aime la puissance au palais, de la matière en bouche, l'expression des tanins nobles et du boisé, qui les lui percutent. »


Isabell Forêt de www.femivin.com  dans :Les femmes ont une perception différente du vin que les hommes

me laisse songeuse (sans parler du fait que j’ai mis du temps, avant de comprendre, qu’est-ce qu’ils percutaient).

Cela mène à des articles comme celui, qu’avait trouvé La Pipette  un jour de pluie en feuilletant ELLE .

Quand on énumère des femmes dans le vin, il ne s’agit pas forcement de femmes, qui participent à toute la chaîne de l’élaboration du vin, de la terre au verre. Surtout dans les grandes structures, il y a peut-être des femmes œnologues, sommelières, mais la plupart des femmes travaillent dans la communication et la commercialisation, elles représentent un produit fait par des hommes – parfois pour « le goût féminin », donc pour les structures, où les femmes achètent le vin pour la maison : les supermarchés.

J’étais contente, dans le premier reportage, qui était fait sur Lisson, et qui était publié dans le numéro 24 de Terre de vins consacré aux femmes, d’être à côté de  vigneronnes comme Marlène Soria et de Hildegard Horath de la Grange des 4 Sous. « Sous le charme des aventurières » était le sous-titre du numéro et ayant goûte leurs vins, je ne pense pas, qu’on peut les réduire aux  caricaturales saveurs « féminines ».

Comme écrivait Sylvie Augereau à l’époque :

« Lasses des rondeurs faciles et dorées elle vont chercher les « tripes » du raisin, laissent macérer longtemps, pigegent fréquemment. … Chez l’une comme chez l’autre, de longs élevages sous bois prolongent encore les vins. Chez toutes deux, on peut imaginer attendre les bouteilles longtemps, presque par respect de toutes ces années passées à réinventer un patrimoine oublié. » (TdV, p. 90)


Bref :  point de vin féminin à Lisson, mais un vin qui reflète le plus vrai possible son terroir et son cépage – et ces terres caillouteux, accroché en flanc de colline sont rudes sous le soleil.

 

La question était d'ailleurs aussi reprise dans l'excellent livre de l'historienne des aliment et blogueuse Ségolène Lefevre dans son remarquable livre sur  "Les femmes et l'Amour du Vin", que nous a présenté tonton Olif à sa sortie et qui contient une interview avec la dame de Lisson sur le sujet, mais aussi avec d'autres femmes du vin, bien plus célèbres:-).


Êtes-vous plutôt vin rouge, blanc ou rosé ?

J’ai une préférence pour les vins rouges – plus facile à trouver dans la région aussi. En blanc, j’aimais pendant longtemps que  les vins aux arômes minéraux, comme les Riesling de la Moselle. Mais depuis que j’ai découvert  les grand blanc d’Alsace, comme les font Bruno Schueller ou Jean-Pierre Frick, le Bu N'Daw et les autres blancs de Hildegard Horath, les blanc de Pierre Overnoy de Pupillin, les blancs des « spécialités » (petite arvine, amingne ) du Valais en Suisse, où en plus doux, les vin de Loire, de Château Suronde, de Patrick Baudoin ou les liquoreux de Cru Barrejat en Sauterne de Mireille Daret, j’aime aussi les blancs:-).

Rosé n’est pas vraiment ma tasse de thé, mais j’ai un grand souvenir d’un Tavel des Pères Blancs ( ?)  et j’adore le rosé du Domaine Bourdic  servi bien frais l’été.


Êtes-vous plutôt Champagne blanc ou rosé ?

Je ne me souviens pas, d’avoir bu du Champagne rosé dans ma vie (sauf en visite dans le maison de retraite, où réside ma mère en Allemagne), mais j’aime beaucoup les Champagnes de Francis Boulard et les Champagnes bios d’André et Jacques Beaufort.


Quelle est votre "première fois" ?

Je ne me souviens plus exactement, peut-être, par ce que jusqu’à mes trente ans, je n'ai bu que de l’eau (un problème d’alcool dans la famille peut rendre très abstinent...), mais j’ai raconté mes premiers souvenirs dans un autre post sur ce blog. La première fois dans ce domaine n’est pas toujours inoubliable !


Votre meilleur souvenir "émotionnel" avec un vin ?

Un repas entre vignerons dans une taverne en banlieue après une journée au Salone del Gusto à Turin, il y a cinq ans. Mike Tommasi nous avait amené là et nous avions demandé l’autorisation, de sortir nos vins à table – et après un repas très amical et convivial accompagné de pleins de bons vins, j’avais la chance de goûter un petit verre de l’Essence (Le sens) du Chenin de Patrick Baudouin, qui m’a tellement transporté de bonheur, que j’étais obligé d’aller me recueillir dehors sous les étoiles, pour communiquer ce plaisir intense avec celui, avec lequel j’ai partagé tant de souvenir émotionnels autour du vin avant qu’il ne disparaisse. ..

Votre meilleure association mets/vin ?

Un vieux vin (1978) de Château Coujan à base de Cabernet et Merlot, bu il y a 12 ans à Noël sur un foie gras poêlé.

Mon Bel Hazard 2000, vin elévé sous voile, sur un morceau de vieux Cheddar trouvé chez Slow Food.


Un vieux Carignan de « derrière les fagots » de chez Thierry Navarre, qui datait du temps de son grand père et qui était une merveille en accompagnement d’un gigot de mouton aillé

La « buvette » que nous vendait notre ami Serge Boissezon en cubi: en vérité son meilleur Syrah-Grenache, qu’il mettait aussi en barrique et en bouteille et qui, contrairement à  la plupart des rouges,  « résistait » à merveille aux fromages, au contraire, qui les mettait tellement en valeur, qu’il fallait enchaîner souvent « la petite goutte » pour finir le fromage avec « le petit morceau » pour finir le verre….


Votre prochaine dégustation (prévue ou fantasmée) ?

Pas prévue et pas fantasmé, par ce que déjà passée fin 2005, la dégustation des 6 cuvées rouge 2002 du Domaine Romanée Conti en présence d’Aubert de Vilaine.

Et comme cela m’est  arrivé sur un forum de discussion sur le vin (pour ne pas nommer LPV), que quelqu’un compare mon Merlot  2000 « Les Moulenty » au Petrus, mon fantasme sera bien sûr de faire une verticale de ce vin un jour.

Un voyage en Piemont, pour déguster les meilleurs Barolo reste aussi encore un fantasme.

Rendre visite à tous les vignerons bloguers que j'aime lire, partout dans le monde....


Qui choisit le vin dans votre foyer et qui "gère" la cave ?

Vous l’auriez deviné : c’est moi

Combien de vin avez-vous en cave ?

Sans compter mes propres vins de Lisson (j’essaye de garder quelques bouteilles « témoin » de chaque cuvée et chaque millésime depuis 1996, cela commence à prendre de la place), donc dans ce que j’appelle ma « cave privée », il doit y avoir dans les 500 bouteilles actuellement. Majoritairement en rouge (je suis seule à les boire, Klaus ne boit en dehors des vins natures de Lisson que des blancs et rosés), surtout Languedoc, un peu d’Alsace et Loire , quelques Bourgognes, que m'ont offert mes amis/clients– donc largement encore à développer !

Question subsidiaire :
Comment initieriez-vous un "jeune" au vin ?

Par du bon, peut-être avec un Bella Para du domaine de Beau Thorey (en biodynamie)  ou un beau Beauolais de chez Bruno et Isabelle Perraud – avec une ballade dans une vigne, une journée de vendanges. Je crois beaucoup dans le

« learning by doing » !


Et apprendre, d’où vient un produit, quel contexte  l’a vu naître, quel homme/femme l’a accompagné sur son chemin, est la meilleur méthode pour comprendre et apprécier et devenir sensible au goût authentique de ce produit.

 

Donc encore toutes mes excuses: au président(s) de ce Vendredi, d'avoir dévié et donc loupé le sujet du jour et aux lecteurs, qui seront restés sur leur faim et auront tenu jusqu'au bout de cet article, en éspérant, qu'il y trouveront encore des ébâts et ne pas que ce discours "stérile"  - qu'on me pardonne:-)!

 


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