Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

quelques détails climatiques

19 Octobre 2005, 00:00am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Après les impressions plutôt éclectiques d’hier, j’ai pensé qu’il faudrait un petit exposé qui met cet épisode dans le contexte plus général de nos conditions climatiques.


Du point de vue géographique, Olargues a une situation particulière dans l'Hérault. A seulement 60 km de la mer, séparé de la plaine alluvionnaire du Languedoc un par un relief de collines boisées de garrigues, où sont situées les appellations de Saint Chinian et Faugère, la vallée du Jaur  (150m) se trouve à la face sud des Cévennes et des massifs du parc naturel du Haut Languedoc aux altitudes voisines de 900m.
Ces changements rapides de relief expliquent  notre climat et nos conditions météorologiques. 


Si Roquebrun ou Saint Chinian, 20 km au sud, profitent encore pleinement du climat méditerranéen, nos zones montagneuses en sont en partie exclues, 20 km plus à l’ouest, à Saint Pons, l'on note une influence océanique marquée, alors que plus au nord on observe plutôt une influence continentale.

Les particularités du relief se traduisent par une augmentation régulière de la quantité de pluie qui tombe annuellement à mesure que l'on s'éloigne de la mer (de 600 mm à plus de 1400 mm sur le plateau.). Le nombre de jours pluvieux ne varie pas dans les mêmes proportions, les pluies sont seulement plus intenses dans l'arrière-pays.

La répartition annuelle fait apparaître un été très sec suivi d'un automne aux pluies abondantes. J’ai regardé le temps des mois d’octobre depuis 2002, qui ont bien confirmés cela – l’excès d’eau tombée ces derniers jours est donc tout à fait « normal ». Par contre la neige est rare sauf en altitude à partir de 600m et nos vignes s’arrêtent à 330m.

Le soleil nous fait rarement défaut – c’est peut être pour cela, qu’une suite de journées couvertes déclenche tout de suite du mécontentement – attitude, qu’on ne peut pas avoir sous un climat à dominante de grisaille, comme dans les pays du Nord,  je le sais de bonne mémoire – ou cela finit par l’émigration !

Le climat méditerranéen est caractérisé par la douceur de ses saisons. Sauf l’été, où la canicule et la sécheresse peuvent faire regretter parfois la douce grisaille citée plus haut, mais…

Situé dans un axe ouest-est, la vallée du Jaur, comme la haute vallée de l’Orb, sont relativement protégées des vents forts d'ouest et de nord (Mistral).

C’est la Tramontane, qui souffle souvent de manière plus intense, 3, 6 ou 9 jours d’affilés. C'est un vent sec de nord-ouest très fréquent en hiver et au printemps, mais que l'on peut observer en toute saison – cette année particulièrement au mois d’août -  cela réduit le risque de maladies pour la vigne, mais cela peut aussi induire des arrêts de croissance sur les ceps, si les réserves en eau dans le sol ne sont pas suffisantes.


Le Marin (sud-est) et le Grec (est), plus rares, sont des vents souvent très violents associés à des passages perturbés en Méditerranée. Ils sont accompagnés d'un temps couvert et de pluies importantes, comme nous ont eu encore la preuve ses derniers 8 jours.

Je vais vous faire plus tard un exposé sur le micro-climat de Lisson – mais pour vous récompenser d’avoir lu jusque là, je vous joins encore le lien sur le petit filme, que Klaus a tourné hier, en waders et avec un encombrant parapluie, pour protéger la caméra, pendant que moi, je me contentais des quelques photos vite faites.

Nous avons mis une  musique avec « Lisson in the rain  2005» - par ce que malgré l’inquiétude, que suscitent toujours ces excès météorologiques, nous sommes quand même contents qu’il a pluie – après vendanges ! – pour refaire les réserves de nos sols et de notre source.

Vous pouvez regarder les petits films (il y en a trois en tout entre temps) avec un programme courrant comme Media Player ou DIV X, si vous voulez.

 

Voir les commentaires

singing in the rain

18 Octobre 2005, 00:00am

Publié par Iris Rutz-Rudel

dommage, que nous n'avons pas de bande son pour cette petite balade autour de Lisson aujourd'hui.

Ruisseau, torrents et cascades, bien nourris de plusieurs jours de pluie du sud (le marin) se reunissent et  surpassent dans un vacarme de diable autour de la maison - et la pluie tambourine encore sur les toits.

J'ai profité d'un contrôle des alentours pour vous faire un petit reportage photo. Après tout ce ciel bleu des vendanges cela peut rendre les gens du nord moins jaloux, donc mettez vos bottes et suivez moi:

Le chemin d'accès: on ne passe déjà plus à pied - le courent du ruisseau est trop fort - un jour de plus, et même en voiture, cela devient risqué...




Devant la maison, les torrent du ruisseau et du ravin, qui descendent du Clos des Cèdres, se réunissent et donnent les magnifiques cascades de "la petite Suisse".






La petite Suisse

Nous entretenons les coupes flotte autour de la maison et surveillons l'entrée de la grande buse, qui doit canaliser le ravin - il ne faut pas que cela se bouche avec des grosses racines de plus haut ou des branches, sinon, tout l'eau arrive devant la porte et il faut évacuer hommes et bêtes à la cave -  en compagnie des barriques et des bouteilles. Mais pour l'instant, tout va bien, il y a encore une marge.

Donc temps, pour un petit tour derrière la maison, où notre centrale photovoltaique n'est pas très efficace aujourd'hui:

No Watt Today!


Heureusement pour des périodes comme ceci, nous avons notre aide - fossile, soit - mais précieux pour des jours sans soleil:


Lissons little helper...


Le Mourvèdre, qui prend ses teintes automnales, colore la pente derrière la maison.


 


Pas de problème pour le traverser: la couverture du sol par nos herbes naturelles fait ses preuves, pas de gadou sous les pieds, pas un brin d'érosion, pas de danger pour la maison de ce côté là!

Je vais jeter un coup d'oeil sur la grande cascade du ravin de Fenouillède, que j'ai déjà entendu cette nuit par la fenêtre de la chambre. Elle est impressionnante, comme elle se jette au moins 12 ou 15 mètres dans le vide à côté de la vigne.


La cascade du ravin

Sur mon retour vers la maison, je découvre ces jolies champignons, qui poussent sur notre stock de bois pour l'hiver - on voit, qu'ils se régalent du temps, eux. (à prononcer avec le X à la fin, comme dans Caroux - comme il se doit dans le Midi)




Quand même un peu mouillée j'arrive de nouveau en bas. une dernière photos au coin de la maison sur les lauzes du petit toit arrondi

 
et en écoutant la fameuse chanson du rois des claquettes, je vous laisse rentrer bien au sec chez vous - avec un bon verre de rouge chaleureux, pour vous réchauffer!

Voir les commentaires

métamorphoses

15 Octobre 2005, 00:00am

Publié par Iris Rutz-Rudel



« Je suis parcelle au festin de l’immensité, je me fonds dans la matière unique, je suis saoul. L’univers est saoul. J’ai le vertige horizontal. L’horizon est une grappe de raisin (…) Je suis saoul. Je suis poète. Je suis Dieu. Ma panse tangue. Mes jambes titubent. Je me roule sous la grande souche. Je chante la terre. Je me nourris de terre. Je me suis fais terre. Je suis chrétien, voyez mes ailes, je suis païen, voyez mon cul. »  
                                                                              
Joseph Delteil

« Vient maintenant l’âge d’une autre expérience : celle de désapprendre, de laisser travailler le remaniement imprévisible que l’oubli impose à la sédimentation des savoirs, des cultures, des croyances que l’on a traversés. Cette expérience a un nom (…): Sapientia : nul pouvoir, un peu de savoir, un peu de sagesse, et le plus de saveur possible. »

Roland Barthes, Leçon inaugurale de la chaire de sémiologie littéraire du Collège de France, 7 janvier 1977

Ils expriment bien les deux étapes  à la charnière desquels nous nous trouvons:
festin des vendanges dans la vigne, saoule de soleil, de terre,  de fruits mûrs – tous sens bouleversés en triturant le raisin à la cave, assistant à la transformation dans les cuves -
et préparation de la traversé de l’hiver, repos des vins dans leurs barriques, au fond de la cave dans l’attente de leur transformation lente, qui révélera le fruit de notre travail.

Et ainsi, je me sens proche des deux, de Delteil, "gentilhomme de paléolithie", comme le nomme Max Chaleil "loin de la civilisation, à l'écoute des sens, mi-poète, mi-vigneron" dans sa gentilhommière écologique près de Montpellier, à la Tuilerie - et de Barthes, un des maîtres à penser de ma vie antérieure...



Deux citations, trouvés grâce à Dominique Lacout  dans son Guide de l’amateur des vins naturels, édité en 2005 chez Jean-Paul Rocher, Paris.


 

Voir les commentaires

guide de l'amateur du vin naturel

15 Octobre 2005, 00:00am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Guide de l’amateur des vins naturels 

Vignerons  cavistes bars à vins restaurants en France

est un livre, que j’ai repris en main inspiré de la rubrique de Patrick Chazallet sur les cavistes recommandés.

 

copie-1-guide-de-l-amateur-des-vins-naturels.jpg

 

Les listes des vignerons (310), cavistes (70) et bistrots, restaurants, bar à vins (130) sont précédées d’un judicieux avant-propos de l’éditeur sur la question « Qu’est-ce que le vin naturel ? », où j’ai trouvé tant de phrases dignes d’être citées, que je renonce devant l’embarras du choix…

 

Suivent la reproduction d’un article de Jules Chauvet de 1960 sur la vinification en rouge et un « Plaidoyer pour les levures indigènes » par Philippe Pacalet.

 

L'auteur est Dominique Lacout, qui a aussi déjà publié un Guide sur le même sujet, également aux éditions Paul RocherGuide de l'amateur des vins naturels - Vignerons et adresses parisiennes. 


Les chapitres sont souvent précédés d’une citation, comme les deux, que je vous ai déjà copiées dans mon petit mot « métamorphoses ».  Et les entrées sur les vignerons, cavistes et restaurants témoignent d’une connaissance approfondie des personnes et des lieux.

 

Vous y trouvez aussi notre petit Domaine de Lisson en page 86 !

 


Voir les commentaires

cela fermente

14 Octobre 2005, 00:00am

Publié par Iris Rutz-Rudel

 

Et si je vous parlais du travail à la cave, qui se continue tranquillement maintenant que tous les raisins sont sous toit.

 

Pinot, Cabernets (je les appelle comme cela, pour faire court, en réalité il s’agit d’un assemblage déjà fait à la cuve de Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Cot (Malbec) et petit Verdot – seul manquant est le Merlot du haut de l’arène, qui est passé dans la gueule des bêtes déjà dans le courant d’août, tellement il était précoce cette année), Mourvèdre et une cuve expérimentale avec un cépage pas encore relevé attendent notre passage quotidien pour les pigeages et la dégustation des jus.

 

Pendant que les levures sont encore au travail, le chapeau de marc remonte en haut de la cuve. Il faut toute la force de Klaus, pour l’enfoncer avec la quiche en bois dans le jus, qui bouillonne sous sa protection. Comme nous ne remontons pas les jus du bas de la cuve par un pompage à l’extérieure, c’est ce pigeage, qui sert à homogénéiser matières liquides et solides dans la cuve. J’adore regarder d’en haut ce processus vivant, qui s’imprègne à tous nos sens, je hume les odeurs, écoute les glougloutements, goûte les nectars, croque les baies gonflées, légèrement alcoolisées, les pépins craquants sous la dent, plonge mon regard dans les différentes couleurs, de plus en plus noir foncées, trouve même des différences tactiles sur les doigts, qui collent encore au début, signalent une texture presque veloutée au passage pour se colorer en profondeur au contact des anthocyanes…  un plaisir sensuel, qui enivre.

 

C’est chaque fois de nouveau fascinant de suivre la transformation de ces bébé-jus pur sucre avec leurs couleurs délicates (voir photo balade dans la vigne) en jus de plus en plus colorés, encore avec des sucres résiduels pour certains, qui n’ont pas achevé la fermentation, finalement revelant les tannins qui demandent d’être assagis pendant le  long élevage, qui va encore suivre dans la pénombre de la cave à barriques.

 

 

de gauche à droite: Pinot, Cabernets, Mourvèdre

 

Voir les commentaires

Escapade slow-foodienne II

12 Octobre 2005, 00:00am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Attention: ce restaurant, démarré avec tant d'engagement et enthousiasme par Hervé Leroy et Xavier Lecas, n'a pas pu survivre dans notre arrière pays - une bonne adresse de moins - lisez donc cet article sur fond de nostalgie - l'adonis rouge ne fleurit plus à Mauroul... Olargues, 2008.

Mais l'espoir renaît parfois des cendres, donc depuis fin 2008, les lieux de l'Adonis rouge étaient repris par d'autres audacieux: L'Estaminet de Mauroul a ouvert ses portes et propose même bientôt un menue "japonais" - à découvrir!

Et pour ceux, qui aimeront bien manger dans une atmosphère chaleureuse - et avec en plus une belle carte de vin, il y a de l'espoir:

l'ocre rouge à Hérépian - une adresse à mettre absolument dans ces tablettes!

La première partie se termina sur cette belle promesse:

"La journée se termine avec un dîner à Mauroul, près d’Olargues, à l’Adonis rougeoù s’est récemment installé Hervé Leroy. Son menu sera composé autour de produits locaux et de saison puisqu’il associera gibier, cèpes, marrons et chocolat."

A suivre demain  - c’était écrit tout naïvement à la fin de la première partie de ce récit  de la sortie
slow-food du 1er octobre. Et – comme souvent – la suite s’est faite attendre. Mais ce n’était pas seulement à cause de mes occupations vigneronnes, mais surtout à cause de ma négligeant, de ne pas avoir noté les noms des plats et tous les ingrédients. J’étais même si indisciplinée et impatiente, qu’on peut encore voir l’empreinte de mes doigts dans le joli dessin des sauces sur les photos….

Heureusement Dominique Villebrun, la femme du président de notre convivium, est plus organisé que moi et nous a fait entre-temps part de ses notes.

Le restaurant  fait allusion dans son nom à une petite fleur rouge et à la légende d'Adonis aimé d'Aphrodite et dévoré par les sangliers. De son sang sortait une fleur rouge, l’adonis rouge sang, aujourd’hui au bord de l’extinction dans des régions entières. L’histoire des sangliers va bien avec notre région, chaque village à sa diane et Mauroul est un village, où on peut encore voir le spectacle du découpage et du nettoyage de ce gibier par les chasseurs après une journée de chasse réussie.

Mais revenons au menue, que nous avait concocté Hervé Leroy ce soir là dans une belle salle.

Le gibier, les cèpes et le chocolat étaient au menu du dîner. Après les amuses gueules, accompagné du vin apéritif très agréable « issu de raisins passérillés » d’un vigneron local, Yannik Porras.

 

  A table, nous avons tout d’abord goûté un croustillant de cèpes, foie gras et chips de pomme de terre accompagné de crème de potimarron et de châtaigne.

 

 

Place ensuite au canard col vert présenté sous deux formes: poitrine rôtie et cuisse farcie avec ses abats et plusieurs garnitures (crumble aux noix, polenta à la châtaigne, blinis, feuille de blette aux petits légumes parfumée au romarin et au serpolet).

 

  En dessert, un champignon dont le chapeau était constitué de mousse de chocolat glacé et le pied de chocolat blanc rempli de riz au lait et poire au sirop.

 

Tout cela accompagné du vin « Terradou » 2001 du même vigneron, un rouge presque noir, fruité à souhait, un vin sans faute très accessible déjà, mais probablement aussi encore bons après quelques années de plus. Excellent rapport qualité/prix pour un vin, qui est affiché à 12€ sur la carte d’un restaurant. Les vins de Lisson – Clos du Curé 1999, Les Echelles de Lisson 1999 et 2002, ainsi que Le Clos des Cèdres 2003, dégustés le longue du repas en parallèle, ne sont pas du tout concurrentiels à ce niveau là.

 

La soirée se passait dans la bonne humeur, des échanges chaleureux autour de la table et un bon feu de cheminé dans la salle allaient de pair.

 

Ma voisine de table, une vieille dame charmante, m’apprenait une anecdote, quelle avait retenu de ses cours en droit commercial : il existait un privilège (dans le temps ?), qui permettait aux vignerons, de mettre des chaussures dans le vin – une forme d’aromatisation de l’époque – avant les copeaux et en rajoutant en plus des arômes de cuir … je n’ai pas eu l’occasion de vérifier, mais cela ma laissé songeuse !

 

Merci à Hervé Leroy et Xavier Lecas, son maître de salle, pour cette agréable soirée. Vous pourrez le retrouver, pendant le Salon ‘Aux origines du Goût’ à l’atelier sur la châtaigne et les vins de la Haute Vallée de l’Orb, que le convivium des Hautes Terrasses de l’Orb organise le lundi 31 octobre prochain à Montpellier.

 

 

Voir les commentaires

à vous de choisir

11 Octobre 2005, 00:00am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Que choisir pour votre prochain dégustation? Vous voulez choisir votre vin selon vos arômes préférés? Voilà une liste, trouvée sur un site allemand de vente de vin par correspondance, qui vous facilite l'embarras du choix!



         

            ... nach Vanille

            ... nach Brombeeren

            ... nach Kirschen

            ... würzige Holznote

            ... Kakao/Schoko

            ... Zimtnoten

            ... nach Himbeeren

            ... Minze/Eukalyptus

            ... schw. Johannisbeere

            ... nach Waldbeeren

            ... nach Pflaumen

            ... nach Erdbeeren

            ... Moos/Waldboden

            ... nach Karamell

            ... Tabak/Rauch

            ... Mokka/Kaffee

            ... Pfeffer/pfeffrig

            ... nach Banane

            ... Gewürze/Nelken

            ... nach Leder

            ... nach Kräutern

            ... Veilchen

            Sonderangebote

            unsere Empfehlung

            Restposten !

            Wein des Monats

            super Preis/Genussverh.

            für jeden Tag

            Party-Weine

            besondere Anlässe

            Weine lieferbar in Holzkiste

 Il y a de tout, vanille, mure, cerise, notes de bois épicées, cannelle, framboise, cassis, fruits des bois, prune, fraise, lichen/sous bois, caramel, tabac, fumé, moka, café, poivre, banane, épices/clous de girofle, cuir, herbes, violette, offres spéciales, offres recommandées, restes, vins du mois, super relation qualité/prix, pour tous les jours, la fête, des occasions spéciales, en caisse bois - qu'est ce qu'on veut de plus, pour être sur de réussir son coup, si on achète sans avoir goûté...

manquent les youk-nam, calissons et autres spécialités chers à certains dégustateurs, mais il suffit peut-être, de leur proposer la rubrique.

l’œuf pourri, serpillière, zan, pétales de rose, muscade, clous de girofle, garrigue, épices sont des qualificatives, que j'ai en liste pour la description de mes vins par des gens, qui les ont bus - hm, cela manque un peu d'imaginations, messieurs les dégustateurs! (jusque là, les dames ne m’ont jamais écrit)

 

 Faudrait peut-être aussi ouvrir une rubrique: on aime ou on déteste pour le site du caviste.

Voir les commentaires

Strandgut

9 Octobre 2005, 00:00am

Publié par Iris Rutz-Rudel




Sera le nom de d’une nouvelle rubrique.  C’est le mot allemand, qui signifie tout ce que la mer amène à la plage et qu’on ramasse au fil de ses promenades matinales. Choses éparses, qu’on porte à la maison sans trop encore savoir quoi en faire. Parfois, c’est une chose, qu’on peut encore utiliser, parfois, cela inspire à un bricolage, une décoration insolite, parfois, vu de près, c’est tout juste bon pour le feu. Et qui ne rêve pas de trouver un jour la bouteille jetée à la mer de l’autre côté de l’océan…

 

Et même si on habite loin de la plage, on peut aller se promener le longue des pages Web, à travers les pages d’un livre, d’un journal, ramener un morceau de  la conversation animée de la veille à la maison. On étale tout cela dans sa tête, et le soir, un verre de vin à côté du clavier, on peut broder autour de sa trouvaille.

 

Certains « épaves » peuvent nous accompagner toute la journée pendant le travail. Penché sur les souches, pendant la récolte ou pendant la prétaille d’hiver, tout juste entrecoupé du refrain »attention, ne pas te couper les doigts ! » Il y a des travaux répétitifs dans le métier du vigneron, comme dans d’autres, qui appellent un thème à ruminer dans la tête, pour ne pas sentir l’ennui et la fatigue. Donc tête baissée, on tire des plans sur la comète, refait le monde, le discours, qu’on aimerait tenir aux amateurs du vin, la réponse juste, qu’on voudrait donner la prochaine fois, que quelqu’un vous demande, qu’est-ce que c’est « le terroir »… et on arrive comme cela plus vite à la fin de la rangé, au bout de la terrasse, au soir.

 

Donc je me souhaite pleins de morceaux de Strandgut, de bon matin, pour m’accompagner pendant ma journée. Des choses dignes de partager avec vous le soir – pas peur,  je tacherais de jeter les autres au feu.

Voir les commentaires

envie de figues fraîches

9 Octobre 2005, 00:00am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Rien de meilleurs, que de se redonner de l’énergie en cueillant une figue bien mûre d’un arbre au bord de la vigne, quand le dos commence à faire mal ou quand l’estomac gronde et rappelle, que le repas de midi était un peu trop succinct pour tenir toute une après-midi de travail.

Comme le raisin, la pomme, la noix et le marron, c’est un des fruits de saison, qui nous entoure ici à Lisson.

 

Il y a les bien juteuses du bord de la terrasse du Mourvèdre ou celles, qui sèchent sur l’arbre, avec une peau fine, du pur sucre, sous la terrasse du Pinot – et la blanche, grasse, découverte au pied de la vigne d’un copain. À retenir pour prélever un greffon pour l’année prochaine !

 

Et comme c’est la saison, je lis avec plaisir l’article de Ségolène sur l’histoire de ce fruit sur le site de Patrick Chazallet, qui le double d’une bien alléchante recette simple, pour servir ce fruit à table.

 

Un regard dans ma bibliothèque, et je retrouve deux livres, qui me sont chers : le premier, pour lire et savourer les histoires et illustrations, suivies d’une belle collection de recettes.

 

Editeur(s) : Alain Barthélemy
Collection : DU GOUT & DE L'USAGE
Date de Parution : 01/09/1992
Présentation : - 180 pages - 620 g - 15 cm x 25 cm
ISBN : 2879230098 - EAN : 9782879230092





Le deuxième, pour tout savoir sur la culture et préparer des futures plantations et greffages :



Ce livre est. édité par les Ecologistes de l'Euzière

C’est formidable, de naviguer entre nature, pages électroniques et pages papier, agri et culture, le goût du fruit dans la bouche !

Voir les commentaires

marrons à table

9 Octobre 2005, 00:00am

Publié par Iris Rutz-Rudel

et voici deux liens, qui vous permettent de saliver en attendant les premiers marrons (d'Olargues ou d'ailleurs) sur leur marché. Il s'agit d'un document PDF publié par le Parc Régional du Haut Languedoc, avec des recettes, concoctées par les restaurateur du coin.

Si cela vous plaît, il y a un deuxième avec autant de recettes et d'images.

Et dans la tradition du pays, on accompagnait la première poellé de châtaignes grillées avec le vin bourru, tout juste sorti de la cuve, encore un peut petillant, pendant la vieillé.

bon appetit!

Voir les commentaires

<< < 10 20 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 > >>
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog