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Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Tous mes Voeux!

24 Décembre 2005, 18:11pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


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Paris et le Vin

22 Décembre 2005, 20:35pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Est-ce que je vous l’avais déjà dit : ces 24 heures à Paris au retour d’un voyage d’éclair en Allemagne étaient mon « cadeau de Noel » !  Un cadeau consommé avant les fêtes.

Donc pour faire durer le plaisir, je distille mes plaisirs rencontrés pendant ce bref séjour au compte goutte – comme cela, je les déguste une deuxième fois et comme on dit chez moi « geteilte Freude ist doppelte Freude » (plaisir partagé est double plaisir), j’espère, que vous allez aussi trouver du plaisir à lire ses messages.


Paris m’accueille sous le vent et la pluie – gris et froid, je décide donc, de ne pas trimballer mes bagages à travers la ville pour aller goûter les vins de Jean Claude Rateau au Lafayette Gourmet, comme il m’avait gentiment invité, mais de me rendre tout de suite en taxi à mon hôtel Place du Panthéon.

Gabatche que je suis, je me réjouies  de regarder Paris passer devant les fenêtres du taxi, la Pyramide du Louvre, la Seine, les ruelles avec leurs boutiques Rive Gauche, et finalement la Place du Panthéon avec le bâtiment célèbre derrière une haie d’arbres de Noel.

Ma chambre n’est pas encore prête, je laisse donc mes bagages et part à la reconnaissance des alentours. La pluie me mouille, mais au détour d’une rue, je me retrouve rue St Jacques, rue animée, pleins de petites boutiques de tout genre – et vite ma curiosité prend le dessus de la fatigue. Je décide, de ne pas manger au restaurant, pour me garder l’estomac et le palet assez vierge pour la dégustation au Grains Nobles le soir. Mais dans la vitrine d’une petite fromagerie, il y a du pain Poilâne – quelques tranches avec un brie de Meaux bien à point me feront mon casse croute.  Quelques pas plus loin, la devanture d’une librairie islamiste m’abrite – et je trouve le cadeau idéal pour le gentil Monsieur, qui est à l’origine de mon aventure Parisien. Un passionné de vin – donc quoi de mieux, que ce beau livre contenant 40 des quatrains d’Omar Khayyâm, illustrés par des belles photos insolites et des calligraphies crées exprès pour ce livre.  Je vais le feuilleter en attendant la dégustation du soir – m’enivrer des belles pensés  sur l’être et le néant – et le vin - et de ces splendides images.



Toujours rue Saint Jacques, en rejoignant mon hôtel, je découvre une boutique de caviste, bien sûr, cela s’appelle « Les Caves du Panthéon », où un tableau noir annonce une dégustation de vin de Bandol dans l’après-midi. C’est décidé, je reviens ici plus tard !

Je prends possession de ma chambre d’hôtel – un bain chaud (nous n’avons pas de salle de bain à Lisson, c’est donc un plaisir rare pour moi), mes tartines de vraie pain avec le fromage, coupé au laguiole, qui m’accompagne partout – un peu de lecture – et me voilà assez régaillardie pour regagner le petit caviste.

Le vigneron du jour est Raynald Delille du Domaine de Terrebrune à Bandol. Il fait déguster trois de ses millésimes : 2001, 1998 et 1995.




Tous les trois sont élaborés à base de 80% de Mourvèdre, le reste est du Grenache et un peu de Cinsault. Les raisins sont égrappés, donc déjà pour le 2001 un peu plus souples que les vins de notre Clos des Cèdres, élevés en foudre, goût, qu’il me semble reconnaître, cela ne donne pas de tannins de bois, mais un arôme, qu’on trouve encore souvent dans les vins du Languedoc. 2001 à du être un millésime avec beaucoup de maturité, le fruit est bien présent et il y a une pointe de sucrosité, qui reste dans la gorge. Le 1995 se montre bien fondu, un vin évolué, assez fin, que je vois bien accompagner un repas – mais mon préféré est le 1998, plein de force, moins assagi que le 1995, mais déjà sur des arômes plus évolués, plus épicés que le 2001.



Monsieur Delille s’étonne de mes questions sur la vinification et le travail de la vigne – j’admet, que je ne suis pas seulement du métier, mais que je cultive et vinifie aussi du Mourvèdre sur mes terres à Lisson. Cela l’étonne beaucoup, pour lui, pas de Mourvèdre en dehors de Bandol (sauf en Espagne).  Le caviste et moi prenons cela pour de l’humour et je me promets de revenir le lendemain matin, pour ramener aussi un souvenir liquide à Lisson.

Il me reste une heure, pour remettre mes papilles des tannins du Mourvèdre – j’aurais du y penser, je connais bien ce problème, quand je déguste mes Cèdres un peu trop jeunes…


À la recherche d’un bistro, je trouve Le Café de la Nouvelle Mairie, rue des Fossés saint jacques, qui me semble accueillant. Quelle surprise, de m’apercevoir, qu’ils offrent un beau choix de vins à la bouteille, mais aussi au verre.



Le tout sans chichi dans une atmosphère à la bonne franquette. Si je n’étais pas venue pour rincer mes papilles, j’aurais bien goûté quelques crus. Les murs sont ornés d’affiches et illustrations autour du vin, une adresse à retenir.


Maintenant, l’heure approche, et je me rends de l’autre côté de la Place du Panthéon, au caveau de dégustation de Grains Nobles, 5 rue Laplace, où le but de mon voyage, une dégustation des vins du millésime 2002 du Domaine de la Romanée Conti, m’attend.



à suivre...

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Mon beau Sapin

18 Décembre 2005, 18:21pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

En vin comme en cuisine, on garde plutôt le meilleur pour la fin, pour augmenter le plaisir et la tension – et tout simplement parce que le meilleur étant l’ennemie du bon, l’ordre envers serait trop décevant.

Pendant mon voyage de la semaine dernière, j’avais la chance, que mes rencontres avec des vins se déroulaient tout naturellement dans ce sens d’ascension, je n’ai qu’à les redonner dans leur chronologie, pour ne pas gâcher votre plaisir à la lecture.

Lors d’un précédant voyage, j’avais découvert, que dans les Thalys (trains à grande vitesse qui relient Paris via Bruxelles avec Cologne ou Amsterdam), on servait des plateaux repas en première classe aux heures de midi, accompagnés par un choix de boissons, dont des petites bouteilles de vin 18,7 cl avec capsule à visse. Je me suis donc sacrifié pour vous, pour en goûter ce coup-ci et mener ma petite enquête sur le choix d’une grande compagnie de transport, qui pourrait aussi se comprendre un peu comme vitrine de produits français pour ses passagers à forte majorité étrangères.

Le choix des rouges portait sur deux flacons, proposés comme « Bordeaux » et « Cabernet Sauvignon ».  Tout en me demandant, s’il n’y avait pas de Cabernet dans le Bordeaux, j’opte pour le Cabernet Sauvignon – peut-être un Vin de Pays d’Oc ? Quelle surprise, ici, on n’est pas seulement polyglotte, mais carrément mondial dans ses choix : le vin vient du Cap. Je lis sur l’étiquette :

Kloof en Berg – South African Ruby Cabernet – wine of  Origin Breede River Valley, 14°

Sous la petite vignette en couleur pastelle qui montre une maison de maître sur fond de massif rocheux et entourée de rangées verdoyantes de vignes, un morceau de poésie m’attend :

“Beauty of the Cape Dutch architecture with the curling white gables of its houses scattered thought the Arcadian country side”  cela dépasse légèrement ma competence d’anglais de cuisine, mais je comprend au moins, que c’est un “Product of the Republic of South Africa”, qui est “Selected, imported and bottled by Paul Sapin at F-71090 D – France.


Les relations de Monsieur Sapin avec la société de transport semblent exclusives, parce que vu de près, les deux autres flacons, en rouge et en blanc, sortent aussi de sa maison sous la marque évocateur de « James Deschartrons », ces deux AOC Bordeaux taisent leur millésimes, mais admettent déjà dans la langue de Shakespeare, qu’ils contiennent du soufre (contains sulphur).

Et maintenant, je ne peux plus repousser le moment de vous dévoiler ma première note de dégustation de ce voyage.

Bon : il était rouge, ce Cabernet Sauvignon du Cap, même rubis, comme promis sur l’étiquette – donc plutôt  la couleur d’un Pinot classique. Il n’a pas du subir des macérations longues pour arriver sur ses 14°. Peut-être qu’il était aidé pour la fermentation par une bonne levure fruité type bonbon anglais. Après ses arômes, à l’aveugle,  j’aurais pu le prendre aussi bien pour un de ces innombrable Carignans, Grenaches ou Cinsaults d’une grosse production en Languedoc – même des Merlots m’ont déjà frappé par se goût  uniforme. Buvable, « sans faute » probablement, mais sans aucune personnalité. Dommage, d’un monsieur venu de si loin et muri au soleil, j’aurais pas forcement attendu des miracles, mais au moins un peu plus de caractère….

Un bon exemple pour la crise de vente actuelle des vins de masse francaises : partout dans le monde, c’est possible de produire des vins industriels et standardisés comme ici, mais apparemment tellement moins cher, que cela vaut encore le coup, de les transporter jusqu’au chai de Monsieur Sapin – au moins lui doit trouver son compte dans l’affaire..





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Pour toujours tout savoir sur les vignerons blogeurs

13 Décembre 2005, 23:33pm

Publié par Iris Rutz-Rudel



Encore une fois c’est sur le site de Château Loisel qu'on trouve tous ce qu’on a toujours voulu savoir sur les blogs du vin au fil du jour.

Son nouveau service, que vous retrouvez ici, est une page listant les dernières notes publiées sur les blogs de vignerons, en reprenant  les 2-3 premières lignes des notes. Cela permet de choisir sa lecture en connaissance du sujet. Un service de plus que celui de wine blog watch, certes plus varié dans la liste des blogs surveillés, mais qui n’informe pas sur le contenu des notes et prend parfois des simples changements de configuration en compte.

La  lecture agrémente mes soirées à Duesseldorf, pour ne pas me faire perdre mon Français, pendant que je pratique la langue de Goethe. Pratique, que j’ai commencée d’ailleurs la nuit dernière avec mes notes de dégustation sur la gamme des vins servies dans les services de repas en première class du Thalys. En Français, j’aurais appelé cette note « mon beau sapin », vous y avez échappé belle….



Pour les germanophones, cela sortira jeudi sur http://weingut-lisson.over-blog.com








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Un nouvel album photo et Avis de voyage

11 Décembre 2005, 19:01pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Pour vous faire patienter, pendant que je prépare mon voyage en Allemagne avec une escale à Paris au retour, vendredi prochain, où j'aurais la chance de participer à une dégustation du millésime 2002 du Domaine de la Romanée Conti, je vous ai mis un nouvel album photo. Il montre quelques prises de vue d'Olargues, un des "plus beaux villages de France", avec sa vieille tour et son Pont de Diable, les petites ruelles, ainsi que les vallées du Jaur et de l'Orb, deux petites rivières, qui se rejoignent juste en amont du Moulin de Tarrassac et du Pont en fer du même nom. L'Orb continue sa descente vers la Méditerranée en passant devant la silhouette impressionnante de Roquebrun, le "petit Nice" de l'Hérault.

 

Je vous promet quelques messages de plus, si je trouve un accès à l'Internet en route - et bien sûr, un récit complet de mes rencontres, entre autres avec Aude d'épices et compagnie  - bloggeuse française en exil à Cologne, peut-être JC Rateau, qui présente ses vins au Lafayette Gourmet le 16, et j'espère, plein d'autres.

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Décuvage du 2005

7 Décembre 2005, 00:38am

Publié par Iris Rutz-Rudel


„Sound of wine“  les bruits de vin pendant la fermentation, cela existe même déjà en CD, décliné en 15 tracs et publié par un vigneron Autrichien inventif il y a quelques années.

À Lisson retentissait ces derniers jours une autre musique :

après le glougloutement du vin, premier jus, qui arrive directement par gravité des cuves à l’étage par la vieille trappe dans les barriques lavées de frais, qui l’attendaient dans la cave vouté, c’était aux bruits du pressoir vertical.



Click-ClackClick-ClackClick–ClackClick-Clack au début, pour descendre l’ingénieux mécanisme des pois le longue de la visse centrale

Click  -  Clack     Click – Clack    Click – Clack     

Click



Clack


Click


vers la fin, à mesure que cela devenait plus dure, de pousser la barre, qui actionne les pointeaux, qui font cet agréable bruit, qui donne un rythme à l’effort .



La pression est douce, facile à régler, quand cela devient trop dure, on arrête, comme cela point de risque de presser les pépins ou le jus des rafles. Le jus traverse le gâteau du marc et est ainsi déjà filtré, avant d’arriver dans le plateau, d’où il s’écoule en douceur vers le seau et comme les premiers jus de la cuve, directement vers la cave.


Reste que le tourteau de marc, qui dégage une belle odeur de vin et que nous mettons à composter pour le jardin.


Je me souviens d’avoir entendu, en inhalant cette odeur, qu’on ré bêchait ces résidus dans le temps, pour le remettre sur le pressoir et en faire la piquette, qui, mélangée avec de l’eau servait comme boisson désaltérante pour les ouvriers.



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Les voies du Net sont impénétrables… Le blog de Lisson dans la check-list du Monde d’aujourd’hui

6 Décembre 2005, 22:31pm

Publié par Iris Rutz-Rudel



Après avoir laissé un commentaire sur le blog d’Alder   de vinography – a wine blog, qui commentait  le même jour que moi le sujet de l’appel de l’Union des Bordeaux et Bordeaux supérieures, sous le titre évocateur « Some French Continue To Get It Completely Wrong », je découvre, que le texte de « Les producteurs de rouges ne voient pas la vie en rose » est reproduit dans la rubrique blog de la check-list du Monde d’aujourd’hui. Apparemment un sujet qui attire l’attention, s'il fait atterir mon petit blog modeste  dans les pages Web de ce vénérable journal (même s’ils ne sont visibles que pour les abonnés au service payant).

Merci à Remi Loisel de l’excellent site www.chateauloisel.com , une mine de renseignements autour de la vigne et les vins, un génial créateur de sites Web,  de me l’avoir fait remarquer !

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Les producteurs de rouges ne voient pas la vie en rose

4 Décembre 2005, 11:51am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Une discussion sur LPV (la passion du vin) sur les prix des vins en vrac dans le Bordelais avait déjà retenu mon attention ces derniers jours.

Ce matin, j'ai trouvé ce même sujet - prix de vente en dessous des prix de production - sur le blog d'un vigneron du Roussillon - illustré par des chiffres, qui parlent toutes seules.

À Lisson, nous sommes "atypiques" - par notre taille, nos modes (et coûts) de culture, notre art de vivre avec peu - mais cela ne nous empêche pas de regarder autour de nous et voir les problèmes des autres.
Et chaque viticulteur, qui doit abandonner ses terres, n'est pas seulement un être humain de plus dans la misère, mais cela crée aussi une plaie dans ce paysage "culturel", si chère à la France.

Cette année, nous avons perdu deux de nos amis vignerons comme cela, qui ont du abandonner leur rêve et leurs terres. Et ce n'étaient pas des gens qui faisaient "pisser la vigne".



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Les Français préféraient les étiquettes de vin plutôt traditionnelles

30 Novembre 2005, 20:37pm

Publié par Iris Rutz-Rudel



J’ai trouvé ce sujet ce matin sur la page blog oenoline, qui reprend un article de vitisphère :

« Le cabinet en marketing, Phébos, vient de mener une étude pour savoir "ce qui dans la conception de l'étiquette de la bouteille incite ou freine les Français dans leurs achats de vin." Cinquante étiquettes de vins français et 50 étiquettes de vins étrangers, tous cépages et origines confondus, ont été analysées par un échantillon de 300 consommateurs. La "méthodologie Phébos" focalise sur des réactions spontanées – "j'aime, je n'aime pas", "j'achète, je n'achète pas", et pas sur des commentaires. Selon l'étude, le consommateur français serait à la recherche d'une étiquette présentant les lettres de noblesse du vin. Plus l'étiquette veut attirer l'œil artificiellement, moins elle incite à l'achat, explique Phébos. Les préférences des 300 consommateurs étaient semblables, malgré des différences en termes d'âge, sexe, catégorie socioprofessionnelle ou lieu habituel d'achat. »

J’aurais aimé en savoir plus sur l’échantillonnage des consommateurs, par ce que cela me laisse malgré tout un peu dubitatif. Est-ce que le goût des Français est vraiment si classique ? Cela voudrait dire, que toutes ces belles bouteilles avec des étiquettes « design », des étiquettes faites par des artistes, qui fleurissent depuis quelques années dans les rayonnages, sont plutôt contreproductives pour la vente.

J’arrive à m’imaginer, que chez le vigneron ou dans la boutique d’un caviste, qui conseil et commente des bouteilles, l’étiquette n’est pas le premier critère du choix – l’important est ce que vous avez dans votre verre. Mais dans un linéaire d’un supermarché ou dans un catalogue, bref devant une bouteille inconnue et sans autre conseil, même moi, je me laisse parfois emporter par une belle étiquette.

Du point de vu du vigneron, je pense, qu’on aime bien laisser partir son enfant, qu’on a élevé avec soucie et soin, dans des beaux habits, pour qu’il se présente bien et qu’il représente bien la maison, dont il sort.

Est-ce qu’il n’y aura peut-être pas aussi une correspondance avec les « types de consommateurs » mentionnés dans un autre post de ce blog ?

Pour l’anecdote, je vais vous raconter l’histoire de l’étiquette des vins de Lisson.

Tout avait commencé longtemps avant la première mise en bouteille. Vous imaginez bien, que des premiers projets, en passant par le défrichage, la plantation et les premières années de soins pour les jeunes vignes, il y avait assez de temps, pour réfléchir et rêver au projet de « l’habillage ».

Pendant longtemps, il semblait donc claire, que, correspondant à notre environnement plutôt sauvage, avec ces terres gagnées sur la nature, comme au temps des moines défricheurs, et reflétant les vieilles pierres qui nous entourent, des ogives en pierre sous le toit jusqu’à la cave voûtée, nous allions choisir un model très sobre, tout juste avec une touche moyenâgeuse, sous forme d’une lettrine stylisé à gauche en « L » - peut-être une petite vignette sur les travaux au fil de l’année dans la vigne, pour distinguer les cuvée. Tout cela sur fond de notre amour pour la musique ancienne, les chants grégoriens écoutés et pratiqués dans des vieilles chapelles romanes…

Mais tout devait venir autrement.

Un jour, un ami Canadien, Paul Driessen, nous amena une bouteille pour un repas à Lisson, qu’il avait décoré d’un dessin, petite caricature de Claude et de moi dans un ovale orné d’une petite couronne, dont pendouillaient joyeusement quelques grappes de raisin.

Le vin était bu au cours du repas (je pense, c’était une bouteille de la coopérative de Berlou, qu’il avait dépouillé de son étiquette d’origine), le petit ovale décollé comme souvenir.

Quand nous commencions à amener les premières bouteilles « brutes de cuve » en dégustation chez des amis, j’aimais coller une photocopie du dessin sur les flacons, pour « personnaliser » le cadeau.  Et les amis étaient tous unanimes,  que ce dessin nous « collait comme un gant ». Nous avions oublié notre côté Canard enchaîné, l’humour, qu’il fallait aussi, pour se relever des coups durs de cette période (non, non, je ne vais pas vous parler ici des sangliers, qui mangeaient les premières récoltes) – de la joie de vivre à deux cette aventure, avec des copains et pas qu’en Hermite, qui se prennent parfois trop au sérieux.

Donc du coup, l’étiquette, qui ornait les premières cuvées de Lisson, prenait une autre tournure – et j’y suis restée fidèle à la suite.



Chaque année, quand je découpe les feuilles DIN A 4, sur lesquelles on peut placer 9 étiquettes tête bêche, à la main et j’arrive sur la petite couronne, qui nécessite l’emploie d’un ciseau à ongles, je râle quelques jours après l’idiot, qui a fait ce choix… mais à la fin, je suis fière de mon travail « moulé à la louche » jusqu’au bout.



Il existe une bouteille, qui a eu droit à une autre étiquette, c’est notre vin « spécial » le Bel Hazard. Klaus lui a trouvé une belle étiquette simple (à découper) allongée, qui se mari bien avec la bouteille de 50 cl élancée translucide et sa couleur saumon foncée. La plume reproduite dessus est une trouvaille que j’ai faite lors d’une ballade dans le petit bois au milieu de la vigne. Seul souvenir d’un oiseau, qui était devenu la proie du renard.





et encore un petit reflèt de Lisson dans la bouteille de ce matin pour ceux, qui ont eu le courage de lire jusqu'au bout...


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