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Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Bonne Année 2007 pour vous tous!

3 Janvier 2007, 14:48pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Bonne Année 2007 - et surtout bonne Santé pour tous mes lecteurs, ami(e)s et amateurs de Lisson et de ses vins et paysages!



Je viens de commencer l'année un peu malheureuse: gueule de bois (oui, oui, c'est que la 4ième fois de ma - pas si courte-  vie, mais même à un "professionnel du vin" cela peu arriver  - et même en buvant que du bon et du bio - c'est une question de quantité...) - donc j'ai eu pendant 24 heure ce qu'on appelle "un Chat", einen Kater, dans ma langue maternelle, que j'ai finalement vaincu en me mettant à l'eau et au lit.

Ensuite, c'est un "tour de reins", joliment appelé "Hexenschuss" (tir de sorcière), qui s'est emparé de mon dos - donc deuxième journée allongée et aujourd'hui marche peu assurée de meuble en meuble...

Mais je n'abandonne pas l'espoir: demain, cela ira mieux - et l'année ne peut que continuer meilleure après un tel début!


Pour les curieux: les vins du reveillon étaient entre autre: un Pinot Noir 1997 de Pierre Frick et un Pinot Noir 1999 de Gérard Schueller, tous les deux des Pinot d'ALSACE que j'aime beaucoup et qui étaient à point, pour accompagner un repas "à la japonaise" avec tempura et sukijaki fait maison.

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Petit conte de mon Voyage de Noel 2006

27 Décembre 2006, 18:13pm

Publié par Iris Rutz-Rudel



Comme chaque année pendant le temps d’advent, je décide de faire un voyage éclair en Allemagne, pour aller voir ma maman, qui vit depuis presque deux ans dans une maison de retraite d’une petite ville à côté de Düsseldorf.

L’arrivée du froid vers le 10 décembre dans le Midi me rend le départ encore plus facile,  la taille de la vigne est déjà bien avancée et je préfère attendre des journées sans gelées blanches pour continuer.

Je prends donc la route un mardi matin avant 5 heures,  bien avant le lever du soleil : 20 minutes de préchauffage et grattage sur les vitres de la voiture, 1 heure de voiture jusqu’à la gare de Béziers, sans croiser un autre véhicule sur les premiers 30 kilomètres, un premier train pour Montpellier, ensuite lever du soleil sur la mer entre Montpellier et Nîmes avec des couleurs fantastiques au ciel.

lever-soleil

Petit refroidissement à Nîmes où une alerte à la bombe nous force d’évacuer train et gare en toute vitesse. Très fière d’avoir réussi à « sauver » tous mes bagages avec les cadeaux de
noël pour l’Allemagne, je me rends compte que devant la gare, que j’ai laissé mon manteau dans le train. Mais les passagers sont d’un calme admirables, pas de panique dans les escaliers de la gare et une grande queue  au comptoir du bar-tabac d’en face, jusqu’à ce qu’on nous apprend, que l’alerte était fausse et que nous pouvons remonter à bord.

La traversé de Paris se passe ensuite sans autres problèmes, Thalys pour Cologne, comme au moins trois fois dans l’année, toujours les vins de Monsieur Sapin dans les menues de la première classe… un dernier changement pour Düsseldorf et 12 heures après mon départ de la maison, je sort de la gare central de Düsseldorf et me trouve tout de suite immergé dans l’atmosphère des marchés de
noël avec leurs petits maisons en bois, où on vends  vin chaud et galettes de pommes de terre (Reibekuchen), petits gâteaux et décorations de noël – et où un pianiste en gants de laine devant un grand piano à queue me fait arrêter et chercher quelques pièces, tellement j’y prends plaisir d’écouter ce brave.


piano-noel-gare-duesseldorf

Mes amis libraires de la Altstadtbuchhandlung, chez qui je loge, depuis que je n’ai plus de domicile familiale dans ma ville natale, sont en plein effervescence d’avant noël – jusqu’à 8 heures du soir les clients affluent dans leur boutique sympathique, pour trouver les cadeaux, qui leur manquent encore.

Les fenêtres des boutiques décorés et éclairés m’attirent pour une petite heure de lèche-vitrines : celle du boulanger derrière le  marché du Karlplatz avec ses Stollen et Lebkuchen (pain d’épices) me met l’eau à la bouche.


gateaux-de-noel-allemagne


Les jours qui suivent seront entièrement consacrés à ma maman. À midi, nous sortons de la maison de retraite, où elle prends normalement tous ses repas, pour allez manger dans un des bistros ou restaurants de la zone piétonne de Erkrath, petite ville devant les portes de Düsseldorf, sur la route vers le Neanderthal, berceau de notre ancêtre célèbre.


repas-allemand


Je me réjouis de retrouver des gouts simples de mon enfance, pommes de terres sauté avec œuf sur le plat, choux vert frisé (Grünkohl) avec saucisses fumés – ou les plats goûteux de chez un des innombrables Grecques, qui tiennent la plupart des restaurants dans les petits villes d’Allemagne, ensemble avec des Yougoslaves, des Italiens ou d’autres Chinois…


choer-jazz-noel


Un concert de noël d’une Chorale « Jazz » dans l’église protestante de la ville nous met dans l’ambiance et me surprend à plusieurs niveaux : j’ai vécu les cultes de mon enfance dans cette église, ma confirmation et un premier mariage « en blanc » sous la pression de ma famille – la dernière fois que j’avais mis les pieds dans cet édifice remonte donc à bien 36 ans en arrière. Je m’attendais à passer un concert dans un froid glacial et sur les bancs durs, qui ont laissés des souvenirs durables à mes fesses. Quel n’était pas ma surprise, quand je me retrouvais dans une salle chauffée avec des fauteuils individuels rembourrés et un programme, qui rendait ma mère, qui adore danser, « swinguant » avec son déambulateur  encore dans la rue au retour.

Le père fouettard, qui montrait sa présence le lendemain à la maison de retraite, pour la journée des portes ouvertes, ne l’avait pas pris mal, peut-être aussi amadoué par le fait, qu’elle sait encore un des poèmes de
noël classique de  la plume de Theodore Storm par cœur – la rencontre était donc plutôt souriante.

Mutti-KnechtRuprecht

Trop vite, le moment du retour est venu. Départ matinal, changement pour Paris à Cologne, le programme de la semaine avant à l’envers. Mais ce-coup-ci pas d’alerte à la bombe, donc pas de retard et pour une fois assez de temps, pour pas seulement faire un tour dans la librairie de la gare mais aussi pour finalement trouver l’ascenseur minuscule et caché, qui monte au restaurant Le Train Bleu à la Gare de Lyon. Lieu mythique, qui me tente depuis des longues années, mais qui me décourageait toujours à cause du grand escalier, qu’il faut graver, pour monter de la salle des trains au restau à l’étage et qui me semblait toujours infranchissable avec le poids de mes valises et bagages sur les épaules.

La décoration était bien à l’hauteur de mon attente – même en comparaison avec les fastes des décorations de noël entrevues pendant les derniers jours, le lieu n’avait pas à pâlir !


salle-train-bleu




Pas moyen d’y manger à midi sans réservation préalable, on me disait, mais j’ai trouvé une place confortable dans la partie « Club » derrière le bar, où j’ai pu savourer un thé excellent un quelques petits four, en m’imaginant, que parmi les autres clients du lieu il n’y avaient pas que des badauds de province comme moi, mais aussi quelques autres intellectuels célèbres, les Coco Chanels, Colettes, et autres Cocteaux de nos jours.

bar-train-bleu salon-train-bleu decor-train-bleu

Là aussi la première occasion de feuilleter  mes achats en librairie : deux ouvrages sur la cuisines, qui avaient retenue mon attention dans les semaines précédentes pendant mes lectures des blogs culinaires.

La cuillère d’argent, bible de la cuisine italienne avec 1263 pages un vrai pavé, comme je les aime et qui avait été présenté en novembre par Ségolène Lefèvre sur son excellent blog de cuisine et histoire d’alimentation « boire et manger » était le premier. Le second est d’une taille bien plus modeste : ce sont les « recettes et récits de blogs culinaires », publiés sous le titre « une souris dans le potage… » par les éditions Tana et où on retrouve Aude Toniello de « épices et compagnie » aussi bien que Mercottepapilles et pupilles et 10 autres bloggueuses incontournables de l’univers des blogs de cuisines.

Vous vous imaginez, que je n’avais pas trop l’occasion de contempler le paysage au retour dans le train et que le voyage fût court et salivant.

C’était bien de retrouver mon Midi, de m’enfoncer vers ma montagne chérie dans ma vieille Peugeot 305 et d’arriver à la nuit tombée dans ma petite vallée de Lisson, où Klaus m’avait fait un festin de « Reibekuchen », pour me faciliter d’adaptation.



Olivenfeld


Grand soleil et grand froid pendant les quelques jours qui nous séparaient encore de noël. Trop froid, pour continuer la taille de la vigne – très froid aussi, pour la récolte des olives.

Nous nous réchauffons avec une deuxième tourné de fabrication de petits gâteaux de noël maison, le Spritzgebäck, qui embaument bien la maison – les premiers que nous avions fait début décembre n’avaient pas résisté à nos assauts…

gateaux-noel-Lisson

Et ensuite fêtes de noël tranquille, à deux avec une grande marmite de soupe de poulet aux légumes sur le coin du poêle, qui nous tient chaud au ventre et au cœur pendant 3 jours – et ainsi un lendemain des fêtes dans la santé et la sérénité, prêt à affronter un réveillon de l’an un peu plus convivial et peut-être même accompagné de vin, pour ne pas faire trop honte à ma profession.

Voilà mon conte de Noel 2006 – peu de boissons alcooliques, j’admets.  (Vous pouvez quand même regarder la carte des vins du Train Bleu – il y a de tout, mais je trouve, que pour une gare, qui est la porte vers le Midi, il y a très peu de vins du Sud. 1 Saint Chinian et un Faugères – pas de Roussillon, si j’ai bien vu, c’est un peu décevant pour une vigneronne.)



Régalez vous des derniers jours de l’année – je vous souhaite un bon passage et plein de bonnes choses pour l’année 2007.



Et pour les fidèles : il y aura même une nouvelle offre en primeur pour les vins de Lisson bientôt. Promis – je les ré-déguste, les 2005 et je vous en donne des nouvelles !



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objets insolites et indisponsables

3 Décembre 2006, 14:37pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Je viens de recevoir la lettre d’information de « collection privée tire bouchon » de Jean-Pierre Mascaron. Je ne fais pas partie des collectionneurs, mais j’ai toujours adoré ses objets et je comprends, qu’on puisse en être « accro ».

 

Comme le site, qui va avec, cette lettre est une mine de renseignements sur le sujet. Donc, si vous avez un moment à passer sur la toile, allez visiter ces pages et je suis sûre que vous allez en revenir avec un autre regard sur cet objet indispensable pour l’amateur du vin !


 

Présentation d'une collection de tire-bouchons du simple en forme de T au tire-bouchon de comptoir

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Fable languedocienne - heureux qui comme Ulysse

25 Novembre 2006, 18:08pm

Publié par Iris Rutz-Rudel



Heureux, qui comme Ulysse de Eldorad'Oc regarde autour de lui avec attention, curiosité et amour et sait transformer ses rencontres en poésie.

Cela fait dix mois, que je suis ce blog qui chante la gloire de notre beau pays d'Oc à travers ses randonnés pédestres, illustrées de belles photos, qui foisonne d'idées amusants, trouvailles, coups de cœur et parfois coups de gueule - mais toujours bien argumentés et bien tournés.


Aujourd'hui, j'ai envie de partager ce plaisir!

Suivez moi sur les pages de Claude Desneux et entrez dans son univers par cette petite fable languedocienne si bien illustrée - mais ne vous arrêtez pas là, fouillez dans ses archives et passez un beau moment de découverte - un verre à la main.

Lui-même se présente ainsi:


Souris en main, je vous invite à découvrir les pépites touristiques de ce vaste pays d'Oc, véritable Eldorado histo-gastro-géolo-graphique où, au cours des ages, la main de l'homme (sans oublier celle de sa compagne !!) a griffonné sur des paysages somptueux et sauvages des villages et monuments qui sont autant de machines à remonter le temps...

Nous en profiterons pour nous régaler au hasard des chemins des nectars et friandises qu'une litanie de générations ont façonné, aiguillonnées par le péché de gourmandise ....Et puis, de temps en temps, nous nous arrêterons à l'ombre d'un figuier ou d'un amandier pour deviser de poésie, de littérature, de musique, ou se livrer à des divagations sur les joies et contrariétés de la vie quotidienne en pays d'Oc qui sont le sel (et surtout le miel !!) de nos existences...
                                Ulysse

 

À lire avec immodération!

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Images d'automne

21 Novembre 2006, 14:17pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Quelques images de l’automne, qui nous a tant gâté cette année avec des journées splendides, plein de soleil et de belles couleurs. Des impressions de la fête des marrons et du vin nouveau à Olargues et des vues sur la montagne en face de Lisson,  la « femme couchée » et le Caroux, « montagne de la lumière », qui nous guide au retour de chaque  visite à Béziers tout le longue de la route, qui remonte la vallée de l’Orb. La première salamandre de l’année – moins photogénique que sa congénère  chez le collègue de Champagne, plus sauvage, comme il se doit à Lisson….

Et les fleurs de l’arbousier, qui cohabitent à cette époque avec les fruits écarlates – plus beau à voir qu’à manger. J’ai trouvé aussi quelques sorbes cette année, petits fruits en forme de poire, indigestes tant qu’ils ne sont pas « blets », mais un régal une fois arrivé à ce stade. Et comme pour tous les cadeaux de la nature de ce genre, il faut être plus vite que les animaux, qui aiment aussi s’en empiffrer avant que l’hiver leur rend la vie plus difficile. Je pense, pour les sorbes, ce sont les blaireaux, qui sont ma plus lourde concurrence, pour les noisettes, je perds toujours contre les écureuils, les châtaignes sont assez généreuses, pour nourrir tout le monde tout en me laissant un panier – les champignons trouvent tellement d’amateurs à deux pâtes, que je ne me lance pas dans la course – les derniers raisins et figues ont nourris les oiseaux (je ne parlerais pas des sangliers dans ce contexte, évitant les sujets qui fâchent).


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Pour nous, ils restent les olives à ramasser pour la petite provision d’huile d’olive avant que le gèle ne fasse tout tomber.


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décuvage 2006 et petit chimiste

16 Novembre 2006, 18:07pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Après une nouvelle période de journées d’automnales avec un ciel bleu azur et des couleurs surtout en fin d’après-midi à vous couper le souffle sur ce paysage de montagnes, où les dorures des châtaignerais s’élancent encore plus haut que les vignes multicolores à mi-pente,

vigne avec Gorges d'Héric et Caroux


 c’est la grisaille venue du Sud, qui permet de passer une journée à l’ordinateur, sans trop avoir l’impression de gâcher sa journée.

Je me rends compte, que j’ai vous ai encore peu raconté du déroulement de la vinification cette année.  Pendant que je rattrape la lecture des billets sur les blogs des confrères (j’adore les coups de gueule d’Hervé Bizeuil – la burocratie usine à gaz et les règlementations à la française m’hérissent aussi souvent les poils, mais je me défoule avec une promenade dans la vigne à la place d’un article – et quand je reviens de ma promenade, il a déjà poussé sa gueulante) , vous auriez donc droit aux photos du décuvage et du pressage, qui se déroulaient il y a deux semaines, ainsi qu’à une séance d’analyses au « labo Lisson ».

Pour le décuvage et le passage sur la presse du mout, vous pouvez vous référer  à mon billet de 2005, mais je vous rajoute quelques images de se passage du vin des entrailles de la cuve, qui le faisait naître  vers le ventre des barriques dans le silence serein de la cave.


vider la cuve den Tank leeren


remplir la presse den Keltrer aufbauen

couvercle presse Abdeckung Kelter


presse 2006 Kelter 2006




Nous travaillons depuis nos débuts sans œnologue conseil – juste avec un laboratoire à Béziers,  où nous portons des échantillons de nos vins et qui  nous fournie les analyses obligatoire pour la vente de nos vins à l’export. Et comme Béziers, c’est loin pour des gavatchs comme nous, nous avons optés il y a quelques années pour des kits d’analyse , qui nous permettent, d’analyser sur place quelques paramètres de base de nos vins et de transformer l’atelier de Lisson en labo du petit chimiste de temps en temps.



distillation du vin pour analyse - Distillation des Weines für die Analyse

analyse vin - Weinanalyse



Moi, cela me rappelle mes cours d’école d’il y a très longtemps avec Bunsen et Erlemeyer –

j’adore particulièrement le analyse acidité volatile - Analyse flüchtiger Säure


contrôle des acidités volatiles avec sa distillation et le changement de la couleur sous influence du réactif à la fin.


titrage de l'acidité volatile - Titrierung der flüchtigen Säure

Et cela nous permet ainsi de suivre de près nos vins, qui évoluent, comme vous le savez, avec un minimum de SO2 et qu’il faut donc traiter avec un maximum de soin et d’hygiène et surveiller pendant leurs 18 mois d’élevage en barrique.

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Les Trous Noirs du WEB

7 Novembre 2006, 15:28pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Pour moi, du fond caché de ma vallée de Lisson, sans ligne d’électricité, mais avec une ligne téléphonique qui m’amène même l’ADSL depuis 2 ans, l’Internet et un moyen formidable d’information et de communication avec le monde entier. Je dirais, que cela m’a rendu mon choix de vie plus complet et plus facile.

Reporteurs sans Frontières RSF nous rappelle, qu’il y a des pays, où cette liberté d’information et de communication n’existe pas – où la libre expression sur le Net peut vous entrainer en prison :

61 Cyberdissidents et blogueurs sont actuellement emprisonnés à travers le monde !

Vous trouvez la liste complète et plus d’information sur le site de RSF. Et vous pouvez laisser votre vote symbolique contre les trous noirs du Web ici




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Économies pas toujours domestique, marrons chauds et vin nouveau

2 Novembre 2006, 12:49pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Après avoir mis en ligne hier mon éloge de la ballade aux champignons digeste et désintéressée, je viens de trouver deux articles ce matin sur le Midi Libre - notre journal du coin, qui parlent d'autres aspects de la cueillette.

Comme vous le savez peut-être, Olargues et Lisson se trouvent en plein milieu des Hauts Cantons de l'Hérault - au pied de l'Espinouse, qu'on cite dans l'article et les histoires d'invasions nocturnes et barbares des ramasseurs venus de loin avec râteaux et lampes de poche se racontent aussi à l'épicerie du village.  S'ajoutent des anecdotes de vitres brisées pour voler un panier plein de champignons à l'arrière d'une voiture, de pneu crevés par les autochtones, exaspérés de ne plus pouvoir emprunter leurs chemins menant dans leurs terres et bois à cause des voitures de ramasseurs garées n'importe où - de gendarmes venus enquêter dans une voiture banalisée, qui subit le même sort.

L'histoire des camionnettes qui lâchent des troupeaux de Vietnamiens aux aurores dans nos bois ne date pas de hier. Je l'avais entendu la première fois raconté il y a presque 20 ans en arrière par notre confrère Olivier Julien du Mas Julien,  adepte à la chasse, la pêche et la cueillette au même dégrée qu?au bon vin depuis toujours....

Cela me fait le même effet que l'histoire des écologistes, qui lâchent des vipères par avion pour le compte de l'institut pasteur sur la région, qui resurgit régulièrement l'été dans la presse locale - j'avais fait le teste de raconter le bruit il y a quelques années en attendant dans la file devant le boucher - il a mis deux semaines pour me revenir comme histoire confirmée.

C'est cela aussi, la vie à la campagne - cela agrémente le quotidien - il faut seulement tout prendre avec un grain de sel.


Et tant que j'y suis encore dans les histoires de nos villages, il y a une information que je ne devrais pas passer sous silence:




Le week-end prochain, Olargues fête le Marron et le Vin Nouveau, deux jours d'animations autour du marron chaud grillé sur place et le vin nouveau de la coopérative de Berlou et de quelques vignerons du saint chinianais, qui se sont mis sur le créneau.

Samedi matin à 9 heures, une visite organisé par le Centre Cebenna à Olargues vous permet d'aller visiter une authentique châtaigneraie du Haut Languedoc avec découverte de la châtaigne traditionnelle, le secadou à l'ancienne et le fabuleux gouter d'Almuth à la ferme de Dausse, au dessus de Saint Etienne d'Albagnan - Tarif 2Euro50 l'animation et 7Euro50 le gouter.

Cette visite vaut le coup, le chemin vers Dausse monte jusqu'à 600 m sur le flanc de l'Espinouse, où les maisons s'accrochent sur les petites terrasses rocheuses au milieu d'une châtaigneraie, que le couple Fritz et Almuth Schwab a restauré avec beaucoup d'énergie et assiduité pendant les dernières années.


Tout y est aux antipodes d'une exploitation "technologique" mécanisable avec des variétés nouvelles et des récoltes à la machine. Un environnement et des modes de travail vraiment dans la pure tradition des paysans des Cévennes - à l'exception d'une grande installation de panneaux photovoltaïque fournie par EDF, qui permet de produire une énergie propre et durable sur place.

La vue de là haut plonge au dessus de la vallée du Jaur et peu aller jusqu'à la Méditerranée à l'horizon, les jours clairs comme en ce moment. Sur cette photo prise à Dausse en soirée cet été, on voit même les vignes de Lisson en flanc de colline au milieu des bois.


Le dimanche à midi, "Les boutiques Gourmandes" sur la place de la Mairie vous proposent une découverte du terroir à travers de leurs produits avec l'association Art & Saveurs du Haut Languedoc. Je vous met l'eau à la bouche avec leurs assiettes gourmandes.


Vous allez reconnaître quelques producteurs, que vous connaissez déjà de ce blog  - et apprendre à connaître d'autres, que je n'ai pas encore eu le temps de vous présenter.



 

Inscription au: 04 67 97 88 00 centre Cebenna ou 04 67 97 71 26 Office de tourisme Olargues


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Cueillette de champignons pas du tout indigeste

1 Novembre 2006, 18:26pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

 
En attendant la fin des fermentations du  raisin dans les cuves et le travail du décuvage et de la presse, il restait cette année assez de temps, pour se régaler des belles journées de l'été indien, que nous offrait ce mois d'octobre. 
 



vue sur le Caroux du chemin de Lisson - Blick auf den Caroux vom Weg nach Lisson aus

Pendant que les feuilles  des arbres  et de la vigne se paraient de leurs plus belles couleurs,  je me suis donc réjouie de ballades sur la colline de Lisson.


Lisson automne 2006 - Lisson Herbst 2006



Lisson automne vigne vierge sur pergola - Lisson Herbstfarben wilder Wein

Mais ce coup-ci pas en traversant  la vigne, mais en crapahutant à travers bois tout autour - sous le couvert de chênes verts et châtaigniers,  longeant des buis et des arbousiers et marchant sur le doux tapis des aiguilles sous les cèdres et autres résineux.

Quelques belles averses au milieu du mois avaient donné le climat idéal pour des poussées de champignons. Mais cette année, ma "cueillette" ne m'a pas encombré: pas de panier à porter, juste mon petit appareil photo numérique, qui rentre facilement dans la poche de mon pantalon, quand je dois escalader un mur dans mon ascension des terrasses cachées sous les bois à droit et à gauche de la clairière que forme le vignoble de Lisson sur le flanc de la colline.

Voici donc un échantillonnage de mes trouvailles - plus diversifié que dans une cueillette à but culinaire, vu que ce n'était pas nécessaire de me restreindre aux seul champignons comestibles que je connais assez bien, pour ne pas me laisser prendre par les doutes, qui me venaient normalement au plus tard quand je comparaissais à la maison mes candidats "pas 100% sûres" avec les images et description de mes livres sur les champignons et surtout les passages intitulés: "à ne pas à confondre avec...." et leurs descriptions détaillées des symptômes d'intoxications diverses, parfois relevées que par un verre d'alcool ou au bout de plusieurs heures ou jours - quel horreur !

Je vous laisse trouver vous même leurs noms - j'aime beaucoup aussi les champignons de troncs - des plus petits aux plus grands.



champignon 2006



champignon 2006



champignons 2006



champignon 2006



champignon 2006



champignon 2006



champignon 2006



champignon 2006



champignon 2006



champignon 2006



champignon 2006



champignon 2006



champignon 2006



champignon 2006



champignon 2006

Et si après tout cela vous ne sentez pas l'envie de partir aussi dans les sous-bois, pour humer les senteurs et vous remplir aux moins les yeux et les poumons (et les poches de quelques marrons à déguster avec le vin bourru le soir à la maison) - ben - cela vous regarde - mais je vous assure, vous allez manquer quelque chose.

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couleurs de vendanges

4 Octobre 2006, 14:07pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Il n'y a pas de couverture photo aussi belle que pour les vendanges 2005, mais si vous ne voulez pas vous contenter de relire les articles de l'année dernière (oui, oui, ce blog aussi a déjà un an!), je vous propose de vous rendre sur le site de Els Knockaert, artiste peintre belge, qui vit et travaille depuis quelques année à Olargues - après avoir "vu" le monde de l'Afrique vers l'Amérique du Sud.



Et tout naturellement,  les paysages et les gestes de la vigne, qui culminent aux vendanges chaque année, ont retenu son attention.


Els Knockaert - vendanges

Je vous mets un petit exemple, sur lequel les initiés reconnaitront à droite Thierry Navarre, excellent vigneron sur Roquebrun et une équipe de vendangeurs. Vous trouvez d'autres tableaux, tous peints entre Olargues et Roquebrun, sur le site.


Mais vous pouvez aussi les voire en vous promenant dans les ruelles d'Olargues, son atelier est toujours ouvert pour les curieux.

ruelle d'Olargues

atelier Els Knockaert




Il faudra bien que je l'invite à une journée de vendange sur la colline de Lisson
pour une fois....





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