Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Offre en primeur du Millésime 2005

21 Mars 2007, 17:51pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Après ce temps de printemps précoce du début de mars, qui nous a valu les premières photos des bourgeons de vigne « dans le coton » et des pleurs, le vent glacial qui nous descend avec force et en rafales du plateau enneigé de la montagne en face, nous chasse de la vigne et laisse le temps de s’occuper des préparations de la prochaine mise en bouteille.

 

À Lisson, où nous avions déclassé et pas mis à la vente le millésime 2004, qui ne correspondait pas à nos critères de qualité, nous sommes contents, de préparer la mise du 2005.

 

Les bouteilles sont commandés, les bouchons doivent être imprimés avec notre logo et millésimés – on nous annonce, qu’il faut repayer la fabrication du tampon, par ce que notre fournisseur était avalé par une grosse boîte, qui ne fait pas de conditions de faveur pour les petits producteurs : donc 150 € pour le tampon – pour mille bouchons, cela augmente le prix presque de 50%. Mais le fabricant des cartons ne proteste cette année pas de notre petite commande.

Tout est promis pour le début d’avril – pourvu que les transporteurs veuillent bien nous trouver. Les derniers petits collies ont prix 12 et 14 jours pour nous arriver.

Après, il nous reste à actualiser les étiquettes (c’est Klaus à l’ordinateur) à les photocopier et à les découper (vous vous rappelez : la petite couronne se termine au ciseau à ongle).

Mais nous n’y sommes pas encore à cela. Le froid de hier et d’aujourd’hui nous a servi à nous occuper de la relance de nos clients, à qui nous proposons l’envoie de notre brochure


« Offre en primeur du Millésime 2005 »


avec la liste des prix et le bon de commande au choix par émail en document PDF ou bien traditionnellement sur papier par la poste.

Les jours du repos tranquille des vins dans leurs barriques au calme de notre cave sont donc comptés !


 


 

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Le vin, a-t-il un sexe?

11 Mars 2007, 16:43pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Nathalie Merceron  (alias Tiuscha?) de Saveur Passion me propose de répondre à ce questionnaire, qui circule depuis deux ou trois semaines dans les blogs culinaires sur le vin.

 Comme une fois n’est pas coutume et comme la question m’hérisse d’habitude assez
les poils, pour que cela va de toute
façon me trotter dans la tête, j’ai décidé de m’y coller :


Selon vous, le vin est-il féminin ou masculin (et vous...) ?

Selon moi (vigneronne, donc femme en apparence), le vin est le résultat de tout un tas de paramètres, ne citons que cépage, sol, exposition, conduite, climat et mode de culture, qui influencent  maturité et concentration du raisin.

Facteurs dépendants du choix de l’homme (qui peut être une femme) aussi bien que dépendants des aléas de la nature (comme le temps qu’il fait). S’ensuivent les décisions au moment de la vinification et de l’élevage du vin, plus au moins interventionnistes, selon la philosophie du vigneron / de la vigneronne.

Sur ce fond, je pense, que le vin qu’on fait est dépend du goût qu’on a – même si aujourd’hui, la solution à la crise du vin semble résider dans le choix de faire des vins, qui donnent le moins de fil à retordre à un consommateur lambda.

 Une citation comme :

« L'homme et la femme n'ont pas la même subtilité d'appréciation, et chacun ne ressent pas les mêmes plaisirs à déguster un vin. La femme aime les vins flatteurs, subtils, aromatiques qui explosent au nez, avec des tanins fondus veloutés, en bouche qui lui caressent les papilles, tandis que l'homme aime la puissance au palais, de la matière en bouche, l'expression des tanins nobles et du boisé, qui les lui percutent. »

Isabell Forêt de www.femivin.com  dans :Les femmes ont une perception différente du vin que les hommes

me laisse songeuse (sans parler du fait que j’ai mis du temps, avant de comprendre, qu’est-ce qu’ils percutaient).

Cela mène à des articles comme celui, qu’avait trouvé La Pipette en septembre 2006  un jour de pluie en feuilletant ELLE .

Quand on énumère des femmes dans le vin, il ne s’agit pas forcement de femmes, qui participent à toute la chaîne de l’élaboration du vin, de la terre au verre. Surtout dans les grandes structures, il y a peut-être des femmes œnologues, sommelières, mais la plupart des femmes travaillent dans la communication et la commercialisation, elles représentent
un produit fait par des hommes – parfois pour « le goût féminin », donc pour les structures, où les femmes achètent le vin pour la maison : les supermarchés.

J’étais contente, dans le premier reportage, qui était fait sur Lisson, et qui était publié dans le numéro 24 de Terre de vins consacré aux femmes, d’être à côté de  vigneronnes comme Marlène Soria et de Hildegard Horath de la Grange des 4 Sous. « Sous le charme des aventurières » était le sous-titre du numéro et ayant gouté leurs vins, je ne pense pas, qu’on peut les réduire aux  caricaturales saveurs « féminines ».

Comme écrivait Sylvie Augereau à l’époque :

« Lasses des rondeurs faciles et dorées elle vont chercher les « tripes » du raisin, laissent macérer longtemps, pigegent fréquemment. … Chez l’une comme chez l’autre, de longs élevages sous bois prolongent encore les vins. Chez toutes deux, on peut imaginer attendre les bouteilles longtemps, presque par respect de toutes ces années passées à réinventer un patrimoine oublié. » (TdV, p. 90)

Bref :  point de vin féminin à Lisson, mais un vin qui reflète le plus vrai possible son terroir et son cépage – et ces terres caillouteux, accroché en flanc de colline sont rudes sous le soleil.


Etes-vous plutôt vin rouge, blanc ou rosé ?

J’ai une préférence pour les vins rouges – plus facile à trouver dans la région aussi. En blanc, j’aimais pendant longtemps que  le vin aux arômes minéraux, comme les Riesling de la Moselle. Mais depuis que j’ai découvert  les grand blanc d’Alsace, comme les font Bruno Schueller ou Jean-Pierre Frick, le Bu N'Daw et les autres blancs de Hildegard Horath, les blanc de Pierre Overnoy de Pupillin, les blancs des « spécialités » (petite arvine, amingne ) du Valais en Suisse, où en plus doux, les vin de Loire, de Château Suronde, de Patrick Baudoin ou les liquoreux de Cru Barrejat en Sauterne de Mireille Daret, j’aime aussi les blancs.

Rosé n’est pas vraiment ma tasse de thé, mais j’ai un grand souvenir d’un Tavel des Pères Blancs ( ?)  et j’adore le rosé du Domaine Bourdic  servi bien frais l’été.


Êtes-vous plutôt Champagne blanc ou rosé ?

Je ne me souviens pas, d’avoir bu du Champagne rosé dans ma vie, mais j’aime beaucoup les Champagnes de Francis Boulard et les Champagnes bios d’André et Jacques Beaufort.


Quelle est votre "première fois" ?

Je ne me souviens plus exactement, peut-être, par ce que jusqu’à mes trente ans, je ne bu que de l’eau (un problème d’alcool dans la famille peut rendre très abstinent...), mais j’ai raconté mes premiers souvenirs dans un autre post sur ce blog. La première fois dans ce domaine n’est pas toujours inoubliable !


Votre meilleur souvenir "émotionnel" avec un vin ?

Un repas entre vignerons dans une taverne en banlieue après une journée au Salone del Gusto à Turin, il y a deux ans. Mike Tommasi nous avait amené là et nous avions demandé l’autorisation, de sortir nos vins à table – et après un repas très amical et convivial accompagné de pleins de bons vins, j’avais la chance de gouter un petit verre de l’Essence (Le sens) du Chenin de Patrick Baudouin, qui m’a tellement transporté de bonheur, que j’étais obligé d’aller me recueillir dehors sous les étoiles, pour communiquer ce plaisir intense avec celui, avec lequel j’ai partagé tant de souvenir émotionnel autour du vin avant qu’il ne disparaisse. ..

Votre meilleure association mets/vin ?

Un vieux vin (1978) de Château Coujan à base de Cabernet et Merlot, bu il y a 9 ans à X
noël sur un foie gras poêlé.

Mon Bel Hazard 2000, vin elévé sous voile, sur un morceau de vieux Cheddar trouvé chez Slow Food.

Un vieux Carignan de « derrière les fagots » de chez Thierry Navarre, qui datait du temps de son grand père et qui était une merveille en accompagnement d’un gigot de mouton aillé…

La « buvette » que nous vendait notre ami Serge Boissezon en cubi: en vérité son meilleur Syrah-Grenache, qu’il mettait aussi en barrique et en bouteille et qui, contrairement à  la plupart des rouges,  « résistait » à merveille aux fromages, au contraire, qui les mettait tellement en valeur, qu’il fallait enchainer souvent « la petite goutte » pour finir le fromage avec « le petit morceau » pour finir le verre….


Votre prochaine dégustation (prévue ou fantasmée) ?

Pas prévue et pas fantasmée, par ce que déjà passée fin 2005, la dégustation des 6 cuvées rouge 2002 du Domaine Romanée Conti en présence d’Aubert de Vilaine.

Et comme cela m’est arrivé, que sur un forum de discussion sur le vin, que quelqu’un compare mon Merlot « Les Moulenty » au Petrus, mon fantasme sera bien sûr de faire une verticale de ce vin un jour.

Un voyage en Piemont, pour déguster les meilleurs Barolo reste aussi encore un fantasme.

Rendre visite à tous les vignerons bloguers que j'aime lire, partout dans le monde....



Qui choisit le vin dans votre foyer et qui "gère" la cave ?

Vous l’auriez deviné : c’est moi


Combien de vin avez-vous en cave ?

Sans compter mes propres vins de Lisson (j’essaye de garder quelques bouteilles « témoin » de chaque cuvée et chaque millésime depuis 1996, cela commence à prendre de la place), donc dans ce que j’appelle ma « cave privée », il doit y avoir dans les 400 bouteilles actuellement. Majoritairement en rouge (je suis seule à les boire, Klaus ne boit que des blancs et rosés), surtout Languedoc, un peu d’Alsace et Loire – donc largement encore à développer !


Question subsidiaire :
Comment initieriez-vous un "jeune" au vin ?

Par du bon, peut-être avec un Bella Para du domaine de Beau Thorey (en biodynamie) – avec une ballade dans une vigne, une journée de vendanges. Je crois beaucoup dans le

« learning by doing » !

Et apprendre, d’où vient un produit, quel contexte  l’a vu naître, quel homme/femme l’a accompagné sur son chemin, st la meilleur méthode pour comprendre et apprécier et devenir sensible au goût authentique de ce produit.


Et comme il fait partie de ce  "jeu", de passer le sujet à d'autres blogguers, j'invite mes collègues de s'y coller, si la vigne et la cave leur laissent le temps.

Ps: je m'excuse pour les drôles de couleurs, mais j'ai joué aux aprenties sorciers avec la mise en page du blog et je n'arrive pas à annuler mes bêtises!

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Les cinq sens en éveil

10 Mars 2007, 16:13pm

Publié par Iris Rutz-Rudel




L’ouïe, qui nous permet d'entendre les sons, le toucher, l'odorat, qui nous permet de sentir les odeurs, et le goût.



Ils sont tous mis à contribution quand je me ballade dans la vigne en ce moment.  A commencer par les chants des oiseaux, qui annoncent depuis quelques semaines déjà le retour du printemps depuis l’aurore. Plus tard dans la journée je vois tourner un couple de rapaces sur la colline contre le ciel bleu, du temps en temps, un d'eux pousse un crie aigue pour appeler son partenaire. Je ne sais pas vous dire, s’il s’agit simplement de buses, qui sont fréquent dans la région, ou s’il s’agit d’une visite plus rare du couple d’aigles royales, qui habitent normalement dans la montagne en face – il faudra mes jumelles et mon livre sur les rapace avec moi, pour en être sûre.

Aujourd’hui ils n’étaient pas au rendez-vous – trop de vent: la tramontane  souffle avec force et nous a valu une météo, qui ressemble au jackpot des machines à sous : grand soleil jaune matin et après midi et cela pendant trois jours de suite ! Mais du coup c’est le bruissement du vent dans les branches des oliviers, avec leurs fines feuilles peintes en pure argent quand le vent les retourne.

Le vent ébouriffe les cheveux et remplit les oreilles, pendant que le soleil chauffe agréablement le dos courbé sur les souches. Ce mélange entre fraicheur et chaleur est comme un met rare, comme certains vins, qui vous remplissent le palais de leur puissance, leurs  aromes chaleureux et envoutants tout en gardant une fraicheur, qui empêche le tout de vous écœurer. Pour moi toujours un moment magique  dans une dégustation, où le goût et le toucher en bouche sont étroitement liés.


Le claquement du sécateur rythme le travail, les bouts de sarments coupés net tombent par terre, où ils vont se dégrader petit à petit avec les tontes d’herbe et se transformer en humus stable avec le temps.

La sève, qui commence à couler des plaies de taille est douce au toucher. Je n’ai pas encore gouté pour vous dire, si elle relève du règne su sucre ou du salé – depuis que j’ai lu, qu’au Japon, elle est vendu comme produit de soin  rare et précieux pour la peau, je me dis,  que je devrais l’essayer – on ne peut pas être plus proche de la source….

L’odorat est comblé en ce moment : le tapis de violettes, qui couvrent les abords des chemins et de la vigne, était le premier messager du printemps. Entre temps elles étaient rejointes par l’odeur fine des amandiers en fleur, les abricotiers leurs suivent de près, la senteur mielleuse de la bruyère blanche, les relents encore plus capiteux de l’aubépine, même les sous-bois avec leurs buis sur la partie calcaire de la colline embaument au soleil.

Et pour le gout, il suffit de croquer une asperge sauvage, qui pointe son nez sous les oliviers,  ramasser les poireaux de vigne, qui poussent par-ci par-là et qui sont un régal en salade le soir, ramasser les rosettes des pissenlits, de la mâche sauvage, du cresson de terre, pour avoir l’impression de voir remonter ses forces avec la nature, qui renaît à la vie.


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Les Sons du Vin

5 Mars 2007, 13:31pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Los sonidas del vino - les sons du vin  s'appelle un collage son-image qui suit la vie dans les vignes et à la cave d'un domaine (Bodegas Monje) sur l'île Ténériffe.

Il y a tout: le son de la pluie dans les vignes, le bourdonnement des insectes, le bruit claquant du sécateur à la taille, le froissement des feuilles, les chants des femmes, qui relèvent la végétation, pas seulement le bruit du tracteur au labour, mais aussi souvent le bruit de la pioche sur le rang.

J'ai particulièrement aimé le bruit de la soufrette, petit outil comme une sucrière avec des trous, pour distribuer le souffre en poudre contre l'oïdium.

soufrette

Outil devenu rare dans les vignobles, où les poudreuses avec turbine derrière les tracteurs ressemblent à des énormes araignées d'un autre monde, quand elles couvrent le paysage de leur poussière. J'en garde encore pour les premiers poudrages au printemps - idéal et peu encombrant dans nos petites terrasses. Là, où les vignes sont plantées encore plus étroites, c'est carrément avec deux sac en jute, un dans chaque main, que cette poudre peut être distribué aux aurores, avant que le vent se lève...

Belles images des vendanges avec des paniers, le bruit des raisins, qu'on écrase au pied, les bruits de la cave - tout y est.

Allez passer un petit moment contemplatif sur ces images et sons - avec quelques accords de guitare pour faire le lien.

Merci à l'édition de Vinum Allemagne pour le lien dans son numéro de mars!



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La Lune Rousse

4 Mars 2007, 17:42pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


 

Non, ce n’était pas encore celle tant craint par les agriculteurs et les jardiniers, qui peut encore « bruler », donc faire roussir, les bourgeons en avril/mai, mais celle qu’on voyait au ciel cette nuit:  l’éclipse de la lune accompagnée d’une coloration en rouge du aux rayons lumineux du soleil qui sont déviés par l'atmosphère terrestre et rayonnent dans les longueurs d'onde de la couleur rouge.  Pour plus d’information vous pouvez regarder ici.

 

Nous l’avons regardé à travers de notre télescope cette nuit, que nous avions mit devant la porte à Lisson – et comme pour l’éclipse du soleil d’il y a quelques années, je me suis imaginé l’impression que cela m’aurait fait, si j’avais vécu à une époque où l’information sur tout cela n’a pas encore existé. La pleine lune, qui disparait derrière une ombre grandissante et qui devient rousse ! Imaginez-vous !

 

Comme ma caméra est en réparation, je triche un peu, par ce que je suis allé chercher l’image d’une autre éclipse en 2000 – pour ceux, qui n’ont pas eu la chance de la voir cette nuit  au ciel.

 

J’aurais bien envie de sortir une cuvée de ce nom un jour – pas besoin que les bourgeons roussissent pour cela au préalable.


 

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26. Février 2001

25 Février 2007, 18:20pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

 

L’année dernière, pour commémorer ce jour, j’ai vous avais mis un de mes quatrains préférés d’Omar Khayyam. Dans les multiples facettes de Claude Rudel, cela symbolise pour moi son amour de la poésie, du vin et de la culture arabe. Aujourd’hui, c’est à travers une des multiples musiques, qu’il aimait, que j’aimerais que vous fassiez connaissance.

 

Je vous invite donc de vous rendre sur la page d’accueil de l’ensemble Witiza et de consacrer 229 secondes à l’écoute d’un extrait de la messe des défunt grégorienne, interprété par Luis, Léo et Cédric, avec qui nous avons passé des moments de grâce sous des voutes en pierre à chanter et à écouter…............

 

  ...............et si vous voulez, vous  levez votre verre en son souvenir!

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tempora mutantur - les temps changent

24 Février 2007, 17:41pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Une pluie douce et bienvenue me laisse le temps de fouiller un peu dans mes "archives" - et je ne résiste pas à l'envie de vous montrer la petite galerie d'images historiques, que j'ai trouvé à cette occasion.

Cela commence avec la plus vieille photo de Lisson, que je possède: une petite image noir et blanc de la maison et de la colline derrière, qui doit dater de 1975, l'année dans laquelle Claude Rudel l'achetais la ruine, qui n'avait plus été vraiment habité depuis les années 30 et dont les terres étaient tombées en friche, laissant le chêne vert et la broussaille reprendre les terrasses anciennement en vigne et oliviers jusqu'en haut.




Lisson 1975


 

14 ans plus tard, après quelques transformations apportées par Claude à la maison, qui trahissent bien son origine du pied du Larzac et son amour pour la forme traditionnelle des toits de ferme du plateau, l'aventure de la ré-création du vignoble commence avec le défrichage successive des terrasses - qui à lui tout seul va prendre presque un an...







Lisson 1989 - les premières défrichages




La petite fille d'une amie, qui passe par là pendant cette période, est inspirée par les travaux et nous dessine l'avenir de Lisson - pour elle dans un futur "lointain" qu'est 1994!


dessin par Cloé Dubuc en 1989


Nous n'avons pas construit la buvette et jusque là, il n'y a pas encore de flotte aérienne, qui fait la publicité pour nos vins, mais le changement sur la colline était bien deviné, comme montre cette photo de 1990, à la fin du défrichage.





Lisson 1990

Un autre jeun visiteur - visiblement inspiré par le métier de son papa architecte- résolument moderne ce jeunot, nous dessinait quelques années plus tard sa vision futuriste de Lisson:


 



Lisson - cité du vin ????



histoire à suivre.....




 

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Mangas, crime and wine

3 Février 2007, 16:58pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Nous savons entre temps, que le manga à sujet vinique fait vendre – surtout au Japon, mais bientôt aussi dans d’autres contrés – qu’un film comme Sideways est apte à faire monter la consommation d’un cépage et qu’un autre (Mondovino) anime la discussion entre amateurs pendant des mois. Même « Une Grande Année » de Ridley Scott après le roman de Peter Mayle, qui a tant fait pour déclencher le déferlement de nos amis anglais sur la Provence et le débordement de cette vague sur le reste du Languedoc, se trouve commenté sur un blog vigneron après sa sortie.

En Allemagne, c’est un autre genre, qui vulgarise des informations sur le monde du  vin : c’est le polar situé au milieu viticole, qui grâce à toute une flopée d’auteurs, a gagné un public grandissant.





Que l’histoire du « crime and wine » se déroule dans une région Allemande, comme dans les Eiffel-Krimis de Carsten Sebastian Henn, ou que des contrés plus internationales servent comme cadre du crime, comme dans les romans de Paul Grothe, qui nous amènent en Autriche, au Rioja, en Toscane ou à Bordeaux.

Mort à Bordeaux

Je n’ai encore rien trouvé de comparable en Français, juste une annonce sur le web – mais peut-être que mes lecteurs français peuvent m’apporter plus ample informations …

Merci Olif pour l'information. Il existe donc une serie en France, qui a jusque là échappée à mon intention: Le Sang de la vigne de chez Fayard, où deux auteurs mettent en scène Benjamin Cooker (Robert Parker n'est pas loin) comme oenologue-criminaliste ?a travers les vignobles de France.



Comme dans d’autres domaines, ce ne sont pas les pratiques frauduleuses qui manquent dans la profession, ni les intérêts financiers, qui pourront motiver plus d’un crime.

Mais pour revenir au départ de ce mot: Très beau texte au sujet des « Mangas Japonais et vins français : quelques enseignements inattendus » sur le blog de « le vin nature », à lire sans modération.


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Bonne Année 2007 pour vous tous!

3 Janvier 2007, 14:48pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Bonne Année 2007 - et surtout bonne Santé pour tous mes lecteurs, ami(e)s et amateurs de Lisson et de ses vins et paysages!



Je viens de commencer l'année un peu malheureuse: gueule de bois (oui, oui, c'est que la 4ième fois de ma - pas si courte-  vie, mais même à un "professionnel du vin" cela peu arriver  - et même en buvant que du bon et du bio - c'est une question de quantité...) - donc j'ai eu pendant 24 heure ce qu'on appelle "un Chat", einen Kater, dans ma langue maternelle, que j'ai finalement vaincu en me mettant à l'eau et au lit.

Ensuite, c'est un "tour de reins", joliment appelé "Hexenschuss" (tir de sorcière), qui s'est emparé de mon dos - donc deuxième journée allongée et aujourd'hui marche peu assurée de meuble en meuble...

Mais je n'abandonne pas l'espoir: demain, cela ira mieux - et l'année ne peut que continuer meilleure après un tel début!


Pour les curieux: les vins du reveillon étaient entre autre: un Pinot Noir 1997 de Pierre Frick et un Pinot Noir 1999 de Gérard Schueller, tous les deux des Pinot d'ALSACE que j'aime beaucoup et qui étaient à point, pour accompagner un repas "à la japonaise" avec tempura et sukijaki fait maison.

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Petit conte de mon Voyage de Noel 2006

27 Décembre 2006, 18:13pm

Publié par Iris Rutz-Rudel



Comme chaque année pendant le temps d’advent, je décide de faire un voyage éclair en Allemagne, pour aller voir ma maman, qui vit depuis presque deux ans dans une maison de retraite d’une petite ville à côté de Düsseldorf.

L’arrivée du froid vers le 10 décembre dans le Midi me rend le départ encore plus facile,  la taille de la vigne est déjà bien avancée et je préfère attendre des journées sans gelées blanches pour continuer.

Je prends donc la route un mardi matin avant 5 heures,  bien avant le lever du soleil : 20 minutes de préchauffage et grattage sur les vitres de la voiture, 1 heure de voiture jusqu’à la gare de Béziers, sans croiser un autre véhicule sur les premiers 30 kilomètres, un premier train pour Montpellier, ensuite lever du soleil sur la mer entre Montpellier et Nîmes avec des couleurs fantastiques au ciel.

lever-soleil

Petit refroidissement à Nîmes où une alerte à la bombe nous force d’évacuer train et gare en toute vitesse. Très fière d’avoir réussi à « sauver » tous mes bagages avec les cadeaux de
noël pour l’Allemagne, je me rends compte que devant la gare, que j’ai laissé mon manteau dans le train. Mais les passagers sont d’un calme admirables, pas de panique dans les escaliers de la gare et une grande queue  au comptoir du bar-tabac d’en face, jusqu’à ce qu’on nous apprend, que l’alerte était fausse et que nous pouvons remonter à bord.

La traversé de Paris se passe ensuite sans autres problèmes, Thalys pour Cologne, comme au moins trois fois dans l’année, toujours les vins de Monsieur Sapin dans les menues de la première classe… un dernier changement pour Düsseldorf et 12 heures après mon départ de la maison, je sort de la gare central de Düsseldorf et me trouve tout de suite immergé dans l’atmosphère des marchés de
noël avec leurs petits maisons en bois, où on vends  vin chaud et galettes de pommes de terre (Reibekuchen), petits gâteaux et décorations de noël – et où un pianiste en gants de laine devant un grand piano à queue me fait arrêter et chercher quelques pièces, tellement j’y prends plaisir d’écouter ce brave.


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Mes amis libraires de la Altstadtbuchhandlung, chez qui je loge, depuis que je n’ai plus de domicile familiale dans ma ville natale, sont en plein effervescence d’avant noël – jusqu’à 8 heures du soir les clients affluent dans leur boutique sympathique, pour trouver les cadeaux, qui leur manquent encore.

Les fenêtres des boutiques décorés et éclairés m’attirent pour une petite heure de lèche-vitrines : celle du boulanger derrière le  marché du Karlplatz avec ses Stollen et Lebkuchen (pain d’épices) me met l’eau à la bouche.


gateaux-de-noel-allemagne


Les jours qui suivent seront entièrement consacrés à ma maman. À midi, nous sortons de la maison de retraite, où elle prends normalement tous ses repas, pour allez manger dans un des bistros ou restaurants de la zone piétonne de Erkrath, petite ville devant les portes de Düsseldorf, sur la route vers le Neanderthal, berceau de notre ancêtre célèbre.


repas-allemand


Je me réjouis de retrouver des gouts simples de mon enfance, pommes de terres sauté avec œuf sur le plat, choux vert frisé (Grünkohl) avec saucisses fumés – ou les plats goûteux de chez un des innombrables Grecques, qui tiennent la plupart des restaurants dans les petits villes d’Allemagne, ensemble avec des Yougoslaves, des Italiens ou d’autres Chinois…


choer-jazz-noel


Un concert de noël d’une Chorale « Jazz » dans l’église protestante de la ville nous met dans l’ambiance et me surprend à plusieurs niveaux : j’ai vécu les cultes de mon enfance dans cette église, ma confirmation et un premier mariage « en blanc » sous la pression de ma famille – la dernière fois que j’avais mis les pieds dans cet édifice remonte donc à bien 36 ans en arrière. Je m’attendais à passer un concert dans un froid glacial et sur les bancs durs, qui ont laissés des souvenirs durables à mes fesses. Quel n’était pas ma surprise, quand je me retrouvais dans une salle chauffée avec des fauteuils individuels rembourrés et un programme, qui rendait ma mère, qui adore danser, « swinguant » avec son déambulateur  encore dans la rue au retour.

Le père fouettard, qui montrait sa présence le lendemain à la maison de retraite, pour la journée des portes ouvertes, ne l’avait pas pris mal, peut-être aussi amadoué par le fait, qu’elle sait encore un des poèmes de
noël classique de  la plume de Theodore Storm par cœur – la rencontre était donc plutôt souriante.

Mutti-KnechtRuprecht

Trop vite, le moment du retour est venu. Départ matinal, changement pour Paris à Cologne, le programme de la semaine avant à l’envers. Mais ce-coup-ci pas d’alerte à la bombe, donc pas de retard et pour une fois assez de temps, pour pas seulement faire un tour dans la librairie de la gare mais aussi pour finalement trouver l’ascenseur minuscule et caché, qui monte au restaurant Le Train Bleu à la Gare de Lyon. Lieu mythique, qui me tente depuis des longues années, mais qui me décourageait toujours à cause du grand escalier, qu’il faut graver, pour monter de la salle des trains au restau à l’étage et qui me semblait toujours infranchissable avec le poids de mes valises et bagages sur les épaules.

La décoration était bien à l’hauteur de mon attente – même en comparaison avec les fastes des décorations de noël entrevues pendant les derniers jours, le lieu n’avait pas à pâlir !


salle-train-bleu




Pas moyen d’y manger à midi sans réservation préalable, on me disait, mais j’ai trouvé une place confortable dans la partie « Club » derrière le bar, où j’ai pu savourer un thé excellent un quelques petits four, en m’imaginant, que parmi les autres clients du lieu il n’y avaient pas que des badauds de province comme moi, mais aussi quelques autres intellectuels célèbres, les Coco Chanels, Colettes, et autres Cocteaux de nos jours.

bar-train-bleu salon-train-bleu decor-train-bleu

Là aussi la première occasion de feuilleter  mes achats en librairie : deux ouvrages sur la cuisines, qui avaient retenue mon attention dans les semaines précédentes pendant mes lectures des blogs culinaires.

La cuillère d’argent, bible de la cuisine italienne avec 1263 pages un vrai pavé, comme je les aime et qui avait été présenté en novembre par Ségolène Lefèvre sur son excellent blog de cuisine et histoire d’alimentation « boire et manger » était le premier. Le second est d’une taille bien plus modeste : ce sont les « recettes et récits de blogs culinaires », publiés sous le titre « une souris dans le potage… » par les éditions Tana et où on retrouve Aude Toniello de « épices et compagnie » aussi bien que Mercottepapilles et pupilles et 10 autres bloggueuses incontournables de l’univers des blogs de cuisines.

Vous vous imaginez, que je n’avais pas trop l’occasion de contempler le paysage au retour dans le train et que le voyage fût court et salivant.

C’était bien de retrouver mon Midi, de m’enfoncer vers ma montagne chérie dans ma vieille Peugeot 305 et d’arriver à la nuit tombée dans ma petite vallée de Lisson, où Klaus m’avait fait un festin de « Reibekuchen », pour me faciliter d’adaptation.



Olivenfeld


Grand soleil et grand froid pendant les quelques jours qui nous séparaient encore de noël. Trop froid, pour continuer la taille de la vigne – très froid aussi, pour la récolte des olives.

Nous nous réchauffons avec une deuxième tourné de fabrication de petits gâteaux de noël maison, le Spritzgebäck, qui embaument bien la maison – les premiers que nous avions fait début décembre n’avaient pas résisté à nos assauts…

gateaux-noel-Lisson

Et ensuite fêtes de noël tranquille, à deux avec une grande marmite de soupe de poulet aux légumes sur le coin du poêle, qui nous tient chaud au ventre et au cœur pendant 3 jours – et ainsi un lendemain des fêtes dans la santé et la sérénité, prêt à affronter un réveillon de l’an un peu plus convivial et peut-être même accompagné de vin, pour ne pas faire trop honte à ma profession.

Voilà mon conte de Noel 2006 – peu de boissons alcooliques, j’admets.  (Vous pouvez quand même regarder la carte des vins du Train Bleu – il y a de tout, mais je trouve, que pour une gare, qui est la porte vers le Midi, il y a très peu de vins du Sud. 1 Saint Chinian et un Faugères – pas de Roussillon, si j’ai bien vu, c’est un peu décevant pour une vigneronne.)



Régalez vous des derniers jours de l’année – je vous souhaite un bon passage et plein de bonnes choses pour l’année 2007.



Et pour les fidèles : il y aura même une nouvelle offre en primeur pour les vins de Lisson bientôt. Promis – je les ré-déguste, les 2005 et je vous en donne des nouvelles !



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