Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

26. Février 2001

25 Février 2007, 18:20pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

 

L’année dernière, pour commémorer ce jour, j’ai vous avais mis un de mes quatrains préférés d’Omar Khayyam. Dans les multiples facettes de Claude Rudel, cela symbolise pour moi son amour de la poésie, du vin et de la culture arabe. Aujourd’hui, c’est à travers une des multiples musiques, qu’il aimait, que j’aimerais que vous fassiez connaissance.

 

Je vous invite donc de vous rendre sur la page d’accueil de l’ensemble Witiza et de consacrer 229 secondes à l’écoute d’un extrait de la messe des défunt grégorienne, interprété par Luis, Léo et Cédric, avec qui nous avons passé des moments de grâce sous des voutes en pierre à chanter et à écouter…............

 

  ...............et si vous voulez, vous  levez votre verre en son souvenir!

tempora mutantur - les temps changent

24 Février 2007, 17:41pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Une pluie douce et bienvenue me laisse le temps de fouiller un peu dans mes "archives" - et je ne résiste pas à l'envie de vous montrer la petite galerie d'images historiques, que j'ai trouvé à cette occasion.

Cela commence avec la plus vieille photo de Lisson, que je possède: une petite image noir et blanc de la maison et de la colline derrière, qui doit dater de 1975, l'année dans laquelle Claude Rudel l'achetais la ruine, qui n'avait plus été vraiment habité depuis les années 30 et dont les terres étaient tombées en friche, laissant le chêne vert et la broussaille reprendre les terrasses anciennement en vigne et oliviers jusqu'en haut.




Lisson 1975


 

14 ans plus tard, après quelques transformations apportées par Claude à la maison, qui trahissent bien son origine du pied du Larzac et son amour pour la forme traditionnelle des toits de ferme du plateau, l'aventure de la ré-création du vignoble commence avec le défrichage successive des terrasses - qui à lui tout seul va prendre presque un an...







Lisson 1989 - les premières défrichages




La petite fille d'une amie, qui passe par là pendant cette période, est inspirée par les travaux et nous dessine l'avenir de Lisson - pour elle dans un futur "lointain" qu'est 1994!


dessin par Cloé Dubuc en 1989


Nous n'avons pas construit la buvette et jusque là, il n'y a pas encore de flotte aérienne, qui fait la publicité pour nos vins, mais le changement sur la colline était bien deviné, comme montre cette photo de 1990, à la fin du défrichage.





Lisson 1990

Un autre jeun visiteur - visiblement inspiré par le métier de son papa architecte- résolument moderne ce jeunot, nous dessinait quelques années plus tard sa vision futuriste de Lisson:


 



Lisson - cité du vin ????



histoire à suivre.....




 

Mangas, crime and wine

3 Février 2007, 16:58pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Nous savons entre temps, que le manga à sujet vinique fait vendre – surtout au Japon, mais bientôt aussi dans d’autres contrés – qu’un film comme Sideways est apte à faire monter la consommation d’un cépage et qu’un autre (Mondovino) anime la discussion entre amateurs pendant des mois. Même « Une Grande Année » de Ridley Scott après le roman de Peter Mayle, qui a tant fait pour déclencher le déferlement de nos amis anglais sur la Provence et le débordement de cette vague sur le reste du Languedoc, se trouve commenté sur un blog vigneron après sa sortie.

En Allemagne, c’est un autre genre, qui vulgarise des informations sur le monde du  vin : c’est le polar situé au milieu viticole, qui grâce à toute une flopée d’auteurs, a gagné un public grandissant.





Que l’histoire du « crime and wine » se déroule dans une région Allemande, comme dans les Eiffel-Krimis de Carsten Sebastian Henn, ou que des contrés plus internationales servent comme cadre du crime, comme dans les romans de Paul Grothe, qui nous amènent en Autriche, au Rioja, en Toscane ou à Bordeaux.

Mort à Bordeaux

Je n’ai encore rien trouvé de comparable en Français, juste une annonce sur le web – mais peut-être que mes lecteurs français peuvent m’apporter plus ample informations …

Merci Olif pour l'information. Il existe donc une serie en France, qui a jusque là échappée à mon intention: Le Sang de la vigne de chez Fayard, où deux auteurs mettent en scène Benjamin Cooker (Robert Parker n'est pas loin) comme oenologue-criminaliste ?a travers les vignobles de France.



Comme dans d’autres domaines, ce ne sont pas les pratiques frauduleuses qui manquent dans la profession, ni les intérêts financiers, qui pourront motiver plus d’un crime.

Mais pour revenir au départ de ce mot: Très beau texte au sujet des « Mangas Japonais et vins français : quelques enseignements inattendus » sur le blog de « le vin nature », à lire sans modération.


Bonne Année 2007 pour vous tous!

3 Janvier 2007, 14:48pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Bonne Année 2007 - et surtout bonne Santé pour tous mes lecteurs, ami(e)s et amateurs de Lisson et de ses vins et paysages!



Je viens de commencer l'année un peu malheureuse: gueule de bois (oui, oui, c'est que la 4ième fois de ma - pas si courte-  vie, mais même à un "professionnel du vin" cela peu arriver  - et même en buvant que du bon et du bio - c'est une question de quantité...) - donc j'ai eu pendant 24 heure ce qu'on appelle "un Chat", einen Kater, dans ma langue maternelle, que j'ai finalement vaincu en me mettant à l'eau et au lit.

Ensuite, c'est un "tour de reins", joliment appelé "Hexenschuss" (tir de sorcière), qui s'est emparé de mon dos - donc deuxième journée allongée et aujourd'hui marche peu assurée de meuble en meuble...

Mais je n'abandonne pas l'espoir: demain, cela ira mieux - et l'année ne peut que continuer meilleure après un tel début!


Pour les curieux: les vins du reveillon étaient entre autre: un Pinot Noir 1997 de Pierre Frick et un Pinot Noir 1999 de Gérard Schueller, tous les deux des Pinot d'ALSACE que j'aime beaucoup et qui étaient à point, pour accompagner un repas "à la japonaise" avec tempura et sukijaki fait maison.

Petit conte de mon Voyage de Noel 2006

27 Décembre 2006, 18:13pm

Publié par Iris Rutz-Rudel



Comme chaque année pendant le temps d’advent, je décide de faire un voyage éclair en Allemagne, pour aller voir ma maman, qui vit depuis presque deux ans dans une maison de retraite d’une petite ville à côté de Düsseldorf.

L’arrivée du froid vers le 10 décembre dans le Midi me rend le départ encore plus facile,  la taille de la vigne est déjà bien avancée et je préfère attendre des journées sans gelées blanches pour continuer.

Je prends donc la route un mardi matin avant 5 heures,  bien avant le lever du soleil : 20 minutes de préchauffage et grattage sur les vitres de la voiture, 1 heure de voiture jusqu’à la gare de Béziers, sans croiser un autre véhicule sur les premiers 30 kilomètres, un premier train pour Montpellier, ensuite lever du soleil sur la mer entre Montpellier et Nîmes avec des couleurs fantastiques au ciel.

lever-soleil

Petit refroidissement à Nîmes où une alerte à la bombe nous force d’évacuer train et gare en toute vitesse. Très fière d’avoir réussi à « sauver » tous mes bagages avec les cadeaux de
noël pour l’Allemagne, je me rends compte que devant la gare, que j’ai laissé mon manteau dans le train. Mais les passagers sont d’un calme admirables, pas de panique dans les escaliers de la gare et une grande queue  au comptoir du bar-tabac d’en face, jusqu’à ce qu’on nous apprend, que l’alerte était fausse et que nous pouvons remonter à bord.

La traversé de Paris se passe ensuite sans autres problèmes, Thalys pour Cologne, comme au moins trois fois dans l’année, toujours les vins de Monsieur Sapin dans les menues de la première classe… un dernier changement pour Düsseldorf et 12 heures après mon départ de la maison, je sort de la gare central de Düsseldorf et me trouve tout de suite immergé dans l’atmosphère des marchés de
noël avec leurs petits maisons en bois, où on vends  vin chaud et galettes de pommes de terre (Reibekuchen), petits gâteaux et décorations de noël – et où un pianiste en gants de laine devant un grand piano à queue me fait arrêter et chercher quelques pièces, tellement j’y prends plaisir d’écouter ce brave.


piano-noel-gare-duesseldorf

Mes amis libraires de la Altstadtbuchhandlung, chez qui je loge, depuis que je n’ai plus de domicile familiale dans ma ville natale, sont en plein effervescence d’avant noël – jusqu’à 8 heures du soir les clients affluent dans leur boutique sympathique, pour trouver les cadeaux, qui leur manquent encore.

Les fenêtres des boutiques décorés et éclairés m’attirent pour une petite heure de lèche-vitrines : celle du boulanger derrière le  marché du Karlplatz avec ses Stollen et Lebkuchen (pain d’épices) me met l’eau à la bouche.


gateaux-de-noel-allemagne


Les jours qui suivent seront entièrement consacrés à ma maman. À midi, nous sortons de la maison de retraite, où elle prends normalement tous ses repas, pour allez manger dans un des bistros ou restaurants de la zone piétonne de Erkrath, petite ville devant les portes de Düsseldorf, sur la route vers le Neanderthal, berceau de notre ancêtre célèbre.


repas-allemand


Je me réjouis de retrouver des gouts simples de mon enfance, pommes de terres sauté avec œuf sur le plat, choux vert frisé (Grünkohl) avec saucisses fumés – ou les plats goûteux de chez un des innombrables Grecques, qui tiennent la plupart des restaurants dans les petits villes d’Allemagne, ensemble avec des Yougoslaves, des Italiens ou d’autres Chinois…


choer-jazz-noel


Un concert de noël d’une Chorale « Jazz » dans l’église protestante de la ville nous met dans l’ambiance et me surprend à plusieurs niveaux : j’ai vécu les cultes de mon enfance dans cette église, ma confirmation et un premier mariage « en blanc » sous la pression de ma famille – la dernière fois que j’avais mis les pieds dans cet édifice remonte donc à bien 36 ans en arrière. Je m’attendais à passer un concert dans un froid glacial et sur les bancs durs, qui ont laissés des souvenirs durables à mes fesses. Quel n’était pas ma surprise, quand je me retrouvais dans une salle chauffée avec des fauteuils individuels rembourrés et un programme, qui rendait ma mère, qui adore danser, « swinguant » avec son déambulateur  encore dans la rue au retour.

Le père fouettard, qui montrait sa présence le lendemain à la maison de retraite, pour la journée des portes ouvertes, ne l’avait pas pris mal, peut-être aussi amadoué par le fait, qu’elle sait encore un des poèmes de
noël classique de  la plume de Theodore Storm par cœur – la rencontre était donc plutôt souriante.

Mutti-KnechtRuprecht

Trop vite, le moment du retour est venu. Départ matinal, changement pour Paris à Cologne, le programme de la semaine avant à l’envers. Mais ce-coup-ci pas d’alerte à la bombe, donc pas de retard et pour une fois assez de temps, pour pas seulement faire un tour dans la librairie de la gare mais aussi pour finalement trouver l’ascenseur minuscule et caché, qui monte au restaurant Le Train Bleu à la Gare de Lyon. Lieu mythique, qui me tente depuis des longues années, mais qui me décourageait toujours à cause du grand escalier, qu’il faut graver, pour monter de la salle des trains au restau à l’étage et qui me semblait toujours infranchissable avec le poids de mes valises et bagages sur les épaules.

La décoration était bien à l’hauteur de mon attente – même en comparaison avec les fastes des décorations de noël entrevues pendant les derniers jours, le lieu n’avait pas à pâlir !


salle-train-bleu




Pas moyen d’y manger à midi sans réservation préalable, on me disait, mais j’ai trouvé une place confortable dans la partie « Club » derrière le bar, où j’ai pu savourer un thé excellent un quelques petits four, en m’imaginant, que parmi les autres clients du lieu il n’y avaient pas que des badauds de province comme moi, mais aussi quelques autres intellectuels célèbres, les Coco Chanels, Colettes, et autres Cocteaux de nos jours.

bar-train-bleu salon-train-bleu decor-train-bleu

Là aussi la première occasion de feuilleter  mes achats en librairie : deux ouvrages sur la cuisines, qui avaient retenue mon attention dans les semaines précédentes pendant mes lectures des blogs culinaires.

La cuillère d’argent, bible de la cuisine italienne avec 1263 pages un vrai pavé, comme je les aime et qui avait été présenté en novembre par Ségolène Lefèvre sur son excellent blog de cuisine et histoire d’alimentation « boire et manger » était le premier. Le second est d’une taille bien plus modeste : ce sont les « recettes et récits de blogs culinaires », publiés sous le titre « une souris dans le potage… » par les éditions Tana et où on retrouve Aude Toniello de « épices et compagnie » aussi bien que Mercottepapilles et pupilles et 10 autres bloggueuses incontournables de l’univers des blogs de cuisines.

Vous vous imaginez, que je n’avais pas trop l’occasion de contempler le paysage au retour dans le train et que le voyage fût court et salivant.

C’était bien de retrouver mon Midi, de m’enfoncer vers ma montagne chérie dans ma vieille Peugeot 305 et d’arriver à la nuit tombée dans ma petite vallée de Lisson, où Klaus m’avait fait un festin de « Reibekuchen », pour me faciliter d’adaptation.



Olivenfeld


Grand soleil et grand froid pendant les quelques jours qui nous séparaient encore de noël. Trop froid, pour continuer la taille de la vigne – très froid aussi, pour la récolte des olives.

Nous nous réchauffons avec une deuxième tourné de fabrication de petits gâteaux de noël maison, le Spritzgebäck, qui embaument bien la maison – les premiers que nous avions fait début décembre n’avaient pas résisté à nos assauts…

gateaux-noel-Lisson

Et ensuite fêtes de noël tranquille, à deux avec une grande marmite de soupe de poulet aux légumes sur le coin du poêle, qui nous tient chaud au ventre et au cœur pendant 3 jours – et ainsi un lendemain des fêtes dans la santé et la sérénité, prêt à affronter un réveillon de l’an un peu plus convivial et peut-être même accompagné de vin, pour ne pas faire trop honte à ma profession.

Voilà mon conte de Noel 2006 – peu de boissons alcooliques, j’admets.  (Vous pouvez quand même regarder la carte des vins du Train Bleu – il y a de tout, mais je trouve, que pour une gare, qui est la porte vers le Midi, il y a très peu de vins du Sud. 1 Saint Chinian et un Faugères – pas de Roussillon, si j’ai bien vu, c’est un peu décevant pour une vigneronne.)



Régalez vous des derniers jours de l’année – je vous souhaite un bon passage et plein de bonnes choses pour l’année 2007.



Et pour les fidèles : il y aura même une nouvelle offre en primeur pour les vins de Lisson bientôt. Promis – je les ré-déguste, les 2005 et je vous en donne des nouvelles !



objets insolites et indisponsables

3 Décembre 2006, 14:37pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Je viens de recevoir la lettre d’information de « collection privée tire bouchon » de Jean-Pierre Mascaron. Je ne fais pas partie des collectionneurs, mais j’ai toujours adoré ses objets et je comprends, qu’on puisse en être « accro ».

 

Comme le site, qui va avec, cette lettre est une mine de renseignements sur le sujet. Donc, si vous avez un moment à passer sur la toile, allez visiter ces pages et je suis sûre que vous allez en revenir avec un autre regard sur cet objet indispensable pour l’amateur du vin !


 

Présentation d'une collection de tire-bouchons du simple en forme de T au tire-bouchon de comptoir

Fable languedocienne - heureux qui comme Ulysse

25 Novembre 2006, 18:08pm

Publié par Iris Rutz-Rudel



Heureux, qui comme Ulysse de Eldorad'Oc regarde autour de lui avec attention, curiosité et amour et sait transformer ses rencontres en poésie.

Cela fait dix mois, que je suis ce blog qui chante la gloire de notre beau pays d'Oc à travers ses randonnés pédestres, illustrées de belles photos, qui foisonne d'idées amusants, trouvailles, coups de cœur et parfois coups de gueule - mais toujours bien argumentés et bien tournés.


Aujourd'hui, j'ai envie de partager ce plaisir!

Suivez moi sur les pages de Claude Desneux et entrez dans son univers par cette petite fable languedocienne si bien illustrée - mais ne vous arrêtez pas là, fouillez dans ses archives et passez un beau moment de découverte - un verre à la main.

Lui-même se présente ainsi:


Souris en main, je vous invite à découvrir les pépites touristiques de ce vaste pays d'Oc, véritable Eldorado histo-gastro-géolo-graphique où, au cours des ages, la main de l'homme (sans oublier celle de sa compagne !!) a griffonné sur des paysages somptueux et sauvages des villages et monuments qui sont autant de machines à remonter le temps...

Nous en profiterons pour nous régaler au hasard des chemins des nectars et friandises qu'une litanie de générations ont façonné, aiguillonnées par le péché de gourmandise ....Et puis, de temps en temps, nous nous arrêterons à l'ombre d'un figuier ou d'un amandier pour deviser de poésie, de littérature, de musique, ou se livrer à des divagations sur les joies et contrariétés de la vie quotidienne en pays d'Oc qui sont le sel (et surtout le miel !!) de nos existences...
                                Ulysse

 

À lire avec immodération!

Images d'automne

21 Novembre 2006, 14:17pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Quelques images de l’automne, qui nous a tant gâté cette année avec des journées splendides, plein de soleil et de belles couleurs. Des impressions de la fête des marrons et du vin nouveau à Olargues et des vues sur la montagne en face de Lisson,  la « femme couchée » et le Caroux, « montagne de la lumière », qui nous guide au retour de chaque  visite à Béziers tout le longue de la route, qui remonte la vallée de l’Orb. La première salamandre de l’année – moins photogénique que sa congénère  chez le collègue de Champagne, plus sauvage, comme il se doit à Lisson….

Et les fleurs de l’arbousier, qui cohabitent à cette époque avec les fruits écarlates – plus beau à voir qu’à manger. J’ai trouvé aussi quelques sorbes cette année, petits fruits en forme de poire, indigestes tant qu’ils ne sont pas « blets », mais un régal une fois arrivé à ce stade. Et comme pour tous les cadeaux de la nature de ce genre, il faut être plus vite que les animaux, qui aiment aussi s’en empiffrer avant que l’hiver leur rend la vie plus difficile. Je pense, pour les sorbes, ce sont les blaireaux, qui sont ma plus lourde concurrence, pour les noisettes, je perds toujours contre les écureuils, les châtaignes sont assez généreuses, pour nourrir tout le monde tout en me laissant un panier – les champignons trouvent tellement d’amateurs à deux pâtes, que je ne me lance pas dans la course – les derniers raisins et figues ont nourris les oiseaux (je ne parlerais pas des sangliers dans ce contexte, évitant les sujets qui fâchent).


/>
 

Pour nous, ils restent les olives à ramasser pour la petite provision d’huile d’olive avant que le gèle ne fasse tout tomber.


décuvage 2006 et petit chimiste

16 Novembre 2006, 18:07pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Après une nouvelle période de journées d’automnales avec un ciel bleu azur et des couleurs surtout en fin d’après-midi à vous couper le souffle sur ce paysage de montagnes, où les dorures des châtaignerais s’élancent encore plus haut que les vignes multicolores à mi-pente,

vigne avec Gorges d'Héric et Caroux


 c’est la grisaille venue du Sud, qui permet de passer une journée à l’ordinateur, sans trop avoir l’impression de gâcher sa journée.

Je me rends compte, que j’ai vous ai encore peu raconté du déroulement de la vinification cette année.  Pendant que je rattrape la lecture des billets sur les blogs des confrères (j’adore les coups de gueule d’Hervé Bizeuil – la burocratie usine à gaz et les règlementations à la française m’hérissent aussi souvent les poils, mais je me défoule avec une promenade dans la vigne à la place d’un article – et quand je reviens de ma promenade, il a déjà poussé sa gueulante) , vous auriez donc droit aux photos du décuvage et du pressage, qui se déroulaient il y a deux semaines, ainsi qu’à une séance d’analyses au « labo Lisson ».

Pour le décuvage et le passage sur la presse du mout, vous pouvez vous référer  à mon billet de 2005, mais je vous rajoute quelques images de se passage du vin des entrailles de la cuve, qui le faisait naître  vers le ventre des barriques dans le silence serein de la cave.


vider la cuve den Tank leeren


remplir la presse den Keltrer aufbauen

couvercle presse Abdeckung Kelter


presse 2006 Kelter 2006




Nous travaillons depuis nos débuts sans œnologue conseil – juste avec un laboratoire à Béziers,  où nous portons des échantillons de nos vins et qui  nous fournie les analyses obligatoire pour la vente de nos vins à l’export. Et comme Béziers, c’est loin pour des gavatchs comme nous, nous avons optés il y a quelques années pour des kits d’analyse , qui nous permettent, d’analyser sur place quelques paramètres de base de nos vins et de transformer l’atelier de Lisson en labo du petit chimiste de temps en temps.



distillation du vin pour analyse - Distillation des Weines für die Analyse

analyse vin - Weinanalyse



Moi, cela me rappelle mes cours d’école d’il y a très longtemps avec Bunsen et Erlemeyer –

j’adore particulièrement le analyse acidité volatile - Analyse flüchtiger Säure


contrôle des acidités volatiles avec sa distillation et le changement de la couleur sous influence du réactif à la fin.


titrage de l'acidité volatile - Titrierung der flüchtigen Säure

Et cela nous permet ainsi de suivre de près nos vins, qui évoluent, comme vous le savez, avec un minimum de SO2 et qu’il faut donc traiter avec un maximum de soin et d’hygiène et surveiller pendant leurs 18 mois d’élevage en barrique.

Les Trous Noirs du WEB

7 Novembre 2006, 15:28pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Pour moi, du fond caché de ma vallée de Lisson, sans ligne d’électricité, mais avec une ligne téléphonique qui m’amène même l’ADSL depuis 2 ans, l’Internet et un moyen formidable d’information et de communication avec le monde entier. Je dirais, que cela m’a rendu mon choix de vie plus complet et plus facile.

Reporteurs sans Frontières RSF nous rappelle, qu’il y a des pays, où cette liberté d’information et de communication n’existe pas – où la libre expression sur le Net peut vous entrainer en prison :

61 Cyberdissidents et blogueurs sont actuellement emprisonnés à travers le monde !

Vous trouvez la liste complète et plus d’information sur le site de RSF. Et vous pouvez laisser votre vote symbolique contre les trous noirs du Web ici