Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Nous changeons d’horizon

22 Juillet 2007, 19:49pm

Publié par Iris Rutz-Rudel



Un effet secondaire du passage du Tour de France vendredi dans la vallée Orb/Jaur: comme nous ne pourrions pas passer avec notre Peugeot plein d’outillage par la route départementale, qui était barrée pendant plusieurs heures en attendant la caravane et les coureurs, nous avons pris des chemins de travers pour arriver en haut de la vigne.
piste-de-Fenouillede.jpgla piste de Fenoullèdes

Une piste, celle qui mène à Fenouillèdes, était ouverte il y a quelques années, pour permettre aux pompiers, d’intervenir en cas d’incendie. Elle ouvre des vue superbes sur la vallée, les Montagnes en face et à un endroit aussi sur la colline de Lisson. C’est un peu comme le survol avec Google Earth: toutes les terrasses, que nous voyons normalement d’en bas bien raide au-dessus de nos têtes, sont étaler presque „à plat“ deux cent mètres plus bas.

Klaus-vigne.jpgVue sur Lisson et la vallée du Jaur

vigne-vue-du-haut.jpgLes Échelles de Lisson et le Clos du Curé vue d'en haut

Un vent de nord-ouest bien frais rendait la course moins crevante pour les cyclistes et nous permettait aussi, de travailler bien loin dans l’après-midi sous le bruit des hélicoptères du Tour au nettoyage de la clôture électrique avec la débroussailleuse et à l’enfoncement des piquets de fer, pour doubler la grande clôture extérieur par d’autres, plus petites, qui contournent chaque parcelle séparément.

Cela fait beaucoup de travail et coute aussi quelques milliers d’Euros pour l’achat des piquets, des queues de cochons, (isolateurs), des rubans et fils, prises de terre, éléctrificateurs , accumulateurs et panneaux solaires, pour les tenir chargés – mais si cela nous permet de sauver ne serait ce que les raisins pour deux barriques de plus, cela peut nous sauver l’exploitation, qui ne survivra pas à une deuxième récolte décimée à 80% par sangliers et blaireaux, comme encore en 2006.




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Triple Tour à Olargues

18 Juillet 2007, 20:30pm

Publié par Iris Rutz-Rudel



letourdefrance.jpg Je ne sais pas, si l’inspiration du départ de la Weinrallye Allemand m’a mis sur la piste, mais le fait est, que j’étais longue à m’intéresser au passage du Tour de France, annoncé pour vendredi, 20 juillet sur la 12ième étape, qui va traverser Olargues pendant une minute.

Les signes avant-coureur ne sont plus à ignorer: depuis quelques jours, les vitrines des commerçants d’Olargues se décorent au plus beau: L’épicière gonfle des ballons à la force de ses poumons et scotche des photos de ses coureurs préférés (ne me demandez pas les noms, je les ignore...). Devant la boutique du boucher, deux ancêtres du vélo, rouillés et visiblement plus en état d'être enfourchés, sont ficelés à la balustrade. La brocante salue le Tour avec une jolie banderole, et les animateurs de la région (ou est-ce le département?) dressent un parcours sportif Place Alexandre Laissac devant la mairie, pour motiver les pichous pour le cyclisme et la sécurité routière.

Le Syndicat d’initiative distribue la brochure du Parc Naturel du Haut Languedoc, qui nous informe, que les coureurs vont passer vendredi après-midi de 15h13 à 15h14 dans un sprint dans le Tour des Ponts et qu’il y aura un service exprès après leurs passage pour ramasser les détritus, qui vont rester après la bataille. Le terrain de sport du village, tondu de frais, va servir comme terrain d’atterrissage pour les hélicoptères de la télé Française et notre seule route à travers la vallée du Jaur va rester réservée à la caravane, qui arrive deux heures avant les héros.


Les flyers rappellent aux spectateurs, de se protéger avec casquettes et chapeaux contre le soleil, de boire beaucoup et de rester à l’ombre et sur les bas côtés de la route... tout est prévu – il ne reste qu’attendre les flèches multicolores.

Je découvre des pages web de la télé Allemande (ARD), qui profitent, pour familiariser leurs spectateurs et lecteurs aussi avec le côté culinaire et culturel des campagnes traversées – une bonne chose pour Olargues, ce membre des „plus beaux villages de France“.

Fernrohr.jpg

Du coup, j’ai commencé à regarder dans mes placards, pour trouver des appareils optiques, qui pourront m’aider à suivre l’évènement du haut de la colline de Lisson.

Sehhilfen.jpg
Les connaisseurs de la géographie de notre vignoble, qui se sont déjà gagné le droit à la dégustation par une ascension des terrasses du Clos du Curé, vont avoir gardé le souvenir du grand clapas tout en haut, qui permet une vue panoramique à couper le souffle sur la vallée du Jaur entre Mons la Trivalle et Olargues, avec la rivière et le départementale en parallèle.

Herbst-Blick-auf-Olargues.jpg
Le tout est surplombé en face par la silhouette impressionnante de la "femme couchée". Quel emplacement insolite pour saluer de cette hauteur toujours bien aéré les artistes de la pédale, avant de les voir disparaître dans le grand virage du Tour des Ponts derrière la colline, qui porte la médiévale Tour d’Olargues. Je ne suis pas sûre, que je pourrais reconnaître les coureurs de la haut – mais je viens d’apprendre, que les parents du nouveau jeun talent Allemand étaient apparemment aussi des fans des Peanuts dans leur jeunesse, comme moi... cela crée des liens!

Et aujourd’hui: patatras : l’annonce d’un nouveau soupçon de dopage et le boycott des transmissions en directs par les deux grandes chaines de télé Allemandes, ARD et ZDF – donc probablement vendredi pas d’images d’Olargues pour l’Allemagne – quel dommage!


Qui, comme nous, vit depuis bien longtemps sous le soleil du Midi et travaille physiquement dehors sait, que notre sport se pratique dans la vigne: avec le pulvérisateur dans le dos, la débroussailleuse au bout des bras, la pioche ou le sécateur à la main ou une caisse de raisin sur l’épaule on fait des kilomètres et en été, des températures caniculaires augmentent l’effort . On apprend donc, de travailler tôt le matin – celui qui est vu dehors en début d’après-midi passe pour un fou - ou un dopé.

Et comme en été, en plus de l’heure de décalage habituelle avec „l’heure qu’il fait au soleil“, l’heure d’été décrété pat l'état chaque année nous rajoute une deuxième heure de décalage, nous savons, que le soleil n’arrive au zénith, High-Noon, midi, que à 14h – et personne n’aurait volontairement envie de se mettre sur la piste dans les heures qui suivent.

Mais peut-être que les pauvres gus doivent suer en plein soleil, par ce que comme cela, les habitants du sud, qui marquent la sieste, ont le temps de regarder à la télé les autres se crever en plein soleil ...

Reste à poser la question dont je ne connais pas vraiment la réponse: est-ce que le vin rouge, si loué pour ses bienfaits pour la santé par notre profession et, selon ma grand-mère, surtout bien pour le sang, est considéré comme un moyen de dopage entre temps – ou est-ce que ce symbole du French paradoxe sera autorisé comme remontant, pour remettre les coureurs d'aplomb après l’effort?

Quand la caravane sera passée et le calme revenu à Olargues, les petites routes autour seront de nouveau le paradis des cyclistes d’un certain âge dans leurs tricots multicolores et avec leur casques futuristes, qui grimpent les Cols dans la fraicheur des matinées et se sentent comme Eddy Merckx ou Jacques Anquetil (j’espère, qu’ils étaient cyclistes?...)

Et c’est à un autre moment, que nous entamerons une discussion sur le parallèle entre le dopage dans le sport et le dopage dans la vigne et dans le vin – les listes des moyens douteux dans les deux camps, pour corriger la nature et/ou tricher sur le produit de base sont longues. La chaptalisation par exemple, aura quoi comme parallèle dans la pharmacopée des sportives? Et le "libre choix raisonné" avec la chimie, quand l'épreuve devient plus dure...






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Après les VdV, c'est la "Weinrallye" qui part!

11 Juillet 2007, 13:11pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

weinrallye-200.jpg

C'est le logo de la toute nouvelle "Weinrallye", qui s'est mise en branle hier à travers de la blogosphère vinique Allemande.

Proposée et chaperonnée pour sa première édition, qui appelait à trouver des "Inselweine", vins d'une ile, par Thomas Lippert, mieux connu comme Winzerblogger outre Rhin, elle a réuni 16 participants, qui se sont plongés à l'eau pour trouver leur vin sur une ile.


Un tour du monde fort divers et instructif s'en est suivi, que les germanophones pourront lire ici - les autres se contenteront des images.....

J'ai entre autre appris, qu'il y a pleins de vins insulaires en France, qui viennent tout simplement de Bordeaux - et j'ai déniché ma seule bouteille dans la catégorie au fond d'une étagère de ma cave: un rosé de Corse de 1999 - après tants d'années d'oublie plus apprécié pour le contenant que pour le contenu ici.


 Lisson, Weinrallye, Inselweine, Corse

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Sept voiles levés - mais toujours pas nue!

8 Juillet 2007, 19:08pm

Publié par Iris Rutz-Rudel



Pas facile, de répondre à ce jeu, auquel Régis Chaigne m’avait convié avant mon départ pour Gap.


Rappel du principe du blogueur tagué :
Chaque blogueur tagué doit dévoiler 7 choses le concernant ainsi que le règlement.
Puis il doit taguer 7 blogueurs en les énumérant dans son article puis en laissant un message sur les blogs des 7 personnes choisies pour les inviter à participer.
Les personnes qui ont été taguées devront écrire à leur tour 7 choses personnelles sur leurs blogs...

Je vous avais déjà dévoilé que j’aime les vins oxydés. J’ai toujours aimé les sherries secs, qu’on trouvait facilement en Allemagne. Je ne savais pas, qu’il y a des gens, qui ne partageaient pas ce goût, jusqu’au jours, où j’ai vu la mine dégouté de mon professeur d’œnologie a Béziers, Daniel Domergue du Clos de Centeilles, qui fuyait en vociférant la dégustation d’un vin blanc traditionnel de Minerve à base de Macabeu, vinifié très sec et légèrement oxydé en s’écriant, que cela allait être la même chose, si quelqu’un osait ramener une bouteille de vin jaune du Jura un jour. C’est à partir de ce jour que je savais, que j’allais aussi aimer le vin jaune.

J’aime les voix de haute contre dans la musique ancienne et baroque. Mon préféré était longtemps Alfred Deller, dont j’avais acheté le premier enregistrement (encore sous forme de cassette) à l’abbaye de Sénanque, qui pour moi, avec celle du Thoronet, découverte plus tard, est un lieu magique, où on comprend intuitivement, que ces espaces de pierre sont construits pour la résonnance du son, seul ornement autorisé par les règles de l‘ordre des Cisterciens dans leurs églises. Quand j’ai vu pour la première fois le petit passage de filme tourné à Lisson par FR3 en fin 2005 et je me suis aperçu que le régisseur avait choisit „musique for a while“ der Purcell interprété par Deller comme fond sonore de la ballade à travers le clos des Cèdres et du chemin pour monter à la cave, sans que nous avions touché un mot sur mes goût en musique, j’avais les larmes aux yeux.(Je n'ai pas trouvé un enregistrement complet de Deller on ligne, mais un jeun interprèt, que je ne conaissais pas ici.

Je rêve de retrouver une belle robe rouge un jour, comme celle, que je m’avais acheté quelques mois après la mort de Claude au fripes et qui pour moi était le symbole de rentrer de nouveau dans la vie. (Je l’avais lavé trop chaud un jour, ensuite je ne rentrais donc plus dedans!)

J’aime la sculpture moderne et contemporaine – mon rêve serait toute une série de sculptures plantées dans les terrasses de vignes derrière la maison, qui m’accompagnent dans mon ascension, quand je vais au travail et que je vois se dessiner contre le ciel bleu en montant, comme aujourd’hui les silhouettes des arbres morts, vieux troncs d’oliviers, de châtaignier et d’amandier, que j’ai défendu contre la tronçonneuse au défrichage avant la plantation.

J’aime les livres – la lecture était pour moi la chose la plus importante, qu’on m’a appris. Je savais lire avant d’entrer à l’école, parce que je voulais savoir, ce qui était écrit partout, dans mes livres, le journal ou sur les boites de lait concentré. Quand je me plonge dans un livre, le monde autour de moi n’existe plus. La maitrise d’autres langues, comme l’anglais et le français m’a ouvert aussi la littérature de ces langues, donc déjà trois littératures à explorer – une vie ne suffit pas. Ne plus pouvoir lire, rentrer dans un autre monde, au début de mon deuil était une des choses les pires, qui ont pu m’arriver.

J’aime regarder les choses qui jalonnent mon chemin tous les jours. C’est rare que je retourne à la maison sans avoir ramassé un beau caillou, un bout de bois formé bizarrement, une plante, que je ne connais pas ou un petit bouquet de fleurs ou d’herbes, qui poussent au bord du chemin. Je collectionne des bouts d’os, des morceaux de vaisselle cassée, des clous rouillés, et j’en passe....

Et me voilà déjà arrivé au septième voile – cela va vite, une fois commencé.... Maintenant, il faut choisir dans la foultitude des choses, qui restent encore dans l’ombre. Je vais donc taire mon faible pour le chocolat, mon amour de la cigarette, que je ne fume plus, mais qui m’apparait encore dans mes rêves (j’avais arrêté pendant 15 ans, repris pour 5 ans, re-arrêté il y a 17 mois, donc affaire à suivre...). J’aime regarder et rencontrer des femmes, qui portent les traces de leur vécu au visage – et qui ainsi ont vieilli avec grâce. Où chaque ride et chaque plie raconte une histoire et où une lueur dans les yeux fait mentir la sagesse des mèches grises, bien pliées ou rebelles.

Le week-end du Coolporteur à Gap m’a fait cadeaux de pleins de rencontres de ce genre – je vous mettrais ma petite gallérie de visages et têtes dans un prochain billet.

Reste à nommer 7 autres blogueurs à qui rendre le bâton – pas facile, parce que beaucoup étaient déjà sollicités, mais je vais essayer, de motiver Ségolène, Aude, Ulysse, Emmanuelle, Jean-Paul, Amy et Luc, cela le détournera de la météo!








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Vendredis du Vin 4 : des vins „oxydatifs“

2 Juillet 2007, 18:08pm

Publié par Iris Rutz-Rudel



  Comme annoncé vendredi, matin (c‘était 6 heures et je n’allais pas ouvrir une de mes rares bouteilles de vin jaune à la cave avant de prendre le train pour Gap), je vais m’acquitter de mon engagement de participation, d’autant plus qu’Olif m’a déjà réservé pour ainsi dire la place dans son compte rendu.


Et comme souvent dans la vie, on rencontre des solutions à ses problèmes, pourvu qu’on laisse le temps au temps et se tient à l’affut de nouvelles rencontres.


Donc à la place du vin jaune de chez Pierre Orvernoy, qui attendra encore patiemment dans ma cave le passage de convives aptes à l’apprécier à sa juste valeur, ou d’une analyse de Bel Hazard 2000 de Lisson, qu’on m’aura peut-être reproché comme pub éhontée et prêché mal placé pour ma propre paroisse, je peux aujourd’hui vous chanter les louanges d’un accord parfait entre un autre oxydatif bien unique dans son genre et les fromages de chèvres bien affinés des trois dames de la coopérative CAPR’ALP , qui élaborent chez elles leurs magnifiques fromages à pâte pressée ou molle selon les meilleurs traditions de leur région autour de Gap, qu’elles commercialisent ensuite ensemble. Les deux rencontrés au tournant d'un atélier sur les délices au lait cru dans le cadre du programme des journées du Coolporteur à Gap ce week-end.



TIB-56-verre.jpg

Il s’agit d’un vin rosé cuivré aux reflets doré, que ses producteurs appellent „un vin méditatif“ – peut être aussi à cause de son nom énigmatique de TIB56, qui n’est par contre pas le nom d’un tapis tibétain de la série 56, mais une abréviation pour son cépage unique, le Tibouren et la durée de son séjour en barriques: 56 mois. Que ces barriques viennent du Château Yquem, j’admets, on ne le reconnait guère en le dégustant. Qu’il possédait au début un potentiel alcoolique naturel proche de 17% se sent déjà plus facilement.

Et si vous ne l’avez pas encore deviné, je dévoile le secret: c’est un vin nowat de nos amis Laurent et Emmanuelle Dupéré-Barrera, qui, comme le bel hazard, avait débuté sa vie en rosé et l’a continué longtemps et tranquille dans sa barrique sous un voile bienfaiteur, qui lui à conféré des arômes oxydatifs de noisette et d’épices, d’écorce d’agrumes et de plantes méditerranéennes macérées dans l’alcool. Il s’accorde donc à merveille avec des fromages bien affinés, comme il doit bien accompagner des charcuteries de canard ou peut-être même certains plats épicés de la cuisine asiatique – à essayer!

TIB-56.jpg

Donc, déjà un voile de levé: j’aime les vins oxydatifs, à leur moments autant que les moelleux. Peut être par ce que parmi les premiers boissons alcooliques de ma vie étaient des sherries bien secs, qu’on servait en apéritif chez mes amis en Allemagne bien avant que je rencontre le premier pastis en France, qui est aussi resté un de mes derniers....

 Lisson

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On ne perd rien à attendre...

29 Juin 2007, 06:37am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Regis me passe le baton des 7 vérités à dévoiler, Olif (que j'ai rencontré pour la première fois "en personne" - fort sympathique - la semaine dernière) attend mon vin oxydatif pour les VdV et Slow Food à Gap m'attends pour les journées du Coolporteur demain et dimanche.

Si vous avez de la patience, vous allez tous m'attendre pour tout cela jusqu'à mon retour dimanche soir, pendant que moi je saute dans ma vieille Peugeot pour faire 1 h de route le longue de l'Orb (Roquebrun, Murviel, cela flaire bien le vin) et de Béziers 7heures et demi de trains (avec 1h et demi à Valence - ah, la vallée du Rhône.... pour arriver à Gap) -

pas sans ma petite caméra, bien sûr!


En route et à la semaine prochaine !

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Femmes et vins de caractère - 4ième journées Slow Food Coolporteur à Gap

22 Juin 2007, 17:43pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


Il n’y a pas que les vignerons des « vins d’auteurs », qui se réunissent à Gap ce week-end, mais aussi une semaine après, deux femmes de « vins de caractère », si on croit le programme de la section Slow-Food du Vaucluse.

C’est le Convivium Gap Le Coolporteur qui convie à la 4ième édition des journées du Coolporteur, du samedi 30 juin au dimanche 1er juillet au Centre de Loisirs « La Clairière » à Gap – sous le thème : Le Savoir des Femmes cette année pendant deux jours une douzaine d’intervenantes d’horizons et de générations différentes vont faire partager leurs savoir et régaler de leurs recettes et produits le public de la rencontre.



Samedi après-midi, à 17h30, c’est dans le cadre d’un atelier « Femmes et vins de caractère », que je vais donc avoir l’immense plaisir de présenter deux de mes vins à côté d’une personne énigmatique de la viticulture de Bandol.

"Dans un monde du vin qui longtemps a été l'apanage des hommes, il a fallu beaucoup de détermination et de talent aux vigneronnes. Nos deux invitées n'en manquent pas! Voici deux générations, deux styles, deux histoires. Lucie Peyraud, à l'aube de ses 90 printemps, est membre de l'Ordre des Dames du Vin et de la Table. Aux côtés de son mari Lucien, au Domaine Tempier, elle a oeuvré pendant plus de vingt ans, pour donner à l'appellation Bandol le lustre qu'elle a aujourd'hui.

Iris Rutz-Rudel, c'est un projet un peu fou et plein d'embûches entrepris il y a 16 ans: défricher une colline dans l'arrière-pays de l'Hérault pour redonner vie aux murets de pierres sèches et replanter les terrasses. De très faibles rendements et une vnification méticuleuse font le reste au Domaine Lisson.

Quatre vins ponctuent cette histoire à deux voix avec un point commun, le Mourvèdre, un cépage .... de caractère."

participation: 9 €

Pour camper un peu le personnage et vous mettre l’eau à la bouche, je vous cite quelques lignes de Kermit Lynch de son livre Mes aventures dans le vignoble de France, édition Jacques Legrand :

Kermit-Lynch.jpg

« En France, il est proverbial, qu’un vin reflète le caractère de celui qui l’a fait. Mais n’est-ce pas tout aussi convaincant de prétendre que vous pouvez voir dans un vin le caractère de la bien-aimée du vigneron? Après tout, celui-ci est un artiste (enfin, espérons-le!) et il tend à faire un vin aussi idéal que possible par rapport à ce qu’il croit bon et beau, non seulement en termes d’aspect physique mais encore au point de vue de caractère et de la personnalité, c’est à dire de l’être tout entier.
Dans un village où j’achetais autrefois les vins de deux propriétés différentes, Mme. A. du Domaine A., avait des cheveux décolorés et une coiffure chic ; elle s’habillait à la pointe de la mode, était copieusement fardée, et roulait en Mercedes flambant neuve. Les hommes la remarquaient dans la rue. Le vin de son mari était tout aussi tape-à-l’œil ; il sautait quasiment du verre et j’avoue qu’il m’a quelque temps tout à fait séduit. Mais malgré ses arômes plutôt éblouissants j’ai fini par trouver à la longue un manque de profondeur, une sorte de superficialité. Et mon intérêt est tombé.
Mme Z, du Domaine Z., ne déguisait aucunement son âge. Elle aimait par-dessus tout faire la cuisine chez elle pour sa famille et ses amis. Pour elle, rien n’avait plus d’importance que le bien-être de siens et elle restait auprès d’eux quoi qu’il arrive. Elle était chaleureuse et généreuse de façon rare. Elle se sentait bien dans sa peau. Le vin de son mari ne gueule pas et ne brandit pas de drapeau rouge mais je continue d’y découvrir des qualités qui n’étaient pas évidentes lors de mes premières dégustations.
Est-ce aller trop loin de faire un parallèle entre les femmes et le vin ? Il est certain que le cru du Domaine Tempier ne serait pas le même sans Lulu. Sa personnalité ressemble à celle du vin, avec ses qualités de robustesse terrienne et de finesse. Sa propre pétillance n’a pas été gazée au SO2., encore qu’elle mériterait une légère filtration de temps à autre, pour rendre propre à la consommation du public son sens d’humour qui ne manque pas de sel, voire de piment. Discutant de l’encépagement avec un vigneron du Rhône, je lui ai dit en passant que j’achetais un vin largement fait de mourvèdre, au Domaine Tempier. « Aahh ! Lulu, soupira-t-il tandis que ses yeux se mirent à briller, elle st notre légende, vous savez. » Son sourire était comme celui d’un amoureux. « page 133/134

Et vous pouvez suivre ce qu’appelle Kermit Lynch « La petite fable de la famille Peyraud et du Domaine Tempier à Bandol » sur une bonne partie des pages qu’il consacre ensuite au vignoble de Provence.

Et si vous salivez bien et possédez quelques connaissances de l’anglais, vous pouvez ensuite vous plonger dans un magnifique livre de cuisine, écrit par Richard Olney, un autre Américain, tombé sous le charme de la maitresse de maison du Domaine Tempier : « Lulu’s Provencal Table » aux éditions TenSpeed Press, Berkeley, Californie, 2002.

Richard-Olney.jpg

Après 50 pages illustrés de magnifiques photos de famille de l’époque de Lucien Peyraud et du domaine qui retracent aussi l’histoire du couple et de son vin, suivent plus de 270 pages de recettes avec leur petites vignettes en noir et blanc mais hautes en couleur de saveur avec bouillabaisse et grand aïoli et gigot à la ficelle en pièces de résistance – plein d'aromates de Provence des amuses gueules jusqu’aux treize desserts de Noel… Ici, les photos en couleur sont l’œuvre de Gail Skoff, à la ville la femme de Kermit Lynch – on reste en famille.

Lulu-poissonnier.jpgLulu au marché de poissons

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reprinted with permission from Lulu’s Provencal Table by Richard Olney. Published by Ten Speed Press, Berkeley, CA.

Quand j’avais lu le bel article sur « Lucie Peyraud, une fée à Bandol » dans le numéro 29 de Terre de Vin de janvier/février 2006 et quand à l’époque ce récit de 60 ans passés en couple à œuvrer pour le renouveau d’un vignoble et d’un cépage longtemps méconnu, le Mourvèdre, en travaillant beaucoup, avec ténacité et passion et en entrainant son entourage par la générosité et le sens d’accueil et de partage d’une table familiale, tout cela m’avais rappelé des souvenir de mes 20 ans avec Claude Rudel et de nos rêves pour le vignoble de Lisson – mais je n’aurais jamais cru me retrouver à côté de cette dame presque nonagénaire un jour.

Je me sens honoré et me réjouie déjà à l’idée de cette rencontre.

Si vous voulez voire le programme complet de la manifestation et vous inscrire aux atélier, repas et sorties, allez voir ici, cela vaut le déplacement et l’équipe du Coolporteur autour de Philippe Rostain sera ravi de vous accueillir !


logo-slow-coolporteur.jpg


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Chaud dans la vigne

14 Juin 2007, 16:12pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Partout dans les vignobles en France, les vigneron(ne)s s’affairent, pour tenir tête à l'avance de la végétation cette année et pour palier aux dégâts multiples, qu’a pu amener une météo assez capricieuse.

Qui était touché par la grêle, qui par le vent, d’autres combattent déjà le mildiou, les plus chanceux encore que sur feuilles, d’autres déjà sur grappe.
De la Champagne, en passant par le centre (avec un crochet en Suisse), à Bordeaux et en descendant dans le Sud, vous pouvez suivre ces activités effrénées.

Et á Lisson aussi, nous nous activons sur la colline, quand le temps le permet. Nous avons eu la chance, de ne pas avoir eu la grêle. Les dégâts des tempêtes d’il y a deux, trois semaines étaient râlant sur les parties déjà ébourgeonnées: si vous laissez que 6 sarments par souche et le vent en casse deux....  Les bouts de sarments grillés par le frottement contre les fils de fer dans les Échelles, se sont vite remis, tout pousse, jusque là sainement, et les petites pluies, qui nous gratifient une fois par semaine depuis mai, reverdissent déjà les parties de la vigne, que nous avions tendues les premières à la débroussailleuse.

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Klaus a presque terminé le nettoyage des terrasses – mais il va probablement falloir recommencer au Clos des Cèdres avant les vendanges... Moi, je continue l’épamprage, les cépages les plus prolifériques en bourgeons le long des pieds sont les Merlots et certains clones de Pinot.

Hier, j’ai amené mon appareil photo, pour vous montrer les différences dans la formation des petites grappes entre les multiples cépages, que nous cultivons.

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Pinot Noir

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                                                                               Pinot Noir

Pour le Pinot, nous avions choisi à l’époque des clones, qui étaient censés exprimer au maximum la qualité du cépage – ils s’avèrent très différents, aussi bien en précocité, vigueur, qu’en rendement.

Mourvedre-juin07.jpg 

Mourvèdre


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                                                                                 Merlot

Je vous montre les cépages dans l’ordre de ma ballade (ascension d’abord vers le Clos des Cèdres et ses Mourvèdres et Merlots),

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Clos des Cèdres: premier plan: Merlot, en bas: Mourvèdre


descente à travers le Clos du Curé des Pinots

Terrasse-Pinot-juin07.jpg

Clos du Curé: Pinot Noir

souche-pinot-juin07.jpg

Souche Pinot Noir


et les Cabernets des Échelles ensuite, où j’ai rencontré Klaus et son engin infernal.



Les Echelles de Lisson

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chaud sous le casque!

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Cabernet Sauvignon


        cabernet-Franc-juin07.jpg
                               Cabernet Franc

 
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Chenin

Même Lola, plus grande que sur les photos de l’année dernière, avait besoin d’une pause à l’ombre

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Lola-a-chaud.jpg    Iris-a-chaud.jpg
– où nous avons laissé pendre nos langues à qui sait mieux le faire...  

(Devinez, qui était gagnante!)


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Cru Barréjats 2000: quel vin de femme!

11 Juin 2007, 16:37pm

Publié par Iris Rutz-Rudel



Je n’ai pas réussi d’être à temps pour publier un bulletin pour le dernier Vendredi du Vin au sujet de „Vins de femmes“, mais cela ne veut pas dire que j’en ai pas eu sur ma table et que je ne me sois pas régalée avec!



Donc avec beaucoup de retard, mais encore tout émue du plaisir qu’il m’a (encore une fois) procuré, ici quelques image de ce Sauternes 2000 Cru Barréjats de chez Mireille Daret.

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Nous l’avons savouré sur l’accord classique de conserve de fois gras de canard entier  sur tartine grillée – notre petit casse croute improvisé de hier soir, initié par Klaus, qui me donnait la lampe de poche, pour  que je choisisse quelque chose à la cave qui irait bien avec.

Le fois gras venait de chez  Joël Buraud, Serbat, 47 600 Nérac, Tel: 05.53.65.36.11 – petit producteur qui nous livre depuis plusieurs années une qualité irréprochable et suivie. Le „pain du Somail“ de notre boulanger Gosset-Granier d’Olargues, déjà un peu rassi, se prête toujours très bien à la confection de tartines grillées au beure à la poêle.

Mais revenons au vin – encore bien jeune pour un Sauternes, mais déjà un vrai régal – à l’œil, au nez et au palais – et cela pour un bon moment. Vous retrouvez tous les aromes, d’agrumes, orange, abricot, pain d’épices, mais ce qui me laisse toujours avec ce grand sourire béat à la première gorgée, c’est cette caresse onctueuse, de miel et épices, qui enrobe la langue, plaisir tactile, avant d’être plaisir de goût, et qui reste encore pour longtemps, quand on s’est finalement décidé d'abandonner à son gosier ce nectar doré.


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Si vous voulez en savoir plus, allez voir la page Web du Cru Barréjat, un vrai régal pour les yeux,  grâce au travail de notre ami Remi Loisel du Studio Amarante. La page lui a valu le prix du « Meilleur Site Internet » au festival Millésimages 2004. (4e festival International du Film sur la Vigne et le Vin - Vinitech Bordeaux). Comme toutes ses créations un feu d’artifice d’images et d’idées, pour illustrer au mieux les particularités de ses clients et de leur passion. Attardez vous sur la ronde des arômes, par exemple et dansez avec votre sourie dans ces nuances subtiles et chaleureuses des différentes couleurs. 


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Et tant que je parle de Remi : je pense, on n’a plus à présenter son site « Château Loisel » avec ses multiples facettes autour du vin, où vous trouvez tout, des livres autour du vin au calendrier des événements et foires  et aux listes des actualités des blogs vignerons, amateurs du vin et d’autres passionnés de cuisine – en passant par d’autres sujets parfois insolites, comme le Pipotron  ou la rubrique musique et vin…

Bon assez salivé pour aujourd’hui  (j’admets, que je n’ai pas pu résister à prendre une goutte de Barréjat, qui était resté dans le verre hier soir, au petit déjeuner, pour commencer la journée en douceur et beauté – et d’en ré-goûter tout à l’heure en écrivant ces lignes – avec modération, bien sûr – mais d’une merveille pareil, il faut peu, il faut peu pour vous rendre heureux !

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Finalement: c'est la mise à Lisson

11 Mai 2007, 18:42pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

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Elle avait été annoncé depuis un moment, cette mise en bouteille, mais retardé par le passage du mauvais temps (avec la pluie bienvenue!!!) de fin avril, mais le week-end dernier c'était finalement le bon moment: Météo France nous annonçait le retour si longtemps souhaité de la Tramontane , notre variété locale du Mistral, qui est toujours garant d'n temps stable à la pression haute avec de l'air clair grâce au vent frais, comme je l'aime pour le travail avec le vin et surtout pour la mise en bouteille.

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Au ciel que quelques nuages blancs, qui passent vite du Nord au Sud par dessus nos têtes, pas un seul moucheron dans la ronde et un air pur pour la cave, qui permet même de travailler la porte ouverte à la lumière du jour, sans craindre une augmentation de la température.

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À côté de l'entrée se trouve notre petite embouteilleuse italienne en inox avec ses quatres becs. À sa gauche les caisses avec les bouteilles vides, que vous connaissez déjà et à droite la bouchonneuse manuelle suisse. Le tout donne de nouveau une manœuvre internationale, où des mains allemandes mettent le jus des vignes françaises en bouteilles avec du matériel également venu d'ailleurs.

 

KLaus-pompe-pumt.jpg

Du temps en temps, Klaus donne un coup de pompe, pour remettre un peu de pression dans la barrique, qui amène ensuite le vin à travers de la canne de soutirage dans le réservoir de la tireuse.

canne-de-soutirage-Abfuellstab.jpg

Nous sommes entre temps bien rodés et avons le même rythme, qui permet d’embouteiller une barrique en trois quart d'heures (autour de 300 bouteilles, selon l'origine de la barrique - les bordelaises et les bourguignonnes n'ont pas exactement le même contenu.

 

bouchonneuse-Korkmaschine.jpg



Klaus tire le vin et pompe, mois je mets les bouchons et les remet dans les caisses, que j'empile ensuite de la manière à laisser les bouteilles débout, pour qu’elles puissent se dégazer pendant au moins 24 heures.

degazage-Luft-ablassen.jpg

Au bout de deux jours, je les transporte dans la cave à bouteilles où je les range couchées dans les étagères. Comme nos bouteilles sont légèrement coniques, je dois les empiler tête-bêche - cela fait un peu plus de travail mais cela garantie la stabilité des mes empilements.

 

 

repos-Ruheposition-copie-1.jpg

Ce repos couché avant l'habillage et surtout la mise de la capsule congé permet de découvrir d'éventuelles bouteilles couleuses, avant que la capsule ne cache tout et les bouteilles disparaissent dans leurs cartons pour la livraison. Et comme j'ai déjà raconté souvent: ce n'est que au moment de la mise en route de la capsuleuse que nous devons aussi allumer notre groupe électrogène, pour avoir 220 Volts - le reste est entièrement manuel et se passe allègrement de l'électricité, même du solaire.

Normal, que cela se passe différemment chez la plupart des collègues. Beaucoup de domaines de petite ou moyenne taille se servent de la prestation de service des camions embouteilleurs , de cette manière, le vin rentre d'un côté par pompage, passe par un système de filtres, une chaine d'embouteillage, avec bouteilles, bouchons, étiquettes et capsules, qui arrivent à mesure - et à l'autre bout sortent les cartons tout prêts pour le stockage en palettes.


Pendant que j'étais à l'école de viticulture, on nous apprenait, qu'une chaine n'est rentable qu'à partir d'environs 100.000 bouteilles/an. C'est une production, comme elle sort d'un domaine en Appellation Contrôlée, qui respecte les rendements limités pour une production de qualité, à partir de 15 à 20 ha de surface en production. Pour moi, il faudra toute une vie de vigneronne - et seulement, si j'avais commencé plus tôt, pour arriver à une telle production...

Maintenant il faut encore actualiser les étiquettes: millésime et dégrée d'alcool changent chaque année et pour chaque cuvée. S'ajoute cette année pour la première fois l'obligation de caser "contains sulphites" donc "contient des sulfites" sur l'étiquette, pour mettre en garde les gens allergique au soufre. Depuis la fin de 2005 cette mention est obligatoire pour tous les vins, qui contiennent à la mise plus de 10mg/l de soufre total.

Comme nos vins du millésime 2005 dépassent cette limite avec des taux allant de 12 à 23 mg/l, selon la cuvée, nous allons donc aussi ajouter la phrase. Personnellement, je trouve que c'est dommage, que l'Europe ne prescrit pas de donner la mesure exacte des analyses, parce que derrière ses trois mots se cachent des sacres différences. En France, même un vin certifié "bio" (et même "bio-dynamie" peut contenir pour un rouge jusqu'à 70 mg/l et jusqu'à 200mg/l pour un liquoreux. Pour les "non-certifié-bio", la limite se situe à 160mg/l pour un rouge et 400mg/l pour les liquoreux.

Dommage, qu'on n'a encore une fois pas opté pour la transparence.

 

rincage-spuelen.jpg

Notre travail de cave se finit, comme toujours, avec la vaisselle - le rinçage du matériel, avant de rentrer de nouveau tout dans la cave.


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