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Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Bal(l)ade dans la vigne

30 Octobre 2007, 14:01pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


Grace au commentaire de Monique sur un de mes articles, je sais maintenant, qu’en bon Français la ballade, que je fais dans ma vigne, n‘en est pas une. Cette promenade n’est qu’une balade, une pérégrination à travers la nature sur des chemins qui arpentent ma colline. J’ai donc éliminé le „l“ en trop du titre de ce blog et envoie mes excuses les plus humbles aux lecteurs Français, dont j’ai écorché le sens d’orthographe depuis la création de ce blog.

Mais comme souvent, quand j’apprends des choses pour moi nouvelles, j’ai essayé d’en apprendre un peu plus en profondeur. La grande source d‘information rapide, qu’est wikipédia, m’a appris dans sa version allemande, que „ballade“ comme forme lyrique vient du moyen âge. „De l‘occitan balar („danser, danser la ronde“,  du latin ballare „danser“, grec. ballein „jeter, bouger, se bouger“) est né balada (depuis env. 1200) comme mot pour „dance“ et terme pour une chanson de danse“.

Wiki France m‘apprend que  „Avec l'influence anglo-saxonne, le sens du mot s'élargit à un récit ou une chanson racontant la vie d'une personne ou des faits précis. Le récit est toujours épique (proche de la geste), souvent dramatique (dans ce sens, synonyme de complainte), parfois comique.“

Et là, je me dis, que mon blog mériterait peut être bien quand même  son deuxième „l“, parce que qu’est-ce que vous y trouvez d’autre depuis plus de deux ans que le récit, parfois épique, parfois dramatique peut-être même du temps en temps comique (encore que j’admets, je manque un peu d’humour, malgré mes origines rhénanes) de ma vie de vigneronne et des faits précis de mon travail?

Et souvent mes balades me donnent l’impression d’une danse aux sons de la nature, qui m’entoure. À la taille je me joins à la dance des ceps, mes cheveux dansent dans le vent, qui balaye les chênes et oliviers les jours de tramontane, abeilles et bourdons dansent autour de moi les jours ensoleillés de printemps – et la nuit en été, j’imagine, que blaireaux et sangliers dansent la ronde de plaisir, quand ils prélèvent leur part de la récolte...

Cela manque peut être de déca- ou  octosyllabes, il y a pas de rimes genre ABABBCCDCD – mais mon année de vigneronne finit souvent sur le même refrain, même si chaque millésime chante sa propre chanson et crée son propre poème....

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Vendredi du Vin # 7: les accords inratables

28 Octobre 2007, 15:23pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


C’était le sujet donné par le président actuel, Eric B. de „ À boire et à manger “.  Je ne suis pas la reine des accords inratables (pour cela, je suis beaucoup trop curieuse et toujours prête à oser un accord nouveau, donc parfois bien raté). Mais je m’étais quand même décidée de sortir un de ces accords osés et à mon avis pas ratés de mes archives.  Les impondérabilités du Net (problèmes chez le serveur de mon blog), m’ont empêché de le mettre en ligne le vendredi, mais comme Eric m’a encouragé d’arriver même avec un peu de retard, je vous le livre ici.

Il s’agit d’un repas chez des amis, qui m’a déjà servi comme exemple (
ici). J’avais amené les vins – et comme le repas (une bonne choucroute alsacienne comme plat de résistance), n’est pas quelque chose que nous cuisinons souvent chez nous à Lisson, il fallait improviser sur les vins.

choucroute.jpg

Je m’étais décidé d’apporter deux vins bien opposés par leur arômes et leur texture, un liquoreux pour le contraste avec l’acidité du choux – et un vin d’Arbois, bien sec au contraire et plein d’acidité, pour combattre le surcroit de gras, qui représente parfois la charcuterie, qui orne le choux.

À Lisson, comme dans notre Rhénanie natale, le choux se mange souvent cru ou mijoté avec un vin blanc sec (un bon Riesling) – accompagné par une purée et une tranche de rôtie de porc préparé en salaison (donc encore une forme de lacto-fermentation, comme pour le choux) ou très, très légèrement fumé (contrairement aux viandes  fumées très forts, quand trouve pour la choucroute dans les supermarchés du Sud). Avec notre préparation maison, je préfère un bon champagne (comme ici).

arbois-pupillin-overnoy.jpg

Mais venons à mon accord. Un Vin d’Arbois, de Pupillin et de la facture de Pierre Overnoy de 1998, que nous avions ramené d’une mémorable visite chez lui en 2000. Nous l’avons décanté une heure avant le repas, en admirant sa couleur jaune claire et en humant pour la première fois ses arômes plein de saveur et fraicheur.

decanter.jpg
Comme le deuxième vin était un Château de Suronde à la couleur dorée orangée, le plaisir pour les yeux était parfait. Ensuite, les convives autour de la table ont pu choisir selon leur goût avec lequel des deux accompagner le plat. Les bouches sucrées se sont rabattues sur le liquoreux, mais pour moi, l’accord avec les saveurs plus frais et l’acidité plus prononcée du Pupillin était juste ce qu’il me fallait, pour contrebalancer le gras des garnitures et leur fumé assez prononcé.

Pour apprendre plus sur Pierre Overnoy, ce vigneron d'anthologie, ancètre des vins biologiques sans soufre, allez sur le blog d'Olif et tapez Arbois ou Overnoy ou Pupillin.


Pour moi donc un accord pas raté, pour le déclarer « inratable », faudrait bien connaître les goûts des compagnons autour de la table et leur dégré d'ouverture d’esprit et de sens.

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Blog Action Day - Environnement

15 Octobre 2007, 17:14pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

vendredis-du-vin.jpg
J'ai participé à la journée d'action des blogs pour l'environnement. Pour les pas germanophobes: vous pouvez voire mon article dans la version allemande de ce blog.

J'y parle de nos tentatives à Lisson à protéger dans notre quotidien notre environnement et avec cela notre qualité de vie. Vous trouvez aussi plusieurs liens vers les articles d'autres blogs de vinophiles allemand, qui ont aujourd'hui participé nombreux à l'action.



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Petrichor - l'odeur de la terre qui boit la première pluie

14 Octobre 2007, 16:42pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


L’odeur qu’exhale la terre quand la première pluie arrive après une longue sécheresse – un arôme familier, qui enchante nos narines après une longue attente estivale, salvatrice dans des contrées encore plus arides, attendue par hommes et bêtes, symbole d’un renouveau.

Ils doivent exister, les poèmes sur ce sujet, même si je n’en ai pas encore trouvé.  Mais j’ai trouvé le mot „petrichor“, du grecque petros „pierre“ et de "ichor", le fluide, qui j’adis coulait dans les veines des dieux.

Il m’a intrigué dans la version anglaise des petites cartes d’arômes pour amateurs de vin, que Alder Yarrow de vinography met à la disposition des lecteurs de son blog – déjà en cinq langues (anglais, français, italien, espagnol et portugais – et bientôt aussi en allemand, traduite parmes soins:-)!

 

http://www.vinography.com/archives/images/aroma_card.thumb.gif


Petrichor est un mot courant depuis 1964 dans le monde anglais,  grâce à deux chercheurs Australiens, Bear and Thomas, qui à l’époque publiaient un article dans nature avec ce terme. Ils désignaient avec ce mot l’odeur, qui se crée, quand  une huile,  produite par certains plantes pendant la sécheresse et absorbée par les argiles du sol et des rochers,  est libérée par l’eau de la pluie. Cela donne, ensemble avec la géosmine,  cette arôme si particulier de terre humide, sur certains vins aussi décrié comme défaut d'arôme terreux-moisi.

 

schiste.jpg

sol schistes du Clos des Cèdres


Les traducteurs français de la carte des arômes n’ont pas trouvé d’équivalent dans leur langue – dommage, qu’ils n’ont pas choisi d’intégrer ce beau mot, le sang divin des roches,  dans la liste. Je suis sûre, il serait vite devenue la coqueluche des terroiristes et minéralistes  parmi les amateurs de vin avides d’en  orner leurs comptes rendus de dégustation!

 


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miam miam glou glou 2007

5 Octobre 2007, 17:26pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

idata.over-blog.com/0/13/35/04/strandgut/miam-miam-glou-glou-2007Au musée international des arts modestes à Sète (miam) se déroule ce week-end pour la 5ième fois l'évenement cuisine modeste, art et vin, connu sous le titre miam miam glou glou - combinaison si chère à nos blogguers culinairs et viniques Estèbe et Olif. Je ne sais pas, s'ils y sont pour quelque chose, mais je vous livre l'affiche et le lien, qui vous permet de trouver le programme.


miam-miam-glou-glou-2007.jpg

Vous pouvez aussi y décrouvrir le "decelerateur du vin", une performance de Laurent Moriceau - les procédés de la cuisine fusion appliqués au vin... mais il faut accelerer le pas, cela commence ce soir à 20h!

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Vins, Vignobles et Vignerons - nouvelle édition

4 Octobre 2007, 19:26pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

La nouvelle édition 2007 du guide „Vins, Vignobles et Vignerons“ des éditions Ellébore vient de sortir.

Ce guide, qui énumère 950 domaines de viticulteurs, respectant la nature, a comme sous-titre:

L’Expression du Terroir.

La rédaction se compose de Jean-Paul Barriolade, Carol Rouchès, François Morel et Marie-Christine Cogez-Marzani, qui, épaulés par 13 dégustateurs ont choisi les vignerons de ce guide,  qui, „soucieux de leur terroir, attentives à la vinification, souvent en agriculture biologique, voire biodynamique prennent des risques en faisant des cuvées atypiques ou sans soufre...“



guide-Ellebore-verso.jpg


Nous avons le plaisir, de retrouver Lisson et ses vins dans ce guide (page 222).

Pictogramme.jpg

Le flacon sous le nom du domaine signifie donc un „vin original avec une vinification particulière“






Avec, comme souvent pour notre vignoble "hors normes" quelques petites imprécisions: nos vins sont des „Vins de Table“ et nous ne font partie d’aucune appellation (la table des matières nous classe sous l’appellation Faugères, directement derrière Didier Baral – cela nous honore, mais Lisson se trouve encore au Nord du terroir de Saint Chinian...). 

Vous pouvez vous procurer ce guide directement chez l’éditeur au prix de 25 €.

En prime, il y a un CD avec 2 films:

"L'art de la dégustation" avec David Rigdway, sommelier à la Tour d'Argent; Jacques Puisais, créateur de "La semaine du goût"; Lalou Bize-Leroy, copropriétaire de la Romanée-Conti; Nicolas Joly, propriétaire de la Coulée de Serrant et Jacques Thorel, de l'Auberge bretonne à La-Roche-Bernard.

"Le vignoble de Cevins" avec Michel Grisard, propriétaire du domaine Saint-Christophe et Marc Veyrat, propriétaire du restaurant Marc Veyrat au Veyrier-du-Lac.


Bonne lecture - et si vous passez à Lisson, n'oubliez pas vos chaussures de marche....

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Vendredis du Vin # 6: mon vin tout neuf

28 Septembre 2007, 19:55pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


Cette sixième édition des VdV à failli me voire à court d'idées.

Elle était initiée par Gildas, du cercle de Maigremont. sous la dévise:
place à "votre vin tout neuf". Un vin que vous n'aviez jamais goûté auparavant, mais qui constitura certainement une entrée dans le best off de votre cave. Si vous voulez, ce sera votre coup de coeur de l'été 2007.

Malheureusement en été: pas de vacances dans le métier du vigneron - au moins pas à Lisson, où nous ne sommes que deux, pour soigner et surveiller vigne et cave et recevoir les visiteurs, qui sont plus nombreux en été qu'en hiver. Normal: eux, ils sont en vacances, quand ils viennent dans le Midi!

Ce sont un peu cela aussi, nos vacances: les rencontres avec les ami(e)s fidèles de nos vins et celles avec des nouveaux amateurs, qui apportent toujours beaucoup de plaisir, surtout quand ils montrent pendant leur visite, qu'ils s'intéressent vraiment à notre travail et qu'ils nous disent - une fois leur souffle retrouvé, leur plaisir, d'admirer le paysage du haut de nos vignes.


Ceux qui ensuite partagent ce plaisir par la voie du Web, comme cette été Olif et Philippe de la Pipette, sont nos meilleurs ambassadeurs, mais aussi les autres, qui nous envoient simplement leur plus belle photo de la visite ou nous racontent la dégustation d'un de nos flacons, nous rendent contents - vous pouvez vous l'imaginer.

Mais trêve d'introduction: l'idée, qui m'est venue en lisant les premiers post des autres blogueurs aujourd'hui sur leurs "20 tout 9" est toute simple:

Bon sang mais bien sûr: mon vin tout neuf depuis quelques semaines est le millésime 2007 de Lisson


issu tout frais de ma vigne: que cela soit sous forme de jus encore un peu herbacé courant août, lors des premiers prélèvements ou à l'occasion des derniers pesages au mustimètre la veille de la récolte ou ces derniers jours le jus tiré aux cuves en différents stades de fermentation: tout cela, c'est mon vin nouveau à moi!



jus-2007.jpg

Celui là (les futures Echelles) est encore chargé en sucre, mais il a déjà pris une teinte bien foncé, l'autre (le Clos du Curé) n'a plus que 2 grammes à digérer et laisse un peu deviner le vin, qu'il va être, une fois élevé 18 mois dans le calme et la fraîcheur de notre cave. Le troisième (le Clos des Cèdres) est encore plein de bulles et il faut dégager la mousse, pour pouvoir le peser et goûter. Tous exhalent cette magnifique odeur plein de fruits, qui embaume le haut de la maison avec la rangé des cuves.

Je vais donc attentivement lire les compte rendus des autres blogueurs, pour voire ce que j'ai manqué cet été en restant à la maison - et essayer de les rattraper en hiver, quand les soirée sont plus longues pour partir à la découverte dans ma cave et où j'aurais peut-être un peu plus de temps pour bouger, pour faire mes propres découvertes - et en attendant, il me reste encore 18 mois, pour m'occuper de mes nouveaux bébés....



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Changement de décor: l’automne est arrivé

22 Septembre 2007, 13:37pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

 

La récolte terminée, nous reposons nos muscles du dernier effort. Encore un peu d’exercice pour les biceps de Klaus, qui manie la quiche pour les pigeages de nos cuves, qui fermentent tranquillement, sans surchauffe, vu que les nuits sont fraîches - et dans quelque temps le travail du décuvage et de la presse...

Les dernières fleurs tachent le bord du chemin de leurs couleurs – bleu, jaune, mauve et le pink de la bruyère d’automne, qui se détache des multiples teintes marron du schiste.

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Celles, qui ont terminé leur cycle sont moins voyants, mais vu de près elles dévoilent une autre beauté dans la variété de la forme de leurs grains, qui vont assurer leur pérennité et les couleurs de leurs fleurs au printemps. Carottes sauvages, cystes de Montpellier, genêts, petites fleurs mauves, dont j’ignore le nom ...

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La prochain récolte, celle des châtaignes et marrons, s’annonce bien. J’ai suivi leurs évolution dès leurs premières fleurs discrètes, à l’odeur si envoutant au début de l’été jusqu’au développement des bogues, hérissées de piquants, qui commencent à s’ouvrir doucement, pour laisser tomber bientôt leurs fruits.





Figue, fraîche ou déjà confite sur l’arbre, les dernières mûres, bien sûr le raisin, sorbes, plus rares cette année, olives, déjà bon pour la confiserie, que nous attendons pour les récolter mûres en décembre pour l’huile, piments, qui sèchent en chapelet et grenades, qui s’ouvrent pour le délice des oiseaux – la nature est généreuse à cette saison.

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Manquent que les champignons dans ces tableaux – pour les voire sortir de terre, il faudra une bonne pluie – mais l’automne a juste commencé….


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Les jeux sont faits: fin des vendanges 2007 à Lisson

18 Septembre 2007, 16:29pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Les derniers jours de vendange à Lisson un 15 et 16 septembre: du jamais vu! Normalement, nous attendons notre dernier cépage, le Mourvèdre, jusqu'à la fin du mois, parfois nous ne le ramassons qu'en octobre. Mais cette année, le temps beau et ensoleillé des dernières semaines, et un été modèle - pas très arrosé, mais avec assez de nuits fraiches - qui a épargné le stress hydrique à ce cépage qui "aime voire la mer" à Bandol, nous ont fait cadeau d'une très belle maturité sur des grappes parfaitement saines (un seul traitement au cuivre/hélio soufre en juillet!).


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Pépins bien murs et croquants, comme celui à droite - et des jus plein de sucre avec juste la pointe d'acidité, qu'il faut pour donner des mouts équilibrés.

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Et c'est ainsi, que les sécateurs sortent pour la dernière fois, pour commencer leur marche dans la vigne.


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Ils ne marchent pas seuls - bien sur - mais sont maniés avec soin et excellence par notre équipe d'ami(e)s - chacun(e) spécialisé dans les particularités du terrain: il faut avoir le pied sur dans le Cirque des Cèdres pour éviter les glissades sur les schistes et bien caller son seau au pied des souches dans cette pente vertigineuse.

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Anja et Heiner sont déjà des habitués et nous aident fidèlement dans ce terrain, qui demande de l'agilité dans les déplacements.


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Mais la force des bras est aussi sollicitée, pour acheminer le raisin par seau ou caisse jusqu'au Rampi-Car, notre brouette à chenilles, comme toujours manœuvré avec main de maître par Klaus, qui assure le transport jusqu'à la maison.


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Vignerons et aides sont heureux de constater, que les efforts énormes passés sur l'installation et la surveillance des clôtures commencent à porter leurs fruits sous forme de beau raisins indemnes - petit Verdot et Merlot ont déjà pu être intégrés dans la cuvée des Échelles et les Mourvèdres ont juste subi quelques prélèvements par les oiseaux et un gros lézard vert sur les souches du bord et quelques piqûres d'abeilles friands de sucre.

Le lendemain, j'attaque tôt l'autre parcelle de Mourvèdre derrière la maison. Le temps est au grand beau, mais la météo nous annonce un passage orageux pour lundi avec fortes pluies et grêle possible.

Deux aides surprise nous rejoignent en début d'après-midi: Jane et Dave (celui des belles photos du feu de l'autre jour) viennent s'essayer à leur premier jour de vendange - leur baptême dans les vignes.


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Ils s'acquittent de la nouvelle tâche avec brio et beaucoup de soin - bien à l'abri de leurs chapeaux.



Jane-grappe-de-Mourvedre.jpg



À la fin de la journée, les caisses s'empilent dans la cave. Pour la première fois depuis des années, nous pouvons préparer la belle cuve de 10 hl et après un dernier effort à la quiche et pour moi un exercice de mollet, par ce que je dois monter à chaque charge, que nous versons par l'ouverture du haut, sur les trois marches de ma petite échelle, pour arriver à la même hauteur que Klaus - c'est fait.




La ronde des sécateurs se ferme. L'orage peut éclater: nous allons dormir tranquille!




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À l'aube des dernièrs jours de vendange

14 Septembre 2007, 15:27pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Les terrasses des Échelles de Lisson sont ramassées depuis mercredi - les raisins de Cabernet Franc, Cabernet Sauvignon et petit Verdot ont rejoints les Merlots dans la cuve pour entamer tranquillement leur fermentation, poussés sans hâte de leurs levures indigènes à transformer les sucres (des 13 à 14,5 ° naturels) en vin. Le Pinot à presque terminé sa fermentation et quand nous ouvrons la cuve pour le pigeage quotidien, il y a moins de mousse qui remonte du jus à travers le marc, mais il y a déjà cette belle odeur prometteuse du future vin. Il aura une sacre structure et densité, ce Clos du Curé 2007!


Tous les vins s'annoncent de nouveau beaucoup plus dense qu'en 2005 par exemple - les années se suivent mais ne se ressemblent jamais (comme vous pouvez voir ici ou ), si on suit attentivement la nature dans la vigne...

Deux jours de relative repos dans la vigne avant d'attaquer le dernier cépage: un magnifique Mourvèdre, qui nous attend dans l'arène du Cirque des Cèdres et derrière la maison. Nous nous occupons à la préparation des caisses et des sécateurs et de la cuve (il va probablement falloir celle de 10 hl cette année - les nouvelles clôtures et les efforts des chasseurs montrent leurs premiers effets...). Nous ne chômons pas, mais il reste assez de tranquillité pour nous dépayser et pour passer une soirée chez nos amis, les Schwann, à leur ferme de Dausse, au dessus de Cailho le Haut, qui ont échappée à la menace de l'incendie, que je vous ai relaté dans mon dernier article.

Après une soirée animée autour de leur table de ferme, nous nous couchons sous un ciel étoilé en regardant les étoiles filantes, Orion et la magnifique voie lactée.




À l'aube, je me délecte à sentir la vapeur fraiche dans l'air et à voir Venus, l'étoile du matin, laisser sa place au soleil levant.


lever-du-soleil-1.jpg

Une balle rouge, presque sombre, qui se lève à l'horizon, qui enflamme le ciel avant de monter plus haut et de transformer tout en un tableau magnifique couleurs pastelles, devant lesquelles les rochers au premier plan prennent du relief.


lever-du-soleil-2.jpg

Le dos appuie à un tel roc, je suis le spectacle jusqu'à ce que la colline de Lisson et ses vignes se détachent au loin des brumes en bas. Je reprends des forces pour la dernière étape des vendanges 2007, qui va commencer demain.




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