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Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Vendredis du Vin # 8: retour aux sources

30 Novembre 2007, 13:34pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


Le thème de l'édition d'aujourd'hui des VdV nous vient de Lisa du blog Vinorati, l'ordre du jour était: sélectionnez un vin provenant d’un cépage provenant de son chez soi. Bon, j'ai vite compris, qu'elle ne voulait pas un vin de chez moi, je vous avais déjà fait le coup pour le vin de la sixième édition de votre vin tout neuf , donc il ne faut pas exagérer!

Mais comme mon amour de l'expression locale dépasse allègrement les limites de Lisson, je suis allée plus loin, passant par le Pont de Tarrassac  et suivant le cours de l'Orb jusqu'au beau village de Roquebrun, parce que je s'avais, que j'allais y trouver un spécimen, qui colle bien avec la rédaction du jour.


pont_de_tarrassac.jpg

           val_e-du-jaur.jpg  roquebrun.jpg

Roquebrun fait partie de l'appellation Saint Chinian et peut même se vanter depuis 2004 de l'appellation Roquebrun village. Le premier domaine du village vinifiant en cave particulière, donc mettant son vin en bouteilles était il y a bien longtemps le Domaine Navarre, aujourd'hui exploité avec amour et une profonde connaissance de son terroir si particulier de schistes brunes par Thierry Navarre

Roquebrun.jpg


Et s'est Thierry, qui à la recherche de vieux cépages adaptés au climat et au sol, s'est rappelé de ce rang de cépage oublié mais encore bien existant de ses aïeuls:

Le Ribeyrenc, aussi nommé Aspiran, ou encore Spiran, Espiran (cité déjà en 1686 par Magnol), Espirant noir, Epiran, Piran. Dans l'Aude : Riveyrenc, Riveyrène, Riverain (ce nom désigne aussi le Rosé du Var), Verdaï, Verdal noir, Peyral, Peyrar. Ferrandel (ancienne collection de Saumur). Rutherglen (collection Australie).

comme nous apprend la page de l'ENSAM

Thierry-2.jpg

Si vous voulez tout savoir sur la rocambolesque histoire de cette réintroduction d'un cépage oublié et donc entre temps même plus autorisé par l'administration française, allez écouter his masters voice - Thierry Navarre lui même, qui la raconte dans cette vidéo.





La description de l'ENSAM nous explique aussi, pourquoi le cépage n'était plus replanté après l'attaque du phylloxéra entre 1880 et 1890: c'est la même histoire comme pour la Carmenère, si chère à mon cœur ou d'autres autochtones délaissés: fertilité moyenne et rendements  moyens à faibles, sensibilités à la pourriture grise, au mildiou, à l'oïdium et aux gelées d'hiver (particulièrement fatal en 1956). Donc rien qui vaille pour une viticulture productiviste à la recherche du gros rendement reproductible. Il fallait donc un mordu, comme Thierry, pour prélever les bois, le donner à greffer et replanter le cépage, sans savoir d'avance, quel résultat il allait obtenir.


Ce résultat est toujours plutôt confidentiel: les premières récoltes ont donné que quelques rares flacons, distribués au compte goute aux amateurs et même pas encore présents sur le tarif du domaine ou sur son site. Mais les notes de dégustations commencent à apparaître ici et .

"Léger, peu coloré, légèrement parfumé, robe rubis très clair, presque groseille, un bien joli fruité, avec un toucher de bouche très soyeux"

pas du tout étonnant, que certains trouvent même, qu'il "pinote".

Donc à surveiller dans les années à venir, pour voir, quel potentiel vont développer les souches en vieillissant et comment le vigneron va apprivoiser ce cépage, qui s'avère bien différent des habituel costaux de l'appellation, que sont le Carignan, la Syrah, le Grenache et entre temps le Mourvèdre.

Et si vous lisez l'anglais et voulez vous instruire encore un peu plus sur les indigènes d'ailleurs, je vous conseille le compte rendu

wine blogging wednesday # 37: go native - indigenous varieties chez Dr.Vino de septembre 2007.






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Lisson-Blog en direct su RBJ et RFJ

29 Novembre 2007, 16:28pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

blog1.JPG

  Un petit  interview, que j'ai donné à Fabrice Aebry de RJB Radio Jura Bernois et RFJ Radio Frenquence Jura il y a deux semaines passe aujour'hui en direct à  16h50.  Vous pouvez  l'écouter  ici  .

L'émission s'appelle Série Limitée… du lundi au vendredi, Série Limitée sélectionne pour vous musique, films, news multimédia,
blogs, info people, trucs et astuces.

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L’olive – ancien pilier de l’économie locale

28 Novembre 2007, 15:22pm

Publié par Iris Rutz-Rudel



La balade dans la vigne, qui a perdu ses feuilles sous l’influence du froid, de la pluie et du vent, qui se sont finalement aussi installés dans notre Midi, ne va reprendre avec la cueillette des olives, qui eux aussi commencent à tomber par terre. Il est donc temps de préparer les filets pour cette dernière récolte de l’année, si nous voulons ramasser assez d’olives pour les porter au petit moulin de Saint André de Sangonis et repartir avec notre petite provision d’huile.


Lisson---oliviers-soleil-matin.jpg

L’olivier et la production de l’huile d’olive  faisaient partie de l’économie locale depuis longtemps. On nous a dit, qu’on produisait dans les 300 l d’huile d’olive à Lisson dans le temps. Vu qu’il faut environs 6 kg d’olives mures pour obtenir 1l d’huile, cela fait dans les deux tonnes d’olives, qui étaient produites à la ferme.  Cela rapportait probablement plus de d’argent que la vigne et formait, avec le marron,  la troisième source de revenu de la polyculture, qui était pratiquée ici.

Olivier-Cot.JPG

Les oliviers de Lisson sont encore nombreux dans les terrasses derrière la maison. Ils avaient  subit le grand gel de 1956 – et comme à l’époque la ferme était déjà déserte, personne ne s’est vraiment occupé de les reprendre et reformer comme il faut.  Nous trouvons donc encore plein de vieux troncs morts aux formes biscornues au milieu d’une haie de repousses, eux mêmes devenues de la taille d’un arbre. Chaque année, nous essayons d’en reprendre quelques uns, en coupant le bois mort et triant dans les repousses, essayant d’ouvrir les couronnes, pour laisser rentrer la lumière et ainsi redonner une forme, qui aide l’arbre à se développer et à porter de nouveau des fruits.

J’admets, que j’ai parfois du mal à voir disparaître la vieille souche du milieu, qui pour moi est le témoin de l’histoire de ces arbres à travers plusieurs siècles – des monuments historiques d’une certaine façon. Mais je vois aussi la pousse vigoureuse d’arbres, qui étaient taillés sévèrement et qui repartent deux fois plus vite que ceux, qui sont encore concurrencés par la pousse sauvage.

Olives.jpg

L’avantage de nos vieilles variétés est aussi, qu’elles n’ont pas besoin des traitements, que les agriculteurs doivent appliquer aujourd’hui, pour protéger leurs variétés plus productives des maladies et des parasites. La plupart des plantations nouvelles se sont effectuées avec des olives „de bouche“, comme la Luque, qui se récoltent plus tôt pour la confiserie et qui me semblent beaucoup plus sensibles.


pub-blog-expression-alencon.jpgVous avez remarqué, que cette période intermédiaire entre récolte,  fermentation et taille me laisse le temps, de me balader un peu plus loin – d’aller voir les fêtes locales et les voisins un peu plus loin.
Les articles en résultants m’ont probablement rendu sensible à l’appel de Guillaume Lapaque d’il y a quelques semaines, qui incitait à la participation aux rencontres des blogs d’expression locale. Comme il y avait aussi une rubrique économie locale, prévu pour des vignerons, je me suis laissée tenter de m’inscrire.  Nous ne sommes pas très nombreux dans cette catégorie – la plupart des autres participants viennent du Nord (Le Havre,  la Bretagne, ...) et en tant que blogueur  du Midi je me sens un peu perdu - mais ce ne sont que les deuxièmes rencontres...

Allez donc voir sur la page – et je ne vais pas vous demander, de voter pour moi, mais de profiter de „feuilleter“ cette vitrine de blogs d’expression locale, pour y faire vos découvertes.


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femmes - du moyen âge à aujourd'hui

27 Novembre 2007, 16:38pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Le voyage fin après midi vers les terres de Château Coujan montre le changement: les vignes ont perdu leurs couleurs automnales, le paysage se montre sous une lumière hivernale, quand j'approche du domaine louvé au milieu de ses terres.

coujan-jour.jpg

Écouter une conférence sur le thème de la femme au moyen âge ici ne dépayse pas - le cadre de cet ensemble, qui retrace ses origines jusqu'à une villa romaine, offre aussi plein de détails dans son architecture et ses ornements, qui rappellent ces époques.


         fontaine-coujan.jpg  fenetre-coujan.jpg                                                   madonne-coujan.jpg  sculpture-poisson.jpg

Mais la particularité de cette rencontre est l'idée des propriétaires, de mettre aussi à l'honneur les rôles si divers des femmes d'aujourd'hui, qu'elles soient vigneronnes, journaliste, artiste ou artisan ou engagée dans le travail associatif: et c'est ainsi qu'on retrouve leurs portraits dans la cour intérieure - elles s'appellent Florence, Françoise, Claude, ..., Elke, Iris ou Lidewijne - qu'elles soient nées ici ou venues d'ailleurs, elle ont toutes en commun, qu'elles montrent dans leur métiers et au quotidien, qu'elles savent prendre et tenir leur place.

Les temps, où les femmes nobles étaient enfermées dans la chambre des dames par leur mari, sont révolus - et si elles ont déjà montré dans le petit peuple  à travers les âges, qu'elles savaient travailler et ne pas seulement enfanter, elles peuvent le faire en pleine liberté aujourd'hui.


Sylvie-Bonnaire.jpgSylvie Tonnaire - journaliste

photo-Iris.jpg Iris Rutz-Rudel - vigneronne
foto-Lidewij-Kuijper.jpg Lidewij Kuijper - vigneronne

Elke-Montreal.jpgElke Montreal - sculpteur

Madame Claude Lapeyre brosse un tableau coloré de la condition féminine au moyen âge devant un public si nombreux, que même des places debout au fond de la longe salle voutée sont occupées.

La dégustation des vins de Coujan à la fin de la conférence donne l'occasion de goûter, mais aussi de lire les textes, qui accompagnent les photos, d'échanger avec François et Géneviève Guy, les parents de Florence Guy, au reines du Château aujourd'hui,  toujours aussi hospitaliers envers leurs visiteurs et ouverts à l'échange avec la jeunesse.

   Francois-Guy.jpg          Genevieve-Guy.jpg

L'exposition va encore être visible

le 2 Décembre à la fête du pain .. sur un air d'accordéon.

Ce jour là, on pourra assister à partir de 11h à la remise en chauffe du four à pain (19ème siècle) du domaine, déguster les produits du terroir d'exposants régionaux et participer l'après-midi à un atelier du goût autour du pain et du vin, animé par Jean-Luc Bonnin de Slow Food, ou pour les enfants, à l'atelier du petit mitron sur la fabrication du pain.

(Renseignements au 04 67 37 80 00)

Coujan-nuit.jpg

La soirée "à l'honneur des femmes" se terminait sous une pleine lune, qui éclairait les vieux platanes devant la maison des maitres et baignait la maison d'une lumière féerique.



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Un verre de vin authentique

23 Novembre 2007, 16:34pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


Quel plaisir de tomber sur les écrits d’une "âme frère",  comme l’autre jour dans le courrier, qu’envoie le domaine Pierre Frick à ses clients (dont je fais partie depuis une visite au domaine en 2000).

verre-Frick.jpg

Chaque année, Jean-Paul et Chantal Frick n‘envoient pas seulement la liste et le tarif actuel de leurs vins d’Alsace, mais aussi une longue „lettre aux amateurs du vin“, qui parle de leurs réflexions et convictions.

La lettre d’octobre parle du vin et du temps, du temps qu’il fait, du temps, qu’il faut, pour bien faire les choses et du temps de vivre, qu’il faut prendre.

Comme cette lettre n’est pas encore on ligne sur leur beau site instructif, ils m’ont donné l’autorisation, de le publier sur mon blog – et comme l’hasard fait bien les choses, vous pouvez aussi trouver les impressions de Jean-Pierre sur le millésime 2007 sur le blog Œnophile d’aujourd’hui.

                                                                                                                                                                                                                        
Chers amis des Vins Authentiques,      
    header.jpg 
             
Les vendanges nous ont « happés » très tôt cette année. Fin août, les mises  en bouteilles à peine achevées, nous devions déjà préparer  la cueillette, commencée le 3 septembre et achevée le 5 octobre.

L’étonnante chaleur du mois d’Avril dernier fit pousser les vignes très rapidement. Elles fleurirent déjà fin Mai ! Les plus anciens vignerons de notre région n’ont jamais  vu une telle précocité. D’ailleurs la mousson de septembre 2006 ou la canicule de l’été 2003 leur étaient également inconnues. Les chroniques des siècles passés relatent des situations extrêmes, très espacées dans le temps. Or nous avons vécu un condensat  d’extrêmes en 5 années seulement (2003 à 2007). Le dérèglement climatique, auquel notre soif de vitesse et d’énergie fossile contribuent significativement, n’est pas un vague concept : nous le vivons dans notre travail.

Notre civilisation technicienne pose constamment la question : comment faire plus vite et plus efficace ? Elle se demande plus rarement : pourquoi et dans l’intérêt de qui cette course ?

Le dogme de la productivité  s’est infiltré partout. C’est en son nom que s’épandent les pesticides, qui dégradent le sol, l’eau et les aliments. Dans les vignobles « modernes », les herbicides économisent des heures de travaux. Les poisons phytosanitaires systémiques circulent dans la sève des vignes. La mécanisation extrême de toutes les tâches  permet d’augmenter les surfaces « exploitées » sans apport de bras supplémentaires. Pour couronner le tout, la machine à vendanger gaule violemment les pieds  pour en faire tomber les grains en bouillie. Ainsi les grappes ne sont plus touchées par une main d’Homme. Surtout ne pas perdre de temps à la vigne !
 
L’état d’esprit productiviste règne aussi dans les caves aux vinifications « modernes ». Les additifs œnologiques permettent de traiter plus de volume en moins de temps, de corriger les conséquences des erreurs à la vigne et des soupes obtenues par récolte mécanique. Les levures sélectionnées, proposées par dizaines aux viticulteurs en fonction des caractéristiques aromatiques qu’elles vont communiquer aux vins, sont réputées plus efficaces pour mener à bout les fermentations. L’œnologie propose les additifs (35 autorisés en vinification « moderne ») , les collages, les stabilisants, les assouplissants et la filtration stérile pour que les cuvées soient « apprêtées » rapidement. Surtout ne pas perdre de temps en cave !
 
Mais cette économie de Temps, d’Hommes et d’Humanité génère des problèmes  sociaux, culturels, sanitaires et environnementaux sans fin.
                                                                                                                                      
 
Notre démarche de vignerons et d’éleveurs de vins authentiques fait résistance face au rouleau compresseur du dogme de la productivité. Pour récolter des raisins sains et vinifier des vins naturels, en préservant la qualité du sol, de l’eau, de l’air, et dans le respect des humains, de la faune et de la flore, nous choisissons une autre  voie : plus de Temps et plus d’Hommes.  

Sur une période de cinq semaines, nous avons récolté manuellement chaque parcelle. La cueillette crée des liens sociaux et permet d’élargir le cercle des gens, qui ont encore la chance d’un contact avec un travail agricole.  Une heure de machine à vendanger « gaule » la même surface que la récolte manuelle de 20 personnes en une journée ! Depuis la fin de la cueillette, nous prenons le temps de butter chaque rang de vigne, pour entretenir la vie du sol et maîtriser la pousse des herbes au printemps. Nous avons épandu une préparation biodynamique, qui aide à la décomposition des matières organiques dans le sol. A partir de décembre, chaque pied recevra l’attention d’une personne, qui le taille manuellement. Toutes ces tâches  créent un lien entre les vignes et les Humains. Pendant ce temps à la cave, nous accompagnons patiemment les jeunes vins. Chacun  a son  chemin, lié à sa parcelle d’origine, au climat du millésime et aux conditions de récolte (jour, température, tri...). Les levures indigènes donnent les rythmes de fermentation. Les cuvées qui travaillent plus lentement, auront le temps de poursuivre au printemps ou en été 2008. Le besoin d’aération, la précocité du soutirage ou l’ajout de soufre varient d’un vin à l’autre. L’élevage en foudre ancien de chêne est long (au moins 7 mois) et la période de maturation en bouteilles est respectée pour atteindre l’expression idéale de chaque cuvée. Pas de recette toute faite et pas de précipitation.

Pour ceux d’entre vous qui ont la possibilité de nous rendre visite au caveau, nous consacrons du temps pour la dégustation et la comparaison de nos cuvées et pour faire vivre la culture du vin, dont vous êtes les porte-parole. Vous aussi participez au lent processus de maturation, commencé à la vigne. Lorsque vous accordez au vin le temps de respirer dans votre verre ou même dans une carafe, et que vous ajustez sa température, vous êtes maîtres de l’ultime et non moins importante étape. Préparé ainsi, un vin sait offrir au dégustateur sa complexité et ses vibrations.

Nous vous souhaitons d’avoir la possibilité et  quelques fois la détermination de prendre le temps de vivre. Et parfois avec un verre de vin authentique !

Jean-Pierre et Chantal Frick
18/10/07


Et si vous ne connaissez pas encore les Rieslings et Pinots de domaine Frick,  qui, comme les vins de Bruno Schueller font partie de mes préférés d’Alsace, regardez chez Olif,  ou ici et , pour vous donner encore plus envie de prendre le temps de les découvrir.
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Les femmes à l'honneur

20 Novembre 2007, 17:18pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Château Coujan met les femmes  à l’honneur.

Vous connaissez déjà mon penchant pour le Château Coujan, ses habitants et ses vins. Cela m'a donc fait d'autant plus de plaisir, d'être invitée à participer à une action, qui montrera des portraits de femme d'aujourd'hui - femmes d'action et de défis - lors d'une conférence sur la femme au Moyen-âge.

Pour ceux, qui sont à proximité, je vous copie l'invitation pour samedi prochain - pour les autres, je vous promets un compte rendu plus tard. La recherche d'une photo appropriée pour cette exposition, a donnée naissance à la série de portraits de la vigneronne à la cave, que vous voyez ici:-))) ambiance bachique en fin de séance garantie!




Samedi 24 novembre, à 16h30 :

femme-au-moyen-age.gif

Conférence
« La femme au Moyen-âge »
animée par Madame Claude Lapeyre.
Directrice honoraire du Musée du Biterrois et Conservatrice du Patrimoine
 

La femme au Moyen-âge, n’est pas que femme du peuple ou fille de seigneur.
Chef de guerre, religieuse, savante …elle a des droits et exerce de nombreux métiers.
Cependant, quelles que soient ses activités,
la femme est toujours soumise à l’appréciation de l’homme.
Sa vie est en noir et blanc : savante, elle peut être jugée sorcière.
Madame Lapeyre nous entretiendra sur le statut ambigu de la femme au Moyen âge,
entre désir et rejet.

A cette occasion, nous vous proposons,
en partenariat avec le magazine Olé!
et l'Office de Tourisme des Pechs
une exposition photos
mettant à l’honneur les femmes
dont l’action est déterminante dans notre terroir.
 
Vigneronnes, paysannes, artistes,
journalistes, femmes politiques …
femmes d’actions et de défis,
leurs portraits seront exposés
lors de cette conférence.


La soirée se conclura avec un buffet
et la dégustation des crus de Château Coujan.
 
Château Coujan
34 490 Murviel lès Béziers
Tel 04 67 37 80 00
chateau-coujan@orange.fr

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Nouveau vin - nouvelles barriques

12 Novembre 2007, 16:07pm

Publié par Iris Rutz-Rudel



Je vous avais promis la suite du cheminement  de notre vin de la cuve et du pressoir à la cave voutée.

Nous avions vu disparaitre le vin par la vieille trappe dans le sol par gravité, pour trouver son repos dans cette "salle naturellement climatisée" pour les 18 mois suivants. Cette année, nous lui avons préparé une couche toute neuve. Un millésime, qui s'annonce si bon que ce 2007 méritait cela à notre avis. Nous avons donc commandé une série de barriques toutes neuves chez la tonnellerie de notre confiance, la maison Boutes




bruno-barrique.jpg

Pas n'importes lesquelles, mais un model, que nous avons déjà pu tester dans le passé à notre satisfaction: des barriques de la série "Grande Réserve". Elles ont leur prix, mais nos expériences depuis 2000 avec ce model en comparaison avec même les barriques "ordinaires" du même tonnelier, nous ont convaincus, que la promesse de Boutes, citée ci-dessous,  qui fait appel à la confiance des clients vignerons, n'est pas une promesse en l'air:

"L’intensité et le respect du fruit
Sa conception :
- C’est une barrique non conventionnelle, produite en quantité limitée.
- Nous avons cherché à éliminer la perception des notes boisées dans le vin au profit du fruit et du terroir.
- Nous vous proposons cette barrique sans choix d’origine des bois, de procès de maturation, ou de type de chauffe, ceux-ci restant à ce jour confidentiels ; faites nous confiance.

Ses qualités et ses limites :
- La barrique Grande Réserve ne convient pas à un élevage où les perceptions aromatiques toastées, grillées, empyreumatiques sont recherchées.
- La Grande Réserve se caractérise par son très grand respect de la fraîcheur, de la pureté et de la vivacité
du fruit en même temps que le volume, le gras et la longueur en bouche qu’elle apporte.
- Cette barrique favorise également une intégration plus rapide du bois et augmente le phénomène d’oxydo réduction, permettant de présenter des vins plus équilibrés plus vite.

Cette barrique est issue d’une demande de certains de nos clients désireux d’élever en bois neuf leur vin sans en modifier le profil aromatique. Ils souhaitaient un vin construit par la barrique."



Tonnellerie Boutes

Je vous rappelle, que pour nous, la barrique en chêne était depuis nos débuts le contenant approprié pour l'élevage des vins de Lisson et leur lente maturation pendant le séjour en cave.

Il va de soi, que la condition sine qua non d'un mariage réussi de vin et barrique dépend de la qualité des deux partenairesMaturité optimale de raisins traités juste le minimum possible à la vigne, traitement respectueux sans additives pendant la fermentation par les levures indigènes, macérations longues et pressurage doux, pas de trituration brutale pendant le transport du mout et des jus (travail manuel et gravité) - tout cela nous aide à obtenir des vins naturels d'une couleur profonde et avec des arômes de fruit intenses (les vraie, pas ceux des bonbons anglais), qui expriment leur terroir

Suit le délicate tâche, de ne pas écraser ces arômes par un boisé de mauvaise qualité, mais d'accompagner leur évolution en douceur. Pour moi, la barrique de 225/8 l est le contenant idéal pour cette opération.  Elle permet un soutirage avec ménagement après le premier hiver, une bonne clarification naturelle pendant l'élevage, qui évite toute clarification et filtration autre avant la mise en bouteille - une oxydation modérée, comme une respiration naturelle - tout ce passe plutôt slow que fast...



der Küfer

L'image du tonnelier dans l'emblème de Boutes nous rappelle, que là aussi, il s'agit d'un artisanat ancien, qui s'approche par l'amour du matériel et du détail et le respect de la tradition d'un art, qui nous soutient dans notre travail de cave.

Nous laissons volontiers les planches, qu'on trempe dans les cuves, pour aromatiser le breuvage, la sciure de bois dans des sachets aux candidats du fast food parmi les producteurs de vin - ils existent déjà assez de ceux-là.


wilder Wein


Et nous remercions nos clients, qui aiment notre Vin de "très bonne" Table, qui le traitent avec soin, le stockent patiemment dans leurs caves et acceptent nos tarifs après une balade dans la vigne et un tour à la cave sans discussion. C'est que là, où la boucle est bouclée!




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Entente cordiale pour le 11 Novembre

11 Novembre 2007, 12:05pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Si vous  suivez  les liens dans la nouvelle rubrique à gauche (là, ou le cœur bat), vous trouvez  la tout nouvelle  liaison des Knödels -  club informel de bloggueuses Franco-allemandes vivant des deux côtés du Rhin, qui se sont réunies  sous le symbole du Knödel - une espèce de quenelle, dont on va encore vous parler.

l-anim-knoedel.gif

En guise de manifeste, allez lire le mot de Katia, Allemande vivant à Paris, de Bollis Kitchen - et vous allez tout comprendre.

Le vin pour accompagner les Knödel - pour ce mariage mets-vin si symbolique -  va suivre, c'est promis!

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Travaux avec la petite presse

9 Novembre 2007, 15:13pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

La deuxième quinzaine d’octobre était de nouveau consacrée à une étape décisive de la vinification.

Les fermentations alcooliques dans les cuves en inox  étaient terminées grâce au bon travail de nos levures naturelles, tous les sucres étaient donc transformés en alcool. Les vins avaient pris une très belle couleur intense en contact avec les peaux des raisins après un bon moment supplémentaire de macération: mes dégustations m’indiquaient qu‘ il était temps de passer au décuvage.   


Pour les petites quantités du Pinot et de l’assemblage de Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Merlot et Petit Verdot nous avions la chance de pouvoir emprunter un pressoir plus petit que le notre et de réserver ainsi notre grand pressoir, que vous connaissez déjà, pour la grande cuve du Mourvèdre.

C‘est une bonne chose d’avoir notre ami vigneron et collectionaire de pressoirs à proximité, vous vous rappelez peut-être du plus petit modèle de sa collection, qui nous a déjà rendu service pour notre essaie de Chenin en 2005.

Après avoir laissé s’écouler le jus des cuves par gravité à travers l’ancienne trappe dans le sol dans la cave à Barriques en dessous, j’avais de nouveau le grand plaisir de vider le marc avec mes mains, un contact très agréable entouré d’odeurs enivrantes.



petit pressoir - kleine-presse-1

C’est chaque année un moment très sensuel pour yeux, nez et la peau, que je ne voudrais pas manquer. Il permet de rentrer entièrement en contact avec cette belle matière, qu’on touche.



petit pressoir - kleine-Presse-2

Vous constatez, que le marc contient encore beaucoup de grains entiers, qui ne vont libérer leurs jus ainsi fermenté dans leur intérieur qu’au pressage doux qui suit.



Iris-an-presse Pinot 2007

Le travail de presse, qui commence ensuite,  va de nouveau être accompagné du clic-clac rythmique  du pressoir et du glougloutement du vin, qui s’écoule, pour suivre le chemin du premier jus. Musique de cave!



gâteau de marc - Trester-Kuchen

Reste, comme toujours, le gâteau de marc, mélange de peaux de raisins, pépins et rafles, qui sont très utiles á ce moment, parce qu’ils permettent un meilleur écoulage  du jus et filtrent d’une manière très naturelle déjà les premières impuretés des levures et matières troubles.

Ce n’est qu’après le résultat des presses, qu’un vigneron peut  vraiment connaître les quantités en Hl de sa récolte, qu’il faut signaler à l’état. Chaque cépage rend un autre pourcentage de jus et les quantités varient en plus à chaque millésime selon le climat de la saison. Cette année, les baies du Pinot contenaient que peu de jus, grâce à la grande concentration au moment de la récolte. Cela laisse augurer des vins avec de nouveau plus de corps que par exemple les 2005


Mais jusqu’au vin „fini“ il y a encore un longue chemin à parcourir – au prochain chapitre, nous allons d’abord passer au nouveau „chez soi“ du vin à la cave


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Fête des Marrons et du Vin Nouveau 2007

3 Novembre 2007, 17:20pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Comme chaque année, Olargues fête de nouveau ce week-end la Fête du Marron d'Olargues et du Vin Nouveau

Affiche-Marron-2007.jpg

Et comme aussi chaque année, les dieux du ciel sont favorables et laissent briller un soleil généreux du ciel bleu - ils ont même dit halte à la tramontane, qui secouait encore ces derniers jours les derniers marrons des arbres, de s'arrêter, si vous profitez donc de ces conditions favorables pour venir faire un petit tour dans l'arrière pays: soyez les bienvenus!


vignes-automne-1.jpg

Déjà sur la route le long de la vallée de l'Orb, le spectacle des vignes d'automne (ici du côté de Roquebrun) est un vrai festin pour les yeux.

Arriver sur Olargues votre nez va vous guider pour vite trouver les gens d'ici à la besogne autour d'un feu d'enfer, sur lequel ils tournent la cage avec les marrons à griller, que vous pouvez déguster tout chauds
.
  


griller-les-marrons.jpg




Pour les oreilles, les bignous sont venus d'ailleurs, mais la sonorité est très proche de celui des instruments d'Occitanie et l'ambiance est garantie.



fete-du-marron-Olargues-2007.jpg
Mais il n'y a pas que les marrons sous toute ses formes (grillés, en crêpe, pain, gâteau, en crème ou même glacés - séchés ou crus à emporter pour vos potées et ragouts d'hiver) et le vin - pas seulement nouveau - de différents producteur des alentours, qui vont vous tenter.

Faites aussi la provision de l'ail rose de Lautrec, vrai appellation contrôlée, comme le navet noir du Pardailhan, produit Sentinelle de Slow Food.


l-ail-rose-de-Lautrec.jpg
Ou remplissez vos cabas des bons produits d'Olivier Lefebvre des Jardins des 4 Saisons, qui offre sa toute nouvelle récolte de noix sèches, l'huile de noix et d'autres produits transformés artisanalement chez lui.

noix-lefebvre.jpg
Pour votre santé, Denis Cournol et Evi Montauban du Rucher de Fiers-Loups ne font pas seulement le meilleurs miel de bruyère, châtaigne et maquis de la région (et le plus écologiquement propre), mais vous renseigneront aussi volontiers sur les multiple bienfaits du pollen et de la propolis. Leur savoir va même bientôt aider un jeun ressortissant de la région, qui repart pour lancer la production de la propolis à la Réunion - de l'aide au développement durable, qui est aussi le sujet d'une exposition du Centre Cebenna dans la salle polyvalente cette année.



Allez visiter cette salle, pour y trouver aussi une exposition d'œuvres d'artistes locaux. Pour moi une découverte: les dessins et compositions de Sophie Rèche des bien nommés Ateliers des Mains d'Or, restauratrice d'œuvres sacrés et artiste dans son genre.





les-mains-d-or.jpg

Et si vous avez tout gouté, les fromages de brebis bio et fermier, les chèvres sèches, les charcuteries de tout genre et les derniers légumes à mettre en cave, vous pouvez revenir demain, dimanche,  chiner à la grande brocante et refaire un tour.

À midi, les restaurateurs du coin offrent tous un repas spécial "fête du marron" et il y aura aussi le grand repas en commun, servi par les producteurs des produits du terroir.

Tous les détails sont sur la page de l'Office de Tourisme d'Olargues avec le programme de toutes les animations pour grands et petits:







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