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Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

œnothèque - le vin en livres

18 Février 2008, 12:00pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

undefined  Journée grise, peu propice à la continuation de la taille, qui suscite toujours des        nouveaux articles chez les collègues.

À Lisson donc plutôt journée de travaux à l'intérieur, de lecture, aussi bien devant l'ordinateur que dans la pile de journaux et livres, qui encombrent toujours les places (plus tu tout) libres autour de moi.

Cela m'a donné l'idée, de vous en parler plus souvent - ce n'est pas que je veuille faire de la concurrence au bien connu Petit Guide Loisel des Livres  chez Rémy Loisel, qui nous présente plus de 200 livres sur son excellente page Internet - en plus avec une très belle présentation d'une bibliothèque, où on peut cliquer sur les dos des livres sur l'étagère, pour en savoir plus.


Le petit guide Loisel des livres
Chez moi, il y a autant, mais les livres sont visiblement moins bien classés et rangés. Il y a des nids de livres sur la vigne et le vin et tout ce qui va avec au beau milieu des autres. Pas facile, d'en faire le compte ou un inventaire.

Lisson livres vigne vin

Que ce soit dans notre unique pièce d'habitation, dans le canapé, au dessus du lit, parfois par terre ou dans l'atelier à côté, où la partie de mes livres, qui avait dormi des longues années dans des cartons à la cave et au grenier, ont trouvé domicile depuis 2 ans, il y en a partout.

Malgré la décision - o combien difficile - d'en porter au bouquiniste du temps en temps, la quantité ne diminue pas, au contraire, chaque voyage apporte son lot de nouveautés à la collection, Amazon et d'autres vendeurs par correspondance m'ont comme bon client dans leurs tablettes et les amis savent, que depuis que je suis capable de lire - et j'ai commencé tôt:-) - ma réponse standard à la question de mes cadeaux souhaités était : un livre!!


Le choix est large, je me réjouis, de pourvoir accéder à la littérature en trois langues, ce qui me laisse encore assez de marge de livres pas encore lu pour une douzaine de vies. Il y a des rayons, qui témoignent de différents occupations et centres d'intérêt au fil des années, que cela soit l'art contemporaine, l'architecture, l'écologie, la musique, quelques livres de poésie (mais ceux-là surtout dans ma langue maternelle), les dictionnaires, certains très spécialisés pour mon travail de traduction. 

S'ajoutent les thèmes habituels genre jardinage, flore et faune, de la technique pour Klaus, des polars et autres bestsellers pour les moments de détente et surtout - mon péché mignon qui devient majeur en nombre: ma collection de livres de cuisine et du vin - alors là, c'est comme pour tout collectionneur, je ne peux pas résister, c'est plus fort que moi, accros, dépendante, on me laisse libre dans une librairie ou sur des pages genre Athenaeum de la vigne et du vin à Beaune, et je me ruine!


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Bien sur que la collection de livres de cuisine a commencé avant celle autour du vin. Raison simple pour cela: quand je me suis mariée à 20 ans, je savais tout juste cuir un œuf, mais déjà pour les pommes de terre, si indispensable pour un repas de famille à l'époque, il m'a fallut regarder dans mon premier livre de cuisine de base - et heureusement, ils en parlaient.

Suivaient des longues années de repas à la cantine universitaire, ponctué par des spaghettis bolognaises Miracoli à la maison, pour pas trop changer et finalement la rencontre avec mon ami Erika Tischer, de 15 ans mon ainée, étudiante comme moi, mais aussi mère de famille et mariée avec un photographe, qui recevait le "tout Düsseldorf" de l'époque de la Kunstakademie à la Kunsthalle à la maison pour des somptueux diner improvisés et des réceptions pour facilement 40 personnes, où les tables croulaient sous les plats aussi succulents qu'exotiques, mais toujours préparés avec un bon planning et un minimum de frais. C'est là, où j'ai appris, qu'avec une bonne inspiration par la lecture, une bonne intendance et sans avoir peur de l'improvisation, on arrive à tout faire. 

J'ai découvert aussi pendant ces années, qu'on pouvait diner à sa faim pendant les périodes de régime (modèle Twiggy - toujours très loin de mes mesures - oblige) ou pendant les fins de mois difficiles, on se plongeant dans la lectures de ces pages bien illustrées ou en suivant Spoerri sur son île grec, les auteurs de la série cuisines du monde de Time Life dans des pays lointains ou se plonger dans l'histoire de l'alimentation avec la cuisine des Romains, du Moyen Âge ou de la Renaissance...

 

Mais ceci est un blog de vigneronne, vous vous attendez donc, que je vous  parle plutôt de livres autour du vin, comme je l'ai déjà fait dans le passé ici , ici - et , et .

Je me suis décidée de vous parler plus régulièrement de mes coups de cœur dans ma bibliothèque,  chaque fois, que vous voyez l'ours à lunettes sur sa pile de bouquins en haut à gauche, vous sauriez, que je me suis encore replongée dans un de mes livres préférés.

Avant de vous quitter, je vous conseille encore un autre blog, qui m'a fait beaucoup de plaisir ces derniers temps. C'est le blog d’Hubert Jaming, qui nous parle depuis juillet 2007 en passionné de vin autant que de livres de ses découvertes dans son œnothèque.



oenotheque

Plongez vous avec délice dans ses archives, vous allez y trouver ses critiques toujours bien écrites, que cela soit sur un livre à 2 € ou le prestigieux volume plein d'images pour les bourses plus généreuses, que cela parle des mots du vin ou de la découverte de vignes et vignerons, de l'histoire ou des nouvelles du front...



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Il passe aussi les journaux sur le vin en revue, comme il partage ses expériences dans les FAVs.

À lire sans modération!




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taille 2 - dans la vigne

11 Février 2008, 14:42pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Après les préliminaires sur les outils, voici en scoop les premières photos de la vigneronne à l'œuvre avec son sécateur, se sont soldés par des échecs - soit on ne voit que la manche de ma veste, soit je réussi à couper la bandelette de ma caméra, soit carrément le fil de fer le plus proche...

Mais l'autre jour j'ai finalement réussi à attirer Klaus, qui s'occupe à faire du balivage dans nos bois de chêne vert, à venir  avec moi  donner la preuve, que je ne fais pas que parler de cette opération essentielle pour la récolte prochaine.

Le beau temps, avec un soleil généreux et un ciel bleu clair, était au rendez-vous, comme vous voyez.


Rebschnitt 1

Ma position n'est pas vraiment professionnelle sur ces photos, mais plus dictée par le photographe et la lumière. Pour ne pas se casser le dos, il est préférable de toujours travailler face à la pente, donc à Lisson, le dos au soleil:-)


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J'ai fais mes débuts dans la taille il y a 25 ans en arrière, dans une très vieille vigne plantées dans les années 1920 par le père du vieux Monsieur, qui nous avait confié ce petit hectare en fermage. C'étaient nos premiers essais en viticulture pratique et vinification, bien avant la plantation des vignes de Lisson.

Des souches vénérables, qui m'arrivaient presque à la taille, vieux Carignans, Grenaches noirs et blancs, Alicante Bouchets avec leur jus teinturier, quelques Aramons généreux et ici et là des Muscats d'Hambourg pour la bouche et même des Chasselats, tous formés en gobelet, qui m'apprenaient vite, que chaque pied demande  une autre approche, pour s'adapter à son personnage.

Les premiers jours, le propriétaire m'accompagnait, pour me donner des explication, mais vite, il me laissait continuer et ma seule compagnie restaient les merles, qui fréquentaient le grand lierre avec ses baies mures et du temps en temps le Gros Marcel,  un vieux chasseur du village, qui rangeait son fusil, vu que j'étais là au milieu et le changeait contre une petite pioche, pour déterrer les magnifiques poireaux de vigne, qui se remettaient vit à pousser dans ce terroir proche de la rivière, que nous ne désherbions plus chimiquement.

La surprise pour moi était le passage sur les petites terrasses plus haut, qui étaient plantées exclusivement en Œillade, variété de Cinsault et cépage prolifique en gourmands de toute sorte, donc bourgeons, qui repoussent sans cesse partout sur le vieux bois des troncs et qui augmentent considérablement les coups de ciseaux à donner à chaque taille, si on veut les tenir propre. Cela ralenti la cadence!

 

Winterschnitt taille
Mais ce sont des vieux souvenirs entre temps, la vigne du Cabanis était arrachée contre une prime pendant la première vague d'arrachages, qui visait à diminuer les surfaces plantées dans le Midi dans les années 1980 - et qui, comme dans notre exemple, touchait malheureusement aussi beaucoup de vieilles vignes peu productrices sur les coteaux de l'arrière pays, qui n'étaient pas les plus responsables de la crise de la surproduction de cette époque....


Mais retournons au présent: Comme déjà expliqué ici, nos vignes sont pour la plupart formées en gobelets, à trois bras avec un courson, taillé à un œil franc, donc en prévision de 6 sarments avec 5 à 6 raisins pour une souche.

Cela s'appelle une taille courte, qui donne des souches avec une végétation très aérée, sans entassement des feuilles, bien ouverte au milieu, pour laisser rentrer le soleil et favoriser la photosynthèse et un climat sain dans la souche. Cela évite beaucoup de traitements et vise des rendements très bas, pour une bonne maturité régulière des raisins et des jus riches en polyphénoles et anthocyanes. Selon nos cépages, ces rendements théoriques oscillent entre 15 et 20 hl/ha - avant prélèvements de sangliers, blaireaux et autres prédateurs.

 


Mourvedre

Une souche de Mourvèdre, qui montre ces principes très bien. Le Mourvèdre est un cépage à port érigé, cela veut dire, que ses sarments sont assez raides, pour tenir debout tout seul, sans palissage. Cela permet de travailler entre les souches et les rangs même à des stades avancés  de la végétation, pour nettoyer autour des pieds et couper l'herbe, faire des traitements nécessaires et même pour la récolte.


C'est donc à la taille, que le vigneron décide déjà du vin de son futur millésime - en espérant que le climat va ensuite jouer son jeu.

Lisez aussi les réflexions, comme d'habitude très bien tournées, d'un collègue vigneron/blogueur en contemplation d'un tailleur au bord de sa route ici  ou d'un autre du plein milieu de sa parcelle ici.

Philippe de Château Bas nous a copié encore deux autres sources anciennes sur l'opération sur son blog et .





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Taille de la vigne 1 - l'équipement

9 Février 2008, 11:51am

Publié par Iris Rutz-Rudel


Avec les derniers articles, vous auriez pu gagner l'impression que la vigneronne ne s'occupe plus que des voyages réels et virtuels. Mais malgré l'activité intense liée à la présidence de deux événements autour du thème des étiquettes (VdV et Weinrallye), mon occupation principale de la saison reste quand même la taille de la vigne à cette époque de l'année. Comme déjà expliqué d'autres années, c'est le travail le plus intense en main d'œuvre de la vigne, qui doit être terminé vers la fin du mois de mars.

L'article mis en lien date du printemps 2006  s'appelait jeu de taille, parce qu'il vous proposait aussi de télécharger un petit logiciel de taille virtuel pour vos premiers essais dans ce domaine.

Vous y trouvez aussi des liens vers d'autres vignerons blogueurs, qui racontaient leur vision de ce travail. Cette années, il y a déjà d'autres, qui s'y sont mis, je vous signale particulièrement l'article de ce confrère, qui nous présente un extrait de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert à ce sujet.

La Taille débute normalement avec la prétaille ou l'espoudassage, comme on dit ici. Cela veut dire qu'on raccourcit tout les sarments, qui représentent le bois de l'année dernière après la chute des feuilles. Les sarments sont coupés à environs 15 cm, cela rend la souche plus lisible pour la taille proprement dite, qui doit suivre.

Ce travail va très vite avec un petit sécateur à main de bonne qualité, qui n'occupe qu'une main et laisse la deuxième libre pour tirer les sarments et pour les regrouper en tas entre les rangs de vigne

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On voit bien que ce modèle robuste m'a d´jà rendu service depuis des longues années.

Si les vignes sont conduites sur fil de fer, la prétaille permet de libérer plus facilement les fils des sarments souvent bien attachés par leurs vrilles ou même liés express avec des attaches pendant l'été. Mais même dans les vignes en gobelet, comme chez nous, cette préparation permet de bien ranger la vigne par le ramassage des sarments (travail traditionnellement féminin et très pénible).

Le vigneron moderne dans des vignes installées pour la mécanisation a bien sûr entre temps d'autres moyens plus rapide à sa disposition. Cela s'appelle la taille rase de précision...


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Pendant des nombreuses années, j'utilisais ensuite le sécateur à deux bras classique, qui reste pour moi l'outil le plus flexible et élégant pour la taille. Mais mes tendinites de plus en plus douloureuses ont finit par me convaincre de l'utilité d'un sécateur électrique. On ne rajeunit pas:-)



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Il est lié à une série d'accumulateurs rechargeables, qu'on porte dans un petit harnais au dos (quand la tramontane souffle du Nord, cela réchauffe bien les reins) et a une autonomie de bien 8 heures.


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Vous trouvez plus d'information sur ce genre d'outil sur la page web du fabricant et même un vidéo flash, qui montre l'utilisation par un tailleur expérimenté. Je dois admettre, que je ne vais nullement aussi vite que le monsieur du filme :-).


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bientôt le printemps !?

31 Janvier 2008, 19:37pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


Meme si le vent souffle encore bien fort et  froid  du Nord,  le soleil a déjà réussi  à  nous ammener  les premières fleurs du printemps  dans la vallée.  Roquebrun se  prépare à sa  fête du mimosa le 10 février prochain. 

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Les couleurs revienent en force dans la nature.


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après le devant maintenant le derrière de la scène

29 Janvier 2008, 16:48pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Je vous avais déjà parlé du nouveau blog communautaire Fureur des Vivres, qui réunit une bonne dizaine de blogueurs culinaires sous la houlette de Patrick Chazalet. Certains amateurs de grands vins anciens se sont déjà moqués sur un forum de leur penchant pour les vieilles racines... Mais il ne faut pas se laisser tromper par l'image


fureur des vivres

Ces vieilles raves, crosnes et autres topinambours  sont bien ancrés dans l'humus de la tradition culinaire française et  leurs  défendeurs  sont tous biens capables de regarder au delà du bord de leurs assiettes!

Deux articles  ont retenu mon attention aujourd'hui. Tiucha, de saveur passion,  livre  un texte  bien étoffé sur la mémoire du goût. Un sujet  bien important dans les discussions entre vinophiles, d'autant plus que la recherche nous donne de plus en plus d'éléments, qui montrent, que nos appréciations, que nous aimons transformer en notes pseudo objectives, sont souvent plus dépendantes des conditions de nos dégustations. On nous fait facilement prendre un blanc pour un rouge, si on nous couvre les yeux, pour n'en citer qu'un exemple. Plus récemment, des chercheurs ont prouvé que même  l'information sur le prix d'une bouteille, qu'on nous annonce avant - ou de sa prestigieuse étiquette -influence notre jugement, que nous pensions uniquement résultat de notre goût.  Nous sommes donc plus souvent victimes de notre propre conditionnement social que nous ne voulons croire. 

 

De cette étiquette, ou plus précisément de son antipode, la contre-étiquette, nous parle Dominique Hutin dans un billet d'humeur  appelé le pinard déchaîné. Ses photos sont dignes de la rubrique des  apparentements terribles, chers au volatil enchaîné bien connu. Après nos étiquettes donc là maintenant les contre-étiquettes, dont il nous montre quelques belles trouvailles prises au hasard sur un rayon de supermarché, qui peuvent laisser l'amateur (et encore plus le professionnel) songeur... Lisez vous même, ce méritait encore un autre concours des VdV - et je pense, nous en avons pas encore vu, lu, entendu le fin mot.

Allez voire sur fureur des vivresblog à lire sans modération !





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Vedredis du Vin # 10: compte rendu de vos plus belles étiquettes

27 Janvier 2008, 16:39pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Bon, tout le monde a rendu sa copie, mêmes les retardataires (et même votre  prétentieuse "reine" d'une session).  Les arrivages succescives m'ont tenus en haleine, mais chaque billet était une découverte, que j'ai fais avec beaucoup de plaisir.

Vendredis du Vin # 10: place aux buveurs d'étiquettes
le théme était posé ici.

D'abord, on bon comptable, le bilan en chiffres: Ont participé, si je n'ai oublié personne, 18 participants, dont 17 bloguers. Ils nous parlent de 26 vins et nous montrent pas moins que 31 étiquettes. Les participants viennent de France, de  la Suisse, de  Grande Bretagne et du Canada - les vins de France, de Corse, des USA, d'Italie, du Canada, de l'Australie et de l'Afrique du Sud, donc pour les deux, un beau choix international...

Maintenant, dans l'ordre de leur arrivé dans mes tablettes, les contributions - mettez vos chaussons confortables, installez votre fauteuil devant l'écran, arrêtez votre portable, versez vous un bon verre de vin (sans regarder l'étiquette ce coup-ci), au choix: allumez un bon cigar,  et reservez vous une bonne heure pour tout lire et savourez les étiquettes et leurs vins, en cliquant sur les vignettes, pour suivre les liens:

undefinedNous commencons avec Daniel S. de passionné de la rive droite, qui resume, que "derière  l'étiquette se cache un choix culturel et personnel, qui engage vraiment son géniteur", avant d'avouer sa préférence pour des étiquettes plutôt sobres et dépouillées et de nous présenter le Côtes de Castillon, Domaine de l'A - 2004.

 undefined Loick des Vins du Languedoc aussi préfère les étiquettes épurées. Il nous présente Le Clos du  Rouge Gorge blanc 2004, Vin de Pays des Côtes Catalans et donne au passage un petit coup de nez à un producteur illustre, dont il adore les vins, mais dont les étiquettes son le nom ne lui donneront jamais le reflexe, d'acheter une bouteille...

undefinedGeneviève Samson, de gare aux goûts à Londres, préfère ses étiquettes "artistiques, surprénantes et originales" et nous raconte sa rencontre avec les vins et étiquettes de Randall Graham, propriétaire de Bonny Doon. Il y a des images pour nos yeux et en dégustation le Big Red House 2004, Ca'del Solo, Californie de Bonny Doon - et au passage nous aprenons aussi des choses sur les vins Californiens.

undefinedTop Slurp avec Estèbe de la Suisse nous amène un ovni baptisé The Picrate - Vin de Table Francais, Cuvée les Chiens 1996, un Chenin blanc d'Anjou "un vin, qui n'existe plus, d'un vigneron, qui n'existe plus ... mais qu'on trouve encore, comme nous aprennent les commentaires, chez Lavinia et les ZinZins du Vin.

undefined Arrivent les petits nains d'Olif, qu'on ne présente plus, qui, après nous avoir doctement expliqué que "le design, s'il ne doit pas fausser l'appréciation du vin, doit savoir se hisser à la hauteur de ce qu'on boit" retrouve son esprit espiègle ensuite et nous raconte l'histoire des 3 petits cochons à sa manière, avant de nous parler de La Mère Grand 2000 du Domaine  Le Loup Blanc.

undefinedChez Francois du MeliMelo gastronomique nous trouvons une étiquette et sa contre étiquette d'une cuvée, chère à son coeur, qui aurait pu être son vin sentimental pour les VdV 9. La cuvée Le Sang du Calvaire 1997, Château de Cazeneuve en Pic Saint Loup, un pur Mourvèdre!

undefinedPremière victime de l'action est Eric de à boire et à manger, qui me traite de perverse :-)), de l'avoir amené à se comporter en buveur d'étiquette. Son Un Scoubidou, 2004, Domaine des Gardelles, Minervois lui n'a pas donné satisfaction à la dégustation et il n'est pas si tôt prêt à refaire l'experience...

undefinedLa joyeuse équipe de Maigremont s'est aussi "fait violence", mais à leur facon. Ils ont bravé la nuit et le froid hivernal, Gildas, David et Gil, pour déguster le Vin de Pétanque 2005 du Mas de Libian, VdP des Coteaux de l'Ardèche dans l'ambiance juste.

undefined   Emmanuel Delmas, notre sommelier Parisien, nous a pas fait le coup, de ressortir sa collection d'étiquettes prestigieuses, mais est aussi resté dans le sentimenttal avec Tutuka 2002, de Laurence Buthelezi. Un vin d'Afrique du Sud à l'étiquette ornée d'un guerrier Zulu.

Stéphane Villette
du forum si bien nommé pour l'occasion buveurs d'étiquettes s'est joint à nousundefined avec un vin rouge Reserva 2001 Adega Coop. Borba, aus Alentejo, Portugal, qui ne l'a pas décu.

undefined Julie Coutton
de find a wine nous a trouvé un rosé entre far-west et moyen-âge à moins de 3€. L'Estabel de la cave coop. de Cabrière en Coteaux du Languedoc, quelle n'a pas trouvé déagréable et le Jaja de Jau, signé Ben, VdP d'Oc des vignobles Dauré - l'étiquette est en plein dans notre sujet, mais le vin l'a décu dans le verre "l'habit ne fait pas le moine...".

undefinedLisa du Vinorati Blog se dévoile buveuse d'étiquettes à l'occasion et nous a ramené un très bel exemple du LCBO d'Ontario, Canada,  avec le Megalomaniac Contrarian Sauvignon 2006 de John Howard Cellers de la Presquîle de Niagara, haut en couleurs.

undefinedVincent, de sommelier virtuel, amateur très éclairé en matière de vin de Montréal au Quebec, fait aussi ses débuts aux VdV avec une bouteille d'Australie: Cabernet Sauvignon Barossa 2004, Maison Peter Lehmann, qui "sait conserver une certaine étiquette" même dans le verre.

undefined  Laurent Baraou, caviste voyageur de parlons bien-parlons vins, est le seule à nous sortir une  étiquette du style "buveurs" avec son Chasse Spleen 1996, Moulis Médoc:-)) et un Chat-Pitre un peu flou sur son Moblog.

undefined Arrive enfin Philippe Rapiteau du blog de la Pipette, qui reste dans le classique point de vu étiquettes avec Perdaudin 2005, Roero Arneis, Piemont, Italie. Vin Jaune d'Arbois 1999 de Michel  Gahier et un Clos Dady 2002, Sauternes, mais qui nous fait saliver avec un succulent "petit dîner entre amis"...

undefined Dernière arrivée tout à l'heure est Les Piccoleuses, qui nous présnt le Norma Jean young Merlot 2000, dont nous a déjà parlé Geneviève de gâre aux goûts - Marilyn Monroe sur une bouteille de vin, très amerloc.

Une contribution d'Antoon, sans blog, par émail  laisse de la place à notre imagination, parce qu'elle n'était pas accompagnée d'une photo. Il nous amène en Corse et écrit:

hola,
je suis toujours impressionné plus par le prix que par les vins eux mêmes que peuvent atteindre des DRC, Pétrus, Margaux ...
L'etiquette du moment est celle de : Mélusine (2006) de Florence Giudicelli , Domaine Aghje Vecchie, AOC Vin de Corse. Une bouteille ogive, avec un autocollant transparent marqué en doré sérigraphié mélusine et un soleil-étoile de mer. Sur le col est apposé par une cordelette un feuillé explicatif avec les mentions légales. Est-ce bien légal ?
Bref, le vin est somptueux, robe : d'un or au reflet emeraude ; le nez : mélange d'épices (cannelle,
safran), agrumes, pêche blanche, un tantiné fleur d'acacia. La bouche est équilibré entre terre (opulence,
et volume) et mer (mineralité et longueur). Bravo !
Antoon

Et finalement, facile à trouver sur ce blog, ma propre contribution avec 7 étiquettes de ma cave et des vins, chers à mon coeur.


 

 

 

 



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Vendredis du Vin # 10: mes plus chères étiquettes

26 Janvier 2008, 19:34pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


Avant de vous mettre le compte rendu  de ces VdV #  10  sur les plus belles étiquettes choisies par  les blogueurs, qui ont  répondus présents  à mon appel  en ligne  - je vous dois ma propre contribution.

Je dois avouer, que, comme beaucoup des participants, je me laisse rarement aller à l'esthétique comme seul critère de choix. La plupart du temps, c'est soit parce que je connais le vigneron, soit, parce qu'on ma rendu curieuse on me parlant d'un vin, qu'une bouteille trouve le chemin dans ma cave et sur ma table.

Mais au fond de moi, je dois avouer, que je serais bien capable, de flancher sur un coup d'œil, si l'occasion se présente. Mais l'occasion, que j'espérais rencontrer pendant mon voyage en Allemagne la semaine dernière, n'était pas vraiment au rendez-vous.  J'ai  du beau  scruter  les vitrines  de quelques cavistes sur mon chemin  et quelques rayons  dans des magasins -  beaucoup de classique, de noir et blanc  standard,  pas vraiment de coup de foudre...


Je suis rentrée donc un peu bredouille - et avant  de  complètement sécher  mon propre thème (quelle  honte!), j'ai décidé de fouiller les cartons de ma cave  pour voir, si je n'y trouvais pas quelques trésors cachés.


J'ai en effet  ramené  un choix de bouteilles, que j'ai envie de vous présenter, même si je n'ai pas eu le courage de tout ouvrir.  Je les ai tous déjà goûté á un moment ou l'autre, mais sous ces conditions, vous allez me pardonner, si je ne vous livre  pas de notes de dégustation  précises.  Comme tous ces vins  me sont chers par leur origine, leur créateur, cela sera de nouveau  un rapport plutôt  émotionnel, que je vais évoquer.


D'ailleurs: aucun des flacons, dont je vais vous parler, est encore à la vente - certains n'étaient jamais destinés au commerce-  chacun a son histoire personnelle, qui se reflète parfois dans l'étiquette.


D'ailleurs: aucun des flacons, dont je vais vous parler, est encore à la vente - certains n'étaient jamais destinés au commerce-  chacun a son histoire personnelle, qui se reflète parfois dans l'étiquette.

 

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Donc commençons  avec les vins de deux vignerons, qui ont abandonnés leurs vignes ou leur exploitations, suite à la crise, qui ne leur a pas laissée le temps, de s'établir sur le marché et de survivre aux contretemps (grêle, qui détruit une récolte entière, fournisseurs, qu'il faut payer avant de gagner sa vie en vendant complètement sa première récolte, et banquiers, qui ne prennent pas le risque à financer des gens, qui démarrent dans un climat économique moros...).

Vin Bleu label rouge
Les photos de leurs bouteilles, rescapées dans ma cave, montrent, que ce n'est pas faute à un habillage négligeant et morne de leurs premiers bébés, qu'ils ont du jeter l'éponge après 3 et 4 ans. Et je peux vous assurer, que ce n'est pas la faute du contenu non plus. Des vins à la base des cépages traditionnels du coin (Grenache, Carignan, Cinsault), vieilles vignes de coteaux à petit rendement, vendange manuelles et vinifications classiques, sans matraquer les jus avec trop d'adjuvants, mais aussi sans tomber dans le laisser faire, qui peut être dangereux, tant qu'on manque d'expérience.


Des beaux vins avec de la densité, la typicité de leurs cépages, des prix modestes (autour de 5 à 6 € départ cave) et, comme je trouve, un beau habillage, qui attire l'œil et donne envie de découvrir, ce qui se cache derrière. Pascal Brunier, du Mas des Cerisiers, qui avait opté pour la belle étiquette de gauche sur sa Belle de Nuit, rosé de saignée,  me racontait les heures, qu'il avait fallu, pour mettre la vieille étiqueteuse au diapason d'une étiquette en deux morceaux. Chas Haskins, du Vin Bleu, collait à la main ces étiquettes, symbolisant le raisin suspendu à un bout de sarment, dont le graphisme simple mais expressif est de Els Knockaert, artiste belge, qui s'est installée à Olargues il y a quelques années. Le label rouge indiquait le Carignan comme cépage, un autre en vert ornait le plus gouleyant Cinsault.

 


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Le troisième vigneron, Serge Boissezon du Hameau de Boissezon, face à Vieussan, n'a pas fait faillite, mais simplement pris sa retraite à 58 ans, possibilité, qui existe, quand on transmet ses terres à un jeune agriculteur (ici son neveu), qui s'installe. Ses étiquettes, qu'ils fallait souvent coller soi même sur les rares bouteilles de son Syrah Grenache, élevé dans des vieilles barriques et d'une couleur profonde et une  densité magnifique, plein de fruit et de soleil, n'ont jamais vu un rayon de supermarché ou de caviste. Il fallait lui les extirper, on venant chez lui. La plupart trouvait le chemin vers la Belgique ou l'Allemagne, dans les coffres des propriétaires de résidences secondaires autour de Vieussan, qui, souvent amateurs de bons vins, avaient tôt compris, que derrière ces étiquettes sobres et discrètes, qui reflétaient bien le  caractère du vigneron, se cachait la quintessence des terres ensoleillées et arides des coteaux de schistes, qui les avaient vu pousser. Vignes menées en culture biologique depuis toujours (Serge était le premier, à avoir le label AB), à rendement minuscule, récoltées souvent en surmaturité par une bande d'ami(e)s, qui savaient, que qualité primait ici sur quantité, dans une ambiance si joyeuse et détendue, qu'on n'avait même pas mal aux reins le soir, quand on vendangeait pour lui... Ces bouteilles, qu'il bradaient à 12 F à l'époque, qui, au bout de quelques années dégustées à table entre amateurs, tenaient souvent la tête à des bouteilles autrement cotées (comme le même millésime de Daumas Gassac par ex.) ... Merci Serge, de nous avoir fait des si beaux cadeaux!

 

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Et pour compléter cette série d'étiquettes, chères à mon cœur, qui survivent - souvent en pièce unique - dans ma réserve personnelle, encore une œuvre de Lorie, fille de Patrick Henquel, de la Closerie de Betrand, dont je vous ai déjà raconté l'aventure d'un vigneron à temps perdu, itinérant entre Toulouse et Dio ici.

Encore un vin, que vous ne trouvez pas dans le commerce, qui n'a pas de prix, mais qui raconte la passion de son géniteur et vous transmet sa part du rêve, quand vous mettez le nez dessus.


Et pour clore cette épisode sur l'habillage de nos chers contenants, je vous ai trouvé quelques exemples d'étiquettes de fortune, collées sur les premières bouteilles de vin de Lisson, avant qu'on était au stade de nous décider pour une vraie.

 


Lisson après le déluge 1987  Lisson 1994 Nr 5 Lisson Mourvedre claret 1998

Chacune a son histoire, celle du milieu, par exemple, est le numéro 5 de 9 bouteilles "numérotées", qui représentaient notre première récolte sur la colline de Lisson en 1994. Un passe-tout-grain, mélange de tout nos cépages des vignes en troisième feuille (3 ans après plantation). Une caisse, sur les quelques grappes, que nous avaient laissées les bêtes. éraflées à la main, vinifiées devant le poêle dans la pièce d'habitation, pour maintenir la fermentation et pressées dans un torchon tordu des deux côtés, comme sur les fresques égyptiennes, pour en extraire le jus..... Il m'en restent  6, que je traite comme le collectionneur ses plus prestigieuses flacons: je les regarde, je n'ose pas les boire!

 



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Vendredis du Vin # 10: les femmes ratrappent le peleton

25 Janvier 2008, 16:43pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Encore deux bonnes copies rendues par  des vinophiles  au feminin: ici et ici  . Et un "buveur d'étiquettes", qui n'a pas peur de ce mot.

Cela prend de l'allure  et je me régale déjà en vu  de la compilation, qui me permettra de tout revoir dans le détail, pour vous faire le compte rendu!


La  prochaine Weinrallye Allemande partira d'ailleurs  sous les mêmes auspices (et, comme par hasard: ma présidence) le mercredi des Cendres, donc dans 10 jours et je serais curieuse, de pouvoir comparer  les trouvailles  allemandes avec vos  choix "francais".


22h13:  Laurent Baraou  rapplique en double ici et ici  .

Et bienvenu à Vincent du Canada, qui pour son début chez les VdV nous a trouvé une belle étiquette chez la SAQ ici.

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Vendredis du Vin # 10: bonne affluence à la mi-temps!

25 Janvier 2008, 13:30pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


À midi,  une bonne dizaine de blogueurs avaient déjà rendu leur copie.  Les premières contributions féminines  commencent à mettre de la couleur ici et ici. Mais  les hommes rattrapent la course avec des coureurs  aguerris  au jeux:  ici , ici , ,   et . Même une belle contre-étiquette a trouvée son amateur ici. Notre amie Marsha, la wine babe, doit encore être en train de se remettre d'une dégustation d'étiquettes prestigieuses marathon et l'assaut d'un kangourou, mais je lui fais confiance, d'arriver encore à temps. 

Les autres ont encore le temps de rendre leur copie jusqu'à minuit  - et même aux retardataires de demain, il y aurat une place de réservée dans le compte rendu - n'oubliez pas, de me signaler votre contribution en commentaire sur le blog ou par émail à lisson (at) wanadoo (point) fr.

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VdV#10 - 1: cela vient de démarrer

25 Janvier 2008, 00:37am

Publié par Iris Rutz-Rudel

C'est le jour J du Vendredi du  Vin numéro 10 : place aux buveurs d'étiquettes - et depuis minuit, les premiers blogs m'annoncent les articles, qu'ils ont publiés sur leurs blogs, en suivant mon appel comme actuelle "présidente".


Le Languedoc,  avec Loick, de  vinsduLanguedoc, et Bordeaux avec Daniel S.  de rivedroite arrivent en premier, allez voir leurs contributions ici et ici.  Pour l'instant, les préférences vont à l'étiquette classique, voire épurée.


Il restent encore 23 heures jusqu'à minuit, pour nous présenter votre préférée!  Osez choisir!

 


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