Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Balade au bord de la mer

6 Mai 2008, 12:51pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Changement de décor, changement d'air, changement tout court était la dévise de ce long week-end du 1er Mai. Pour 4 jours j'ai posé les brodequins pour me promener pieds nues dans le sable de la côte de Saint Jean de Monts - attirée par les Re-Ve-Vins  - Rendevous-Vendéens autour du Vin - organisé avec main de maître par le Philippes team (AOC) sous le patio du Chai Carlina.



Avant de vous livrer mes impressions de ce marathon de la dégustation et des rencontres chaleureux avec des amateurs du vin, qui me dépassent tous de loin en connaissance et perseverance à la tache , je vous invite de m'accompagner sur mes balades le long des plages à la rencontre des petits et grands merveilles -



la mer, les vagues, la calligraphie délicate et merveilleuse des algues sur le sable.... pour une collectionneuse de Strandgut comme moi une joie rennouvellée tous les jours pendant ce court séjour.

Si vous voulez voir toute la collection de mes trouvailles, vous pouvez vous rendre
ici.



Un guide magnifique, pour découvrir la côte vendéenne  est le livre Le Littoral (vue du ciel) de Saint-Jean-de-Monts à Royan, d'Eric Guillemot (photos) et Jean-Louis Guéry (textes), de l'édition Gallimard.


                                   




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Côt revisited : 2

28 Avril 2008, 17:47pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


Est-ce que vous vous rappelez encore du petit bourgeon du Côt (ou Malbec) du début de ce mois? 

À peine 4 semaines plus tard, il a pris son envole et est devenu un jeune sarment, qui n'a pas seulement déjà déployé ses premières feuilles, mais qui montre aussi les embryons de ses futures raisins

Ici donc un petit diaporama, pour vous illustrer l'évolution:

 

 

 

La variété fait partie des cépages précoces, qui débourrent très tôt (à peut près au même temps que le Pinot Noir chez nous), mais qui arrivent environs deux semaines plus tard à maturité. Nous l'utilisons dans notre cuvée Les Échelles de Lisson, dans laquelle il est assemblé avec les deux variétés de Cabernet, le Merlot et le petit Verdot.

De préférence nous laissons fermenter tous les cépages ensemble - le Côt sert donc comme pied de cuve pour les autres, qui arrivent à mesure de leur maturité: Merlot, Cabernet Franc, Cabernet Sauvignon et à la fin
petit Verdot, qui est le plus tardif de la bande.

Mais d'ici aux vendanges, notre brin de Côt aura encore du chemin à parcourir!

 

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Vendredi du Vin # 13: Treize à Table

25 Avril 2008, 13:13pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


Pour cette treizième édition des Vendredis du Vin c'est de nouveau Laurent Baraou, déjà président de la première , qui nous a concocté le sujet: Treize à Table,

voilà ce qu'il en dit:

" Un brin provocateur, ce titre vous conseille de déguster un 13. Un joueur de rugby à treize (on ne dit plus "Jeu à Treize") ? Pourquoi pas ?! Mais surtout un vin qui mentionne un "13" ou un "Treize" sur son étiquette. Après un long débat, nous (moi) avons exclu le 13 d'un code postal s'il ne représente pas les 2 premiers chiffres, donc le département des Bouches du Rhône (Aller l'OM !). De même, le pourcentage d'alcool par volume ne doit pas comporter de virgule, seul le "13%" est accepté !"

Avec sa précision sur les codes postaux, il m'a déjà écarté ma première idée - vous n'allez donc pas tout savoir sur la cuvée India d'Emmanuelle et Laurent Dupéré Barrera, domiciliés en 83130 - il n'accepte pas mon 83 treize  0, le bougre, et pourtant, elle est bien bonne et affiche en plus un 13° tout rond sur l'étiquette...

Donc nouveau plongeon dans la cave, à la pêche du chiffre diabolique. Pas de Lisson de treize ans - les premiers vins mises en vente concernent le 1996, du 1994 n'existaient que 9 bouteilles numérotées, donc pas de 13 et je ne me souviens plus, pourquoi le millésime 1995 n'existe pas dans mon armoire secrète...

 


Je me rabat donc sur un 1993 à 13° et j'ai faillie vous ouvrir mon avant dernière bouteille de Daumas Gassac,  preuve à l'appuie:



Je me rabats donc sur un 1993 à 13° et j'ai failli vous ouvrir mon avant dernière bouteille de Daumas Gassac,  preuve à l'appuie:

Mais est-ce que notre président si exigeant va accepter cela - ou est-ce qu'il va me sortir, que dans mon pays (comme en Belgique, Suisse et en Occitanie) on prononce ce chiffre nonante trois?? (J'ai d'ailleurs mis 10 ans avant d'être capable de faire ce vertigineux calcule de tête, que maitrisent tous les bon Français: 4x20+13, pour arriver à un seul chiffre - pendant ce temps, bonjour les coquilles dans les numéros de téléphone, qu'on me communiquait oralement!)

Dans le doute, je retourne à la cave et scrute les cartons mixtes aux indications parfois énigmatiques style: rouges moyens, très bons rouges, vins étrangères (pas français quoi).

Et ce coup-ci, je tire dans le mille: il y a bel et bien un treize irréfutable, qui va me sauver:




Plus treize que cela, tu meurs! Un Rosso N° 13 (t r e i z e), de douze ans d'âge Italien!


Comme la contre étiquette apprend aux polyglotte, que nous sommes tous, un vin de table de Toscane de 100 % Pinot Noir, élevé 18 mois en barriques et 6 mois en bouteille, avant d'être vendu en Allemagne par son géniteur, Fritz Croissant (j'invente pas ce nom) - issu de l'agriculture biologique, qui plus est.

Fritz Croissant était un des premiers vignerons fin des années 1980 en agriculture biologique en Toscane, à
Vignano. Entre temps, il travaille aussi comme caviste, qui a crée sa marque (le croissant), pour importer des vins d'autres pays Européens en Allemange.

Pour sa gamme des vins de Vignano, il a inventé un système très simple: chaque année, il attribue un numéro à chaque vin, qui indique la cathégorie: cela va de N° 3 - vin rouge léger, à boire jeune - jusqu'au N° 15 - sélection de Sangiovese dense et nuancé, élevage en barriques).

Nous voilà devant un verre du N° 13:


Un brin tuilé, vu l'âge, ce n'est pas étonnant. Des larmes impressionnantes, une odeur épicée, sudiste, qui me rappelle les Lisson. En bouche, malgré les 13,5° beaucoup de fraicheur, de nouveau épices, fruit rouges, bien murs, un brin de chocolat (à l'alcool), le bois presque complètement fondu, direction sous-bois...longueur agréable, qui laisse la bouche fraiche et amènent un soupçon de truffe dans le retro-nasale.

Somme tout: une bonne surprise pour ce treize à table. Je vais me garder le reste de la bouteille pour demain soir, pour contrôler, si l'accord conseillé avec la viande rouge et les fromages affinés tient la promesse.

Nous ne serons pas treize à table - c'est plutôt l'été, que cela arrive, mais nous allons faire le teste à quatre (pas à quatourze:-), comme l'a déjà proposé notre cher Olif ce matin...

Et pour pleinement séduire notre président, je vous envoie cette histoire à  treize heures treize sur la ligne, quand j'aurais déjà de nouveau pris mon bâton de pèlerin pour monter dans la vigne m'occuper de mes moutons.

 




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Couleur lie de vin

20 Avril 2008, 18:34pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

La lie, ce dépôt de levures, de bactéries et de composés organiques floculés et précipités, qui descend avec le froid au cours de l'hiver au fond des nouveaux vins, est ce qui reste dans les barriques, quand nous faisons les premiers soutirages, comme pour nos vins de 2007 samedi dernier.



À l'aide de la canne de soutirage, qui est règlé, pour ne pas prendre ce dépot au fond, nous transvasons en douceur les vins d'une barrique dans une autre. À la fin de l'opération, la barrique presque vide est retournée, l'ouverture de la bonde en bas et la lie avec toujours quelques litres de vin (en moyenne 5 l de perte), coule à flot dans un saut dessous.

Rouge violacé, légèrement fade, dit la définition de la couleur....

Jugez vous-même:




J'adore ces couleurs riches, nuancées, selon qu'il s'agit de Mourvèdre, Cabernet ou Pinot - et selon l'année et la concentration du raisin en anthocyanes. La consistance est crémeuse, épaisse et je garde chaque année quelques bouteilles pour un ami, qui aime utiliser ce fond (garantie sans résidus de pesticides) en cuisine pour la confection de ses sauces.

Comme nous avons choisie pour le beau millésime 2007, d'honorer les vins d'un élevage en
barrique neuve
nous avons, après un rinçage soigneux à l'eau de notre source de la barrique débarrassée de ses dépôts, jusqu'à ce que l'eau coule claire...



...remis chaque vin dans sa barrique d'origine - donc pour moi une deuxième séance de pompage bien musclant.



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Balade printannière dans la vigne

18 Avril 2008, 19:00pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Après mon travail de Shadock à la cave, une balade dans la vigne au grand soleil comme l'autre jour, fait du bien. Pendant que je profite de mon ascension vers le haut de la colline, pour commencer l'ébourgeonnage des souches les plus précoces - opération, qui sera à reprendre encore quelques fois, comme au trie pour une sélections de grains nobles - c'est Klaus, qui protégé de jambières, gants en cuir, casque, visière et lunettes de protection et armé de la débroussailleuse, reprend également une tâche, qui va l'occuper encore quelques semaines et qui va devenir de moins en moins agréable, plus que la température va monter en saison...





Il n'est pas conseillé de se tenir à proximité, parce que les projectiles du débroussaillage (petits cailloux ou bouts de bois) peuvent voler à 10 ou 15 m et faire mal, voire même blesser, là où ils vous touchent.

Je me dépêche donc de monter vite plus haut - comme je ne porte pas de protection sur les oreilles, je me sens plus au calme en arrivant dans les terrasses du Pinot.

En route je traverse les premiers champs de lilas d'Espagne  (Centratus ruber)  au bord des chemins et dans les murs – ils vont m'accompagner de leur floraison généreuse jusqu'à l'automne et attirer les papillons et plein d'autres insectes.



 

Dans les fils de fer des terrasses des Échelles de Lisson, ils restent encore quelques vrilles, qui aidaient les souches de l'année passée à s'accrocher dans le palissage pour monter au soleil et se protéger contre l'assaut du vent. Des petites sculptures, quand on les regarde de près.




Une vieille faucille, oubliée il y a longtemps dans le terrain, rappelle le travail de nettoyage avant l'invention de la débroussailleuse.


Après quelques heures penchée sur les souches, le dos réchauffé par le soleil, fatigue et faim me font descendre vers la maison. J'entends plus de bruit de moteur, mais Klaus a fait un superbe travail, le changement dans la première terrasses du Mourvèdre est net: j'entends jubiler les souches, débarrassées de leur concurrence pour la lumière et le vent!


Cette méthode est plus fatiguante et lente qu'un passage avec un herbicide et le travail doit être refait, si l'année est plus humide, mais au moins de cette manière nous ne nous empoisonnons pas et vous pouvez être sur, de ne pas retrouver des résidus de pesticides dans nos sols, nos plants, notre raison et nos vins!







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Femmes et blogs vigneron(ne)s - bis

18 Avril 2008, 14:03pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Il y a un an, je vous parlais ici du fait, qu'il y avaient peu de femmes vigneronnes, qui tenaient un blog.

Il y avait le blog d' Annie Sauvat-Blot du Domaine Sauvat en Auvergne, qui nous parle régulièrement en toute simplicité des travaux au domaine, des expositions, salons et d'autres évenements, ce qui lui avait déjà valu le wine-blog trophy 2007.


Il y avait le blog Dupéré-Barrera avec Emmanuelle Dupéré du Clos de la Procure à Carnoule, à l'Est de Bandol en Provence, qui nous entretient de ses voyages au Canada, visites de restaurants, amour pour la céramique et tout dernièrement de l'avancement de la construction de leur nouveau chai.

Et, last but not least, il y avait le blog en anglais d'Amy Lillard du domaine de la Gramière dans l'appellation Côtes du Rhône, qui raconte l'aventure de deux américains fous du vin, qui se sont lancés dans le travail de la vigne (bientôt en AB) et du vin en France.


Vous vous imaginez mon plaisir, quand j'ai remarqué ces dernières semaines l'apparition, rendu publique par les sites bien connus de récencement des blogs vin Château Loisel et Vitiblog  de trois autres consoeurs, qui se sont mises à blogguer.

Un plaisir d'autant plus vif, qu'il s'agit pour toutes les trois après leurs écrits de femmes engagées dans le travail quotidien à la vigne et au chai, toutes les trois en viticulture bio ou même biodynamique et prenant position pour une manière plus respectueuse envers leur environnement et la terre sans mâcher leurs mots.

Je vous présente donc aujourd'hui:


Isabelle Perraud
et son blog du Domaine des Côtes de la Molière, Appellation Moulin à Vent en Beaujolais




Valéry Mordelet
et son blog du Domaine Les Loges de la Folie à Montlouis sur Loire. Vous trouvez tout sur elle et son compagnon Jean-Daniel Kloecklé sur le blog d'Emmanuel Delmas, le sommelier Parisien, qui accompagne depuis le début en 2005 la naissance d'un domaine à Montlouis en texte, notes de dégustation et multiples vidéos.


Et Corinne Comme
et son
blog du Château du Champ des Treilles á Sainte-Foy en Appellation Bordeaux Pauillac.


Corinne, qui nous est aussi présenté dans le contexte de son domaine dans un bel article sur le blog d'Eric Bernardier,  est particulièrement active sur son blog ce dernier temps, fidèle à son introduction, que les autres pourront probablement - comme moi - souscrire sans hésitation:

" En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes."

Il n'y a pas que les femmes, qui le disent, et pour ne pas me faire traiter de sexiste, je vous cite tout de suite les vignerons de sève, qui s'engagent dans leur manifeste:

"...à toujours adapter leurs gestes à la nature changeante des millésimes, sans chercher à les dénaturer par des techniques standardisatrices.

Dans les vigne:
 À favoriser la vie naturelle du sol, à protéger les sols. A favoriser l’équilibre naturel des vignes dans leur biotope, sans forcer artificiellement leur production. A travailler avant tout préventivement au travers de la préservation des équilibres naturels et de techniques culturales adaptées. A préserver un encépagement et une population complexes, historiques, respectant la biodiversité des plants de vigne et une culture à densité de plantation permettant la pleine expression du terroir. A favoriser le retour, le développement, de la biodiversité dans les paysages viticoles. A favoriser une viticulture durable et solidaire, soucieuse de la santé et de l’épanouissement de ceux qui y travaillent, et de son environnement citoyen et social.


Dans les caves:

A vendanger des raisins dont la maturité porte l’identité du terroir, façonnés par le millésime. A favoriser l’équilibre naturel des vendanges, remettre en cause l’utilisation systématique de techniques (osmose, cryoextraction, etc.) et d’intrants (enrichissement, acidification, levurage, etc.) destinés à corriger les déséquilibres ou les défauts venant des vignes, aboutissant à une élaboration artificielle des vins. A limiter les intrants destinés à stabiliser le vin.

Devant le consommateur:
A soumettre à leur éthique tous leurs choix des moyens techniques de culture de la vigne et de vinification. A obtenir un vin sain, non pollué, expression fidèle du terroir, de la vigne, du millésime, du vigneron. A communiquer en toute transparence les informations concernant leur travail à la vigne et à la cave. "


Allez voir vous même au sources - et lisez sans modération tant que nos pensées et gèstes seront encore libres et qu'il y a des femmes, qui nous les transcrivent avec tant d'engagement, sincérité et en plus une touche de poésie!


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Mise en bouteille du millésime 2006

15 Avril 2008, 19:47pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Même si le travail dans la vigne nous tient en haleine parce qu'il faut profiter de chaque minute de beau temps maintenant, le week-end dernier nous voyait dans un autre scenario. Haute pression, soleil et tramontane (vent du Nord) - les conditions idéales étaient réunies, pour toucher au vin à la cave.




Le premier travail était la mise en bouteille du millésime 2006. Toujours un grand plaisir et soulagement après presque 3 ans de travail et de soins - à commencer par la taille fin 2005, en passant par les autres travaux dans la vigne jusqu'à la récolte - de la fermentation en cuve au décuvage, à la presse et à l'élevage en barrique, suivie par des contrôles, des soutirages, un léger sulfitage et des nouveau des contrôles et toujours des dégustations.

Le cycle touche à sa fin - bouteilles et bouchons avec le millésime arrivent à temps et la météo est au rendez-vous!




Après c'est la routine des autres années, que vous avez déjà pu lire ici.



Il n'y a que le vin, qui change chaque année et bien sur que je le teste et déguste une dernière fois à la vu et entre langue et palais.

D'un rouge bien profond, presque noir, il livre ses arômes, une pointe florale se fait remarquer au milieux des arômes de fruits noirs, les tannins vont encore mettre quelque temps, pour se fondre, mais la fraicheur si typique pour les vins de Lisson est au rendez-vous, malgré la teneur en alcool, qui se fait discret pour une telle année.  Mourvèdre, Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Merlot, Cor et Petit Verdot se réunissent en mariage cette année dans les bouteilles et promettent un vin, qui va être de longue garde.

Reste qu'à habiller les enfants avant de les lâcher en liberté - après, c'est aux amateurs, de juger de leur réussite.


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Message on a bottle

3 Avril 2008, 12:14pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Après des journées plutôt froides et très ventées fin mars, un temps de giboulées quoi - l'avril s'annonce beaucoup plus clément et il fait de nouveau plaisir, de travailler dans la vigne. Après la floraison des amandiers fin février, celle des pêchers en mars, c'est aux coings et reines-claudes, d'épanouir leurs fleurs.

 


Tout avance très vite, la vigne se transforme en potager, par ce que à côté des poireaux sauvages, qui nous régale depuis la fin de l'hiver, toutes ses rosettes de salades sauvages, qui sont excellents cueillies tendres, on voit aussi depuis quelque temps les têtes juteuses des asperges sauvages dans les terrasses des oliviers et dans la vigne.


 


Les cèpes de vigne s'éveillent aussi de leur dormance hibernale, les larmes coulent toujours en abondance, et sous le soleil, les cépages les plus précoces ouvrent leurs bourgeons petit à petit, comme ce Cot (aussi appelé Malbec en Cahors) sur la photo de hier.



Abeilles et Bourdons se regalent des premières fleurs et le vigneron se regale aussi, même s'il voit, qu'encore une fois la course contre la montre, pour suivre le rhythme de la nature, va lui demander une sacrée condition.

Aussitôt la taille d'hiver terminée, il faut s'occuper des fils de fer du palissage pour les souches en cordon de Royat, qui doivent être retendus. En plus des salades sauvages, qui agrémentent notre menu, il y a aussi les autres herbes, qui poussent avec force et à toute vitesse. Il va donc bientôt être temps de les tondre

 

 


Une vue du haut de notre colline sur la vallée du Jaur nous montre, que d'autres ont déjà bien fait leur travail de tonte chimique - tout propres, tout jaunes et bien lisses et nues, les vignes traitées au désherbant s'étalent le longue de la route et de la rivière...

La seule tache marron de terre remuée de frais signale une vieille vigne arrachée contre prime!


Au même temps les vins de la récolte de l’année dernière évoluent dans la cave. Si la température reprends quelques dégrées, la fermentation malo-lactique va pouvoir redémarrer dans les barriques. Des contrôles réguliers par chromatographie pour chaque barrique, permettent de suivre cette évolution.

Nous surveillons aussi l’évolution de l’acidité volatile dans les vins, qui nous indique, si nous vins sont suffisamment protégés contre des déviations vers une piqure. Profitant du mauvais temps de la semaine dernière, nous avons pu consacrer une journée aux travaux de laboratoire, pour contrôler un petit échantillon de chaque vin selon la méthode de distillation.



Les résultats étaient très satisfaisants, même les vins, qui n’ont pas encore reçus une petite dose de SO2, parce qu’ils n’ont pas encore fait leur fermentation malo-lactique, montrent des résultats très rassurants.

En plus il y a le vin du millésime 2006, qui attend sa mise en bouteille. Contrôle et dégustation montraient, qu’il est maintenant prêt pour le déménagement en bouteille.

Nous sommes contents, d’avoir déjà le lot de bouteilles nécessaires dans la cave. La pénurie de bouteilles, qui s’annonçait déjà chez nos voisins Allemands depuis l’automne, commence à gagner aussi la France.


Les nouveaux bouchons avec notre Logo et le tampon du millésime 2006 doivent encore être commandés, pour les recevoir à temps, ensuite nous pouvons effectuer ce travail si satisfaisant pour le vigneron, qui finalement sait le fruit d’un travail de presque trois ans dans des langes propres.


Peut-être devrions
nous cogiter cette année, qui nous a déjà apportée
une nouvelle mise en garde sanitaire à caler sur l’étiquette, s’il n’était pas temps de mettre aussi une information sur tout ce que les consommateurs de nos vins ne vont pas trouver dans les vins de Lisson. La liste, si on regarde les analyses publiées ces derniers jours sur les résidus courants dans la majorité des vins sur le marché, est bien longue:


cliquer sur l'image pour une vue agrandie


Un tableau, qui compare les résultats de l’analyse du PAN, qui ont soulevés quelques commentaires dans la presse et sur Internet, avec les résultats d’analyses qui étaient effectuées au début des années 2000 sur un échantillonnage de 2298 vins Français par l’IFV (Institut Français de la vigne et du vin). Le tableau devrait prouver, que le phénomène des résidus n’est rien de nouveau et qu’on peut prouver par ces chiffres, que les valeurs publiées par le PAN sont déjà bien inférieur à celles de l’étude antérieure

Je ne sais pas, comment cela vous fait – moi, cela me rappelle étrangement la déclaration du Professeur Pellerin après la catastrophe de Tchernobyl : « d’abord, il n’y a pas de danger, et en plus, il est déjà en train de diminuer… »

Les deux dernières colonnes montrent les LMR pour le vin fini (limites maximales de résidus), que va proposer l’OIV (Office International du vin), vu qu’ils n’existent pas encore officiellement. Après suivent les LMR pour les raisins de cuve.
Je comprends mieux, qu’il faut
alerter les femmes enceintes avec leurs fœtus dans le ventre!

 
Comme notre vignoble n’as jamais fais connaissance avec toute cette panoplie de molécules, il serait peut-être plus facile de suivre l’exemple de Randall Graham de
Bonny Doon, qui s’est décidé de mettre tous les adjuvants, qui rentrent encore en plus du raisin cultivé en bio-dynamie dans ces vins propres, pour mieux informer ses clients, pendant que les autorités américains discutent encore  un projet de rendre l‘indication des valeurs nutritives, genre sucre et calories, obligatoire.

Notre Message on the bottle serait avec le dosage du soufre total contenue dans les vins finis (entre 12 et 23 mg/l  l’année dernière) déjà complet. C’est tout ce que nous rajoutons en plus de nos raisins sains et mures – et dans la vigne, nous n’utilisons que de la bouillie bordelaise (un passage l’année dernière avec 200g/ha de cuivre) et du soufre naturel – éventuellement encore une décoction de prêle mélangée de purin d’ortie, pour renforcer le feuillage après récolte.

Le reste du travail font les êtres microbiens dans nos sols, les insectes utiles, qui peuvent survivre dans un environnement sauvegardé, un climat équilibré et bien ventilé dans nos vignes, des sols pas boostés aux engrais et nos bons soins – et souvent la chance d’un climat favorable, pour lequel nous ne pouvons rien:-).  

 






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Vendredis du Vin # 12: Grenache à l'honneur

28 Mars 2008, 19:49pm

Publié par Iris Rutz-Rudel


Pour ce premier anniversaire des Vendredis du Vin, c'est Généviève du blog gare aux goûts , qui écrit à partir de Londres, qui nous criait "gare au Grenache!" sous toutes ces apparences.

Même si ce thème me semblait beaucoup plus facile que le précédent, vu que ce cépage ne manque pas dans ma région, j'ai quand même eu des difficultés pour me décidé pour un seul dans ma cave, vu un peu l'embaras du choix.



Je n'allais quand même pas vous parler des mes propres vins de Grenache, c'était déjà fait par deux fois par Oliv, qui a eu la gentillesse de présenter mon Plô 2002 pour les Vendredis des Vins  3
sur les vins de Femmes  et le Plô 2003 au retour de sa visite à Lisson en 2007.

Devais je sacrifier une des ces bouteilles bien poussièreuses du Châteauneuf du Pape?


Comme cette bouteille avec sa forme bizarre Mascoulet de la Maison Brotte de 1961?

Est-ce que j'allait me décider d'ouvrir la bouteille des Ceps centenaires
La Mémé du Domaine de Gramenon, bien plus jeune parce que de 2000?



Est-ce que je me décide de vous reparler de la cuvée grenache Bruixas vinifiée en Solera de Pierre Quinonéro du Domaine de la Garance, comme je l'ai déjà fait dans le passé?


Une cuvée, qui va à merveille avec les desserts chocolatés, comme les vins de Grenache de Banyuls ou de Maury...

Finalement je me suis décidée d'ouvrir une bouteille de GRANAXA 2001 du Domaine
Coupe Roses à la Caunette dans le Minervois, de Francoise et Pascal Frissant et de vous citer le beau texte sur cette cuvée, qui joue très poétiquement autour du nom, qui sied si bien à ce vin et cette anniversaire des VDV:


Cuvée Granaxa
le nom originel du cépage est utilisé pour rappeler que bien loin dans le temps, le savoir se transmettait dans des angues d'une grande beauté. La consonnance même du nom semble être l'expression mimétique sonore de la granulation malicieuse des tanins sur la langue. La finale francaise (xa) peint l'éclat lumineux de la vivacité du vin tandis que sa prononciation originelle (cha) soulève des doux velours d'apparat pour découvrir la chair généreuse du vin. Délibérément fort et charmeur, cet androgyne cache bien son année de retraite en barrqiue dans la cave primitive de l'exploitation familiale. Stimulé par le carafage, il livrera sans excentricité son bouquet de combinaisons de fruits noirs, de confirure de myrtilles, desirop de griotte ou d'apéritif de prunellier.

Je n'aurais pas su le dire si joliment, mais je ne peut que le confirmer, ce vin est un accompagnateur idéale pour un repas bien savoureux et emplie la bouche de bonheur et soleil.

Les ceps qui le produisent ne sont pas encore centenaires, comme ceux des pieds francs de la Mémé. Je me souviens d'avoir vu pousser les plantiers, que Pascal Frissant avait planté début des années 90 sur le plateau calcaire bien aride en montant de la Caunette à Saint Pons.

Dans quelques années, ils vont ressembler à ces cèpes magnifiques, qu'on voit au bord de la route à Roquebrun, des cèpes qui dansent en tournant leur bras au ciel, pour saluer au mieux en été le soleil du Midi sur leur feuillage, que les sarments rigides tiennent bien droit et fiert vers le haut.










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