Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Du Lisson au Bouchonné

13 Juillet 2008, 11:39am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Grasse matinée de dimanche devant l'ordinateur, le premier café au lait à côté de moi, après une après-midi d'orages (sans grêle:-)!), qui ont encore bien arrosé la colline hier tout l'après-midi (merci à Philippe de la pipette, pour son soutient maraboutique!)

Dehors de nouveau soleil et un jolie bruit de vent de Nord-Ouest, qui promet de vite secher la végétation, même s'il va peut-être perturber le traditionnel feux d'artifice, qu'on prépare à Olargues pour cette veille de 14 Juillet.

Le téléphone sonne et me sort de mes lectures à l'écran - une voix sympathique à l'accent prononcé - c'est un jeune sommelier Québécois de Montréal, du joli nom de Steve Beauséjour, qui sort de son service (chez lui, c'est 4 heures du matin) et tient à me dire, à quel point il apprécie deux de mes vin, qu'il sert dans un bar à vin au nom étonnant du bouchonné de  l'autre côté de l'océan.


www.bouchonne.com

Au fil de notre conversation, je veux bien croire, ce qu'écrit un critique anglophone sur son passage au bar: "Incidentally, this was some of the friendliest most genuine service in the city and made a big difference in my appreciation of the evening."

Ils ont Les Échelles et le Clos du Curé 2005 sur leur carte, qui étaient avec quelques bouteilles du Clos des Cèdres, les premiers vins, qui ont fait le longue voyage à travers les périples de l'importation privée par la  SAQ et l'Océan, pour arriver au Québec fin de l'année dernière.

C'est Diane Turcotte de Vini-Vin, que j'avais rencontré il y a deux ans à Vinisud, qui m'avait fait la confiance de les commander - et je me souviens encore bien de mes sentiments, de les laisser partir si loin, sans pouvoir les accompagner, le jour, où je les ai mis sur le cul d'un camion de transporteur à Olargues. (les semis remorques, qu'ils utilisent, ne passent pas dans notre chemin, nous donnons donc toujours rendez-vous au village...).

C'est comme laisser partir ses enfants à l'étranger - et même, s'ils ont déjà voyagé au Japon pendant plusieurs année, chaque nouvelle destination ressemble à une aventure - et j'aimerais bien jouer à la petite sourie, pour savoir, s'ils sont bien reçus, là où ils vont, mes chers petits.

Cela me faisait particulièrement plaisir aussi, de savoir que les deux petits personnages de l'étiquette (mon mari Claude Rudel, décédé en 2001 et moi) allaient voir le pays de résidence de leur
créateur, Paul Driessen, dessinateur de films animés, qui vit l'été à Olargues et hiberne à Montréal!
 

pas au restaurant, mais encore à table à Lisson: le Clos du Curé 2005

Donc encore plus d'importance, de recevoir cet appel ce matin, qui me confirme, qu'on prends soin d'eux, qu'on les traite comme il faut, en les caraffant à besoin, pour leur donner le temps de s'épanouir. Que la salade d'onglet de boeuf mariné les accompagne à souhait et qu'ils surprennent les amateurs, qui découvrent le Pinot sous une forme, qui les surprend et réjouit.

Merci l'équipe du bouchonné, pour ces bons soins, merci Steve, pour ces nouvelles de mes chers petits, qui m'a mis encore plus de soleil au coeur ce matin!

Donc si vous venez à Montréal, fautes de ne pas pouvoir en boire à Paris, vous pouvez goûter des vins de Lisson au:

Comptoir À Vins Bouchonné
9 Fairmount E.
514.273.8846

Et si vous avez un appétit plus grand et plus de temps, vous pouvez aussi visiter son grand frère, le restaurant La Montée du Lait , dont vous ont déjà parlé les amis Dupéré-Barrera sur leur blog l'année dernière et dont ils nous ont dit, que: La carte des vins, elle, ferait pâlir de jalousie plus d'un restaurant gastronomique ! C'est presque un livre.


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Du propre dans la vigne et encore des orages à l'horizon

11 Juillet 2008, 10:20am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Comme chez tous les collègues, ce début de vacances pour les autres n'est pas un temps de repos à Lisson.

Même si nous avions plus à souffrir de la chaleur - bienvenue pour la vigne - que du mauvais temps, qui sévit dans d'autres régions de la France, les reserves d'eau dans les sols - très bienvenues, elles aussi - nous ont donné un sacré supplément de travail. Là, où avec un peu de chance et une tonte au bon moment, un seul passage à la débroussailleuse suffisait d'autres années, Klaus est déjà au deuxième passage. Des parcelles toutes propres fin Avril étaient à reprendre en Juin/Juillet, comme si on ne les avait jamais nettoyées. Et pendant que la végétation s'épanouissait au soleil et la chaleur aidait à guérir les quelques petites attaques de Mildiou ici et là, les vignerons se ratatinaient à chaque intervention dans les coteaux, avec des pertes de sueur de 2 à 3 litres - pèse personne à l'appuie:-).



Mais maintenant, le plus gros est fait


avant et après



Le Clos des Cèdres est aussi rentré dans le rang


et on voit au premier plan le Merlot, qui pette la santé:


Reste à fignoler le nettoyage des pieds et l'attachage sur les piquets, comme ici, dans la parcelle la plus haute du Clos de Curé avec le Pinot:


Le faucheur va être content, de pouvoir se passer bientôt de ses protections, dignes de Bibendum,  si nécessaires, pour eviter les blessures par les éclats des pierres et bouts de bois, que la débroussailleuse lui envoie régulièrement:



et la vigneronne pourra se consacrer un peu plus à la manucure:




et à espérer, que les orages, annoncés pour ce soir, ne s'accompagnent pas de grêle!


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Vendredis du Vin # 15: Sekt ou Nul n'est Champagne dans son pays

29 Juin 2008, 15:38pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

  Milles raisons pour ce retard (la vigne, le travail, la chaleur, des visiteurs,....) mais avant d'abandonner ma participation jusque là régulière aux Vendredis du Vin, je préfère me faire gronder par Nicolas Ritoux, président de cette 15ième édition des VdV, à qui je présente toutes mes excuses et je vais essayer de vous livrer ma contribution tardive sur des vins effervescents, qui ne viennent pas de Champagne.

Malheureusement, ma cave ne regorge pas de pétillants ou mousseux en ce moment. Il reste, bien sûr encore une ou deux bouteilles de vrai Champagne, mais le stock de blanquette de Limoux, méthode ancestrale, qui fait partie de mes bulles préférées et bio de chez Jean-Claude Beirieu, pour les jours d'hiver, est épuisé et attend un renouvellement à la prochain édition du marché biologique à Olargues au 15 août.

Oui, vous avez bien lu: les jours d'hiver - chez nous, sans frigo, les bulles, comme la mousse au chocolat et d'autres denrées, qui sont mieux servis frais, c'est pas l'été, qu'on s'en régale...

De quoi vais je donc vous entretenir, si je n'ai rien à me mettre dans le verre, allez vous vous demander. D'un sujet, qui a suscité ma curiosité, quand j'ai vu cette bouteille dans la vitrine d'un boucher lors d'un voyage en Allemagne l'année dernière:

 



J'ai pris cela d'abord pour du pur folklore, surtout quand j'ai vu l'étiquette de prés


Sekt  demi-sec (donc entre 33 et 50 g/l de sucre résiduel) du Boucher - donc un vin effervescent Allemand, qui m'a pas insufflé assez de confiance, pour en ramener dans mes bagages...

Mais j'ai commencé à m'intéresser à la différence entre le Sekt, très prisé en Allemagne et le Champagne.

Particulièrement prisées chez les dames sont les bouteilles appelées "piccolo", donc de 0,2 l, qui se consommaient déjà au petit déjeuner tardif entre copines, au café ou à toute autre occasion de réunion féminine quand j'étais petite. (Avec le
Eierlikör  - liqueur à base d'œufs - probablement une des base de l'alcoolisme léger chez la gente féminine en Allemagne de l'époque de nos mères et grandes mères).

Mais revenons à l'histoire du Sekt en Allemagne. Les premières maisons, qui fabriquaient ces vins effervescents datent du début du 19ième siècle et suivaient la méthode champenoise à la lettre et avec un succès vite grandissant. Les vins de base venaient souvent même de France et les cuvées se vendaient sous des noms comme „Monopol“, „Crémant Rosé“, „Lemartin frères“ etc. - il s'agissait donc, comme dans le sujet de notre VdV de Champagne qui ne vient pas de la Champagne. Je vous retrace comme exemple l'histoire d'une entre eux, Kloss & Foerster, crée en 1856 à l'Est de l'Allemagne, à Freyburg, en Saxe.

Et arrivât, ce qui devrait arriver: La Maison de Champagne Heidsieck à Reims gagne déjà en 1894 un procès, qui interdit à la maison Allemande Kloss & Foerster, de commercialiser son effervescent sous le nom de Monopole...


Celle-ci doit donc changer sa marque commerciale et ses étiquettes et choisit le nom de Rotkäppchencapsules rouges de ses bouteilles (et accessoirement à la marque "red top" de Heidsieck...) (chaperon rouge) pour sa production - une allusion aux traditionnelles




Le petit chaperon rouge devient une ambassadrice infatigable à travers plus d'un siècle pour ces bulles fabriquées à l'est de l'Allemagne - à travers deux guerres, comme marque fétiche pendant 40 ans de RFA - expropriée et transformé en VEB (entreprise possédée par le peuple) - la production augmente - on installe d'autres procédés, à partir des années 60, 70 et 80, comme la méthode de transfert et la méthode de la cuve close, inventé déjà 1907 par Auguste Charmat, continu à importer des vins de base de France, Italie, Espagne et des pays de l'Est - la production augmente de 600.000 btls/an en 1956 à 15.000.000 btls/an dans les années 80 - jusqu'à la réunification 1989, qui - avec l'entrée des mousseux venus du Ouest, mène au déclin...

Un management-buy-out et des dirigeants, qui se portent aussi acquéreurs, sauvent l'affaire, on regagne d'abord le marché de ex Allemagne de l'Est et petit à petit aussi le reste du pays et l'export. Le marketing y est aussi pour quelque chose, regardez notre chaperon du début du deuxième millénaire:

 



qui est omniprésente sur les écrans, les pages de la presse écrite et aussi sur l'Internet - pas sûr, qu'elle trouvera grâce devant les gardiens de la loi Evin en France aujourd'hui...

Aujourd'hui, les marques Mumm, Jules-Mumm et MM-Extra, rachetés de Seagrams, font aussi bien partie de la maison, que la noble Geldermann Privatsektkellerei à Brisach - et faute de pouvoir s'appeler Champagne, la gamme de la société, qui couvre aujourd'hui un tiers des ventes d'effervescents en Allemagne, contient des Sekt Tradition - la base de la gamme, avec des mousseux, qui sortent de fermentations et prises de mousse en cuve méthode Charmant, les Sekt Flaschengärung (fermentation en bouteille), qui sont fabriqués après la méthode du
transfert  , et finalement les Sekt traditionelle Flaschengärung (fermentation traditionnelle en bouteille), qui est la seule à correspondre à la méthode champenoise ou traditionnelle.

Que des enquêtes auprès des consommateurs montraient, qu'il y a que 14 %, qui savent faire la différence entre ses différents
dénominations, va étonner personne.

Ils se buvaient 450.000.000 bouteilles de mousseux en Allemagne en 2007 - 4 sur 5 bouteilles avec des bulles venaient de la production Allemande, étaient donc des Sekt.

Si vous êtes curieux, de lire ce qu'ont trouvé des bloggueurs Allemands de la Weinrallye sur un sujet semblable, vous pouvez
voir, que j'avais sauvé l'honneur du Champagne français au milieu de tant de bulles- et cela bien avant de connaître Francis Boulard pour de vrai :-)

PS:

entre temps, vous pouvez
lire le compte rendu de ces pétillants Vendredis du Vin # 15 chez Nicolas Ritoux, à qui je vais excuser le fait, qu'il écorche le nom de mon cher domaine, on me citant comme Lison, vu qu'il a accepté le retard de ma contribution et qu'il est un tout nouveau participant  canadien de ces Vendredis, qui ont changé de gouvernance on passant de Lisa Roskam, Canadienne anglophone, vivant en France,  à Remy, journaliste bi-lingue canadien d'origine francophone du Quebec - il y a même une contribution d'un Américain, qui écrit en français - cela vous changera des fautes, que vous fait une Allemande, qui écorche votre langue à sa manière sur ce blog....

C'est cela, la mondialisation du vin:-)

 


 

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attention à la fraude

27 Juin 2008, 12:50pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Comme vigneron, vous êtes toujours interessé par des prises de contact d'éventuels clients - surtout, quand elles viennent de loin et directement dans votre boite à lettres via émail.

J'adore les mails de particuliers, qui viennent de boire un de mes vins lors d'un repas à une bonne table d'un restaurant quelque part en France ou chez des amis et qui m'en parlent, souvent le lendemain, parce qu'ils ont aprécié leur découverte.

Quand cela débouche sur une visite à Lisson ou une commande, c'est encore mieux, mais rien que le fait, de m'exprimer le plaisir et contentement, qu'un de mes vins a causé, m'encourage dans mon travail!


Mais il y a aussi d'autres mails - ceux avec des demandes de fournir jusqu'à 28.000 bouteilles pour le marché de Chine, où je me dis, que l'expéditeur à tout bêtement pas pris la peine, de visiter la page web du domaine, pour voir, qu'on ne rentre pas dans cette ordre de grandeur.

Ceux, qui me rendent triste et m'agassent, par ce qu'un importateur, qui  cherche des vins , finit son courier avec ces mots:

"We need a price, ex cellar, of 1 to 2 € per bottle (thus: Languedoc)"

Et finalement, comme ce matin, ceux, qui me semblent étrange, aussi bien, parce que en tant que producteur, on est rarement payé en 30 jours, par un client professionnel, qui demande vos coordonnées bancaires avant d'avoir passé une commande, et ces demandes sont rarement accompagné d'un lien, qui propose des photos de Miss Amerique Latina 2008...

voici le spécimen:

A l'occasion d'une visite sur le net nous avions eu la chance de prendre connaissance de vos activites.Nous sommes interesse par vos services.Etant situe a londre(uk) nous voulions savoir si vous faites de la vente a l'export ,si possible veuillez nous repondre afin que nous passions a une eventuelle commande nous livrons au complexe hotetlier ,et restaurant, casino, bar nous avons un numeros d'acisse et tva l'enlevement par notre transporteur Merci de m'indiquer votre mode de reglement car nos reglement sont a 30 jours fin par virement bancaire Dans l'espoir d'une reponse recever mes salutations

Best regards

Mr Brown Franck

Stratford's Wine Shippers & Merchants Ltd High Street Cookham Maidenhead, Berkshire SL6 9SQ United Kingdom Phone : 0044 7957949658 Fax : 0044 7092858102

Miss América Latina 2008. Las candidatas, en fotos (suit le lien)

 

Renseignement pris auprès de la société britannique, qui existe vraiement sous ce nom et cette adresse outre Manche, j'ai recu la réponse suivante:

Dear Iris
Thank you for forwarding this to us, this is a fraud and he has sent this to many French producers. It looks like it has come from South America so there is not much we can do about reporting this to the authorities.
Best regards
Paul Stratford

Je traduis:

Chère Iris - merci de nous avoir fait suivre cela, cette une fraude, qu'il a envoyé à beaucoup de producteurs Francais. Cela semble venir de l'Amerique du Sud, nous n'avons donc pas beaucoup de possibilités de le signaliser aux authorités. cordialement Paul Stratford.

Donc, chers collègues, si vous recevez ce mail - mettez le à la poubelle (au moins que vous n'êtes curieux, de voire défiler les Misses - mais c'est à vos risques et périls - moi, je n'ai pas cliqué dessus...)

Et chers lecteurs, si vous tombez quelque part  sur un vin de Lisson, qui vous a plu - n'hésitez pas, à m'envoyer un petit message avec vos appréciations (même si vous avez quelque chose à critiquer - dites le aussi, c'est parfois aussi important...).

Les louanges, c'est toujours bien, parce que cela donne des forces pour travailler - et les critiques, cela peut ammener à progresser!


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Solidarité dans la vigne

12 Juin 2008, 12:11pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Ils ont bien poussées, nos braves souches - les sarments de certains Mourvèdres me dépassent déjà - et ne me dites pas, qu'avec mes 160 cm, ce n'est pas difficile... la pluie de fin Mai /début juin leur a fait du grand bien, à part quelques secondes un soir, où on entendait le tambourinement de quelques grêlons pendant l'orage et où tout le monde retenait son souffle, je les ai entendu chanter de joie cette année.

Ils n’ont pas d'avance sur d'autres années, printemps vraiment pas caniculaire oblige, je dirais même, plutôt 8 à 10 jours de retard sur l'année dernière, la fleur est en cours ou commence tout juste, selon les cépages. Mais ils se portent droit comme des I, sans aucune tache de maladie et avec une très belle sortie de grappes florales.

Aujourd'hui, après un dernier orage  hier soir, qui nous a plus tourné autour que de nous arroser, ils se régalent du retour de la Tramontane, notre Mistral à nous par ici, qui leur apporte un climat sain, sans humidité et moiteur, qui pourront leur apporter des champignons, que mes collègues doivent craindre sous d'autres climats de la France et sur des terroirs moins bénis que nos pentes.

Je leur souhaite à eux  tous aussi une météo plus de saison et plus stable, qui leur permettra, de rattraper les dégâts, que le temps pourrie, qu'ils ont du subir, leur a déjà apporté - que cela soit raisonné, irraisonné, bio ou dynamique, chacun met son cœur dans son travail et mérite un peu de soutien de la part des cieux!

La solidarité je'en vois en ce moment tout les jours dans la vigne:



que ce soient les sarments, qui se lient entre eux, pour plus de soutien


parfois dans des enlacements étroits, presque intimes


pour se protéger contre la force du vent

ou que ce soient les buissons fleuries entre les terrasses, qui ne me font pas seulement plaisir à voir et à sentir, quand je travaille dans le terrain, mais qui servent aussi comme hôtes pour tous les insectes, utiles à la nature, qui y viennent butiner



que se soient les rosiers sauvages dans les talus


les genêts odoriférants au bord des murs



ou mes préférés, ces délicats fleurs de chèvrefeuille, dont je vous ai sûrement déjà raconté, quelle était ma surprise, de retrouver leurs arômes dans les cuvées jeunes de Mourvèdre la première année d'élevage...

Entre les souches pousse un tapis de milles fleurs de l'enherbement naturel, que nous sommes en train de faucher


Cela fait presque mal au cœur, de détruire tant de beauté, j'en sauve des petits bouquets à chaque balade dans la vigne


mais je sais, que les souches vont être contentes, d'être débarrassées de ce tapis, qui risquait d'accumuler l'humidité et créer un microclimat favorable aux maladies, si on le laissait trop proliférer. De toute façon: nous allons tous les revoir l'année prochaine, il y a assez de graines, qui passent à travers, sans parler des bisannuelles et des plantes, qui vont repousser de leurs racines, qu'ils plongent parfois jusqu'à 2,50 m, comme echium vulgare, qu'on voit à gauche dans mon bouquet.

Et avec un peut de chance, nous apercevront d'autres auxiliaires, qui œuvrent ensemble dans ce biotope




des petits, qu'on peut voir dans chaque jardin et qui travaillent en plein jour, à ramasser le nectar et transporter le pollen


et d'autres, plus secrets, comme ce petit  bufo, le crapaud commun, très utile comme insectivore et amateurs de petits mollusques



ou son ennemie naturel, la couleuvre (viridiflarus ?), qui s'occupe de petits rongeurs, coléoptères et escargots -



et parfois aussi de Monsieur Bufo - qui fait de son mieux, pour échapper au danger




Mais ce coup-ci nous les avons rencontrés séparément et la couleuvre m'a même permit de la prendre en portrait, sans problèmes, avant de se retirer avec un mouvement élégant dans le couvert..

Vous voyez, on n'est jamais seul dans la vigne - et tout ce monde contribue à son niveau à sauvegarder notre l'équilibre de notre environnement et à créer les conditions les meilleurs pour nos vignes et leurs raisins - même si je sais, que de l'autre côté, on nous voit quand même peut-être plutôt comme intrus - mais je pense, ils pourront avoir pires occupants dans leur territoire...


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Journée de l'environnement, règlementation phytosanitaires: chance, danger ou risque?

6 Juin 2008, 14:05pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

La journée de l'environnement, c'était hier, excusez le retard, mais chez nous, il en a tous les jours...

J'ai bien aimé les conseils, que j'ai trouvés ici .


D'abord, cela m'a plutôt amusé, vu nos pratiques à la maison - et tout cela sans certifications ISO 9001, HACCP, BRC et IFS.

Je cite:
# Maîtrise des consommations d’énergie : éteindre les lumières, le chauffage, la climatisation et les appareils électriques (ordinateurs, imprimantes, photocopieurs…) en fin de journée.

Nous n'allumons les lumières systématiquement qu'au moment et au lieu, où nous en avons besoin - logique, si on gère qu'une quantité d'énergie autoproduite. Le chauffage se fait au bois, avec un poel norvégien très économe, la climatisation n'existe pas, respectivement est naturelle: murs epais en pierre pour l'habitation et la cave à barriques, isolation de la cave à bouteilles en chanvre, et ainsi de suite... les appareils électriques cité ci-dessus marchent tous à 12 Volts et ne sont allumés, que si on s'en sert.

# Maîtrise de la ressource eau : utiliser les pistolets en cave et à l’embouteillage pour limiter la consommation d’eau plutôt que des tuyaux sans raccords.

Comme l'eau vient d'une source (par gravitée), cela va de soi, qu'elle soit gérée avec soin (WC sec), pas gaspillée, recyclée partout, où c'est possible et pas polluée par l'utilisation de produits chimique, pour ne pas mener la vie dure aux crapauds et grenouilles, qui se sont établies dans nos eaux usées...

# Maîtrise des ressources papier : recycler les feuilles imprimées comme brouillon ou les réutiliser pour une seconde impression sur la face vierge

Pratique ancestrale à la maison:-) - même le papier cadeaux est défroissé et réutilisé, même si cela fait sourire plus qu'un...

# Maîtrise des déchets: utiliser un seul gobelet pour la consommation de café ou autres boissons des distributeurs (1 gobelet café + 1 gobelet vide pour mélanger ou refroidir = 2 gobelets en déchet au lieu d’ 1 !) et conserver le même gobelet pour l’eau sur la journée.

Tiens, je n'avais pas pensé, qu'il fallait expliquer cela aux gens. Bien sûr pas de gobelets en plastique à la maison, mais il me semblait, que même dans les bureaux, tout le monde avait sa tasse à café préférée dans un tiroir. Même dans les associations, on peut facilement améliorer la pratique des gobelets plastiques, nocives de toute façon au plaisir de la dégustation, en investissant une fois pour toutes dans quelques douzaines de verres ballon pas chers. Cela améliore l'ambiance pendant les vins d'honneur ou d'amitié, laisse moins de déchets autour des lieux après la manifestation, ne mène, après mon expérience personnelle pendant plusieurs années pas à une casse outre mesure et donne plus de plaisir, surtout, si on remplace l'éternel pastis par des bons vins des vignerons de la région.

# Et pour rebondir sur le thème de l’année, nous pouvons essayer de développer le co-voiturage…

Avec les prix des carburants, cela devrait rentrer dans les mœurs - surtout, quand on n'a pas notre chance, de se sortir avec au maximum 2.500 km en voiture par an (et cela dans une petite voiture diesel, qui ne consomme que 5l/100km). Le reste se fait plus avantageusement en train, même si dans nos campagnes presque exemptes de transport publique digne de ce nom, les longues trajets jusqu'à la prochaine gare mettent encore un b-mol à la chose.

Mais tout compte fait, pour une grosse société, qui gère au moins 800 ha et commercialisait déjà plus que 15 Million de bouteilles il y a 4 ans, avant d'en rajouter encore 7,2 Millions d'autres en rachetant une autre société, ces conseils riment peut-être à quelque chose.

Et pour clore ces réflexions sur notre environnement à tous, je vous conseille encore deux articles à savourer sur Viti-Net: un d'avril et de nouveau un de mai. Cela traite de la nouvelle règlementation sur l'emploie des produits phytosanitaires (vous vous souvenez, ceux, qu'on trouve comme résidus dans le vin - et ne pas que là).

À lire sans modération!



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Le temps des cerises

4 Juin 2008, 21:38pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Les paroles de la célèbre chanson prennent un sens encore plus amer cette année. Les amoureux avaient peut-être du soleil au cœur, mais le temps était bien à la folie, avec des pluies et orages fin Mai, qui, encore une fois noyait la fête de la cerise le week-end dernier à Mons la Trivalle, comme ils avaient déjà noyé la fête de la rose à Vieussan le dimanche d'avant - et les cerises, qui pendant tant d'année avaient assuré le revenu des paysans bien plus que la vigne, n'ont pas su résister à tant d'eau - encore une fois une récolte perdu et un sacre coup à l'économie locale.




Les Burlats, variété juteuse et bien noire, qui est idéale en clafoutis ou confiture, étaient à peine mûres et se vendaient sur les étales de fortune au bord de la route entre Saint Pons et Bédarieux, quand le mauvais temps s'y mettait et même si la vigne à Lisson a bien su résister à la pluie, les fruits bien fragiles eux, n'en étaient pas capables et des grappes entières ont pourries sur les arbres.

Restait toujours l'espoir, de voir une belle récolte des cerises blanches, qui se sont plantées beaucoup dans les années 80, parce qu’il y avait un débouché à l'export pour des grandes quantités. Des équipes de ramasseurs arrivaient de partout, pour aider et remplissaient les villages d'une vie colorée au mois de juin.




Les caisses remplies de cerises (les mêmes caisses, que nous utilisons encore pour les vendanges) étaient livrées par les petits producteurs chaque soir à un point de ramassage, où les camions de la Sica du Caroux, coopérative de vente pour les fruits et légumes de la vallée, les enlevaient pour les expédier en Allemagne. Là, on les décolorait dans des bains d'acide, pour les recolorer ensuite et transformer en cerises confites pour la pâtisserie (et les réexporter vers la France, probablement...).

Leur seul ennemie était le vers de la mouche de la cerise - donc obligation, de les traiter avec des produits assez virulents jusqu'à deux semaine avant la récolte. Mais vu la transformation, que subissaient les cerises ensuite à l'usine, personne ne se souciait de cela. On laissait un arbre "pour la consommation personnelle" sans traitement, rigolait sur nos morceaux de plastique jaune dans les quelques arbres, qu'on avait en fermage à cette époque (des pièges à mouche, importés de Suisse, avant qu'on pouvait les trouver aussi en France) et était content du revenu régulier, que ce fruit apportait après le déclin des châtaignerais et de la vigne, déjà en crise depuis longtemps.

Quelques années avec des gelés au moment de la floraison dans les années 90 mettait une fin à cette euphorie - les récoltes étaient insuffisantes pour l'export et les gros clients s'orientaient vers d'autres régions pour leur fournisseurs. Quand il fallait trier sur l'arbre, pour avoir le bon calibre, le coup de la main d'œuvre commençait à peser de plus en plus lourd - du payement à l'heure on passait à celui au kilo, intéressant pour les ramasseurs que les bonnes années et sur des arbres bien entretenus... Donc petit à petit fini les joyeuses bandes venues de loin pour faire la saison - on se rabattait sur la famille, si elle était encore sur place...

Les grands arbres, qui bordaient la chaussée et donnaient un flair particulier à la vallée au moment de la floraison, périclitaient par manque d'entretient - la sécheresse de 2003 en achevait plus qu'un et les arbres s'abattaient - bien encore avant que la crise viticole nous apportait une nouvelle vague d'arrachage.

Cette année, ce n'est pas le gel, qui aura détruits la récolte, mais la pluie, qui à fait gonfler et éclater les fruits même avant maturité.

C'est bien triste, de voir tout ces fruits détruits, les vieux arbres mourants et les vignes à l'abandon, qui bordent la route cette année - et le dernier couplet de la vieille chanson prend tout son sens:

J’aimerai toujours le temps des cerises
C’est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte …
Et Dame Fortune, en m’étant offerte
Ne pourra jamais fermer ma douleur
J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur.



Epilogue:


Mais venez quand même cet été sur les marchés, vous allez toujours trouver les cerises sauvées avant le déluge ou rescapées, transformées en succulentes confitures par nos petits producteurs locaux.

 

ps 1 : Nos vignes ont bien supportées le mauvais temps, au contraire, elles font plaisir à voir - mais je vous en parlerais dans un prochain article.

ps 2: et allez lire l'article de Ségolèle Lefebvre sur les cerises, qui vous aprends encore plus sur l'histoire et les variétés ici .

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Il faut le voir pour le croire!

1 Juin 2008, 14:28pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Pendant que les vignerons d'un peu partout en France partagent leurs soucies, liés aux pluies en abondance et aux problèmes phytosanitaires, qui pourront en découler et qu'on nous apprend, qu'il y a eu des importants dégâts dans le Madiran, les vignerons en Allemagne, qui pleuraient la semaine dernière encore la sécheresse dans les coteaux, ont subi par endroits aussi des violents orages, mélés de grêle (voir  ici  et ).

Mais pour tout ceux, qui n'ont jamais vu le desastre, que le passage d'un orage de grêle peut laisser derrière lui, je vous rapporte le lien vers 4 pages de photos, pris hier sur la commune de Korb dans le Würtemberg  par Moritz Nagel - vignerons et âmes sensibles s'abstenir - cela vous met les larmes aux yeux!

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Vendredis du Vin # 14: d'où tu viens, petit Irvin?

30 Mai 2008, 17:59pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Une nouvelle édition des Vendredis du Vin, gérés de main de maitresse jusque là par Lisa, qui prend du congé et a passé la main à Rémy, Canadien du blog à chacun sa bouteille. Lui a bien déviné, qu'on va se demander, d'où il sort, lui - et pour nous montrer, qu'il ne manque pas d'humour, il en a vite fait le sujet de cette 14ième édition: tu sors d'où, toi?

Son explication est claire - et laisse la place à des belles découvertes: "Il s’agit donc de trouver des vins qui ne sont pas où on les attendait. Principalement, l’idée évoque pour moi un cépage (ou une combinaison de cépage) qui ne correspond pas aux cépages historiques d’une appellation ou d’une région donnée, mais on pourrait aussi y inclure des vignerons venus d’ailleurs qui rehaussent la qualités des vins d’une appellation ou d’un domaine."

S'il y a une région en France, où tous ces critères sont facilement réunis, c'est bien le Languedoc - des appellations historiques, il n'y a point, les
passages en AOC datent des années 80, pour les blanc souvent que de 2005, donc parler de cépages historiques, est un peu aléatoire. Beaucoup de vignerons ont fait leurs propres essaies, souvent commercialisés en vin de pays ou vin de table.

Et des vignerons, venus d'ailleurs, il y a à la pelle. Le Languedoc, pays d'imigration pour les originaires du Nord, qu'il soient Francais ou étrangers, attire depuis une vingtaine d'années les aventuriers de tout l'Europe et même au delà. Il y a le soleil, le prix rélativement faible des terres, la beauté des paysages - nombreux sont ceux, qui ont commencé avec une vieille maison de campagne, souvent en ruine, comme pied à terre pour leurs vacances, ont cultivé le bout de vigne, qui allait avec à temps perdu - et y ont prix goût, ont tout quitté, pour venir vivre leur passion, contractée au milieu des ceps, sur les marchés pleins de couleurs et dans l'obscurité des caves...  Entre temps, il y a les investisseurs, qui jallonent le pays et achètent des propriétées entières, des Bordelais, des Américains, les Vedettes - dans une région viticole économiquement en crise, les prix sont toujours sans comparaison avec les appellations historiques - et sur les centaines de pioniers venus avec la première vague, il en a, qui ont démontré, qu'on peut faire des grands vins en Languedoc...

La vigneronne, que j'ai choisi pour ce VdV, fait partie de la première vague. Hildegard Horat, Suisse d'origine, dont je vous ai déjà parlé
ici, venait déjà il y a une trentaine d'années dans cette vieille grange à Assignan, au Nord de Saint Chinian. La Grange des quatres Sous s'appelait cette vieille batisse clos de murs, construit pierre par pierre par un ancien propriétaire, qui avait plus de cailloux que de sous - et apparement beaucoup d'endurance. Même le nom existait déjà - rien à voire avec Brecht...



Les premières années voyaient encore Hildegard et son marie voyageant entre la Suisse, où elle gagnait sa vie comme restauratrice de monuments historiques, spécialisée dans les faux marbres et leur ruine au milieu des  vignes, qui offrait beaucoup d'espace, mais peu de comfort - le virus de la vigne et du vin avait frappé - au début, il transformaient les Cinsault des vieilles vignes en rosé, qui repartait en Suisse, pour aider au financement du domaine naissant. Hildegard suivait une formation au CFPA de Béziers - chez Daniel Domergue, comme moi, quelques années plus tard, dans la même promotion que Thierry Navarre et l'aventure se transfomait en travail sérieux.

Les photos, prise a à la grande fête de mon mariage avec Claude Rudel  montrent Hildegard (à gauche avec mon père Max Rutz) à cette époque:



Sur la table déjà les premiers cuvées en rouge de la Grange, les Serottes, assemblage de Cabernet Franc et Syrah (déjà un assemblage plutôt insolite) elevé en gros futs de chêne  (600l?) au front sculpté - issu de vignes, plantés larges et conduits  en Lyre, encore du pas courant!

Des 8 ha, que couvre le domaine aujourd'hui, 5 étaient gangnés sur la garrigue sur un plateau calcaire derrière le village, à 350 m d'altitude - je me rappelle avoir vu le ripeur et le concasseur s'échiner sur ce que semblait qu'un champ de pierres lunesque... des grandes dalles extrait au défrichage de ces terrains, ont servies plus tard à la renovation de la maison et ornent aujourd'hui comme appuie et linteaux les fenêtres nouvellement crées...

Mais revenant à Hildegard, qui mêne depuis 10 ans seule le domaine et a su inspirer de plus en plus un sceaux personnel au vins du domaine - droits, ciselés, plein de rigueur pour les rouges issus de Syrah, Cot, Cabernet, Mourvèdre, Cinsault et Grenache -  et d'une fraicheur inégalée pour les blancs issu de Chardonnay, de Viognier et de Marsanne.

Une présentation presque amoureuse se trouve dans les archives de LPV, écrit en 2003 par Jérôme Perez. "Au bout du bout du monde, on ne sait pas trop ce qu'elle fait là. A y regarder de plus près, elle fait du vin, et du bon!"

Sylvie Augereau, dans un article de Terre des Vins sur les aventurières du Languedoc, qui me présentait à côté de cette consoeur nordique,  trouvait: « Lasses des rondeurs faciles et dorées elle vont chercher les « tripes » du raisin, laissent macérer longtemps, pigegent fréquemment. … Chez l’une comme chez l’autre, de longs élevages sous bois prolongent encore les vins. Chez toutes deux, on peut imaginer attendre les bouteilles longtemps, presque par respect de toutes ces années passées à réinventer un patrimoine oublié. » (TdV, p. 90)

Et Kermit Lynch, celèbre importateur américain et dénicheur des grands vin du Midi de la France, lui fait ce beau compliment: "Grange means barn. We import two, Grange des Pères et La Grange de Quatre Sous, both from Languedoc. One has an international reputation, the other deserves one. Hildegard Horat has Quatre Sous, an isolated old stone farmhouse in some of the most gorgous terrain on earth."

Son nouveau compagnon, Alioune Diop, ne doit pas être etranger au nom du vin, que je veux finalement vous presenter: BU N'DAW , commercialisé, comme beaucoup de vins insolites par Eric Reppert des Vins Etonnants (
ici)



Traduit par les uns comme "La Petite", à d'autres endroits par "le petit Irvin" est un vin blanc, qui déjà par son étiquette se distingue des autres vins du domaine par ses accents africains... Frais, comme tous les blancs du domaine, sur des notes de fruits blanc et d'agrumes, ample, selon le millésime, plus proche d'un bon Chenin, que d'un blanc du Sud, mais toujours surprennant, par la petite note saline en fin de bouche, qui laisse planer un point d'interrogation sur l'origine du cépage,  il est devenu un de mes vins  blanc préférés. La preuve: pas de photo du vin dans le verre - je suis en rupture de stock à la cave et vous parle de mémoire.

La solution au énigme: comme la vigneronne, le
cépage vient de loin: il s'agit d'une plantation assez discrète de petite Arvine, cépage valaisan de Suisse, qui est réputé pour sa belle structure d'acidité, qui lui permet aussi sous le soleil du Sud de garder de la fraicheur et la droiture, si typique pour les vins de Hildegrad, qui a eu du flair, à marier ce cépage à ses sols arides et a tirer le meilleur des deux!

Un vin à consonnance africaine, issu d'un cépage valaisan et vinifié par une Suissesse dans le Midi de la France - j'espère, que mon choix trouveras grâce au yeux de Rémy, président quebequois, qui a fait courrir une tribu de vinophiles du vieux monde à la recherche du venu d'ailleur.

(et vous avez encore échappés à une dégustation de Zinfandel vinifié en Languedoc, oui, oui, cela doit exister quelquepart - mais je n'avais plus le temps de partir à sa recherche!)





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attention: arnaque millésime - bio

27 Mai 2008, 16:53pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Une fois n'est pas côtume, mais il me semble bien, de vous copier à la suite l'avertissement, qui vient d'arriver dans ma boite à lettres de la part du CIVAM-BIO 34 à l'instant:

"Bonjour,
 
un adhérent nous signale avoir reçu une offre de référencement gratuit sur le site internet d'expo guide avec la mention "actualisation de vos données (insertion sous Millésime Bio, Narbonne)"
 
il s'agit d'une ARNAQUE comparable à celle de Fair Guide (ce sont vraisemblablement les mêmes personnes).
Concernant Fair guide nous avons déjà saisi la DGCCRF sans succès car la société est domiciliée à l'étranger (Autriche).
 
La société (Expo Guide, Commercial on line domiciliée à Mexico au Mexique) s'est procurée la liste des exposants à Millésime Bio (elle procède de même avec d'autres salons des vins). Avec les adresses ainsi obtenues, elle propose à chaque exposant un référencement apparemment gratuit de votre société sur leur site internet. Surtout ne faites rien  car il vous en coûterait 1181 euros par an pendant 3 ans (clause écrite en tout petit sur le formulaire avec la demande d'actualisation de vos coordonnées)
 
merci de bien vouloir faire circuler cette information auprès de vos collègues vignerons
 
nous ferons une information aux exposants de Millésime Bio 2009
 
cordialement
 
Thierry Duchenne
AIVB-LR
Maison des Agriculteurs
Mas de Saporta
34875 Lattes France"



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