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Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Voyage en Allemagne Janvier 2009 - 1

17 Janvier 2009, 16:03pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Pour les lecteurs fidèles, qui se sont déjà inquiétés de mon silence en ce début d'année, ici l'explication: j'étais partie en voyage éclair en Allemagne, comme chaque année à cette époque, quand le temps est assez mauvais, pour ne pas regretter la taille - pour voir ma maman dans sa maison de retraite...

Comme la météo annonçait à nouveau de la neige jusque dans notre Midi et le départ de mon TGV de Béziers était programmé à 5 h du matin, je m'y suis même prise avec une demi journée d'avance. Une précaution, qui m'a permis de faire deux découvertes à Béziers, que je ne regrette pas:

La première, c'était une nuit à l'Hôtel des Poètes, petit d'hôtel plein de charme, qui donne sur le parc des poètes, en bas des Allées Paul Riquet, à 200 mètres de la gare - la situation et le nom de cet hôtel m'avaient attirés depuis ma première visite à Béziers, il y a bien 35 ans - pas trop tôt, pour y passer finalement une nuit - bien au chaud, même dans ma chambre au quatrième étage, accueilli avec beaucoup de chaleur aussi par Isabelle à mon arrivé - ravi, de trouver du wifi dans ma chambre et le numéro spécial sur Béziers de Terre des Vins au pied du lit:-).


 

La deuxième découverte en y allant: un bar à vin, Le Chameau Ivre, à 100 mètres de là, 15 place Jean Jaurez, qui me semblait l'endroit idéal, pour manger quelques tapas le soir et finalement rendre visite à cet établissement, qui appartient à Philippe Catusse, celèbre caviste du Clos Saint Gabriel à  Béziers et un de premiers, à nous avoir fait confiance pour nos premiers vins de Lisson fin des années 90...


Quel plaisir donc, pas seulement de découvrir encore une bouteille  des Échelles de Lisson 1998 dans ses étagères, bien remplies de 3500 références de vins Français et étrangers, mais surtout de retrouver Philippe et Vincent, son sympathique collaborateur/sommelier, à qui je laissait volontiers le choix du vin au verre (toujours au moins 20 vins au choix, et pas les moindres - comme Jadis de Barral ou la Grange des Pères ce jour là...) pour accompagner les petites assiettes de tapas, eux aussi préparées avec soin à partir des produits des meilleurs charcutiers et fromagers de la région.

Il m'a versé un vin de Cahors bien noir et dense, qui m'a bien rappelé mes vins de Lisson, fait par un ancien Rugby-man, dont j'ai malheureusement oublié de noter le nom... et en blanc la cuvée Vieilles Vignes catalane, un assemblage de Carignan gris et Grenache, du Domaine Danjou-Bannessy à Agly, qui vaut bien des blancs plus célèbres des Côtes de Rhône, même si personnellement, je préfère entre-temps les blancs plus nerveux et minéraux de mon pays natale - les Riesling.

Atmosphère sympathique tout le longue de la soirée, public de tous les âges, des jeunes et des moins jeunes, des hommes, mais aussi des femmes seules - les températures finalement encore assez clémentes  ce soir permettaient même de communiquer  joyeusement en pull entre fumeurs devant la porte pour la pause cigarette...
 


Douche chaude en rentrant à l'hôtel (les connaisseurs de Lisson savent, pourquoi cela vaut d'être mentionné pour moi:-)  - nuit courte, mais paisible et descente à la gare avant 5 heures le longue des grilles fermées du parc, qui scintillaient avec leurs dorures dans la nuit, pour prendre le TGV sur un quai encore presque désert - seul b-mol: pas de petit déjeuner à l'hôtel à ces heures, c'est normal - mais bar ouvert au TGV pour le premier café qu'après la gare de Nîmes, presque deux heures plus tard - gobelet de café au lait bien trop vite vide et tartine au beurre glacé, qui casse le coteau en plastique - je comprends, pourquoi ils servent la confiture entre temps dans un sachet, qu'on n'a plus qu'à presser...

Pas de lever de soleil spectaculaire sur la Provence, comme en été, mais nuit noire jusqu'en Bourgogne - et à partir de là: que du blanc, d'abord des terres givrées, gelées, suivie d'une mince couche de neige, en arrivant à Paris - qui devenait de plus en plus épaisse, en partons par la Belgique pour l'Allemagne - et ne me quitté plus pendant tout mon séjour à Düsseldorf - -14,5°C le matin, avec les perturbations, que cela cause pour les transports publiques... mais aussi tous les côté féeriques ou pittoresque pour les objets et les paysages...




En Allemagne, pas de chaufferettes pour les passagers, qui attendent sur les quais des gares glacés, comme à la gare du Nord - mais du chauffage pour les légumes sur le marché - chacun ses priorités!

Et des mitaines, que j'ai fini par me tricoter en tenant compagnie aux dames de la maison de retraite - mon premier travail avec 5 aiguilles après 35 ans d'abstinence... cela va me rendre service à l'ordinateur, pour la main à la souris - et même pendant la taille!

 

 

 

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white christmas à Lisson

26 Décembre 2008, 12:22pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Réveil en blanc ce matin - et comme en Allemagne, c'est encore Noël le 26 décembre, je vous joins une petite musique de circonstance à l'image:

vous pouvez regarder le nouveau diaporama à droite en écoutant.

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Noël campagnard- sans bling-bling et chi-chi

25 Décembre 2008, 15:42pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Une soirée de Noël pas à la Française, qui commence avec la montée par la piste caillouteuse et sinueuse, qui monte vers  la petite ferme castanéicole de Dausse au dessus de Cailho vers 17 heures hier. Du parking la dernière lumière du jour, qui donne ses teintes rouges à la montagne et au collines de l'autre côté de la vallée du Jaur en bas - une traînée de fumée part d'Olargues au loin...


Fritz et Almuth nous reçoivent à la table de leur ferme après une journée passée à brûler les bogues de châtaignes de la dernière récolte  - le petit tonnelet de bière obligatoire ici est mis au frais devant la porte et nous commençons avec un apéritif rustique de bon pain maison et divers préparations de leurs réserves, pour l'accompagner.


La chatte de la maison, qui passe son temps à éloigner les rongeurs, friands des chataignons séchés au séccadou, que Almuth décortique pendant des longues soirées, n'est pas contente, que des estrangers lui font de la concurrence sur les bancs.


Un grand feu de bois dans la cheminée (de châtaignier, bien sure) chauffe la pièce et crée une ambiance chaleureuse pour l'oeil  et même pour nos oreilles - le bois pète du temps en temps avec des étincelles, qui s'envolent comme un feu d'artifice.


Seule décoration sur la table: cette dernière rose, coupé de frais devant la maison, qui me rappelle la vieille chanson de Noël de mon pays: es ist ein Ros entsprungen....


Les autres convives arrivent et le repas commence à la bonne franquette - avec les canards rôties et presque trop de mains, pour les découper...


La maîtresse de la maison vient de Souabe - elle nous régale donc avec des Semmelnknoedel - des espèces de quenelles à la base de mie de pain, qui ne sont pas forcement fait pour des gosiers français....


... mais qui vont à merveille avec le dernier membre  du trio classique de la cuisine hibernale allemande: le Rotkohl - choux rouge mijoté à l'aigre-doux avec des pommes, du clou de girofle et du vin rouge.


Seule au milieu de tous ces amateurs de bière, j'ai passé une bouteille de Riesling Allemand du Domaine Kaul en fraude à table, qui se défend avec dignité contre le choux rouge, grâce à son acidité vive, qui accompagne le fruité de ce vin jeune et contre balance les saveur forts du plât.


Pas de bûche à la crème de beurre après cela, mais juste une petite tranche de gâteau au chocolat apporté par une autre invitée - et la distribution de notre cadeaux de Noël: des bouteilles de Clos des Cèdres 2002 de Lisson, que tout le monde peut emporter dans sa cave.


20 heures - tout le monde remet les vestes et les bonnets pour monter au parking sous la nuit étoilée. Ce n'est pas le retour à la messe, mais les uns descendent au Lotto obligatoire de Noël de Saint-Etienne d'Albagnan, qui sert à financer le repas des ancien le Jour de l'an - les autres, comme nous, rentrent chez eux - chez nous à Lisson, dans notre Stille Nacht - douce nuit - où nous ouvrons encore une bouteille de Cèdres 2005, pour finir cette soirée si peut à la française - sans foie gras, coquilles Saint Jacques et d'autres saumons - en tête à tête à deux.

Joyeuses et paisibles fêtes de fin d'année pour tout le monde - et que vos meilleurs voeux pour 2009 deviennent réalité!



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Bilan d'une année en images

18 Décembre 2008, 14:25pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Que j'aime le magazine online de l'équipe des rédactrices de Vinifera  (weinsinnig weiblich - bienheureusement vineuses et féminines - j'admet: cela perd à la traduction) et cela déjà avant qu'elles m'avaient choisi pour illustrer la vie d'une vigneronne de l'hémisphère Nord, je vous en avais parlé ici.



Mais maintenant, la première série des photos est en-ligne - et je suis bien contente du choix de la rédaction et de la mise en page.

Pour moi aussi, ces photos rappellent des beaux souvenirs, la plupart était pris pendant la dernière année et elles m'ont inspirées de passer en revue les articles correspondants sur ce blog.


Blick von oben - vu d'en haut sur le Mourvèdre derrière la maison de cette été, quand nous étions si fières, qu'il y avait finalement du propre dans la vigne, grâce au travail rigoureux de Klaus à la débroussailleuse.



La météo très capricieuse  (jamais en sécurité - nuages d'orages à l'horizon) partout en Europe cet été, occupait tous les vignerons jusqu'à la veille des vendanges...



Le défilé des différents visiteurs, comme ici (en client critique), un amateur de nos vins venu d'Alsace, inspirait mon photographe pour cette dégustation de Lisson en boucle.


Bufo Bufo fait, comme d'autres membres de la faune locale, partie de l'équipe de solidarité dans la vigne. .


Il n'y a que les lecteurs de la version Allemande de ce blog, qui ont déjà eu l'occasion de rencontrer une future reine du vin , la petite Emiline Kaul, fille d'un vigneron-bloguer  Allemand, qui était passé nous rendre une visite impromptue cet été:-).


...et, bien d'actualité, ce souvenir d'une mise en bouteille dans notre cave, comme nous venons de nouveau la pratiquer "von Hand statt vom Band - à la main pas au tapis roulant" il y a quelques jours pour le millésime 2007 - là encore une fois, j'aimerais trouver une formule aussi percutante pour la traduction en Français...!


reste à nous décider maintenant, comment intégrer cette abominable excroissance de la fureur de réglementation  dans nos étiquettes.

Qu'une petite sélection des textes, que vous avez pu lire ici depuis plus que 3 ans - et l'occasion de remercier tous ceux, qui m'encouragent - en laissant un commentaire, m'envoyant un émail ou en nous rendant visite à Lisson - à continuer en consacrant un peu (parfois même beaucoup) de mon temps à cela!




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Temps de l'Avent - et des surprises

12 Décembre 2008, 14:46pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Pas de neige sur la vallée comme ailleurs, pour préparer aux fêtes de Noël, qui s'approchent. Mais un vent glacial avec des pointes de 95 km/h, qui ne m'encourage ni de ramasser les olives ni de commencer l'espoudassage dans les vignes, qui ont perdu leurs dernières feuilles et attendent en repos mérité le renouveau du printemps.

Nous avons profité de ce climat à haute pression, pour mettre les vins de 2007 en bouteille - 3 cuvée alignées debout dans la cave, qui attendent d'être couchées dans les prochains jours sur les étagères. Vous avez pu suivre leurs naissance de la vigne aux vendanges et à travers les travaux à la cave - un chemin longue et paisible, sur lequel nous les avons accompagné, en les bichonnant, surveillant, mais sans les contraindre...

Entre temps, c'est déjà le nouveau millésime, qui s'apprête à reprendre leur place à la cave - comme d'habitude: un petit coup de pressoir en douceur, la descente par gravité dans la cave et un premier hiver dans le calme des barriques au fond de la voûte.

Donc pour nous aussi une petite pause à l'intérieure, bien au chaud à côté du poêle à bois (norvégien:-)).

Je me suis rappelée d'une coutume allemande de mon enfance - le calendrier d'avent,  aujourd'hui  aussi populaire en France et vendu sous forme d'un carton plat assez kitsch avec des petites portes pour chaque jour, qui cachent des chocolats bon marchés.



Il fallait donc faire autre chose - et j'ai profité d'une séance groupe électrogène pour mettre en route ma machine à coudre et transformer quelques restes des tissus, qui m'avaient servis pour fabriquer un rideaux coupe-vent en support pour 24 petits sacs, dûment numérotés et remplis de 24 petites surprises pour Klaus pendant l'attente de Noël. Comme chaque jour cache sa surprise, je ne vais pas vous raconter tout le contenu (si on sait, qu'il est pêcheur, aime les friandises en gomme de fruit, cherche souvent du feu et aime les bougies, on peut  avoir une petite idée du choix, que j'avais en tête).


Ma pochette surprise est plutôt la boîte à lettre et l'arrivée du facteur certains jours. Parfois, c'est un peu triché, parce qu'il s'agit de cadeaux, que je me suis fait moi-même en les commandant au loin, comme ce livre d'Alice Feiring, dont la lecture du blog In Vino Veritas m'a rendu curieux.




Ses prises de position engagées pour les vins naturels ne sont pas à me déplaire, comme vous pouvez facilement vous imaginer - et je vous promets un compte rendu après lecture:-).


Il y a aussi des colis avec des vins, comme cet échantillonage de vins de Cypres, peu connus et distribués en France, dont une contribution de la Weinrallye Allemande sur les vins des nouveaux états membres de la Communité Européenne m'a vait rendu curieuse. Lars Breidenbach, blogguer vinesque de Schreiberswein avait dévoilé l'adresse de sa source, un petit caviste suisse spécialisé  dans les vins de l'île: paphos weine , qui m'a fait parvenir six bouteilles de vin, fait avec des cépages autochtones aux noms inconnus comme Xynisteri, Maratheftiko ou Mavro...



Et finalement les vraies surprises, comme ce colis d'une vieille copine de classe retrouvée cette année- 40 ans après le bac, qui m'envoie un colis rempli de petits gâteaux faits maison - hmmmm - ou cette enveloppe, ornée de beaux timbres, l'adresse écrit au stylo argenté et avec un sachet embaumant d'épices "Maharani" à l'intérieur, accompagné d'une belle histoire de Noël et des bons voeux - merci Sonja Graminski, créative et collaboratrice de du magazine en ligne vinifera.

Mais la plus belle surprise m'étais déjà offerte par Klaus - et a même encore trouvée sa place dans nos 16 m2 - un voeux, que je porte avec moi depuis mon enfance !!!


voyez vous-même:

et qui sait, peut-être on va entendre cela à Lisson un jour autour de minuit...



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La crise rend les gens intélligents?

10 Décembre 2008, 15:19pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

C'est Patrick Ducournau, directeur de Boisé France, spécialiste en France de la production de copeaux de bois, qui est cité  ainsi "La crise rend les gens intelligents, ils cherchent de nouvelles façons de travailler" dans un article de viti-net sur le dernier Vinitech, que j'ai lu ce matin. Cette nouvelle intelligence se manifeste après lui dans l'utilisation de copeaux de bois placé directement dans les cuve, qui ramment le coût de "boisage" à 5€ pour 100 litres et permettent de raccourcir le temps "d'élevage" à 2 mois...

Mais il y a aussi d'autres choix possible, comme nous explique le même article: miser sur l'exclusivité et le luxe, comme la tonnelerie Radoux le propose à ces clients:

"Nous voulions associer la tonnellerie au monde du luxe car dans ce milieu très concurrentiel l'image est primordiale", notamment pour les viticulteurs ayant besoin d'un "show-room", explique le directeur commercial Nicolas Mähler-Besse.

Au modeste prix de 1.200 € (un peu moins que le double du prix, que nous payons nos barriques à Lisson), le vigneron soucieux de se démarquer, peut acheter une barrique "bijou" en chêne d'origine secrete, cerclé de cuir comme une domina et courronnée d'un bouchon orné de cristaux de Svarowski - photo à l'appuie chez decanter.

Les autres tonnelliers ne sont pas de reste: Demptos annonce une barrique avec plus de beta-carotène dans les douves, pour augmenter les arômes de tabac, épices et "feuilles sèches" et Seguin Moreau, qui vient d'acheter 49% de Boisé France, va offrir d'ici 2011 une gamme de barriques, qui augmentent au choix les arômes allant entre autre de fruit rouges, épices aux tannins...

Cela ne vous rappelle pas certains publicités de cosmétique, Mesdames?


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Vendredi du Vin #20: Thanksgiving - Merci - Danke!

5 Décembre 2008, 19:26pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Merci d'abord à Doug Cook d'Ablegrape d'avoir pas seulement accepté de présider cette 20tième édition des Vendredis du Vin , gerés depuis quelques mois de main de maître par notre cher ami canadien  Remy Charest  - d'avoir choisi un sujet bien d'outre mer, comme le thanksgiving cher aux habitants de l'Amerique du Nord, mais surtout d'avoir pris la peine de nous présenter cette fête et ses traditions dans son plus beau Français!


Vous trouvez chez lui toutes les explications de cette fête d'abord payenne et ensuite devenue Chretienne - mais il nous a aussi laissé - à nous autres Européens pas toujours trop croyants la possibilité de vous parler d'un autre moment festive dans notre vie: " au-delà de la date, c’est le sens de la fête qui compte. Donc le vin pourrait être un vin qui représente pour vous le sens de Thanksgiving: le fait de rendre grâce pour ce que l’on a reçu de la terre, de célébrer la famille et l’amitié. Ce sont les choses les plus importantes."

Et en rangeant des vieilles boites à photos - sur papier, déjà avec des couleurs un peu deffréchies - je suis tombé sur un de ces moments de grâce, le jour, où fut célébré aussi et surtout l'amité à Lisson - l'amitié tout court, mais tellement généreuse - et l'amitié vigneronne en plus.


Une centaine de personnes autour des longues tables devant la maison - à la bonne franquette et avec de la bonne chère de canards au tournebroche et gigots de mouton - aux haricots - salades, rondes de fromages et panoplie de desserts - le tout arrosé du vin des mes amis...

Petite dévinette pour les connaisseurs des vignerons du Midi ou fidèles lecteurs de ce blog : ils (elles) avaient tous presque 20 ans de moins - et  leurs vins se sont déjà trouvé dans les éditions passées des Vendredis du Vin :



à gauche: Thierry Navarre            à droite: Hildegard Horath

 
à droite: Florence Guy - Serge Boissezon - Ernst Wirz

Je mettrais les légendes et les liens vers leurs vins la semaine prochaine, pour les non-initiés:-), promis et fait!

Mais pour aujourd'hui encore Merci! Thank You! Danke! à tous pour leur compagnie, leur amitié et pour ce que vous pouvez tous partager avec eux et moi: leurs vins!


11. 12. 2008: Et comme il se doit, vous pouvez retrouver l'ensemble des articles et des blogs, qui ont participé à cette 20ième édition des Vendredis du Vin chez le patron du jour: Doug d'ablegrape, ici.

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Le temps des cerises - à la mode du jour

24 Novembre 2008, 16:58pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Parfois, le bloguer, qui jette du temps en temps un oeil distrait sur ses statistiques et les mots clés, qui amènent les visiteurs de ses écrits, se trouve bien surpris par la  soudaine prédilection de ses lecteurs pour certains articles.


Un engouement soudain et massif pour mon post sur "Le temps des cerises" de cette été  m'a assez intrigué, pour le relire moi-même. Bon, c'est dans la rubrique Strandgut - donc pas forcement lié avec la vigne, mais plutôt orienté économie locale, son histoire, son évolution - et comme malheureusement souvent: son déclin et ses difficultés - avec quelques jolies images de cerises bien mures et un pot de confiture locale en photo, plus des liens sur d'autres pages, comme celle de Ségolène Lefebvre, historienne du goût et de l'alimentation chère à mon coeur. Il y a aussi le premier couplet de la fameuse chanson si douce-amère...


Donc rien, qui pourrait expliquer cet intérêt soudain à la veille de l'advent et de l'hiver.


Et pourtant, il doit y avoir une explication. Comme beaucoup de ces visiteurs arrivent par une recherche sur Google, je fais comme eux, je tape le titre, pour voir, s'il y a une raison actuelle - et je finis par comprendre.


Le Web retentis d'une nouvelle version de la vieille chanson - c'est sur des blogs, des portails vidéo, cela n'arrive pas en douceur, mais sur un rythme fracassant, c'est la nouvelle chanson mis en pâture gratuitement aux fans du group Noir Désir, que moi, je dois l'admettre (et m'excuser avec mon origine d'outre Rhin), je ne connaissait que de la lecture de la presse d'il y a 5 ans et où il y avait peu question de musique....


Ceci explique donc cela - et je crains bien que ces nombreux visiteurs ont été bien déçu de mes pages sur l'économie locale de la vallée du Jaur et de l'Orb.




Si j'avais au moins rajouté en juin la belle étiquette de mon confrère et cousin est-germain Axel Prüfer du Domaine de ce nom: Le temps des cerises au Mas Blanc, à l'autre côté du sillon Jaur/Orb, ils auront peut-être suivie des liens vers celui, qui baptise ces cuvée avanti popolo, le fou du roi ou le pas de côté et explique, que l'étiquette est née de l'inspiration d'un ami artiste, qui le considérait comme assez révolutionnaire  pour aller avec le neo-vigneron, en conversion bio, ou en bio, ou même en bio-dynamie, selon les sources, de toute façon en enherbement totale facile à travailler sur ses vigne. (5 heures de travail pour un hectare de vigne - j'en rêve et je pense, Klaus aussi!)


Des vins fruité, après différents  dégustateurs, élaboré en macération carbonique. Il ne me reste qu'à aller voir sur place - ce n'est pas loin (30 km plus à l'est) et presque une honte, qu'on n'a jamais réussi de dépasser l'échange de mails, pour nous excuser de notre manque de temps réciproque...


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Pascaline Lepeltier - un grand pas, pas seulement pour une femme...

15 Novembre 2008, 13:30pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Le concours 2008 du meilleur sommelier de France s'est déroulé il y a une semaine à peine à Perpignan. J'en avais lu les éloges du lauréat sur le blog d'Hérvé Bizeul, lui-même dans le temps sommelier, avant de devenir vigneron dans le Roussillon. Il parle avec admiration et connaissance de ce finale, selon lui entre deux hommes, Antoine Pétrus, du Crillon et Manuel Peyrondet, du Taillevent, finalement le gagnant- victoire "qui, bien sûr doit autant à la chance qu'au talent, au fait d'être meilleur qu'un autre, que les autres, pendant 20 petites minutes", comme Hervé dit si bien.



Mais quelle était donc ma surprise, de lire chez une de mes blogueuses et journaliste du vin préférée de l'outre-atlantique, Alice Feiring, que le finale s'est finalement déroulé entre 4 candidats - qui plus est: 3 candidats et une candidate - fait exceptionnel et du jamais vu à ce concours: deux femmes avaient réussi d'entrer au demi-finale des 12 et une, Pascaline Lepeltier même dans le peloton de tête des 4 finalistes. Pas moyen de distinguer dans la presse, s'il y a eu un classement derrière le gagnant, si on la nomme en deuxième position par politesse, s'ils étaient ex-aequo - mais, comme cité plus haut: peu importe qui des trois était meilleur qu'un autre pendant 20 petites minutes.



C'est un grand exploit, pas seulement pour une femme, mais quand c'est pour la première fois une femme, qui réussi d'arriver là, cela vaut d'être mentionné!

Et quel chemin parcouru pour ce petit bout de femme, qui, j'espère, n'est pas obligé de se pavaner tout les jours dans cet atroce costume de pingouin, qu'on peut voire sur les photos dessus...

Vous pouvez vous faire une idée en lisant cette interview, vieux de deux ans déjà, quand elle avait remporté le titre de
"Meilleur élève sommelier en vins de Val de Loire" qui la prouve passionnée, mais modeste, parlant de la vigne, des vignerons et du vin avec un amour, qu'elle a choisi de partager, parce que "le vin, cela me procure une foule d'émotions dans la tête".

Vouloir réunir sa passion du vin et son amour de la philosophie, sa première formation, cela promet des belles découvertes en dégustation - et qui sait - un jour en lecture en perspective pour nous.

Bonne chance, petite Pascaline, comme la nomme tendrement Alice Fiering - aujourd'hui si grande -  bon vent dans le monde du vin et de la sommellerie, qui est si importante pour nous vignerons, pour qui vous êtes des ambassadeurs/drices précieux, si vous gardez l'esprit de la découverte, l'amour du vin et l'envie de partager vos coup de coeur.


photo volée chez Alice, qui l'a volé je ne sais pas où, pour vous montrer la jeune femme en civile...

Et qu'elle se dit
attirée par les vins bio "car ils supposent un gros travail sur la vigne" - vous imaginez, que ce n'est pas pour me déplaire.

PS mai 2009: Pascaline s'est mise à bloguer dernièrement: à suivre ici.
PS: Janvier 2011: Elle a fait son chemin, entre temps, sommelière dans un restaurant réputé à New York, on l'a traite de "star" entre temps dans la presse, il y a une photo bien plus jolie dans cet article de la New York Times :-) et nous pouvons la suivre sur facebook.
Mais surtout: elle a de nouveau réussi l'exploit de se retrouver parmi les derniers 8 candidats au concours du meilleur sommelier de France 2011, qui va se dérouler le week-end prochain à Saumure.
Croisons les doigt pour elle!

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verden er ikke stor - le monde n'est pas grand

6 Novembre 2008, 19:26pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

surtout depuis que nous pouvons surfer partout (ou presque) sur le Web!

Et c'est de cette manière, que je pu me retrouver il y a peu tout en haut de la colline de Lisson avec une tramontane à décoiffer les boeufs avec deux blogueuses Norvégiennes, que la lecture de ce blog et l'amour des bons produits, dont du vin avaient amené à me rendre visite.



Ragnhild et Ninne de leurs noms, sont deux amies, qui vivent juste séparé du Fjord d'Oslo des deux côtés de l'eau de leur magnifique pays et ont l'habitude de passer leurs vacances ensemble dans une maison pas loin dans notre vallée. Elles ont poussé leur amour de la France et du Français au point d'écrire chacune un blog en langue Française où elles parlent pas que crochet et tricot, mais aussi des beaux paysages du Nord et du Sud, des produits de terroirs, de jardins et autres bonnes et belles choses.

 


Une fois le lien tissé par cette toile miraculeuse, qu'est le Web, quoi de plus logique que de se rencontrer en personne, pour papoter de vive voix, grimper sur la colline, redescendre en suivant le chemin des raisins en passant par les cuves encore remplies du 2008 jusqu'à la cave avec le 2007 en barrique - et finalement aller se réchauffer dans notre pièce (chauffée par un poêle norvégien:-) autour d'un verre où deux de Lisson.... remplacé par un verre de Blanquette de Limoux à l'ancienne du Domaine Beiroux pour Ninne, qui est allergique contre les tannins des vins élevés en barrique...

Mais qu'elle était ma surprise, quand elle m'a appris, qu'un visiteur Parisien,  à sa table juste avant son départ de Norvège, lui affirmait de bien connaître "l'excellent vin de Lisson", qu'elle racontait vouloir découvrir...

verden er ikke stor - que le monde est petit - die Welt ist klein...

et c'est comme cela, qu'on apprend le Norvégien:-).

À savoir, d'où ce monsieur, "grand connaisseur" selon Ninne, tenait son jugement - est-ce un ancien client de L'Ultra Vin près de la Bastille, est-ce qu'il a peut-être participé à la soirée "Quels vignerons pour demain?" au Sénat, organisée par Francois Morel il y a quelques années? L'énigme reste encore sans réponse.

Le Clos des Cèdres 2005 et Les Échelles de Lisson 2002, dûment aéré,  se montraient à hauteur de la dégustation - et le fond des Échelles, resté en caraffe dans la pièce chauffée m'a encore procuré beaucoup de plaisir quelques jours après -  j'ai retrouvé le bulletin d'analyse fait après la mise: 14 mg/l de dioxyde de soufre en total, 5 mg/l de libre suffisent, pour qu'un vin fait avec des raisins sains et vinifié sans artifice tient la route et même à l'air - qu'on se le dise.









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