Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Who is who dans la vigne?

14 Avril 2009, 18:30pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Non, il n'y a pas eu de débarquements de VIP et d'autres Stars du bottin mondain dans ma vigne, qui m'auront inspiré cette question, mais c'est la questions, que je me posais en regardant mes trois rangés de raisins de table derrière la maison, qui doivent toujours attendre la fin de la taille de la vigne (de cuve), avant de se voir rabattre à leur tour.

Et ce sont leurs bourgeons sur les bois de l'année dernière, plus long que mes petits coursons à un oeil franc, que je laisse sur la plupart des cépages sur la colline, qui suivent en premier l'appel du printemps.


Et pendant que ce bourgeon de Côt montre bien la différence avec le millésime 2008, bien plus en avance à la mi-Avril, du au fait que grâce à l'hiver long et plus frais qu'en 2007/2008, la vigne à bien 10 à 14 jours de retard au démarrage en 2009, ce sont les Muscats d'Hambourg, Chasselats, Muscats d'Alexandrie et à petit grain et j'en passe, qui déploient leurs premières feuilles lumineuses - chacun avec son allure, ses teintes bien à lui.



Cette mosaique groupé autour d'un autre bourgeon de Côt au milieu, montre l'oeil "dormant" à tous les sens du terme du Mourvèdre (très tardif) en haut à droite, du Chenin, comme d'habitude le plus en avance des raisins de cuve à Lisson sur ses bois courts - deuxième d'en bas à droite et en haut troisième de gauche, ainsi que en bas à gauche le champion en précocité, notre vieille vigne liane du l'entrée du jardin, qui se cramponne au figuier voisin, jamais taillée, jamais traitée - toujours en excellente santé et pleine de grappes, que nous laissons aux oiseaux... elle laisse déjà apparaître la partie du bourgeon, qui va donner l'inflorescence du future raisin!

Et pendant que les abeilles et bourdons de toutes sortes, accompagnés d'une joyeuse bande de papillons, insaisissables pour mon appareil photo, s'amusent comme des fous sur les fleurs des arbres fruitiers et les lilas, qui embaument.


Et nos petits amis les coccinelles (de pure souche Francaise!) sont de retour, pour s'occuper des premiers pucerons.



Et demain je vais m'armer pour la dernière fois de ce printemps de mon sécateur de taille, pour terminer dans les raisins de table -



avant de passer bientôt sur l'ébourgeonnage, le nettoyages des pieds, le rélevages dans les fils de fer et ainsi de suite... pas de repos véritable jusqu'à la récolte ... et pas encore de jugement possible sur le millésime qui se prépare!

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Noël au balcon - Pâques au tison

12 Avril 2009, 16:35pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Pluie sur la vallée, neige sur les montagnes du Col de Fontfroide, qui porte bien  son nom aujourd'hui et la femme couchée, qui se cache dans les nuages - et même si nous n'avons pas vraiment passé Noël au balcon, nous sommes très contents, de trouver encore quelques tisons dans le petit poel à bois au réveil le matin...



Au moins nous avons réussi ses derniers jours de mettre en pratique la bonne résolution, que nous avions pris après avoir manqué la fabrication des petit gâteaux traditionnels de Noël 2008: nous les avons fabriqué pour Pâques, en adaptant légèrement la forme à l'actualité.



Joyeuses Pâques!

Et pendant que dehors les fleurs des pommiers continuent à braver la pluie et la baisse des températures,


je passe mon après-midi en écoutant la radio et en lisant sur le petit écran les messages plus ensoleillés du Nord -  bien blottie du côté du Jotul. Est-ce que j'ai d'ailleurs déjà raconté, que malgré notre climat méditérranéen, la saison du chauffage à Lisson s'étend facilement d'Octobre jusqu'au mois de Mai?

Les mikados géants, que nous avait laissé la tempête Klaus et que je viens de sortir du milieu de la vigne, trouvent encore une bonne utilisation ces jours-ci - vive le récyclage!



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Vive le gobelet - pas seulement dans la vigne...

8 Avril 2009, 17:37pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Il ne me manquent plus que deux après-midi pour terminer la taille dans la vigne - une petite dépression avec des pluies légères m'a retardé sur les derniers mètres avant la bande de la fin tout en haut au Clos du Curé , où les Pinots m'attendent, maintenant prêtes au démarrage.


La taille se fait ici aussi en gobelet, taille traditionnelle du Midi, avant le passage à la mécanisation des travaux de la vigne, qui a introduit les palissages, souvent taillé en guillot, simple ou double, plus productives et propice pour les passages des tracteurs, que cela soit au labours, pour les traitements ou la récolte à la machine.

Mais ce n'est pas seulement dans la vigne, qu'on taille sévèrement: partout dans la région, les hommes s'affairent, pour mettre en forme et rajeunir la végétation:



Comme ici sur l'allée des platanes plus que séculaire de l'esplanade d'Olargues, qui abritent tant de marchés et fêtes pendant l'été et l'automne sous leur ombre.



Un de nos voisins taille ses oliviers séculaires, toujours en suivant le même principe qu'à la vigne: aérer le milieu, pour mieux laisser rentrer le soleil, faire de la place, pour les nouvelles pousses . 



Et pendant que la floraison des cerisiers a presque atteint son sommet et le pays retient le souffle en espérant que cette année le ciel soit plus charitable pour une bonne prise des fruits et une bonne récolte, que les dernières années,


ce sont les pommiers à Lisson, qui ouvrent leurs boutons floraux, sans se laisser décourager de la bruine, qui tombent depuis deux jours, comme cette vieille variété de pommes d'été, qui nous rafraichissent au mois d'août.


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Nous n'allons pas éteindre les lumières ce soir à Lisson...

28 Mars 2009, 18:14pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

et ce ne serait pas, parce que nous ne nous soucions pas du réchauffement de la planète, de la pollution ou de la lutte contre le gaspillage de l'énergie - au contraire.

Francis Boulard, vigneron à conscience écologique dans ses pratiques viticoles, et cela pas qu'un jour par an, nous appelle de joindre la EARTH HOUR en éteignant nos lumières pour une heure ce soir - c'est bien , mais, comme dit dans l'article en lien:

" cette initiative mondiale n'est bien sûr pas suffisante et c'est au quotidien que nous devons tout être plus raisonnable sur nos consommations énergétiques et nos émissions en gaz à effet de serre. Malheureusement, tous les indicateurs montrent que les ménages consomment toujours plus d'électricité et émettent davantage de gaz à effet de serre...".

Et de lancer aussi cette réflexion, qui me semble bien juste, parce qu'elle montre bien le paradoxe de pas mal de mesures "dans le vent" et médiatisées, où l'effet pub ou marketing l'emporte devant le bon sens:

"Enfin, si l'opération Earth Hour est louable, on pourra s'étonner de l'appel du WWF France aux Français à la réalisation de films personnels qui montrent l'engagement de chacun... En effet, les internautes sont invités à tourner un plan fixe de 20h29 à 20h31 avec leur caméscope, téléphone portable ou PDA et à poster leur vidéo sur le site Planète Attitude. N'est-ce pas contradictoire ? On éteint les lumières mais on allume les caméscopes et autres appareils photos pour immortaliser l'instant... C'est un jeu ou une vraie prise de position ?"

Lors de la journée de l'environnement de 2008 je m'étais déjà penché sur la liste des conseils, pour maîtriser toute sorte de pratiques mauvaises pour l'environnement, en comparant la liste avec nos habitudes de tous les jours à Lisson.

Des lecteurs attentifs auront vu la petite série de photos sur le Low Watt à Lisson dans la colonne droite de ce blog, qui montrent depuis les début de ce blog nos sources d'énergie maison, utilisées, comme le solaire.  D'autres d'appoint et toujours en étude, comme le vent - et potentielles, comme l'eau, qui est plus aléatoire et plus difficile à maîtriser dans le contexte des pluies soit absentes soit torrentielles dans le Midi.

Mais la pratique la plus importante consiste dans la recherche permanente de l'économie de la consommation de cette énergie si précieuse: éclairage à 80% par LED, avec une consommation minime, ordinateurs, musique et autres appareils modifiés à fonctionner également en bas voltage, pas de système de "stand-by" mangeuse d'énergie par paresse, d'appuyer sur un bouton avant et après l'utilisation d'un appareil - et tout cela pas seulement limité à notre vie privée, mais aussi, comme montrent les articles sur notre travail de cave et les vinifications, à notre activité professionnelle.

Le groupe électrogène, qui sert comme fournisseur de courant 220, indispensable pour les bricolages et le petit outillage, comme perceuse, disqueuse, ponceuse, rechargement du sécateur électrique, j'allais oublier ce luxe pour mes poignées,  etc., n'est mis en route dans tout le parcours de nos vins, de la vigne jusqu'en bouteille, qu'au moment d'appliquer les capsules congées sur les bouteille - tout le reste, c'est gravité et huile de coude - un bon exercice pour notre forme, que cela soit au pressoir, à la petite pompe à air pour actionner la canne de soutirage ou à la bouchonneuse à levier manuel.

50 LEDs = 4 WATT  à pleine force, peut être dimmé

Donc, ce soir, nous allons faire comme chaque jour: petit éclairage économe juste à l'endroit, où nous nous trouvons avec notre lampe à LED-  et peut-être plus tard une bougie, si nous nous sentons d'humeur plus intimiste en tête à tête...

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Le printemps est arrivé - et la taille continue toujours

11 Mars 2009, 19:13pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Pendant que le printemps arrive en force et fait sortir fleurs et petites bêtes



c'est la taille, qui continue dans la vigne. Tout est mené de front: espoudassage, rammassage des sarments et mise en tas, pour les sortir, et la taille proprement dite - comme hier, avec une belle journée tout en haut de la colline dans le Clos du Curé.



Heureusement, que la vigne n'est pas encore sortie de son someil de l'hiver - pas de pleurs pour l'instant, mais cela ne va pas tarder!

Taille tôt, taille tard, rien de vaut la taille de mars: il va falloir s'y tenir!

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encore et toujours les femmes

8 Mars 2009, 18:01pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Oui, c'est encore une fois la journée internationale de la femme aujourd'hui, le 8 mars. Normalement, je n'y accorde pas beaucoup d'attention, vous l'avez bien compris dans mes prises de position sur ce blog, je ne pense pas, que le fait d'être née femme influence ni sur ma manière d'exercer mon métier, ni - même encore moins - sur ma manière d'envisager et faire mon vin. Je n'ai toujours pas grand chose à rajouter  à ce que j'avais écrit ici, comme réponse à la question: le vin, a-t-il un sexe en 2007.

Je serais donc passée à côté de cette date, si on ne m'avait pas demandé le droit de reproduire mon coup de gueule du mois dernier - boire un petit coup - publié à la suite de la publication dans Le Monde de cette étude sur le vin et le cancer, dans l'édition papier du nouveau journal hebdo vendredi , qui nous promet depuis octobre dernier chaque vendredi, les meilleurs infos du Net sur papier.

L’équipe fondatrice est composée de Jacques Rosselin, Philippe Cohen, Philippe Labarde et  Emmanuel des Moutis, qui disent eux mêmes sur cette nouvelle publication:

"Vendredi est le premier hebdomadaire d’actualité issu de cette nouvelle époque où la Toile s’impose comme une véritable source foisonnante d’information et de débats d’idées....

Vendredi est sans aucun doute la première d’un ensemble d’initiatives qui marqueront le retour du papier en complément d’Internet, dans un univers des médias parfois résigné face au développement du tout électronique."

Je n'y voyait pas d'inconvénient, à les autoriser de publier mon petit texte - un peu fière, je dois l'admettre, d'avoir attiré leur attention dans la foule des articles publié sur les blogs vineux sur ce même sujet et aussi contente, de me voir promettre 50 € de rémunération forfaitaire - cela peut toujours me payer deux bonnes bouteilles de vin:-).

Mais je suis quand même un peu déçu du résultat: première déception: le critère du choix n'était apparemment encore une fois que le fait, que je suis "une femme", parce que en première page de l'édition de ce vendredi, je découvre cela:


et ensuite, je trouve mon texte, qui n'a même pas eu le droit le garder son titre, drôlement tronqué: voyez vous même:



La version papier perd quand même beaucoup de charme, je trouve surtout dommage, qu'un des éléments primordiaux du Web, les liens, qui permettent aux lecteurs de se former leur propre information en regardant les sources d'un article ou d'aller plus loin dans la recherche, ne pourra jamais passer dans la version imprimée.

Mais pour finir sur une note positive: j'aime bien la petite bande dessinée à côté de mon article,  au moins il y a un verre de vin à côté de l'assiette...



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la taille continue - et une balade dans le terroir de schistes

22 Février 2009, 14:25pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Hier, première journée vraiment magnifique, peu de vent, ciel radieux, grand soleil et la taille devient un vrai plaisir!

C'est encore Marc Dalbavie, à qui j'emprunte cette belle citation sur une telle journée de taille:

"C'est un travail non pas stimulant... mais communiant...! On ne participe à aucune excitation... mais, chaque geste et sa répétition nous plonge dans une méditation où l'air frais qui nous caresse, nous place dans un bien-être indescriptible. L'idéal serait d'emprisonner ces sensations dans les fruits que l'on vendange. Comment faire?"

Pour me détendre le dos ensuite et comme petite récompense d'une journée bien remplie, j'ai fait un tour de la colline. Je vous ai concocté un petit diaporama du monde des schistes, rencontrés sur mon chemin. Il suffit de cliquer sur l'image.



Cela était aussi l'occasion, de voire de plus près les dégât, occasionné par les bourrasques à 130 km/h de la dernière tempête. Les tuteurs de châtaignier (2,50 de haut à l'origine), qui nous servent pour les cépages taillés en gobelet, comme le Merlot, le petit Verdot et le Pinot, qui n'ont pas un port suffisamment érigé, pour tenir sans point d'attachage, comme le Mourvèdre,  ont subit une hécatombe.. cela ressemble par endroit à un jeux de micado.  Ils étaient affaiblies par la pourriture de leurs pointes, après 20 ans dans le sol sans protection antifongicide autre que léger brûlage au début, donc là, ils ont succombé...



Donc, avant l'été, il y a encore du pain sur la planche...




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on a ajouté cela

20 Février 2009, 16:46pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

la femme verte à amené quelques interprétations intéressantes dans les commentaires (à majorité féminins...). Merci, Julien, d'avoir apporté l'éclairage sur l'importance de la couleur verte, qui était plutôt un effet involontaire de notre imprimante:-).

Mais il y a un autre rajout sur les dernières étiquettes, dont voici le détail:




J'en avais déjà parlé lors de notre dernière mise en Novembre 2007, qui portait sur les vins de 2005, donc le premier millésime, qui rendait cette mise en garde obligatoire.  Laurent, du blog vin nature avait fait une série d'articles sur ce sujet l'année dernière, où on peut même lire que le vin sans soufre n'existe pas.

Le sujet soulève toujours des discussions plus au moins  houleuses sur les forums

Le fait reste, que depuis la fin de 2005 la mention contient sulfites ou contains sulphites est obligatoire pour tous les vins, qui contiennent à la mise plus de 10mg/l de soufre total.

Comme j'avais déjà dit en 2007:

"Personnellement, je trouve que c'est dommage, que l'Europe ne prescrit pas de donner la mesure exacte des analyses, parce que derrière ses trois mots se cachent des sacres différences. En France, même un vin certifié "bio" (et même "bio-dynamie" peut contenir pour un rouge jusqu'à 70 mg/l et jusqu'à 200mg/l pour un liquoreux. Pour les "non-certifié-bio", la limite se situe à 160mg/l pour un rouge et 400mg/l pour les liquoreux.

Comme nos vins du millésime 2005 dépassent cette limite avec des taux allant de 12 à 23 mg/l, selon la cuvée, nous avions donc ajouté la phrase. "

Pour les millésimes suivants, 2006 et 2007, les analyses finales au laboratoire nous donnaient des taux de SO2 total en dessous de 10 mg/l - donc une teneur, qui nous auraient dispensé de porter la mention sur les étiquettes.

Finalement, nous avons décidé d'opter pour la transparence. Vu que le soufre est le seul élément ajouté  au vin en vinification et qu'il y a des gens allergiques à cet élément, pourquoi ne pas les avertir, que même s'il peuvent s'attendre à avoir un produit naturel dans le verre, ils courent quand même un petit risque, s'il le consomment sans modération.

Donc pour être tout à fait clair sur nos pratiques à la cave: Nous n'essayons pas de produire des vins sans soufre ajouté à Lisson. Mais nous essayons d'en limiter les doses un maximum. Le premier rajout se fait, quand la fermentation malo-lactique est terminé.  Cette deuxième fermentation, couramment appelée malo, pendant laquelle l'acide malique est transformé en acide lactique rend les vins plus souples.  Ce processus naturel est très dépendant de la température ambiante.

Comme nous n'influençons pas les températures du vin (donc pas de groupe de froid, ni d'installations, pour le réchauffer), la malo se fait certains année avant l'hiver, directement à la suite de la fermentation alcoolique, qui se passe en cuve, souvent après le décuvage et mise en barrique -- d'autres années les températures de la cave sont déjà trop bas, donc il faut attendre le réchauffement du printemps, pour que cela se finisse dans la cave voûtée.

Un deuxième ajout n'a lieu au cours de l'élevage, si analyse et dégustation laissent apparaître une augmentation d'acidité volatile, qui serait néfaste pour le vin. Nous nous passons d'un ajout à la mise en bouteille.

Selon le millésime, nos vins peuvent donc contenir des taux variables de soufre total et soufre libre, qui sont exprimés en mg de SO2 au litre sur nos bulletins d'analyse finale.










 


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boire un petit coup

18 Février 2009, 11:58am

Publié par Iris Rutz-Rudel

en attendant, que le temps de latence pour juger de l' influence des fumées actuelle des incinérateurs d'ordures ménagères nouvelle type sur le cancer (surtout chez les femmes), dont on parle ici m'aurait peut-être détendu, si je n'avais pas du lire cela dans le Monde d'aujourd'hui...

Heureusement, qu'il me reste encore mon exercice corporel modéré et intensive, au choix, dans la vigne, pour me faire patienter jusqu'en 2020, pour savoir, qui sera responsable d'un eventuel cancer,  en évitant les produits laitier au lait cru du Tarn, qui étaient ma petite joie le matin et les oeufs de poule heureuse de mes voisins, comme j'ai pu lire ici.

Pas d'incinérateur à proximité de Lisson, vous me dites? Pas un gros "contrôlé", c'est vraie - mais jus-qu'il y a 4 ans une foultitude de décharges municipales avec pas seulement des ordures ménagères, qui brûlaient à longueur de journée et envoyaient leurs fumées nauséabondes du haut des collines ou au bord de l'eau dans la région...

Est-ce qu'il me restera encore assez de temps, pour choisir la cause de mon inévitable  cancer en toute liberté, en me versant un verre de vin le soir et en rêvant aux temps, quand cela rimait encore avec plaisir, joie de vivre et héritage culturel, comme je l'ai encore chanté dans un commentaire chez Hervé Lalau hier?

Je vous laisse juge, en le reprenant ici:

"Je ne peu qu'être d'accord avec cet article, et cela ne pas seulement parce que je suis vigneronne, mais plutôt parce que née dans un autre pays et là dans une région à bière, ce n'est qu'en venant vivre en France, que moi, qui ne buvait pas d'alcool, par opposition à la consommation parfois effrénée des comptoirs et un cas d'alcoolisme dans la famille, j'ai appris la culture du vin, qu'on déguste, qu'on commente, qu'on savoure à table, qu'on accorde au mets - et qu'on change contre le petit café de fin de repas, bien avant de sombrer dans les effets d'un trop plein - pour moi, tout une autre culture, qui m'a séduit et m'a ouvert au plaisir du vin - jusqu'à faire de son élaboration mon métier et ma passion.

Voire le petit pichet sur le plateau de repas dans les hôpitaux ou à la table des professeurs à midi à l'école ne m'a plus choqué ensuite - j'avais appris, ce qu'est la consommation avec modération, qui inclus aussi l'abstinence, quand on sent, que ce n'est pas le moment, d'en boire...

Je ne sais pas, si on peut encore voire cela dans les hôpitaux ou les cantines - je n'en ai plus fréquenté depuis un moment.

Mais je constate encore la même passion tranquille lors des repas en famille ou entre amis autour d'une table bien mise - c'est en bonne parti cela, qu'on appelle "vivre comme Dieu en France" outre Rhin.

Parmi les amateurs, qui passent au domaine, découvrir la vigne et la cave et déguster le fruit de mon travail, je n'ai jamais rencontré un seul ivrogne, qui aurait abusé de la gratuité de l'occasion! Mais souvent des parents, accompagnés de leurs enfants, qui ont le droit de mettre le nez sur un verre et humer les différents arômes, comme à table à la maison. C'est une éducation du goût, qui n'a rien à voir avec une incitation à la beuverie et à l'abus, qu'on peut constater dans les discothèques, les raves et d'autres lieux de binge-drinking, où le vin est normalement absent...

Je me demande, qu'est-ce qui s'est passée dans ce pays, pour qu'on oublie l'initiation à une culture, pour la remplacer par des interdictions pures et simples, qui ne font, après toute expérience humaine, que inciter au contraire - et cela dans une zone d'ombre sans accompagnement éducatif et toujours incontrôlable...".

C'était hier, cela traitait de la prévention de l'alcoolisme et il allait de ma passion et de ma joie - aujourd'hui, fini tout cela - il en va de ma santé et de la cause de mon trépasse, quand je baverais dans un mourroir pour vieux...


Au moins avec les incinérateurs (et les produits de traitement toxiques de mes voisins) je pourrais dire, que c'est la faute des autres... c'est rassurant, vous ne trouvez-pas?

Hervé Lalau a repris la discussion dans un autre article de son blog, que je vous conseille chaudement.



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