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Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

toujours plus haut

4 Février 2010, 15:05pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Énergie propre et renouvelable, cela nous occupe depuis longtemps à Lisson. Ce n'est pas pour rien, que nous avons toujours refusé d'être connectés au réseaux tout (75%) nucléaire d'EDF. ,

Ce pour cela, que nous avons déjà parlé ici de nos efforts du Low Watt à Lisson  et des autres efforts quotidiens, pour économiser énergie et ressources.


energie.jpg

Soleil et vent sont donc devenus notre choix préféré - l'eau, notre précieuse troisième ressource et moins fiable - et quand elle arrive en force, on n'arrive malheureusement pas toujours à la maîtriser.

Nous continuons donc à appliquer le plus d'énergie humaine possible à indiguer le gaspillage du peu, que nous produisons. Éclairage aux LED, pas de frigo (oui, oui, même dans le Midi, c'est possible - et même le Champagne ou le vin blanc d'été se passe du glacé, s'il est bon), viande pas tous les jours, ramené frais de chez notre boucher du village, ordinateurs portable, qui marchent directement sur 12/18 Volts et ainsi de suite.

Que le contrôle naturel de la température pendant les vinifications, pas de groupe de chaud/froid, qui bouffe de l'énergie (nos levures indigènes de la vigne et de la cave sont bien capable, de se débrouiller pour la fermentation à température ambiante, elle sont bien habituées), la cave  voûtée dans le roque et sa porte ouverte l'hiver se chargent de la clarification des vins en barriques pendant l'élevage - et grâce au différence des niveaux, les vins se déplacent sont pompes, par gravité des cuves à la cave - là, où il faut un léger coup de pompe, c'est le  shadoc de la maison, qui doit mettre son énergie...

Et cela explique, pourquoi même la petite éolienne, que nous avions acheté d'occasion il y a quelques années, a mis "un certain temps" pour trouver son emplacement définitif, après la phase d'essai sur le mur.


Avant hier - un jour sans vent et sec - Klaus à mis la touche finale à une longue phase d'essais, de construction de la fixation et des instruments de réglage: il a pu couronner son travail par le montage de l'éolienne tout en haut, sur une des cheminées de la maison.

Windrad 10 Windrad 4

Nous pouvons l'admirer là-haut - comme nous elle n'attends plus que le retour du... vent....

Et en attendant, je vous propose le petit reportage photo, que j'ai fait de cet événement excitant pour la maison:

Windrad 13

cliquez sur la photo.



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au bout d'une autre piste - un peu de chaleur nostalgique

30 Janvier 2010, 12:57pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Pour vous réchauffer pendant que le froid glacial reigne partout en France et Europe, je vous amène quelques semaines en arrière, sur une autre piste, qui monte au dessus de Saint Etienne d'Albagnan via Cailho à la ferme de Dausse, déjà connu à certains, parce que but régulier de mes balades dans la vallée du Jaur et lieu d'autres événements chauds et de chaleureuses rencontres.

Déjà à l'arrivée des legers nuages de fumé nous montraient, que le secadou - nom régional du traditionnel séchoir à châtaignes nous accueillait.


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Des nombreuse caisses à cerises  remplies de marrons - les mêmes, que nous utilisons à Lisson pour les raisins aux vendanges - étaient triées pendant les semaines et les dernières attendaient devant le s´choir, d'être "enfournées" à leur tour.

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Le but de l'action: faire sécher les marrons en douceur - parfois pendant plusieurs semaines - pour ensuite, une fois leur peaux enlevés - pouvoir les garder longtemps - entiers ou moulu en savoureuse farine.

L'odeur caractéristique du feu de bois de châtaignier flotte dans l'air - il faut l'entretenir en permanence, à petite flamme dans la pièce noir en bas du sécadou, pour que les fumés chaudes traverses le plafond en clef de bois (de châtaignier) et sèchent et imprègnent doucement mais sûrement les marrons, stockés dans des caisses ajourées à l'étage du petit bâtiment en pierre de pays et s'échappent ensuite en volutes bleues au dessus de la ferme.

DSCF4023le feu en bas du sécadou demande un entretien permanent

Un travail de patience et de longue haleine, parfois suffoquant, comme il n'est plus pratiqué souvent de nos jours dans la montagne - bien à l'image de ce géant tranquille, qu'est Fritz, Bavarois de naissance, bourlingueur en Afrique à son temps, devenu Héraultais d'adoption depuis 15 ans et, ensemble avec sa femme Almuth,  paysans castanéicoles et infatigables cultivateurs de ce bout de terre haut perché et perdu, qu'est Dausse avec ses hectares de châtaignerais rigoureusement rénovées autour de la ferme par leur dévouement et à force de leurs bras et jambes.

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les marrons dans leurs caisses ajourées, qui permettent de les tourner régulièrement pendant le séchage

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le rémuagerégulier permet aussi, de contrôller le taux de séchage

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les fruits perdent leur aspect dodu à mesure qu'ils sèchent, sans pour autant être brûlés

Le lendemain matin, un magnifique lever du soleil au dessus des collines d'en face me récompense, de m'être levée tôt, pour pouvoir aider au ramassage des derniers marrons.

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Je suis Fritz dans les petites terrasses bordées de rochers féeriques


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et pendant  une pause bien méritée, je ne me lasse pas, de l'écouter, quand il me raconte l'histoire de Dausse, de ses anciens habitants, des joies et des difficultés de cette vie frugale mais magnifique dans ce lieu magique.

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Si vous voulez un jour vous initier à cette culture presque disparu, tout savoir sur la production traditionnelle des marrons,  vous aérer la tête et l'esprit face aux vues magnifiques et goûter aux crêpes à la farine de châtaigne d'Almuth, il vous suffit de prendre rendez-vos avec les Schwann au 04 67 97 82 30

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Hors Piste - auf neuen Pfaden - away from mainstream roads

29 Janvier 2010, 17:39pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

banniere picasaHors piste toute l'année, comme l'ont déjà expérimenté les amateurs du vin, qui se sont confié à moi après l'accueil à Olargues, pour me suivre sur la route sinueuse, qui mène de ce village "le plus beau de France" vers le domaine, qui se cache à 3 km dans une vallée perpendiculaire à la vallée du Jaur, adossé à la colline, que les lecteurs fidèles de mon blog connaissent depuis plus que 4 ans, pour m'avoir accompagné dans des multiples balades dans la vigne à toute saison.

Qu'ils s'appellent Olif ou Philippe, Wolf , Theo , Yannick , Tom ou Ulysses - ils sont tous passé par cette piste, avant de crapahuter sur la colline et être initiés à la cave... parfois, ils doivent même mettre la main à la pâte, pour aider, comme cette vaillante équipe de Belgique, qui était là, juste à temps, pour monter la première poutre de la pergola:

la main à la pâte

Ils ont pu écouter le chant des cigales, s'ils passaient l'été - enregistré dans la vigne par la vigneronne à l'aide d'un de ces multiple instruments magique, créés par l'électronicien/vigneron Klaus:

son de la vigne

Ils ont du monter les Échelles de Lisson, à travers les petites terrases etroites, plantées en Cabernet Saugignon, Cabernet Franc et Côt (Malbec), pour arriver plus haut dans les devers des Pinots du Clos du Curé, avec leur forêt de piquets individuels.

Pinot piquets
Admirer le panorama, qu'on a, une fois grimpé tout en haut, à 300 m, sur la montagne en face.

panorama Carnoulet Sept 08

Redescendre la pente vertigineuse du Clos des Cèdres, planté en Merlot, petit Verdot et Mourvèdre, où le schiste affleure avec ses couleurs chatouillants:

clod-des-cedres
pour finalement arriver de nouveau à la maison en bas, où la voute fraiche de la cave à barriques permet, de se raffraichir et de finalement gouter le vin, dont on comprends mieux l'origine après avoir visité ses lieux de naissance dans la vigne.

Luc et Iris
C'est ici, dans leur berceau de chaine, neuf ou d'un à deux vins, selon le millésime, que les vins sont elévés - jusqu'à 18 mois, tranquille, avec peu de soutirages et just ce de soufre, pour leur éviter, de tourner en vinaigre... parfois ils en contiennent moins de 10mg/l SO2 total à la mise, qui se fait aussi sans collage ni filtrage, avec une petite tireuse à 4 becs, pour ne pas les bousculer.

Lisson à table

Ne reste qu'à les amener sur la (très bonne) table, qu'ils réclament sur leur étiquette.



clip image002

Si vous suivez le panneaux des OFF Hors Piste mardi 23 février de Vinisud, vous allez les retrouver:

Clos des Cèdres (100 % Mourvèdre)

Clos du Curé (100% Pinot)

Les Échelles de Lisson
(Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Côt et petit Verdot, selon les millésimes)

Le Bel Hazard (vin d'apéritif sec - comme un sherry extra dry - elévé 4 ans sous voile)

À consommer avec plaisir et modération, en bonne compagnie de préférence...

Moi, j'y serais en compagnie de 7 autres vignerons, qui se réunissent pour la première fois en OFF pendant l'édition 2010 de VINISUD à l'Aeroport-Hôtel à Maugio, just en face:

banniere picasa

Vous trouvez toutes les informations sur notre blog de l'évenement: Horspiste ou sur notre page evenement facebook .

La dégustation aura lieu tout le mardi 23 - de 10 h à 19 h - l'entrée est gratuite - les amateurs éclairés sont les bienvenu(e)s - il y aura même une navette devant Vinisud, pour vous amener à l'hôtel.




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heureux, qui comme Ulysse

21 Novembre 2009, 16:56pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

a fait le voyage à Lisson et peut en parler après:-)



C'était pendant l'été déjà, quand la casquette était encore de mise pour survivre à la balade sur la colline sans attrapper de coup de chaud. Ulysse, déjà connu par les lecteurs de mon blog de sa petite fable languedocienne et de sa danse des ceps, surprise le jour de la Saint Vincent et connu dans la vie de tout les jours comme Claude Desneux,  infatiguable promeneur de nos montagnes, qu'il nous fait découvrir sur son blog Eldorad'Oc.

En lisant, je découvre des coins de ma montagne d'en face, qui me font rêver - rêver de trouver un jour le temps, de parcourir tout cela - même quand il neige - et voire, où il a découvert le cercle des poètes disparus ou les trèsors cachés, que lui a dévoilé le crapahut vers le Montahut, sommet qu'on voit en face du haut de ma vigne.



vue sur la vallée du Jaur du haut du Clos du Curé à Lisson
photo : Claude Desneux

Et l'article, qu'il a publié sur son blog il y a quelques jours montre bien, qu'il a suivi attentivement mes explication, regardé autour de lui, comme c'est son habitude, et à la fin de la balade aussi aprécié mes vins -



et je ne crois pas, qu'il se senti menacé de ma démonstration de notre quiche, qui sert encore tous les jours en ce moment, pour piger le 2009, qu'on va décuver dans quelques jours.


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ma chute du Mur

9 Novembre 2009, 10:27am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Ma Chute Du Mur n'était longtemps pas accompagnée d'images, de celles qu'on peut voir encore cette année sur tous les écrans, comme le relate le monde dans son article d'aujourd'hui.

Je n'étais ni à Berlin, ni ailleurs en Allemagne, ni devant un écran de télévision, ce soir du 9 Novembre 1989 - il y a 20 ans déjà - mais comme tous mes compatriotes, je me souviens de cette soirée.

Née dans l'Allemagne de Ouest, la RFA, qui, contrairement à son opposé à l'Est, la RDA ne portait pas la démocratie dans son sigle, je sortait d'une des rares familles sans attaches vers l'autre état allemand, je n'avais jamais visité Berlin et ses 140 km de mur, ni vu le rideaux de fer qui séparait les deux Allemagnes et qui était à la fin à sa quatrième génération revue et augmentée - me rappelant par cela nos clôtures électriques, mais en bien plus efficace.

J'avais grandi dans cet état de fait de séparation, il était aussi cimenté dans ma tête, que dans celle de milliers d'autres de ma génération - la suite de toutes les atrocités de la deuxième guerre mondiale et du régime des Nazis - une sorte de punition mérité pour celui, qui comme moi a lu à 14 ans les protocoles des Procès de Nuremberg, qui m'ont marquée pour la vie...

et j'avais la chance, d'être née du bon côté - dans la zone occupée par les Anglais, occupants bien intégrés, qui nous permettaient d'écouter les Charts de musique pop sur leur station radio BFBS (British Forces Broadcasting Service) - ces Top of the Pops, qui accompagnaient mes devoirs pendant les après midis après l'école, m'apportaient tous les tubes de la musique rock naissante des années 70, que je connais encore par coeur aujourd'hui.

Rien ne me prédestinait à être particulièrement sensible à la réunification Allemande - encore moins depuis que je m'étais exilée en France en 1980 - comme c'était loin tout cela.

1989 - ma deuxième année à l'école de viticulture de Béziers, le début du défrichage de notre colline, qui devrait durer une année entière en préparation de notre grand projet: la création du vignoble de Lisson.

J'étais en train de relire mes notes de cours d'oenologie ce soir là, blottie dans un coin de mon canapé à la lueur de l'habituelle lampe à pétrole - la radio sur piles, notre seul luxe "électronique" à l'époque, diffusait France Musique, comme d'habitude - les années Pop était loin derrière moi, quand d'un seul coup la nouvelle passe, bande sonore en directe en appuis: le mur a Berlin est tombé - on entende la foule, qui se rue à travers, les cries de joie des deux côtés - et là, au fond de ma forêt à Lisson, je fonds en larmes, l'émotion me coupe le souffle- je retrouve à peine ma voix, pour expliquer à Claude Rudel, qu'il m'arrive quelque chose, que je n'aurais jamais cru possible - parce qu'il arrive là, dans mon pays quelque chose d'incroyable, que la radio nous transmet un grand moment historique - et que cela me touche profondément...

Le lendemain matin à l'école, mes camarades du cours viti/oeno m'en parlent, ils ont vu les images à la télévision - je me vois leurs expliquer,  qu'il fallait s'imaginer un mur avec des barbelés et des miradors au milieux de leur ville, sur l'avenue Paul-Riquet, qui empêche les gens de se voir, de se parler, qui sépare les familles, où on tue ceux, qui veulent passer de l'autre côté.

Oui, la Chute du Mur reste aussi présente chez moi - même 20 ans plus tard, 20 ans, qui ont vu pousser la vigne derrière la maison, qui ont changé ma vie, comme celle de beaucoup d'autres - et les images, qui sont diffusées et que je peux voire entre temps retransmises par satellite, m'émeuvent toujours autant!

Je n'ai pas trouvé d'enregistrement de Rostropovitch, jouant du Bach quelques jours après devant le mur - mon côté France Musique, mais - merci Francis - je vous met ce lien vers youtube...  et je vous joins donc le morceau, qui est venu la "hymne à la chute du mur" pour les Allemands après - mon côté "top of the pops" d'antan:








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tour de maison du vin naissant

4 Novembre 2009, 12:08pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

ce n'est pas tout, de se pâmer dans les éloges des vins des millésimes précédents, même si cela console des déceptions de la récolte. Pendant ce temps, c'est le vin nouveau, qui demande notre attention et nous remplit d'espoir.

Il y a un peut plus d'un mois, c'était encore du jus de raisin prometteur



qui commençait sa fermentation en douceur dans la cuve en haut, au grès de ses levures indigènes, donc ceux, que les baies avaient apporté sur leur pruine. C'est le petit coté brumeux sur les grains, qu'on voit, quand les raisins ne sont pas maquillés par les résidus de trop de traitements à la vigne. Les nôtres étaient vierges cette année, le beau temps sec depuis le mois d'août nous avait dispensé de tout traitement, donc même pas une trace bleu-cuivre de bouilli bordelaise en 2009 - on c'est régalé à croquer les raisins à la vigne et en dessert à la maison, même pas besoin de les laver avant - c'est rare!



La couleur du jus est encore particulièrement profond cette année, cela montrait déjà le premier échantillon, au goût encore dominé par les sucres pas transformés - jus encore trouble, parce que la fermentation tient les levures et d'autres molécules en suspension et nos pigeages du chapeau de moût, qui remonte chaque jour en haut du jus dans la cuve, mélangent allègrement tout cela, pour une meilleurs extraction.


Mais maintenant, le bouillonnement dans la cuve c'est calmé et le miracle de la transformation du jus en vin touche à sa fin. J'ai choisi un "verre d'amitié" - un des verres à dégustation, que Francis Boulard m'avait offert à Bordeaux et qu'il utilise dans sa cave en Champagne, pour honorer ce moment: du vin presque noir de Lisson, qui tapi déjà les parois du verre de ses larmes épaisses et contraste avec le bleu de notre ciel et le rouge flamboyant de notre pergola...

Et fière, comme tous les parents, j'ai porté ce bébé partout dans la maison, pour le présenter à son environnement pour les prochain 18 mois (une fois enfermé dans sa barrique à la cave, il n'aura plus trop l'occasion, de le voire).


rouge sur blanc

sur le tapis persan

couleurs sauvages

en musique

J'ai même joué à la devinette du compte de fée:



Miroir, mon miroir, qui est plus beau

la réponse était sans équivoque:



c'est lui!




dans toute sa splendeur!


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ma modestie en pâti...

25 Octobre 2009, 10:10am

Publié par Iris Rutz-Rudel

mais cela fait bien chaud dans mon coeur de vigneronne... de lire tant d'éloges sur mes vins après la visite de Luc Bettoni et Yannik Poirier sur le blog de Yannik.

Je les avais déjà savouré pendant la dégustation à la cave, parce que je n'avais pas l'impression, que leurs commentaires sur mes Mourvèdres relevaient de la pure politesse - et venant d'un voyageur entre les vignobles comme Yannik et d'un confrère comme Luc, cela m'avait rendu doublement fière, comme on peut voire sur la photo, que Yannik m'a envoyé:


Même si je suis bien têtue dans tout ce que je fais, si mes vins, je les fais à priori qu'à mon goût - démarche pas toujours conseillée, si on ne vise que le succès commercial de nos temps, je dois admettre, que j'adore rencontrer des amateurs, qui partagent mon plaisir, comprennent mes choix et me rassurent sur mes résultats.



La vie du vigneron n'est pas toujours un fleuve tranquille - il y a des années à tourment, des vins, qui font douter, et ce n'est pas seulement la météo ou les ravageurs, qui sont à l'origine des passages moins calmes - mais si la vérité se révèle dans un verre et se communique, cela aide, à tenir bon dans la tempête...



.. et de continuer à refaire le monde...





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et pendant que la cuve fini sa fermentation...

21 Octobre 2009, 17:21pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

oui, même si la récolte nous n'as pas laissé dans la joie à cause des importants dégâts par les animaux sauvages, nous avons quand même eu le travail habituel de vinification - à petite échelle, mais qui se déroule comme chaque année, documenté depuis le début de ce blog il y a plus que 4 ans déjà!

Toujours avec la vieille quiche en bois, toujours avec le même plaisir retrouvé en humant l'odeur du moût, qui se transforme en vin au fil de nos pigeages et avec l'aide de nos levures spontanées, fidèles au poste chaque année.

En attendant cette lente transformation, il reste du temps, pour recevoir des visiteurs à la maison, souvent des bons moments d'échange - d'expérience, d'opinion et d'écouter leur avis sur mes vins....



Quand il s'agit en plus de collègues vignerons, comme Luc Bettoni sur l'image de gauche, ou de blogueurs, comme Yannik Poirier, qui l'accompagnait lors d'une de ses escales - ou de journalistes du vin, comme Tom Fiorina dont j'apprécie beaucoup les articles bien recherchés sur des vignerons du Sud de la France, l'échange est un vrai regal et je ne compte pas mon temps.

Et à coté des marrons, très prisés eux aussi par les sangliers, mais assez abondants, pour me remplir quelques caisses, que j'ai pu donner à des amis amateurs, plus courageux que moi pour la fabrication de la confiture, j'ai eu le plaisir de récolter deux fruits, jusque là encore inconnus à Lisson:



Nos premiers cacahuètes (au nombre de 3) et une figue de barbarie magnifiquement mure, fruit d'une fleur, qui m'avait déjà fasciné en été.



Je ne suis pas sure, que la production sera assez abondante, pour se recycler, le jour, où les mouflons sauteront la rivière, pour rejoindre les autres amateurs de raisin de notre coté, mais en attendant, nous étions pas mal fières, de pouvoir goûter ces nouvelles récoltes...





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un rêve Canadien

4 Octobre 2009, 19:09pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Même si les vendanges 2009 à Lisson  ne nous ont pas donné tout le plaisir habituel de ce moment tant attendu de l'année vigneronne, il y a aussi eu des moments de joie  partagée et de plaisir.

Plaisir, parce que le dernier jour dans le Mourvèdre tant attendu derrière la maison, il était quand même possible, de trouver ces belles grappes, que nous avions vu tout l'été sur les souches



et joie partager, grâce à la visite de Carole et Jean Bellerose de Saint-Michel-des-Saints au Québec, qui étaient en visite à Lisson. Comme moi, depuis ma visite à Bordeaux en Juin, ils font partie du réseau de couchsurfing et c'est sur les pages de ce site, qu'ils avaient trouvé mes cordonnées. Ils ne cherchaient pas de "canapé" pour dormir, mais la possibilité de réaliser un vieux rêve de Jean, normalement "homme des bois" au milieu de leurs 200 ha de forêt au Québec: une fois dans sa vie couper du raisin lors des vendanges - et quelle meilleur occasion qu'un voyage dans le Sud de la France en septembre, pour réaliser ce veux.



et c'est ainsi, qu'ils m'accompagnaient lors de cette belle après-midi fin Septembre pour couper les derniers raisins bien mures et gorgés de sucre de Lisson. Équipés de sécateurs et de seaux et de la directive habituelle: on ne met dans le seau que les raisins, qu'on croquerait avec plaisir et on laisse les autres à la vigne, ils se sont mis au travail sous le soleil encore bien chaud et le ciel bleu azur...

Jean montrait un vrai don pour le trie à la vigne, avec la précision d'un orfèvre il enlevait chaque grain sec ou légèrement abîmé des grappes - digne d'un vendangeur vénéré de Château Yquem.






















Au bout de trois petites heures, le tour était joué, les caisses descendu à la cave et Klaus montrait à Jean, habitué du Quad dans ses bois natales, comment conduire notre véhicule tout terrain, le rampi-car.


Un petit tour à la cave, pour déguster un vieux millésime du Clos des Cèdres, pour avoir une idée, à quoi pourrait ressembler le vin issu des raisins, qu'ils nous avaient aidé à couper, et ils repartaient pour Carcassonne, leur domicile de vacances. Restait l'impression, que nous pourrions facilement devenir amis - le vague espoir de ce revoir un jour et leur cadeaux, qu'ils m'avaient ramené de leurs voisins amérindien au Quebec: un capteur de rêves fait en peau d'orignal fumé.
 

Je le mis dans l'atelier, au dessus de mon beau récamier, que j'avais trouvé cette été à la brocante - et je me mets à rêver de trouver une parade aux bêtes pour les futures vendanges à Lisson...en attendant, je veux bien, que le capteur absorbe les cauchemars des dégâts, que j'ai du voir cette année...



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