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les knödels

 
 
Les knödels débarquent
sur la blogosphère
Die Knödel erobern
die Blogosphäre

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A l'est du Rhin:
Bretzel & Café Crème  Flo
Cueillir les Étoiles  Laure
Desperate Hausfrau Schatz
Les Joues Roses La Grenouille
Marmite d'un p'tit point Clairechen
Tambouille & Délices Sonia
Tambouille et Gourmandise  Frédée
Tambouille & Pistouille Ellie
Tomaten Quiche Marion
Viaggiodinozze Jeanne
Wie Gott in Deutschland Véronique

A l'ouest du Rhin:
A Moveable Feast  Ulla
Bolli's Kitchen  Katia
Lisson: journal d'une vigneronne Iris
Weingut - Lisson: ein Winzertagebuch Iris


 

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Vendredi 18 avril 2008
Il y a un an, je vous parlais ici du fait, qu'il y avaient peu de femmes vigneronnes, qui tenaient un blog.

Il y avait le blog d' Annie Sauvat-Blot du Domaine Sauvat en Auvergne, qui nous parle régulièrement en toute simplicité des travaux au domaine, des expositions, salons et d'autres évenements, ce qui lui avait déjà valu le wine-blog trophy 2007.


Il y avait le blog Dupéré-Barrera avec Emmanuelle Dupéré du Clos de la Procure à Carnoule, à l'Est de Bandol en Provence, qui nous entretient de ses voyages au Canada, visites de restaurants, amour pour la céramique et tout dernièrement de l'avancement de la construction de leur nouveau chai.

Et, last but not least, il y avait le blog en anglais d'Amy Lillard du domaine de la Gramière dans l'appellation Côtes du Rhône, qui raconte l'aventure de deux américains fous du vin, qui se sont lancés dans le travail de la vigne (bientôt en AB) et du vin en France.


Vous vous imaginez mon plaisir, quand j'ai remarqué ces dernières semaines l'apparition, rendu publique par les sites bien connus de récencement des blogs vin Château Loisel et Vitiblog  de trois autres consoeurs, qui se sont mises à blogguer.

Un plaisir d'autant plus vif, qu'il s'agit pour toutes les trois après leurs écrits de femmes engagées dans le travail quotidien à la vigne et au chai, toutes les trois en viticulture bio ou même biodynamique et prenant position pour une manière plus respectueuse envers leur environnement et la terre sans mâcher leurs mots.

Je vous présente donc aujourd'hui:


Isabelle Perraud
et son blog du Domaine des Côtes de la Molière, Appellation Moulin à Vent en Beaujolais




Valéry Mordelet
et son blog du Domaine Les Loges de la Folie à Montlouis sur Loire. Vous trouvez tout sur elle et son compagnon Jean-Daniel Kloecklé sur le blog d'Emmanuel Delmas, le sommelier Parisien, qui accompagne depuis le début en 2005 la naissance d'un domaine à Montlouis en texte, notes de dégustation et multiples vidéos.


Et Corinne Comme
et son
blog du Château du Champ des Treilles á Sainte-Foy en Appellation Bordeaux Pauillac.


Corinne, qui nous est aussi présenté dans le contexte de son domaine dans un bel article sur le blog d'Eric Bernardier,  est particulièrement active sur son blog ce dernier temps, fidèle à son introduction, que les autres pourront probablement - comme moi - souscrire sans hésitation:

" En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes."

Il n'y a pas que les femmes, qui le disent, et pour ne pas me faire traiter de sexiste, je vous cite tout de suite les vignerons de sève, qui s'engagent dans leur manifeste:

"...à toujours adapter leurs gestes à la nature changeante des millésimes, sans chercher à les dénaturer par des techniques standardisatrices.

Dans les vigne:
 À favoriser la vie naturelle du sol, à protéger les sols. A favoriser l’équilibre naturel des vignes dans leur biotope, sans forcer artificiellement leur production. A travailler avant tout préventivement au travers de la préservation des équilibres naturels et de techniques culturales adaptées. A préserver un encépagement et une population complexes, historiques, respectant la biodiversité des plants de vigne et une culture à densité de plantation permettant la pleine expression du terroir. A favoriser le retour, le développement, de la biodiversité dans les paysages viticoles. A favoriser une viticulture durable et solidaire, soucieuse de la santé et de l’épanouissement de ceux qui y travaillent, et de son environnement citoyen et social.


Dans les caves:

A vendanger des raisins dont la maturité porte l’identité du terroir, façonnés par le millésime. A favoriser l’équilibre naturel des vendanges, remettre en cause l’utilisation systématique de techniques (osmose, cryoextraction, etc.) et d’intrants (enrichissement, acidification, levurage, etc.) destinés à corriger les déséquilibres ou les défauts venant des vignes, aboutissant à une élaboration artificielle des vins. A limiter les intrants destinés à stabiliser le vin.

Devant le consommateur:
A soumettre à leur éthique tous leurs choix des moyens techniques de culture de la vigne et de vinification. A obtenir un vin sain, non pollué, expression fidèle du terroir, de la vigne, du millésime, du vigneron. A communiquer en toute transparence les informations concernant leur travail à la vigne et à la cave. "


Allez voir vous même au sources - et lisez sans modération tant que nos pensées et gèstes seront encore libres et qu'il y a des femmes, qui nous les transcrivent avec tant d'engagement, sincérité et en plus une touche de poésie!


par Iris Rutz-Rudel publié dans : à lire, voir ou écouter ajouter un commentaire commentaires (3)   
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Mercredi 5 mars 2008

Bientôt le printemps!?  La prudence m'amenait à mettre un point d'interrogation derrière l'exclamatoire l'autre jour.

Et j'ai bien fait, parce que depuis deux jours, un vent glacial du Nord avec des rafales à faire tomber les tuiles des toits nous balaye et a fait chuter les températures proches de zéro...  Rien d'exceptionnel, me dites vous, c'est vrai, l'année dernière, je vous avais même parlé de la neige à l'heure de l'été.

Donc trêve de balade dans la vigne, le sécateur en main pour finir la taille . La fureur du vent risquait de m'emporter du haut de la colline...  

Mettons encore une buche de chêne dans le poêle et restons bien au chaud, à surfer bien à l'abri sur les vagues plus calmes de l'internet.

Temps de repasser sur le site d'une autre fureur, dont j'ai vous ai déjà entretenu, celle des vivres, qui m'enchante depuis le début de l'année.


Et je ne peux pas m'empêcher d'en rajouter à leur furieuse
autosatisfaction , parce que le numéro deux, qui fêtait potages, soupes et veloutés


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fait chabrot sous la plume de Dominique Hutin.

Vin / Accords mets et vins

15/02/08 - Le langage du vin, ah ! Quelle soupe

20/02/08 - Le désaccordeur de piano # 2

22/02/08 - Le langage du vin, ah ! Quelle soupe # 2

27/02/08
- Le pinard déchaîné, virgule d'humeur # 2

"Nul besoin de passer le langage spécialisé au carbone 14, il a l’âge de ses artères. Car depuis toujours (et avant aussi), chaque corps de métier a son lexique, ses tics, son argot. C’est même à ça qu’ils se reconnaissent entre eux, les spécialistes. Ce verbiage professionnel n’effraie personne. C’est du jargon. Soit. Péquin et quidam nagent dans le potage, c’est un fait, mais n’en meurent pour autant pas puisque ces termes techniques sont ordinairement réservés à des bouches et des oreilles autorisées." 

commence la première partie sur le langage du vin, qui ouvre la cage aux "vins-mots" et culmine dans un jeux oulipien digne du pipotron , cher à Rémy Loisel.

Dépêchez-vous de vider votre assiette, le numéro 3 viens d
'arriver, qui nous apprendra tout sur le pain


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et je fais confiance aux éditeurs, qu'avant la fin du mois, le verre de  la photo en tête va se teinter d'une goutte de rouge!






par Iris Rutz-Rudel publié dans : à lire, voir ou écouter ajouter un commentaire commentaires (0)   
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Mardi 26 février 2008


Ce jour-là un ange vient me trouver, il avait la beauté d’un jeune homme, la sérénité d’un vieillard et le regard d’un enfant. Il s’assit près de moi et comme j’écossais des fèves, il les écossa avec moi. Un jour viendra, me dit-il, où tes mains ne pourront plus s’activer à cette tâche, où tes pieds ne pourront plus te porter jusqu’au haut de la colline, là où tu peux contempler la mer infinie à l’orient, la vaste forêt à l’est et la cité des hommes au fond du vallon, où le cri de l’oiseau qui fend l’espace ne te parviendra plus. Ce jour les ailes de ta pensée te serviront de mains, l’infinie compréhension sera ton océan, le mystère ton espace infaillible.

Et tout cela, dis-je, avant que la mort ne m’atteigne ?
Non, dit-il, seulement quand elle t'aura abandonné.


Anonyme - Le Maître de Hoc - collection l’autre nuit, Le Nyctalope, Amiens 1990

 

par Iris Rutz-Rudel publié dans : à lire, voir ou écouter ajouter un commentaire commentaires (1)   
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Lundi 18 février 2008
undefined  Journée grise, peu propice à la continuation de la taille, qui suscite toujours des        nouveaux articles chez les collègues.

À Lisson donc plutôt journée de travaux à l'intérieur, de lecture, aussi bien devant l'ordinateur que dans la pile de journaux et livres, qui encombrent toujours les places (plus tu tout) libres autour de moi.

Cela m'a donné l'idée, de vous en parler plus souvent - ce n'est pas que je veuille faire de la concurrence au bien connu Petit Guide Loisel des Livres  chez Rémy Loisel, qui nous présente plus de 200 livres sur son excellente page Internet - en plus avec une très belle présentation d'une bibliothèque, où on peut cliquer sur les dos des livres sur l'étagère, pour en savoir plus.


Le petit guide Loisel des livres
Chez moi, il y a autant, mais les livres sont visiblement moins bien classés et rangés. Il y a des nids de livres sur la vigne et le vin et tout ce qui va avec au beau milieu des autres. Pas facile, d'en faire le compte ou un inventaire.

Lisson livres vigne vin

Que ce soit dans notre unique pièce d'habitation, dans le canapé, au dessus du lit, parfois par terre ou dans l'atelier à côté, où la partie de mes livres, qui avait dormi des longues années dans des cartons à la cave et au grenier, ont trouvé domicile depuis 2 ans, il y en a partout.

Malgré la décision - o combien difficile - d'en porter au bouquiniste du temps en temps, la quantité ne diminue pas, au contraire, chaque voyage apporte son lot de nouveautés à la collection, Amazon et d'autres vendeurs par correspondance m'ont comme bon client dans leurs tablettes et les amis savent, que depuis que je suis capable de lire - et j'ai commencé tôt:-) - ma réponse standard à la question de mes cadeaux souhaités était : un livre!!


Le choix est large, je me réjouis, de pourvoir accéder à la littérature en trois langues, ce qui me laisse encore assez de marge de livres pas encore lu pour une douzaine de vies. Il y a des rayons, qui témoignent de différents occupations et centres d'intérêt au fil des années, que cela soit l'art contemporaine, l'architecture, l'écologie, la musique, quelques livres de poésie (mais ceux-là surtout dans ma langue maternelle), les dictionnaires, certains très spécialisés pour mon travail de traduction. 

S'ajoutent les thèmes habituels genre jardinage, flore et faune, de la technique pour Klaus, des polars et autres bestsellers pour les moments de détente et surtout - mon péché mignon qui devient majeur en nombre: ma collection de livres de cuisine et du vin - alors là, c'est comme pour tout collectionneur, je ne peux pas résister, c'est plus fort que moi, accros, dépendante, on me laisse libre dans une librairie ou sur des pages genre Athenaeum de la vigne et du vin à Beaune, et je me ruine!


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Bien sur que la collection de livres de cuisine a commencé avant celle autour du vin. Raison simple pour cela: quand je me suis mariée à 20 ans, je savais tout juste cuir un œuf, mais déjà pour les pommes de terre, si indispensable pour un repas de famille à l'époque, il m'a fallut regarder dans mon premier livre de cuisine de base - et heureusement, ils en parlaient.

Suivaient des longues années de repas à la cantine universitaire, ponctué par des spaghettis bolognaises Miracoli à la maison, pour pas trop changer et finalement la rencontre avec mon ami Erika Tischer, de 15 ans mon ainée, étudiante comme moi, mais aussi mère de famille et mariée avec un photographe, qui recevait le "tout Düsseldorf" de l'époque de la Kunstakademie à la Kunsthalle à la maison pour des somptueux diner improvisés et des réceptions pour facilement 40 personnes, où les tables croulaient sous les plats aussi succulents qu'exotiques, mais toujours préparés avec un bon planning et un minimum de frais. C'est là, où j'ai appris, qu'avec une bonne inspiration par la lecture, une bonne intendance et sans avoir peur de l'improvisation, on arrive à tout faire. 

J'ai découvert aussi pendant ces années, qu'on pouvait diner à sa faim pendant les périodes de régime (modèle Twiggy - toujours très loin de mes mesures - oblige) ou pendant les fins de mois difficiles, on se plongeant dans la lectures de ces pages bien illustrées ou en suivant Spoerri sur son île grec, les auteurs de la série cuisines du monde de Time Life dans des pays lointains ou se plonger dans l'histoire de l'alimentation avec la cuisine des Romains, du Moyen Âge ou de la Renaissance...

 

Mais ceci est un blog de vigneronne, vous vous attendez donc, que je vous  parle plutôt de livres autour du vin, comme je l'ai déjà fait dans le passé ici , ici - et , et .

Je me suis décidée de vous parler plus régulièrement de mes coups de cœur dans ma bibliothèque,  chaque fois, que vous voyez l'ours à lunettes sur sa pile de bouquins en haut à gauche, vous sauriez, que je me suis encore replongée dans un de mes livres préférés.

Avant de vous quitter, je vous conseille encore un autre blog, qui m'a fait beaucoup de plaisir ces derniers temps. C'est le blog d’Hubert Jaming, qui nous parle depuis juillet 2007 en passionné de vin autant que de livres de ses découvertes dans son œnothèque.



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Plongez vous avec délice dans ses archives, vous allez y trouver ses critiques toujours bien écrites, que cela soit sur un livre à 2 € ou le prestigieux volume plein d'images pour les bourses plus généreuses, que cela parle des mots du vin ou de la découverte de vignes et vignerons, de l'histoire ou des nouvelles du front...



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Il passe aussi les journaux sur le vin en revue, comme il partage ses expériences dans les FAVs.

À lire sans modération!




par Iris Rutz-Rudel publié dans : à lire, voir ou écouter ajouter un commentaire commentaires (4)   
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Mardi 29 janvier 2008

Je vous avais déjà parlé du nouveau blog communautaire Fureur des Vivres, qui réunit une bonne dizaine de blogueurs culinaires sous la houlette de Patrick Chazalet. Certains amateurs de grands vins anciens se sont déjà moqués sur un forum de leur penchant pour les vieilles racines... Mais il ne faut pas se laisser tromper par l'image


fureur des vivres

Ces vieilles raves, crosnes et autres topinambours  sont bien ancrés dans l'humus de la tradition culinaire française et  leurs  défendeurs  sont tous biens capables de regarder au delà du bord de leurs assiettes!

Deux articles  ont retenu mon attention aujourd'hui. Tiucha, de saveur passion,  livre  un texte  bien étoffé sur la mémoire du goût. Un sujet  bien important dans les discussions entre vinophiles, d'autant plus que la recherche nous donne de plus en plus d'éléments, qui montrent, que nos appréciations, que nous aimons transformer en notes pseudo objectives, sont souvent plus dépendantes des conditions de nos dégustations. On nous fait facilement prendre un blanc pour un rouge, si on nous couvre les yeux, pour n'en citer qu'un exemple. Plus récemment, des chercheurs ont prouvé que même  l'information sur le prix d'une bouteille, qu'on nous annonce avant - ou de sa prestigieuse étiquette -influence notre jugement, que nous pensions uniquement résultat de notre goût.  Nous sommes donc plus souvent victimes de notre propre conditionnement social que nous ne voulons croire. 

 

De cette étiquette, ou plus précisément de son antipode, la contre-étiquette, nous parle Dominique Hutin dans un billet d'humeur  appelé le pinard déchaîné. Ses photos sont dignes de la rubrique des  apparentements terribles, chers au volatil enchaîné bien connu. Après nos étiquettes donc là maintenant les contre-étiquettes, dont il nous montre quelques belles trouvailles prises au hasard sur un rayon de supermarché, qui peuvent laisser l'amateur (et encore plus le professionnel) songeur... Lisez vous même, ce méritait encore un autre concours des VdV - et je pense, nous en avons pas encore vu, lu, entendu le fin mot.

Allez voire sur fureur des vivresblog à lire sans modération !





par Iris Rutz-Rudel publié dans : à lire, voir ou écouter ajouter un commentaire commentaires (1)   
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