Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Liens

Recommander

W3C

  • Flux RSS des articles

en voyage

Lundi 6 juillet 2009
  J'avais compté sur vos propositions pour me tirer de l'embarras du choix des souvenirs, impressions et images, que j'ai ramené de mes 3 jours à Bordeaux pendant qu'il se déroulait la grande messe de Vinexpo au Lac. Et vous me facilitez la tâche par vos questions, chers lecteurs fidèles:-)! C'est bien, l'inter-activité du Web - c'est une des raisons, pourquoi j'aime tant tenir ce blog, même si parfois c'est difficile d'en trouver le temps, comme depuis mon retour, parce que "accessoirement", un vigneron doit aussi s'occuper de sa vigne, et celle-là pousse beaucoup et bien en ce moment et demande encore de la surveillance et du travail.

Moins de pression de mildiou chez nous qu'en Champagne, en Roussillon ou en Allemagne et Autriche, où les collègues étaient victimes des intempéries en série, nous avons eu beaucoup de chance jusque là, mais toujours du nettoyage à faire, pour que les ceps poussent bien dégagés et l'herbe, qui reverdi les surface nettoyées il y a quelques semaines, ne reprenne pas le dessus... et tout cela avec des températures moyennes entre 30 et 35°C dans la journée...

Je reprends donc les questions et commentaires de Francis, Elisabeth et Anne-Laurence, comme fil conducteur:


Les vignerons que tu connaissais par les blogs sont-ils ressemblants a l'idée que tu en avais avant quand tu les connaissais par les blogs?

Certains oui, et certains moins – je ne vais pas pouvoir faire le tour de tout le monde, pour te répondre,  parce que, comme tu dis aussi, Francis, nous n’avons pas eu suffisamment de temps libre pour discuter entre vigneron(ne)s – au moins pas moi, qui, seule à ma table,  était prise en continue par des gens, qui avaient envie de goûter mes vins – des Mourvèdres du Clos des Cèdres en 2002 et 2007, et des Échelles de Lisson des mêmes millésimes, pour permettre – malgré toute la différence de ces deux années climatiquement très différentes, de comparer la même cuvée en légèrement évoluée, assagie (les 2002) et dans la force et la fugue de la jeunesse du 2007.

Et dans ton cas personnel, Francis : je peux te rassurer, je t’ai trouvé au moins aussi chaleureux et passionné, qu’à la lecture de ton blog ou au téléphone :) - et ton geste, de m’offrir un cartons de verres de dégustation  INAO à l’effigié des Champagnes Boulard, pour me rappeler notre très vieille échange sur le verre adapté au service des bulles, m’as beaucoup touché :) - je vais l'inaugurer avec un Champgane Boulard, c'est sure !

Le co-voiturage à partir de Béziers avec les Dupéré Barreras, était déjà une bonne entrée dans la matière:comme ils disent eux-même: excellent bilan CO2 à 4 dans une voiture hybride, plein de pauses reposantes, pique-nique fournit pour tout le monde - belle musique entre  les échanges sur les derniers préparations (sacrée pour voix - un dada commun d'Emmanuelle, qui chante dans un trio, et moi, qui faisait parti d'une chorale pendant des longues années), l'état de nos vignes et les dernières préparations de notre rencontre, orchestrées de main de maitresse sur son Mac par Emmanuelle, qui avait même pensé, à nous fabriquer des beaux crachoirs individuels en poterie pour chacun. Nous savions, que nous avons plus en commun, que nos cuvées no-watt ou nos vins sauvages, c'étaient les seules vignerons blogueurs, qui m'avaient déjà rendu visite à Lisson bien avant que je n'écrive un blog (cela doit remonter à 2002) et que j'avais revu à Turin au salon du Goût de Slow Food et à Vinisud...

Suivait une heure passée avec Oscar Quevedo, qui avait la gentillesse, de me ramasser le lundi matin devant mon adresse de couchsurfing. Si notre périple un peu perdu dans les rond-points de Bordeaux Mérignac nous mettait en retard, pour la préparation de la salle de Luchey-Halde, cela nous a servi à faire connaissance (en Anglais:-) et pour moi, d'apprécier l'énorme gentillesse et ouverture d'esprit de ce jeune vignerons qui est quand même à la tête d'une centaine d'hectares de vigne au Portugal et qui est un grand enthousiaste de l'échange et de l'utilisation des moyens modernes de communication et contact, comme le montre son blog et les reportages en direct de la vigne ou de Vinexpo, qu'on peut y voire.

J'ai particulièrement apprécié, de rencontrer Isabelle Perraud, que je suis régulièrement sur son blog, avec qui je me sens beaucoup d'atomes crochus, et qui avec son mari fait des Beaujolais natures délicieux, que j'avais heureusement déjà la chance de goûter chez moi. Promis, on va se revoir, pour parler, parler, parlez, comme elle m'a écrit:-)!

Trop peu de temps, pour échanger plus qu'une bise avec Amy de la Gramière, elle aussi à mettre sur ma liste à revoir, comme Valérie Mordelet, et Annie Sauvat, ma voisine de table, avec qui l' embrassade de notre première rencontre m'as laissé une telle impression de chaleur partagée, que je mettrait volontiers l'Auvergne sur mes tablettes de voyages vinicoles futures. Si la photo de groupe des vigneronnes présentes entre les vignerons-blogueurs nous montre avec des grand sourires, c'est que le courant était passé entre tout le monde.

Emmanuelle, Mélanie, Annie, Iris, Valérie, Florence, Isabelle, Amy ... sans les autres...

Dommage, que personne a eu l'idée, de regrouper aussi les hommes, pas moins ouverts à l'échange, que cela soient les Espagnols, Laureano Serres et son collègue
Joan Ramon de l'Escoda Sanahuja, qui avaient dormis dans leur voiture, pour être sur place et nous faire découvrir leurs vins, dont des blancs sans soufre très intéressants, Yvo Pagès, qui fait revivre un vignoble dans l'arrière pays de sa terre d'élection à Cadaquès, Samuel Megnan, du domaine Aloha, Sébastian David, qui a l'air d'un communicateur, qui s'épanche plus de vive voix que sur son blog un peu laconique, Marc Dalbavie, Cyril Dubrey et sa femme Florence,  David Lelièvre, Vincent Guilbaud, tous fortement sympathiques, qui profitaient pour s'échanger sur des méthodes de travail en viticulture très naturelle - on aurait vraiment eu besoin d'une deuxième journée échange - colloque dans un près - pour continuer tous ces conversations interrompues, ces discussions, qui restaient en suspense, faute de temps...

Pour Elisabeth, qui m'écrit:

je suis impatiente de savoir comment ça s'est passé. Les vignerons que tu connaissais par les blogs sont-ils ressemblants a l'idée que tu en avais avant quand tu les connaissais par les blogs?

Oui, je les ai trouvé assez ressemblant, au moins ceux, qui écrivent leur blog eux-mêmes et qui étaient là en personne - si tous soulignent, d'avoir choisi ce moyen de communication pour être plus proche de leurs clients et de l'amateur du vin, plus transparent, c'est bien la patte personnelle de chacun, qui s'imprime à leurs blogs - comme à leurs vins...

Pour les visiteurs de notre petit évènement, qui n'avait pas le faste et sélect d'une invitation de VIP célébrée par les grands Châteaux, comme on a pu les lire ailleurs, mais s'adressait aussi bien à nos lecteurs, par hasard proche de Bordeaux, qu'à nos carnets d'adresses de professionnels, aux journalistes du monde du vin comme au blogueurs passionnée du vin et de la bonne chair.

La presse écrite ne m'a pas semblé très présente, juste deux articles sur Bordeaux dans la revue de presse "after off".  Des cavistes présents pour Vinexpo, qui profitaient d'une demi-journée pour venir découvrir nos vins, il en avaient, des blogueurs passionnés, comme la Pipette, Monsieur Septime de mistelle, qui a fait un beau reportage photo, Ségolène Lefèvre, qui venait avec Patrick Chazalet, nous apporter son nouveau livre sur les femmes et l'amour du vin, dont je vais encore vous parler, Monsieur Berthomeau en coup de vent venu en vélo,  je le cite:

"
Enfin la première pancarte Luchey-Halde. Belle bâtisse du Ministère de l’Agriculture : c’est l’ENITA de Bordeaux. Je gare mon vélo devant. De charmantes demoiselles en blanc m’accueillent. Je retrouve Francis Boulard et quelques membres de l’ABV. Dégustation. Restauration : un gâteau excellent. Mon carnet de notes déborde. Je repars vers le Lac pour rejoindre Vinexpo."

et des specialistes du WEB 2.0, qui s'intéressent, à offrir des services aux vignerons, qui voudraient ouvrir un blog ou à leur fédération sur leurs pages passaient un bon moment dans la salle - relayé par quelques amateurs très éclairés, comme Yair Tabor, un de premier, à communiquer sa découverte des vins de Lisson en 2001 sur la regrettée liste de discussion iacchos, disparu depuis, des membres du forum LPV, qui faisaient une entrave à leur dévouement pour les vins de Bordeaux, des vignerons, qui allaient tenir salon off le lendemain, le mélange était très rafraîchissant et j'admets, que cela faisait du bien, d'entendre tant de compliments sur mes vins à la suite dans une même journée:-).

Par contre, je ne me fais pas trop d'illusions sur la demande d'envoie de commandes - des vins de table autour de 20 € sans l'habituel réduction de 50% aux cavistes, cela n'est pas normal dans la pratique des relations avec les distributeurs - j'en ai l'habitude...et je les comprends, je suis sure, que actuellement encore plus que dans le passée, les vins en dessous ou autour de 10 € sont plus facile à placer.

Mais comme ma production ne dépasse rarement les 1000 bouteilles, je ne peux pas m'adapter, pour remédier à cela.

Je me contente donc avec cette remarque d'un caviste, lecteur régulier de mon blog, qui m'assure après dégustation et avertissement sur ma pratique: "ce n'est pas grave, on va en commander pour nous même, pour notre plaisir!"

Oui, Anne-Laurence, je vais garder des belles images de la ville, et de ses deux visages, celui embellie par les investissements de la ville, qui souligne le passé Haussmannien du 19ème siècle, qui cadre bien avec l'image de la place de Bordeaux,  et celui des coins de rues, de quartiers, qui montrent des rides, les traces de vie, qui me parlent souvent plus, comme les visages de femmes, qui affichent un vécu, au delà de la surface lissée par la cosmétique:-) - Quand ils se complètent, cela donne l'impression d'une ville, où on pourrait s'imaginer de vivre. (Même si je trouve, c'est un peu plat, cette ville construite sur du sable...mais tout le monde peut pas avoir une femme couchée face à la maison:-).

Notre confrère d'Italie, Gianpaolo Paglia, sur son blog  au retour regrette un peu le côté "flop" du bilan commercial pour les Italien à Vinexpo - bilan, qui va être rejoint par d'autres, peut-être encore plus, s'ils avaient investi cher dans le "In". J'ai lu encore presque rien comme bilan dans la presse vin Allemande ou Américaine sur cette édition de Vinexpo 2009 - à penser, que peu de professionnels de ces pays avaient franchi le pas de venir.

Pour les vignerons blogueurs par contre, je peu dire, qu'on réfléchit fortement à une suite de nos rencontres avec le public - peut être dans un cadre plus intime d'un autre salon, moins "mondial"... à suivre!

Plein de photos prises à l'Off et à Bordeaux ici sur Picasa














Par Iris Rutz-Rudel - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Samedi 27 juin 2009
3 nuits et deux jours et demi loins de Lisson - dans la grande ville de Bordeaux - retour mercredi soir chez moi - la tête pleine d'images de toutes ces rencontres mais par où commencer?

- avec la ville, que je ne connaissais pas, et que j'avais l'impression de découvrir aussi avec ses côtés "on" et "off":



avec mes hôtes des trois nuits, membres du système du couchsurfing - hebergement gratuit chez l'habitant, qui m'ont fait découvrir leur générosité et le plaisir, d'être accueillie dans  une ville par des gens de là, en dehors des rélations commerciales.

 

Par la rencontre au centre du voyage avec les autres vignerons blogueurs pour le OFF au Château Luchey Halde :



les découvertes à côté, au hasard de mes courtes proménades dans la ville, comme la librairie Mollat et ses trésors..
.



Laissez moi encore un peu de temps, de trier dans mes souvenirs et mes photos - vous pouvez profiter de cela, pour exprimer vos préférences sur l'orde dans les commentaires:-)...

et non, les vignerons blogueurs n'ont pas vecu
du rififi à Vinexpo  ...

à suivre...



Par Iris Rutz-Rudel - Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Samedi 17 janvier 2009
Pour les lecteurs fidèles, qui se sont déjà inquiétés de mon silence en ce début d'année, ici l'explication: j'étais partie en voyage éclair en Allemagne, comme chaque année à cette époque, quand le temps est assez mauvais, pour ne pas regretter la taille - pour voir ma maman dans sa maison de retraite...

Comme la météo annonçait à nouveau de la neige jusque dans notre Midi et le départ de mon TGV de Béziers était programmé à 5 h du matin, je m'y suis même prise avec une demi journée d'avance. Une précaution, qui m'a permis de faire deux découvertes à Béziers, que je ne regrette pas:

La première, c'était une nuit à l'Hôtel des Poètes, petit d'hôtel plein de charme, qui donne sur le parc des poètes, en bas des Allées Paul Riquet, à 200 mètres de la gare - la situation et le nom de cet hôtel m'avaient attirés depuis ma première visite à Béziers, il y a bien 35 ans - pas trop tôt, pour y passer finalement une nuit - bien au chaud, même dans ma chambre au quatrième étage, accueilli avec beaucoup de chaleur aussi par Isabelle à mon arrivé - ravi, de trouver du wifi dans ma chambre et le numéro spécial sur Béziers de Terre des Vins au pied du lit:-).



La deuxième découverte en y allant: un bar à vin, Le Chameau Ivre, à 100 mètres de là, 15 place Jean Jaurez, qui me semblait l'endroit idéal, pour manger quelques tapas le soir et finalement rendre visite à cet établissement, qui appartient à Philippe Catusse, celèbre caviste du Clos Saint Gabriel à  Béziers et un de premiers, à nous avoir fait confiance pour nos premiers vins de Lisson fin des années 90...

Quel plaisir donc, pas seulement de découvrir encore une bouteille  des Échelles de Lisson 1998 dans ses étagères, bien remplies de 3500 références de vins Français et étrangers, mais surtout de retrouver Philippe et Vincent, son sympathique collaborateur/sommelier, à qui je laissait volontiers le choix du vin au verre (toujours au moins 20 vins au choix, et pas les moindres - comme Jadis de Barral ou la Grange des Pères ce jour là...) pour accompagner les petites assiettes de tapas, eux aussi préparées avec soin à partir des produits des meilleurs charcutiers et fromagers de la région.

Il m'a versé un vin de Cahors bien noir et dense, qui m'a bien rappelé mes vins de Lisson, fait par un ancien Rugby-man, dont j'ai malheureusement oublié de noter le nom... et en blanc la cuvée Vieilles Vignes catalane, un assemblage de Carignan gris et Grenache, du Domaine Danjou-Bannessy à Agly, qui vaut bien des blancs plus célèbres des Côtes de Rhône, même si personnellement, je préfère entre-temps les blancs plus nerveux et minéraux de mon pays natale - les Riesling.

Atmosphère sympathique tout le longue de la soirée, public de tous les âges, des jeunes et des moins jeunes, des hommes, mais aussi des femmes seules - les températures finalement encore assez clémentes  ce soir permettaient même de communiquer  joyeusement en pull entre fumeurs devant la porte pour la pause cigarette...

Douche chaude en rentrant à l'hôtel (les connaisseurs de Lisson savent, pourquoi cela vaut d'être mentionné pour moi:-)  - nuit courte, mais paisible et descente à la gare avant 5 heures le longue des grilles fermées du parc, qui scintillaient avec leurs dorures dans la nuit, pour prendre le TGV sur un quai encore presque désert - seul b-mol: pas de petit déjeuner à l'hôtel à ces heures, c'est normal - mais bar ouvert au TGV pour le premier café qu'après la gare de Nîmes, presque deux heures plus tard - gobelet de café au lait bien trop vite vide et tartine au beurre glacé, qui casse le coteau en plastique - je comprends, pourquoi ils servent la confiture entre temps dans un sachet, qu'on n'a plus qu'à presser...

Pas de lever de soleil spectaculaire sur la Provence, comme en été, mais nuit noire jusqu'en Bourgogne - et à partir de là: que du blanc, d'abord des terres givrées, gelées, suivie d'une mince couche de neige, en arrivant à Paris - qui devenait de plus en plus épaisse, en partons par la Belgique pour l'Allemagne - et ne me quitté plus pendant tout mon séjour à Düsseldorf - -14,5°C le matin, avec les perturbations, que cela cause pour les transports publiques... mais aussi tous les côté féeriques ou pittoresque pour les objets et les paysages...




En Allemagne, pas de chaufferettes pour les passagers, qui attendent sur les quais des gares glacés, comme à la gare du Nord - mais du chauffage pour les légumes sur le marché - chacun ses priorités!

Et des mitaines, que j'ai fini par me tricoter en tenant compagnie aux dames de la maison de retraite - mon premier travail avec 5 aiguilles après 35 ans d'abstinence... cela va me rendre service à l'ordinateur, pour la main à la souris - et même pendant la taille!


Par Iris Rutz-Rudel - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 20 août 2008
La pause dans mes articles en début du mois août s'explique, comme chaque année, avec mon voyage à Düsseldorf pour l'anniversaire de ma Maman.



C'est un rituel - à commencer avec un départ très tôt de la maison, une route sinueuse le long de la vallée de l'Orb par Roquebrun et Cessenon sur les petites routes encore désertes par les touristes, qui pullulent dans la journée à cette époque - un immense tracteur muni d'une araignée à 6 ou 8 bras pour traiter les vignes dans la pleine de Lugné, qui sort du noir comme un monstre extraterrestre, comme seul véhicule croisé...



Bien plus tard un magnifique lever du soleil en sortant de la gare de Nîmes - des brumes sur les paysages arides de la Provence en direction d'Avignon et toujours cette lumière, qui embellit même les centrales nucléaires..




Paris au petit déjeuner, obligatoirement pris au Train Bleu, qui me decoit avec une baguette insipide à la place du pain Poilâne comme accompagnement mais me réconcilie (presque) avec une connexion Internet gratuite - c'est le progrès... avant de changer de gare, pour continuer vers le Nord.

 

Et arrivée à Düsseldorf juste à temps, pour faire un petit tour sur le marché du Karlsplatz et tomber en admiration devant les couleurs des étales: petits fruits rouges et noires, pour Hervé un souvenir de jeunesse de Bavière, pour moi, un souvenir d'enfance en Rhénanie-Westphalie.



Moi aussi, devant cette variété de couleurs et de saveurs, je pense aux stéreotypes des notes de dégustation - et je ne peux que vous conseiller, de suivre l'exemple du maître du Clos des Fees, pour rafraichir votre mémoire gustative.



Invité à un brunch rétro - en souvenir des années 70 - je tombe sur leur transformation: rote Grütze, ce mélange de petits fruits épaissi à la gélatine - et, encore avec plus de nostalgie: Wackelpudding - une gelée au jus de fruits rouges, qui doit son nom au fait quelle tremble legèrement dans son récipiant, quand on lui donne des petits coups - les deux de préférence arrosés d'une crème anglaise, bêtement appellée Vanillesauce dans mon pays. Et c'est ma co-knoedel Katia, de Bollis Kitchen, qui vous donne la vraie recette du pudding qui tremble.



Deuxième madeleine de Proust: les plateaux de Zwetschgen - prunes, dont c'est la saison en ce moment, et qui sont la base du Zwetschgen- ou Plaumenkuchen, qui se vend par carrée sur des grands plats dans toutes les boulangeries - là, il faut une bonne chantilly pour parfaire le tout.



Pour les vins, peu de neuf - comme ma mère se couche tôt, c'est plutôt gâteaux et pâtisseries, qui jalonnent nos après-midi et qui peuplent mes photos.

 
 

Comme je suis gourmande, cela ne me gène pas - et la photo permet de pécher en imagination, sans prendre toute de suite des kilos, qui seront difficilement à supporter en remontant dans la vigne au retour!


Par Iris Rutz-Rudel - Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Jeudi 24 janvier 2008

undefined Du calme plat sur le blog pendant les dernières deux semaines. C'est que la vigneronne était en balade - pas dans sa vigne, mais sur les rails du chemin de fer. Il était temps de refaire un petit voyage à Düsseldorf, pour voir ma maman, avant de reprendre la taille dans la vigne, qui - taille tôt, taille tard - va occuper mon temps jusqu'au printemps maintenant.

Départ donc aux aurores, billet TGV à petit prix oblige, pour prendre un train à Béziers peu après 5 heures du matin.  Premières lueurs de soleil que déjà loin sur le trajet - quelque part entre Valence et Paris. Rien  de neuf dans l'offre en vin du bar ni plus tard dans le Thalys (pas que j'aurais eu envie de boire autre chose que du café à neuf heures du matin, mais il faut se tenir au courant de l'offre...

À Paris, temps gris et pluie - la flotte des vélos reste au port  undefined - cette idée  de déplacement  écologique dans  la ville  n'est pas adaptée au mauvais temps. Je me régale à l'idée d'avoir assez de temps entre deux trains pour savourer un copieux petit déjeuner, qui me requinque pour le reste du trajet - mais je n'ai pas prix en compte la pauvreté du petit déj' à la française:-)  Café, croissant, tranche de baguette, beure et un petit pot de confiture undefined -  il ne faut pas s'attendre à plus - même au Terminus Nord, que je croyais plus inventif. Ma question, si je ne pouvais pas avoir au moins un bout de fromage avec ma tartine, tombe dans l'oreille d'un sourd - on n'est pas en Allemagne - normalement, je le sais et ne demande pas l'impossible. Donc patience, bientôt, de l'autre côté de la frontière, je vais pouvoir replonger dans les fastes du vrai petit déjeuner Allemand, avec un choix de pains, de fromage et de saucissons et un œuf moellet, si ce n'est pas carrément une assiette d'œufs brouillés....hmmm ... pour bien commencer une longue journée.


Arrivée à Düsseldorf, capitale de la biere, vous vous rappelez,  la décoration des vitrines des grands magasins me rappelle, qu'on est en plein carnaval ici. Düsseldorf, la capitale de la Rhénanie Westphalie, est fameux pour son grand défilé de foules déguisées le lundi avant le mercredi des Cendres, le Rosenmontag, qui marque la fin d'une saison, qui débute chaque année le 11.11. à 11h11 pile!

          undefined   undefined

J'ai hésité un moment devant le déguisement de droite, qui s'appellait "tonneau à vin", mais j'ai réculé devant l'achat, en constatant un détail, qui me semblait très incongruant pour une barrique Bordelaise.

Partie des coutumes locales fait l'élection d'un Prince Carnaval et de sa Venetia, qui président tout le longue de la saison à tous les sessions, événements autour de cette grande fête, qui a depuis longtemps perdue beaucoup de sa relation étroite avec  la religion catholique et le carême, pour devenir une vraie fête populaire.


undefined
Le couple princier de la saison 2007/2008  - en haut dans leurs tenu d'apparat - en bas plutôt mise au goût du jour, a par contre retenu mon attention.

undefined
Prince Joseph I et sa Venetia Barbara I symbolisent un mariage heureux entre deux métiers, qui les prédestinent pour une union: avec eux, on assiste cette année au mariage du pain et du vin à Düsseldorf.

Josef IJosef Hinkel dans sa vie de tous les jours, est propriétaire d'une très vieille boulangerie à son nom dans la vieille ville, celle dont je vous avais déjà présenté la vitrine plein de gâteaux de Noel dans un autre post.

Cette année encore, j'avais pris des photos de son étalage, avant d'apprendre sa nouvelle célébrité, pour vous montrer la diversité incroyables de variétés de pain dans mon pays natal. (photo du milieu). La photo à droite montre une création de Hinkel pour l'occasion, un pain, qui a la forme du bonnet de fou, qui orne aussi la tête des carnavalistes. À droite, je vous présente une autre spécialité de Düsseldorf: des petits pains de seigle, qu'on cuit par deux, pour les rompre au moment de les manger, les "Röggelchen". On les trouve dans les bistros à bière souvent accompagnés d'une sorte de fromage munster local - le tout se tro
uve sur la carte sous la dénomination énigmatique du "halve Hahn" (demi-coq).

undefined   undefined   undefined

La Venetia, Barbara Oxenfort, n'est pas seulement très photogénique, mais surtout connue comme propriétaire d'un restaurant bar à vin très traditionnel et ancien, également dans la vieille ville, le Restaurant - Weinhaus Tante Anna. Cuisine traditionnelle et internationale, mais surtout une carte de vin exemplaire, qui montre, qu'ici, on travaille encore avec une cave maison, pas qu'avec des répresentants multicartes.

      undefined   undefined

Vous pouvez consulter leurs carte de vin ici.   Elle donne un très bon choix des vins de toutes les régions viticoles d'Allemagne, et il ne faut pas posseder la langue Allemande, pour s'émerveiller devant la liste des vins français et des grands crus de Bordeaux, souvent sur plusieurs millésimes et peut-être à des prix parfois plus sage que dans les restaurants de qualité égale en France.

Ce coup-ci, je n'ai pas eu le temps de tester sur place. La possibilité d'assister à un diner de chansons gourmandes autour du vin, interprétées par Barbara, qui est aussi chanteuse de formation, accompagnée de sa soeur au piano, m'a mis l'eau à la bouche. Et même une soirée Jazz Dinner, accompagnée d'un quatuour vocal de Jazz, m'aurais intéressée, après avoir vu ce site.

Donc un retentissant Düsseldorf Helau! - le crie de guerre des carnavalistes dans cette ville - aux foux de Düsseldorf cette année - et félicitation pour ce mariage heureux.




Par Iris Rutz-Rudel - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

schistes Clos des Cèdres

Recherche

Images aléatoires

affiliations

Locations of visitors to this page








Genussblogs.net - Alle Genussblogs auf einen Blick
French Blog Directory

expatriate

Site Meter
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés