Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

Bientôt la mise!

14 Avril 2007, 12:44pm

Publié par Iris Rutz-Rudel



Pendant que le beau temps de pâques faisait éclater les bouquets de fleurs des pruniers et ressortir  les visiteurs à Lisson, qui finissaient "enthousiasmés " du Bel Hazard de nous avoir trouvé


j'ai pu tailler les dernières souches de pinot tout en haut de la colline et voire en descendant, que même le mourvèdre commence à avoir ses bourgeons gonflés et prêt à éclater - avec finalement quelques jours d'avance sur l'année dernière, mais moins qu'on aurait pu craindre après l'hiver si doux.

Une douce pluie arrose le pays depuis 3 jours - bienvenue et bienfaisante pour les terres et la végétation, mais plutôt embêtante pour l'acheminement des bouteilles pour la mise du 2005.

Comme notre chemin ne ressemble pas à une autoroute (petit euphémisme et blague pour les connaisseurs de Lisson), les véhicules plus lourds que 3,5 tonnes sont interdits, ce qui empêche pratiquement tous les transporteurs de marchandise d'approcher du domaine.

Quand la semi-remorque de la verrerie nous livre donc la palette avec 1350 bouteilles (quantité  standard obligée),  il faut la réceptionner au village d'Olargues - sur la place public, quand il fait beau, la démonter et ranger les bouteilles dans nos universelles caisses à cerises, que vous connaissez déjà des vendanges,  pour pouvoir ensuite les transporter à Lisson.

1350 bouteilles, cela fait 64 caisses à 21 bouteilles rangées le goulot en bas, pour les protéger contre la poussière - à transporter à coup de voiture sur le chemin (beau tintement sur les cahots) et à ressortir à la maison, pour les stocker jusqu'à la mise.


S'il fait beau, cela fait suer, s'il pleut, comme hier,  il faut d'abord chercher un abri, pour poser la palette (merci à l'ami cordonnier, qui m'a prêté les clefs de sa remise), se mouiller, pendant le transport des caisses dans ce lieu, suer pendant qu'on fait les caisses et ensuite se re-mouiller pendant les chargements et déchargements.

Résultat positive quand même: la pluie sur la peau à répétition la rend très douce - et pas peur: une grosse serviette de bain sur chaque caisse  garde les bouteilles sèches pendant le transbahutement.

Bon, je ne vous parle pas de mes courbatures au réveil aujourd’hui. Demain, je vous présente les nouveaux bouchons et dès que le vent tourne au nord avec une pression plus haute, nous commençons la mise!


 

Commenter cet article

Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog