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Balade printannière dans la vigne

18 Avril 2008, 19:00pm

Publié par Iris Rutz-Rudel

Après mon travail de Shadock à la cave, une balade dans la vigne au grand soleil comme l'autre jour, fait du bien. Pendant que je profite de mon ascension vers le haut de la colline, pour commencer l'ébourgeonnage des souches les plus précoces - opération, qui sera à reprendre encore quelques fois, comme au trie pour une sélections de grains nobles - c'est Klaus, qui protégé de jambières, gants en cuir, casque, visière et lunettes de protection et armé de la débroussailleuse, reprend également une tâche, qui va l'occuper encore quelques semaines et qui va devenir de moins en moins agréable, plus que la température va monter en saison...





Il n'est pas conseillé de se tenir à proximité, parce que les projectiles du débroussaillage (petits cailloux ou bouts de bois) peuvent voler à 10 ou 15 m et faire mal, voire même blesser, là où ils vous touchent.

Je me dépêche donc de monter vite plus haut - comme je ne porte pas de protection sur les oreilles, je me sens plus au calme en arrivant dans les terrasses du Pinot.

En route je traverse les premiers champs de lilas d'Espagne  (Centratus ruber)  au bord des chemins et dans les murs – ils vont m'accompagner de leur floraison généreuse jusqu'à l'automne et attirer les papillons et plein d'autres insectes.



 

Dans les fils de fer des terrasses des Échelles de Lisson, ils restent encore quelques vrilles, qui aidaient les souches de l'année passée à s'accrocher dans le palissage pour monter au soleil et se protéger contre l'assaut du vent. Des petites sculptures, quand on les regarde de près.




Une vieille faucille, oubliée il y a longtemps dans le terrain, rappelle le travail de nettoyage avant l'invention de la débroussailleuse.


Après quelques heures penchée sur les souches, le dos réchauffé par le soleil, fatigue et faim me font descendre vers la maison. J'entends plus de bruit de moteur, mais Klaus a fait un superbe travail, le changement dans la première terrasses du Mourvèdre est net: j'entends jubiler les souches, débarrassées de leur concurrence pour la lumière et le vent!


Cette méthode est plus fatiguante et lente qu'un passage avec un herbicide et le travail doit être refait, si l'année est plus humide, mais au moins de cette manière nous ne nous empoisonnons pas et vous pouvez être sur, de ne pas retrouver des résidus de pesticides dans nos sols, nos plants, notre raison et nos vins!







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