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Bacalo du Meli Melo Gastronomique est le hôte de cette 11ième édition des Vendredis du
Vin et nous envoie de l'autre côté des Pyrénées, dans la péninsule Ibérique, voire si les autres n'ont pas aussi des jolies filles...
Pas facile encore il y a quelques années en arrière, de s'informer sur les vins d'Espagne de ce côté de la montagne. Je trouve dans ma bibliothèque le seul livre qui en
parlait à l'époque, quand on sillonnait les librairies à la recherche d'une information substantielle. Il l'est d’ailleurs resté, si je crois Amazon en tapant vignoble d'Espagne ou vin
Espagnol...
Ce n'est que fin des années 80, qu'une nouvelle génération de vignerons venus de l'extérieurs, René Barbier (Clos Mogador), Carles Pastrana (Clos de L'Obac), Josep Lluís Pérez
(Mas Martinet), Daphne Glorian (Clos Erasmus) and Alvaro Palacios (L'Ermita) renouvelaient la réputation de ces terroirs et leurs vins sont vite devenus culte en Allemagne et aux
USA.
Ils implantaient des cépages Français (Cabernet, Merlot, Syrah), les photos prises dans leurs vignes montrent, qu'ils choisissaient aussi des terrains moins difficiles , si on compare avec les images des vieilles vignes sur le site
de l'appellation en cliquant sur visita virtual, qui m'ont fait penser à des sites entre Berlou, Escagnes et Mezeilles de l'autre côté de la montage au sud de Lisson.
Le vin, que j'ai dégusté pour vous, n'est pas un de ces vins culte -C'est le Clos Gebrat 1998 de la Vinicola del Priorat à Gratallops, qui regroupe 125
viticulteurs, qui cultivent 310 vignes sur 205 ha et produisent 450 000 kg de raisins. Donc des rendements moyens autour ou en dessous de 20 hl/ha.
Au bout de dix ans, ce
vin n'a pas changé de couleur, pas d'évolution visible. Au nez très sudiste, quoi d'autre... pour moi typiquement carignan, au début des notes de pruneaux. En bouche, je suis
surprise, parce que je m’attendais à plus de matière - vous savez, que j'aime les vins, qui ont un toucher en bouche, une texture dense, mais celui-ci est glissant. De nouveau des notes de
fruits à l'alcool, un peu de cerises noires, je ne sens pas le grenache et trouve une sucrousitée, qui me gène un peu, même si je suis sûre, qu'il n'y a pas de sucre
résiduel.
J'attends quelque temps, pour le goûter au fil du repas (pâtes avec sauce tomates au tandoori). En contact avec l'air, j'ai l'impression d'être face à un vin, qui était élevé
dans du vieux bois, pas un goût boisé (il n'en a probablement pas vu), mais une retro-olfaction, qui me fait cela, un peu desséchant. Non, dommage, ce n'est vraiment pas mon vin
culte.
J'en ai gouté trop d'excellents carignans grenache chez Thierry Navarre ou l'ami Serge Boissezon, pour accrocher avec ce Priorat - dommage. Je ne connais pas le prix -
mais je pense, qu'il doit se situer autour de 8 €.
Je vais être obligée de me ramener une bouteille d'Allemagne, en y mettant le prix, ce coup-ci.
Mais je ne regrette pas, d'avoir fait le voyage dans ma documentation sur les vins Espagnols - et je suis curieuse, de voire les découvertes des autres participants aux
VdV!
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