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Dimanche 28 octobre 2007

C’était le sujet donné par le président actuel, Eric B. de „ À boire et à manger “.  Je ne suis pas la reine des accords inratables (pour cela, je suis beaucoup trop curieuse et toujours prête à oser un accord nouveau, donc parfois bien raté). Mais je m’étais quand même décidée de sortir un de ces accords osés et à mon avis pas ratés de mes archives.  Les impondérabilités du Net (problèmes chez le serveur de mon blog), m’ont empêché de le mettre en ligne le vendredi, mais comme Eric m’a encouragé d’arriver même avec un peu de retard, je vous le livre ici.

Il s’agit d’un repas chez des amis, qui m’a déjà servi comme exemple (
ici). J’avais amené les vins – et comme le repas (une bonne choucroute alsacienne comme plat de résistance), n’est pas quelque chose que nous cuisinons souvent chez nous à Lisson, il fallait improviser sur les vins.

choucroute.jpg

Je m’étais décidé d’apporter deux vins bien opposés par leur arômes et leur texture, un liquoreux pour le contraste avec l’acidité du choux – et un vin d’Arbois, bien sec au contraire et plein d’acidité, pour combattre le surcroit de gras, qui représente parfois la charcuterie, qui orne le choux.

À Lisson, comme dans notre Rhénanie natale, le choux se mange souvent cru ou mijoté avec un vin blanc sec (un bon Riesling) – accompagné par une purée et une tranche de rôtie de porc préparé en salaison (donc encore une forme de lacto-fermentation, comme pour le choux) ou très, très légèrement fumé (contrairement aux viandes  fumées très forts, quand trouve pour la choucroute dans les supermarchés du Sud). Avec notre préparation maison, je préfère un bon champagne (comme ici).

arbois-pupillin-overnoy.jpg

Mais venons à mon accord. Un Vin d’Arbois, de Pupillin et de la facture de Pierre Overnoy de 1998, que nous avions ramené d’une mémorable visite chez lui en 2000. Nous l’avons décanté une heure avant le repas, en admirant sa couleur jaune claire et en humant pour la première fois ses arômes plein de saveur et fraicheur.

decanter.jpg
Comme le deuxième vin était un Château de Suronde à la couleur dorée orangée, le plaisir pour les yeux était parfait. Ensuite, les convives autour de la table ont pu choisir selon leur goût avec lequel des deux accompagner le plat. Les bouches sucrées se sont rabattues sur le liquoreux, mais pour moi, l’accord avec les saveurs plus frais et l’acidité plus prononcée du Pupillin était juste ce qu’il me fallait, pour contrebalancer le gras des garnitures et leur fumé assez prononcé.

Pour apprendre plus sur Pierre Overnoy, ce vigneron d'anthologie, ancètre des vins biologiques sans soufre, allez sur le blog d'Olif et tapez Arbois ou Overnoy ou Pupillin.


Pour moi donc un accord pas raté, pour le déclarer « inratable », faudrait bien connaître les goûts des compagnons autour de la table et leur dégré d'ouverture d’esprit et de sens.

Par Iris Rutz-Rudel - Publié dans : Vendredis du Vin - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
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