Lisson - infos autour de la vigne et du vin - et d'autres choses

L'Auberge de la Jasse à Douch

28 Octobre 2005, 00:00am

Publié par Iris Rutz-Rudel

Attention, comme m'indique un lecteur du "Cru" dans le commentaire de fin octobre 2008, l'auberge est fermée entre temps - triste nouvelle - une bonne adresse de moins - mais je vous laisse l'article pour la beauté du lieu et de l'idée, qui animait le couple.

Quel plaisir de monter voir Stéphanie May et Valérien Tavernier dans leur Auberge de la Jasse  tout en haut de la montagne du Caroux (prononcez le « x » par ici), dans le petit hameau de Douch.

La route sinueuse, qui monte du Poujol, dans la vallée de l’Orb vers les hauteurs, m’amène en 30 minutes dans un autre monde.  



Les châtaigniers, qui bordent la route, changent déjà leur couleur, sur le plateau,  une halte au col de Madalle offre une vu à couper le souffle sur les chaînes de montagnes rocheuses, pelés, qui se suivent vers le nord-est. On allant vers Rosis, j’aperçois des petits troupeaux des vaches et des moutons dans les prés, finalement la petite route vers Douche part sur la droite, des pries encore, bordés de murettes en pierres sèches, un dernier virage, et je suis arrivé sur le parking du hameau.



L’Auberge de la Jasse se cache au fond du hameau, à droite, juste avant la petite chapelle de Douch.  La salle en bas est illuminée par la coupole au milieu du plafond en dôme et une large fenêtre, qui donne sur une terrasse couverte, espèce de jardin d’hiver au fond. Un grand feu de cheminé est allumé pour réchauffer les convives, qui sont déjà arrivés. Aujourd’hui, c’est un repas « informel », qui réunit les hôtes, Stéphanie et Valérien, et quelques-uns uns de leurs fournisseurs et amis, parce qu’ici, que des produits naturels, dont on connaît les producteurs.



Les œufs frais de Villemagne, les légumes de la Ferme Saint Raphaël à Bédarieux,  les fromages de chèvre, l’huile d’olive de Pierre et Murielle Quinonéro, ainsi que leurs vins du Domaine de la Garence à Caux,  les vins de Lisson – toutes les choses, qui rentrent dans les plats, que fabrique Stéphanie, assistée de Valérien dans leur petite cuisine, sont triés sur le volet, choisies sur place et servies tout frais dans de la jolie vaisselle sur la grande table en bois.




Pour 25 €, on peut choisir dans 3 entrées, 3 plats et 5 desserts, menue renouvelé  selon le jour, le marché et la créativité de Stéphanie, apéro compris ou manger à la carte (qui est affichée sur le tableau à cadre doré).  Les vins de la jolie carte à vin sont exposés dans une grande étagère et peuvent aussi être emportés à des prix « caviste » assez doux.



Que des belles choses, là aussi : les vins du Domaine de Clovallon côtoient ceux d’Embrejean, du Domaine de la Garence, de Lisson ou encore du Mas Champart en Saint Chinian.  On peut aussi les commander au verre, autre possibilité de « goûter à tout », attitude, qu’on adopte vite devant la multitude de petits plats, que savent servir les deux hôtes.

Ce jour, nous avions droit à plein de tapas faits maison à base d’aubergines, olives et oignons, servis avec un succulent pain au pavot, qui m’a rappelé mon pays natal. Suivie des briques au deux farces, une superbe quiche,  une purée de panais, des spaghettis de pâtisson, et j’en oublie. Un grand pâté en croûte fait caler tout le monde, avant que l’appétit soit ravivé par l’arrivé du plateau de fromages, chèvres frais et tome de chèvre bien affinée et nous nous achevons, éternels gourmands, avec une délicieuse tarte aux poires et l’irrésistible gâteau au chocolat, moelleux et fondant à souhait…



Au fond à droite Pierre Quinonéro et Murielle, au mur: des sculptures de KEBIR

Le tout ponctué de discussions et échanges autour des produits, des vins, des parcours de chacun et des dégustations des vins.

Pierre Quininéro et Murielle Clavier, vignerons à Caux, nous n'avaient pas seulement apporté leurs cuvé des Armières, mais aussi le surprenant  apéritif, un Moscato d’Asti de la Spinetta, plein de bulles et d’arômes de fruits (pèche, abricot) avec juste 4,5° une petite surprise bien gouleyant,  le Bel Hazard 2000, rosé de Merlot de Lisson, vinifié sous voile, s’accordé à merveille aux fromages et même au gâteau au chocolat – et pour rester dans les « spécieux », la Solera  Bruixas à base de Grenache de la Garence, avec sa méthode de fabrication proche du balsamico, donnait envie le lécher son fond de verre.




Un bon café pour la route et il fallait redescendre dans la vallée – résolue de revenir bientôt à cette table généreuse, quid à dormir sur place dans le gîte (13 €/personne la nuit) ou même dans le dortoir à l’atmosphère plus rustique (8€la nuitée), pour pouvoir prolonger à souhait les dégustations et l’échange.


Auberge de la Jasse, Douch, 34 610 Rosis, malheureusement fermée entre temps - une belle aventure de plus, qui n'aura pas duré...





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marc de wolf 31/10/2005

Meric Iris, une adresse à retenir quand on reviendra dans la région.

antoine 06/01/2007

Je vous conseille fortement ce petit restaurant dans un très beau hameau du Caroux!! C'est un excellent restaurant ,ca vaut le détour croyez moi!!!

laulau de douch 25/10/2008

l'auberge a fermé depui bientot un an définitevement.

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