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les knödels

 
 
Les knödels débarquent
sur la blogosphère
Die Knödel erobern
die Blogosphäre

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A l'est du Rhin:
Bretzel & Café Crème  Flo
Cueillir les Étoiles  Laure
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Les Joues Roses La Grenouille
Marmite d'un p'tit point Clairechen
Tambouille & Délices Sonia
Tambouille et Gourmandise  Frédée
Tambouille & Pistouille Ellie
Tomaten Quiche Marion
Viaggiodinozze Jeanne
Wie Gott in Deutschland Véronique

A l'ouest du Rhin:
A Moveable Feast  Ulla
Bolli's Kitchen  Katia
Lisson: journal d'une vigneronne Iris
Weingut - Lisson: ein Winzertagebuch Iris


 

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Ce blog va vous donner la possibilité de m'accompagner  tout le longue de l'année dans les travaux  dans ma vigne et à la cave. Cela sera comme une promenade  sur la colline de Lisson avec la découverte de la faune et la flore qui m'entournent - plein d'images et d'impressions. Pour les informations  générales sur notre petit domaine, vous pouvez toujours consulter notre page Web  www.olargues.info  en trois langues (fr, en, de) - mais le blog va me permettre de vous faire participer aux plaisirs et découvertes de notre vie quotidienne - comme pour un bon verre de vin, un repas entre amis, ce plaisir sera doublé dans le partage. Vos commentaires sont donc les bienvenus!
Vendredi 18 avril 2008

Après mon travail de Shadock à la cave, une balade dans la vigne au grand soleil comme l'autre jour, fait du bien. Pendant que je profite de mon ascension vers le haut de la colline, pour commencer l'ébourgeonnage des souches les plus précoces - opération, qui sera à reprendre encore quelques fois, comme au trie pour une sélections de grains nobles - c'est Klaus, qui protégé de jambières, gants en cuir, casque, visière et lunettes de protection et armé de la débroussailleuse, reprend également une tâche, qui va l'occuper encore quelques semaines et qui va devenir de moins en moins agréable, plus que la température va monter en saison...





Il n'est pas conseillé de se tenir à proximité, parce que les projectiles du débroussaillage (petits cailloux ou bouts de bois) peuvent voler à 10 ou 15 m et faire mal, voire même blesser, là où ils vous touchent.

Je me dépêche donc de monter vite plus haut - comme je ne porte pas de protection sur les oreilles, je me sens plus au calme en arrivant dans les terrasses du Pinot.

En route je traverse les premiers champs de lilas d'Espagne  (Centratus ruber)  au bord des chemins et dans les murs – ils vont m'accompagner de leur floraison généreuse jusqu'à l'automne et attirer les papillons et plein d'autres insectes.



 

Dans les fils de fer des terrasses des Échelles de Lisson, ils restent encore quelques vrilles, qui aidaient les souches de l'année passée à s'accrocher dans le palissage pour monter au soleil et se protéger contre l'assaut du vent. Des petites sculptures, quand on les regarde de près.




Une vieille faucille, oubliée il y a longtemps dans le terrain, rappelle le travail de nettoyage avant l'invention de la débroussailleuse.


Après quelques heures penchée sur les souches, le dos réchauffé par le soleil, fatigue et faim me font descendre vers la maison. J'entends plus de bruit de moteur, mais Klaus a fait un superbe travail, le changement dans la première terrasses du Mourvèdre est net: j'entends jubiler les souches, débarrassées de leur concurrence pour la lumière et le vent!


Cette méthode est plus fatiguante et lente qu'un passage avec un herbicide et le travail doit être refait, si l'année est plus humide, mais au moins de cette manière nous ne nous empoisonnons pas et vous pouvez être sur, de ne pas retrouver des résidus de pesticides dans nos sols, nos plants, notre raison et nos vins!







par Iris Rutz-Rudel publié dans : dans la vigne ajouter un commentaire commentaires (0)   
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Vendredi 18 avril 2008
Il y a un an, je vous parlais ici du fait, qu'il y avaient peu de femmes vigneronnes, qui tenaient un blog.

Il y avait le blog d' Annie Sauvat-Blot du Domaine Sauvat en Auvergne, qui nous parle régulièrement en toute simplicité des travaux au domaine, des expositions, salons et d'autres évenements, ce qui lui avait déjà valu le wine-blog trophy 2007.


Il y avait le blog Dupéré-Barrera avec Emmanuelle Dupéré du Clos de la Procure à Carnoule, à l'Est de Bandol en Provence, qui nous entretient de ses voyages au Canada, visites de restaurants, amour pour la céramique et tout dernièrement de l'avancement de la construction de leur nouveau chai.

Et, last but not least, il y avait le blog en anglais d'Amy Lillard du domaine de la Gramière dans l'appellation Côtes du Rhône, qui raconte l'aventure de deux américains fous du vin, qui se sont lancés dans le travail de la vigne (bientôt en AB) et du vin en France.


Vous vous imaginez mon plaisir, quand j'ai remarqué ces dernières semaines l'apparition, rendu publique par les sites bien connus de récencement des blogs vin Château Loisel et Vitiblog  de trois autres consoeurs, qui se sont mises à blogguer.

Un plaisir d'autant plus vif, qu'il s'agit pour toutes les trois après leurs écrits de femmes engagées dans le travail quotidien à la vigne et au chai, toutes les trois en viticulture bio ou même biodynamique et prenant position pour une manière plus respectueuse envers leur environnement et la terre sans mâcher leurs mots.

Je vous présente donc aujourd'hui:


Isabelle Perraud
et son blog du Domaine des Côtes de la Molière, Appellation Moulin à Vent en Beaujolais




Valéry Mordelet
et son blog du Domaine Les Loges de la Folie à Montlouis sur Loire. Vous trouvez tout sur elle et son compagnon Jean-Daniel Kloecklé sur le blog d'Emmanuel Delmas, le sommelier Parisien, qui accompagne depuis le début en 2005 la naissance d'un domaine à Montlouis en texte, notes de dégustation et multiples vidéos.


Et Corinne Comme
et son
blog du Château du Champ des Treilles á Sainte-Foy en Appellation Bordeaux Pauillac.


Corinne, qui nous est aussi présenté dans le contexte de son domaine dans un bel article sur le blog d'Eric Bernardier,  est particulièrement active sur son blog ce dernier temps, fidèle à son introduction, que les autres pourront probablement - comme moi - souscrire sans hésitation:

" En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes."

Il n'y a pas que les femmes, qui le disent, et pour ne pas me faire traiter de sexiste, je vous cite tout de suite les vignerons de sève, qui s'engagent dans leur manifeste:

"...à toujours adapter leurs gestes à la nature changeante des millésimes, sans chercher à les dénaturer par des techniques standardisatrices.

Dans les vigne:
 À favoriser la vie naturelle du sol, à protéger les sols. A favoriser l’équilibre naturel des vignes dans leur biotope, sans forcer artificiellement leur production. A travailler avant tout préventivement au travers de la préservation des équilibres naturels et de techniques culturales adaptées. A préserver un encépagement et une population complexes, historiques, respectant la biodiversité des plants de vigne et une culture à densité de plantation permettant la pleine expression du terroir. A favoriser le retour, le développement, de la biodiversité dans les paysages viticoles. A favoriser une viticulture durable et solidaire, soucieuse de la santé et de l’épanouissement de ceux qui y travaillent, et de son environnement citoyen et social.


Dans les caves:

A vendanger des raisins dont la maturité porte l’identité du terroir, façonnés par le millésime. A favoriser l’équilibre naturel des vendanges, remettre en cause l’utilisation systématique de techniques (osmose, cryoextraction, etc.) et d’intrants (enrichissement, acidification, levurage, etc.) destinés à corriger les déséquilibres ou les défauts venant des vignes, aboutissant à une élaboration artificielle des vins. A limiter les intrants destinés à stabiliser le vin.

Devant le consommateur:
A soumettre à leur éthique tous leurs choix des moyens techniques de culture de la vigne et de vinification. A obtenir un vin sain, non pollué, expression fidèle du terroir, de la vigne, du millésime, du vigneron. A communiquer en toute transparence les informations concernant leur travail à la vigne et à la cave. "


Allez voir vous même au sources - et lisez sans modération tant que nos pensées et gèstes seront encore libres et qu'il y a des femmes, qui nous les transcrivent avec tant d'engagement, sincérité et en plus une touche de poésie!


par Iris Rutz-Rudel publié dans : à lire, voir ou écouter ajouter un commentaire commentaires (3)   
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Mardi 15 avril 2008

Même si le travail dans la vigne nous tient en haleine parce qu'il faut profiter de chaque minute de beau temps maintenant, le week-end dernier nous voyait dans un autre scenario. Haute pression, soleil et tramontane (vent du Nord) - les conditions idéales étaient réunies, pour toucher au vin à la cave.




Le premier travail était la mise en bouteille du millésime 2006. Toujours un grand plaisir et soulagement après presque 3 ans de travail et de soins - à commencer par la taille fin 2005, en passant par les autres travaux dans la vigne jusqu'à la récolte - de la fermentation en cuve au décuvage, à la presse et à l'élevage en barrique, suivie par des contrôles, des soutirages, un léger sulfitage et des nouveau des contrôles et toujours des dégustations.

Le cycle touche à sa fin - bouteilles et bouchons avec le millésime arrivent à temps et la météo est au rendez-vous!




Après c'est la routine des autres années, que vous avez déjà pu lire ici.



Il n'y a que le vin, qui change chaque année et bien sur que je le teste et déguste une dernière fois à la vu et entre langue et palais.

D'un rouge bien profond, presque noir, il livre ses arômes, une pointe florale se fait remarquer au milieux des arômes de fruits noirs, les tannins vont encore mettre quelque temps, pour se fondre, mais la fraicheur si typique pour les vins de Lisson est au rendez-vous, malgré la teneur en alcool, qui se fait discret pour une telle année.  Mourvèdre, Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Merlot, Cor et Petit Verdot se réunissent en mariage cette année dans les bouteilles et promettent un vin, qui va être de longue garde.

Reste qu'à habiller les enfants avant de les lâcher en liberté - après, c'est aux amateurs, de juger de leur réussite.


par Iris Rutz-Rudel publié dans : à la cave ajouter un commentaire commentaires (1)   
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Lundi 7 avril 2008



Le petit bourgeon du Cot du dernier article prend son envole: 4 jours plus tard!


par Iris Rutz-Rudel publié dans : dans la vigne ajouter un commentaire commentaires (2)   
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Jeudi 3 avril 2008

Après des journées plutôt froides et très ventées fin mars, un temps de giboulées quoi - l'avril s'annonce beaucoup plus clément et il fait de nouveau plaisir, de travailler dans la vigne. Après la floraison des amandiers fin février, celle des pêchers en mars, c'est aux coings et reines-claudes, d'épanouir leurs fleurs.

 


Tout avance très vite, la vigne se transforme en potager, par ce que à côté des poireaux sauvages, qui nous régale depuis la fin de l'hiver, toutes ses rosettes de salades sauvages, qui sont excellents cueillies tendres, on voit aussi depuis quelque temps les têtes juteuses des asperges sauvages dans les terrasses des oliviers et dans la vigne.


 


Les cèpes de vigne s'éveillent aussi de leur dormance hibernale, les larmes coulent toujours en abondance, et sous le soleil, les cépages les plus précoces ouvrent leurs bourgeons petit à petit, comme ce Cot (aussi appelé Malbec en Cahors) sur la photo de hier.



Abeilles et Bourdons se regalent des premières fleurs et le vigneron se regale aussi, même s'il voit, qu'encore une fois la course contre la montre, pour suivre le rhythme de la nature, va lui demander une sacrée condition.

Aussitôt la taille d'hiver terminée, il faut s'occuper des fils de fer du palissage pour les souches en cordon de Royat, qui doivent être retendus. En plus des salades sauvages, qui agrémentent notre menu, il y a aussi les autres herbes, qui poussent avec force et à toute vitesse. Il va donc bientôt être temps de les tondre

 

 


Une vue du haut de notre colline sur la vallée du Jaur nous montre, que d'autres ont déjà bien fait leur travail de tonte chimique - tout propres, tout jaunes et bien lisses et nues, les vignes traitées au désherbant s'étalent le longue de la route et de la rivière...

La seule tache marron de terre remuée de frais signale une vieille vigne arrachée contre prime!


Au même temps les vins de la récolte de l’année dernière évoluent dans la cave. Si la température reprends quelques dégrées, la fermentation malo-lactique va pouvoir redémarrer dans les barriques. Des contrôles réguliers par chromatographie pour chaque barrique, permettent de suivre cette évolution.

Nous surveillons aussi l’évolution de l’acidité volatile dans les vins, qui nous indique, si nous vins sont suffisamment protégés contre des déviations vers une piqure. Profitant du mauvais temps de la semaine dernière, nous avons pu consacrer une journée aux travaux de laboratoire, pour contrôler un petit échantillon de chaque vin selon la méthode de distillation.



Les résultats étaient très satisfaisants, même les vins, qui n’ont pas encore reçus une petite dose de SO2, parce qu’ils n’ont pas encore fait leur fermentation malo-lactique, montrent des résultats très rassurants.

En plus il y a le vin du millésime 2006, qui attend sa mise en bouteille. Contrôle et dégustation montraient, qu’il est maintenant prêt pour le déménagement en bouteille.

Nous sommes contents, d’avoir déjà le lot de bouteilles nécessaires dans la cave. La pénurie de bouteilles, qui s’annonçait déjà chez nos voisins Allemands depuis l’automne, commence à gagner aussi la France.


Les nouveaux bouchons avec notre Logo et le tampon du millésime 2006 doivent encore être commandés, pour les recevoir à temps, ensuite nous pouvons effectuer ce travail si satisfaisant pour le vigneron, qui finalement sait le fruit d’un travail de presque trois ans dans des langes propres.


Peut-être devrions
nous cogiter cette année, qui nous a déjà apportée
une nouvelle mise en garde sanitaire à caler sur l’étiquette, s’il n’était pas temps de mettre aussi une information sur tout ce que les consommateurs de nos vins ne vont pas trouver dans les vins de Lisson. La liste, si on regarde les analyses publiées ces derniers jours sur les résidus courants dans la majorité des vins sur le marché, est bien longue:


cliquer sur l'image pour une vue agrandie


Un tableau, qui compare les résultats de l’analyse du PAN, qui ont soulevés quelques commentaires dans la presse et sur Internet, avec les résultats d’analyses qui étaient effectuées au début des années 2000 sur un échantillonnage de 2298 vins Français par l’IFV (Institut Français de la vigne et du vin). Le tableau devrait prouver, que le phénomène des résidus n’est rien de nouveau et qu’on peut prouver par ces chiffres, que les valeurs publiées par le PAN sont déjà bien inférieur à celles de l’étude antérieure

Je ne sais pas, comment cela vous fait – moi, cela me rappelle étrangement la déclaration du Professeur Pellerin après la catastrophe de Tchernobyl : « d’abord, il n’y a pas de danger, et en plus, il est déjà en train de diminuer… »

Les deux dernières colonnes montrent les LMR pour le vin fini (limites maximales de résidus), que va proposer l’OIV (Office International du vin), vu qu’ils n’existent pas encore officiellement. Après suivent les LMR pour les raisins de cuve.
Je comprends mieux, qu’il faut
alerter les femmes enceintes avec leurs fœtus dans le ventre!

 
Comme notre vignoble n’as jamais fais connaissance avec toute cette panoplie de molécules, il serait peut-être plus facile de suivre l’exemple de Randall Graham de
Bonny Doon, qui s’est décidé de mettre tous les adjuvants, qui rentrent encore en plus du raisin cultivé en bio-dynamie dans ces vins propres, pour mieux informer ses clients, pendant que les autorités américains discutent encore  un projet de rendre l‘indication des valeurs nutritives, genre sucre et calories, obligatoire.

Notre Message on the bottle serait avec le dosage du soufre total contenue dans les vins finis (entre 12 et 23 mg/l  l’année dernière) déjà complet. C’est tout ce que nous rajoutons en plus de nos raisins sains et mures – et dans la vigne, nous n’utilisons que de la bouillie bordelaise (un passage l’année dernière avec 200g/ha de cuivre) et du soufre naturel – éventuellement encore une décoction de prêle mélangée de purin d’ortie, pour renforcer le feuillage après récolte.

Le reste du travail font les êtres microbiens dans nos sols, les insectes utiles, qui peuvent survivre dans un environnement sauvegardé, un climat équilibré et bien ventilé dans nos vignes, des sols pas boostés aux engrais et nos bons soins – et souvent la chance d’un climat favorable, pour lequel nous ne pouvons rien:-).  

 






par Iris Rutz-Rudel publié dans : lisson ajouter un commentaire commentaires (1)   
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